African American History Month Challenge : Billet recap’

Pour plus de détails, cliquez sur le logo

Voici les personnes qui se sont inscrites

(Mais si vous vous rendez-compte que par hasard, vous avez lu un livre qui correspondait à ce challenge pendant le mois de février : n’hésitez pas à venir me donner votre lien!)

Anne
Bidib
Blandine
Enna
Hilde
Karine
Kathel
Les Conteuses
Lou
Malorie
Marie
Nahe
Sandrion
Syl
Sylire
The Reading Nook Chronicles
Valentyne
Valou

Voici quelques fils conducteurs, qui ne sont absolument pas obligatoires de suivre mais qui peuvent vous donner des idées et si vous avez d’autres  idées : je suis très ouverte! Vous pouvez bien entendu lire des titres ou parler de thématiques n’importe quel jour!

  • Le 4 février : un documentaire sur une période historique relative aux Afro-Américains ou d’une biographie .
  • Le 6 février :  « Poésie / Chanson »(poète et/ou chanteur/ chanteuse et/ou  recueil de poèmes ou un poème en particulier et/ou un album ou une chanson…)
  • Le 8 février, je vous propose de faire un peu de cuisine avec une recette « soul food » qui est le type de cuisine associée aux Afro-américains. (Mais vous pouvez aussi parler cuisine n’importe quel jour!)
  • Le mercredi 14 février : BD  pour le rendez-vous de la BD de la semaine.
  • Le 16 février : un texte audio pour le rendez-vous mensuel de Sylire.
  • Le 22 janvier : cinéma.
  • Le 24 janvier  :  jeunesse.
  • Le mercredi 28 février : BD (pour le rendez-vous de la BD de la semaine.)

Vous pouvez m’envoyer vos liens sur ce billet pour que je les ajoute au fur et à mesure! MERCI!

Cliquez sur le nom des blogueurs pour arriver à leurs articles!

Présentation du challenge  / Idées de lectures / Envies de billets :

Enna

Hilde

Malorie

1er février :

The Reading Nook Chronicles présente « Amistad »

2 février :

The Reading Nook Chronicles présente « From Slave to Soldier« 

3 février :

Marion partage un clin d’œil : quand Martin Luther King lui parle et qu’elle pense au challenge 😉

The Reading Nook Chronicles présente « Little Leaders Bold Women inBlack History« 

Marie nous parle « No home« .

4 février :

 Enna (et Bastien) : Nous vous offrons une lecture croisée sur le documentaire jeunesse « Martin et Rosa, Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité » et un extrait du discours « I have a dream » de Martin Luther King

Enna : Je vous parle de Bessie Smith (une biographie abandonnée en cours de lecture mais aussi des liens pour en savoir plus sur la chanteuse et pour l’écouter chanter)

The Reading Nook Chronicles présente « The youngest marcher »

Les Conteuses nous propose une recette de Jambalaya rouge et dans le billet il y a un lien vers un article très intéressant sur le patchwork (le quilting) des femmes noires d’Alabama (cliquez sur « Ici » dans le billet)

5 février :

Blandine présente le challenge et nous propose des idées de lecture et des envies de billets.

Bidib présente le challenge.

The Reading Nook Chronicles présente « Freedom on the menu ».

Karine présente « The hate U give ».

Kiona nous envoie vers un site intéressant qui présente une femme par jour pour le Black History Month 

6 février :

Enna : Je vous présente la poétesse Maya Angelou au travers son recueil de poèmes « And still I rise » (avec des vidéos de l’auteur qui les lit)

Enna : Je vous parle de « Lettre à ma fille » de Maya Angelou

The Reading Nook Chronicles présente « Malcom X -A fire burning brightly »

7 février :

The Reading Nook Chronicles présente « Freedom over me »

8 février :

Enna : je vous parle de la « Soul Food » Afro-Américaine.

Enna : Une recette de Southern Style Black Eyed Peas (Cornilles) au jambon

Enna :  Une recette de Cornbread (pain de maïs) 

Enna :  Une recette de Peach Cobbler (Cobbler aux pêches)

The Reading Nook Chronicles présente « Coretta Scott« 

9 février :

The Reading Nook Chronicles présente « When the Beat Was Born: DJ Kool Herc and the Creation of Hip Hop »

10 février :

Enna : Je vous parle de « Underground Railroad » de Colson Whitehead (+ version audio lue par Aïssa Maïga)

Karine nous parle aussi de « Underground Railroad » de Colson Whitehead

 Kathel nous parle de « Ruby » de Cynthia Bond
The Reading Nook Chronicles présente « Heart and Soul: The Story of America and African Americans »

Les Conteuses nous parlent d’un patchwork : le quilt des esclaves « Underground railroad »

Les Conteuses ont cuisiné une sweet potato pie (tarte à la patate douce)

11 février :

Isabelle nous parle de l’album : « Fleuves » de Aurélia Coulaty et  Matteo Berton

Isabelle nous présente l’album et cd audio avec percussions ka : « Tanbou » texte et illustrations Piotr Barsony et Edmony Krater aux percussions.

Isabelle a lu « Les aventures de Huckleberry Finn » de Mark Twain

Isabelle a cuisiné et elle nous propose une tartelette à la patate douce (la fameuse « sweet potato pie ») et une tartelette à la banane (« banana pie »), deux recettes de soul food.

The Reading Nook Chronicles présente « Martin Luther King, Jr. » (National Geographic Kids)

Bidib a cuisiné un Jambalaya Rouge

Hilde a cuisiné un jambalay rouge et du corn bread (dont la recette lui évoque sa lecture du roman « La ligne verte »)

Marie présente « Madame St-Clair, Reine de Harlem » de Raphaël Confiant

12 février :

Enna : je vous parle de « La couleur pourpre » (« The colour purple ») de Alice Walker

The Reading Nook Chronicles présente deux livres qui parlent de l’histoire de Ruby Bridges

13 février :

The Reading Nook Chronicles présente deux livres qui parlent de l’histoire de Harriet Tubman

14 février :

Enna : Je vous parle d’une BD musicale « Lomax Collecteurs de Folk Songs » de Duchazeau

The Reading Nook Chronicles présente une BD qui parle de Martin Luther King

15 février :

The Reading Nook Chronicles présente trois biographies de personnes à la destinée incroyable.

Nahe nous parle de « Home » de Toni Morisson

Marie parle de « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue

16 février :

Enna : je vous parle de « Dreams from my father » (« Les rêves de mon père ») de Barack Obama (lu par l’auteur)

Enna : je vous parle de « La confession » de John Grisham (lu par José Heuzé)

Sylire nous présente également « La confession » de John Grisham (lu par José Heuzé)

The Reading Nook Chronicles présente une sélection parlant de personnalités afro-américaines de la collection WH books.

Blandine nous parle de « Esclaves aux Trois-Rivières » de Hervé Madaya

17 février :

 Enna : une recette de Sweet potato pie (Tarte à la patate douce)

Karine nous parle de « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue

Valou nous parle de la BD « Joséphine Baker » de Catel et Bocquet

The Reading Nook Chronicles présente « Viola Desmond won’t be budged »

18 février :

Les Conteuses nous montrent la progression du patchwork : le quilt des esclaves « Underground railroad »

Les Conteuses ont cuisiné du corn bread et des blackeyed peas

Marie présente « Une colère noire : Lettre à mon fils » de Ta-Nehisi Coates

Hilde a cuisiné des fishcakes avec un mélange d’épices cajun 

The Reading Nook Chronicles présente « Push » de Sapphire

Isabelle a cuisiné une quiche à la patate douce et au maïs

Isabelle présente « Sur la trace des esclaves » de M.TH. Davidson et Th. Aprile

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La vérité sort de la bouche de Bastien

 Bastien a 8 ans et 4 mois… Voici ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!
  • J’ai emprunté une BD par hasard à la médiathèque pour Bastien :
    «Je peux te le passer pour que tu le lises si tu veux : c’est trop rigolo!»
    Plus tard, au moment d’aller se coucher : «C’est toi qui me couche? On a qu’à lire «le pingouin volant» et on fera un billet sur le blog ensuite!»

 

  • Il sent mon parfum : «Tu sens bon, mais tu triches, tu mets du parfum! »

 

  • Il invente un jeu en voiture où il gagne des points selon les panneaux qu’il voit : «C’est comme un jeu vidéo mais tu t’abîmes pas les yeux!»

 

  • Il nous montre un petit magasin : « Je suis déjà allée dans cette petite échoppe avec Granny!« 

 

  • On regarde le clip de «Bad» de Michael Jackson : «C’est qui la fille, là?
    -C’est pas une fille c’est Michael Jackson.
    Pourquoi il a les cheveux plus longs qu’au début?
    -Parce que c’est un mutant, lui répond son père.
    Ah oui? Déjà qu’il est à moitié blanc et noir…

 

  • « Il faut que tu ignores ce garçon qui t’embête en classe…
    Mais maman, c’est pas possible! Il est inignorable!« 

 

  • Vendredi matin au réveil :
    «Bonne nouvelle, demain, c’est samedi et c’est grasse mat’!
    Mais moi, c’est AUJOURD’HUI que je voudrais faire la grasse mat’!»

 

  • Il rentre dans le bain, un peu chaud
    «Savonne toi Bastien…
    Attends, il faut d’abord que je m’habitue à cette chaleur accablante!»

 

  • «Arrête de chouiner!
    Je chouine pas : je gémis, j’ai le blues!»

 

  • «Cette chanson, c’était à l’époque des cornemuses…
    -Mais tu sais, ça existe encore les cornemuses.
    Oui mais avant, il y avait quasiment que ça!»

 

  • «J’ai continué mon livre, j’ai lu un quart et demi! Un quart et la moitié d’un quart. Je ne sais pas si ça existe mais ça devrait!»

 

  • «J’ai trouvé le mot M.E.R.D.E dans le dictionnaire! 
    -Ah oui? Et comment tu es tombé dessus?
    Ben comme ça, je regardais des mots à M et à P…
    -Tiens, tiens… à P aussi?
    Oui, mais je l’ai pas trouvé ce mot là [il savait exactement de quel mot qui commence par P je parlais…], juste M.E.R.D.E!» (il épelle les gros mots 😉

 

Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

Bonjour!

Ce weekend je me remets doucement d’un gros rhume mais au programme, il y aura du travail scolaire pour finir la dernière semaine avant les vacances sereinement, du ménage, de la cuisine pour (peut-être) vous présenter deux nouvelles recettes, et j’espère de la lecture! Cette semaine, encore, comme tout le mois de février les billets seront pour l’African American History Month Challenge.

Aujourd’hui, je vous propose une recette de « Sweet Potato Pie » : une délicieuse tarte à la patate douce que j’ai déjà faite deux fois à la maison en février tellement on l’a aimée!

Demain, dimanche 18 février, ce sera le retour des petites phrases de Bastien.

Mardi 20 février, je vous parlerai de « Un autre Brooklyn » (« Another Brooklyn »).

Jeudi 22 février, pour la thématique « cinéma » du challenge, je vous dirai quelques mots sur trois films : « Dans la chaleur de la nuit », « Mississippi burning » et « Les figures de l’ombre ».

Samedi 24 février, pour la thématique « jeunesse », je vous donnerai mon avis sur « Ma nouvelle voisine » et « Le garçon qui n’était pas noir »

Et enfin, Dimanche 25 février, si mes essais de cuisine sont concluants, je vous proposerai deux recettes (mais pour l’instant, dans l’incertitude, je ne dis pas ce que c’est 😉

Actuellement je suis en train de lire « Le journal intime d’un arbre » de  Van Cauwelaert Didier, ensuite je lirai la BD « Mon traître » de Pierre Alary d’après Sorj Chalandon que L’Homme m’a offert à la Saint Valentin. Au niveau des lectures audio, je vais finir « La Vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben lu par Thibault de Montalembert pour le Prix Audiolib (moi qui était persuadée que je l’abandonnerai, j’ai tout écouté avec beaucoup d’intérêt!) et j’enchaînerai avec « Le Jour d’avant » de Sorj Chalandon lu par Stéphane Boucher (que je ne lirai sans doute pas en entier vu que je l’ai lu il y a peu de temps). Et avant de passer à ma prochaine lecture audio, j’écouterai la dernière émission des Bibliomaniacs!

A bientôt! Bonne semaine et bonnes lectures!

Sweet potato pie (Tarte à la patate douce)

Ingrédients :

  • 450 g de patate douce
  • 115 g de beurre ramolli (margarine vegan pour moi)
  • 130 g de sucre blanc
  • 255 ml lait (de soja pour moi)
  • 2 oeufs
  • 1/2 cuillère à café de muscade
  • 1/2 cuillère à café de cannelle
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 pâte à tarte (sablée mais je l’ai faite avec une pâte brisée)

Préparation :

  • Pré-chauffer le four TH6
  • Faire bouillir les patates douces avec la peau pendant 50 à 60 minutes (ou 30 mn à la cocotte minute).
  • Passer de l’eau froide dessus et retirer la peau.
  • Ecraser les patates douces dans un bol.
  • Ajouter le beurre et bien mélanger au mixeur.
  • Mélanger au mixeur le sucre, le lait, les oeufs, la muscade, la cannelle et la vanille jusqu’à ce que ce soit soyeux.
  • Verser la préparation dans la pâte à tarte.
  • Faire cuire pendant 45 mn à 1h selon le four (vérifier la cuisson en mettant la pointe d’un couteau dans le centre, il doit ressortir net). La préparation va gonfler dans le four mais redescendra en refroidissant.

Cette tarte est devenue une tarte chouchou de la famille et je l’ai déjà faite deux fois ce mois-ci (d’où la coloration légèrement différente sur les photos).

Vous pouvez la servir avec une chantilly maison mais mes essais avec de la crème de soja n’était pas assez photogéniques ni gonflée pour le blog ni pour vous donner la recette 😉

 Les gourmandises en cuisine chez Syl

Dreams from my father (Les rêves de mon père) : Barack Obama (lu par l’auteur)

Résumé de l’éditeur français :

« Dans Les Rêves de mon père, Barack Obama raconte son exceptionnel parcours. Celui d’un homme charismatique, candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, qui représente désormais l’espoir et le renouveau pour des millions d’Américains. Dès les premières pages de son récit, le ton est donné : ni lyrisme ni pathos, mais une grande sincérité. 
Évoquant le bouleversement provoqué par la mort accidentelle de son père kényan, qu’il n’avait pas revu depuis des années, Barack Obama déroule le fil de ses souvenirs.
Des plages de Hawaï, où il vit avec sa mère blanche américaine, à Jakarta, où il passe une partie de son enfance, des bancs de la prestigieuse université Columbia aux quartiers les plus misérables de Chicago, où il choisit d’exercer le métier d’éducateur, le futur sénateur de l’Illinois retrace le chemin parcouru, jalonné de rencontres fortes. 
Avec franchise, il raconte ses interrogations, ses blessures, ses victoires et ses défaites, celles d’un homme qui n’a jamais cessé de vouloir réconcilier les couleurs de l’Amérique. »

Ce texte est assez passionnant car il raconte d’abord l’histoire d’une enfance particulière aux Etats-Unis : un enfant né d’une mère blanche et d’un père noir (son père était Kényan) et qui vit dans une famille blanche dans les années 60, c’est loin d’être simple. Barack Obama a très peu connu son père mais il a vécu avec son absence et son héritage implicite, et surtout une mère qui a toujours été là pour lui et des grands-parents qui ont su s’adapter à cette situation. Il a eu un mode de vie assez cosmopolite avec une enfance à Hawaï, un beau-père indonésien et une partie de son enfance en Indonésie. Sa jeunesse a été loin d’être parfaite : il est passé par sa crise d’adolescence, testé la drogue et l’alcool avant de se reprendre et d’avancer brillamment dans les études supérieures. Ce témoignage est vraiment sincère et sans concession.

Quand il aborde sa vie de jeune adulte, il parle de son action en tant que travailleur social dans la communauté noire et très modeste de Chicago dans les années 80 et c’est aussi vraiment très intéressant car il semble prendre conscience alors de sa position d’homme noir aux Etats-Unis.

Il y a aussi une grande partie consacrée à une réunion familiale au Kenya après la mort de son père. Des rencontres fortes avec sa grand-mère et sa famille élargie qui lui donne un ancrage dans son héritage paternel.

Au travers de ce témoignage très personnel, c’est aussi un portrait sociologique des Etats-Unis que dresse Barack Obama, une peinture multiculturelle et c’est vraiment intéressant.

Un petit extrait pour vous donner une idée de sa belle lecture :

 Chez Sylire

 par mon amie Mrs B (Thanks!)

La confession : John Grisham (lu par José Heuzé)

Ce roman commence par une confession. Un homme vient voir le révérend Keith Schroeder dans le Kansas. Travis Boyette lui annonce qu’il est atteint d’une tumeur au cerveau et en liberté conditionnelle dans un foyer de la ville mais surtout qu’il est le véritable meurtrier de la jeune Nicole en 1998. Il dit qu’il parle ce jour-là car il vient de réaliser que Donté Drumm, qui a été condamné pour ce crime 9 ans plus tôt, va subir la peine capitale au Texas dans les jours suivants.

Keith Schroeder qui ne connaissait pas cette affaire se renseigne et découvre que ce crime a bien eu lieu. Nicole était une jeune pom-pom girl blanche et populaire et Donté Drumm, un jeune footballeur Afro-Américain qui a été injustement accusé mais qui a 18 ans et dans la panique a avoué avant de se rétracter. Et même si le corps de la jeune fille n’a jamais été retrouvé, il est condamné à mort.

Le révérend prend contact avec Robbie Flak, l’avocat de Donté Drumm, pour lui raconter cette confession de Travis Boyette qui a déjà été plusieurs fois condamné pour des crimes sexuels et qui prétend pouvoir montrer où il a enterré le corps de la victime. L’homme d’église et le criminel vont alors prendre la route pour essayer d’arriver à temps à Huntsville pour tenter d’arrêter l’exécution de Donté.

En parallèle, Robbie Flak essaye de persuader une personne qui a fait un faux témoignage au début de l’enquête de se rétracter pour disculper Donté. Mais tout se passe dans l’urgence car tout arrive à la dernière minute et c’est une véritable course contre la montre.

Dans la ville de Slone, où a eu lieu le crime et où vivent les familles de Donté et de Nicole, des tentions commencent à se faire sentir jusqu’à devenir un conflit entre les communautés. Les Noirs et les Blancs s’affrontent et les autorités s’inquiètent des conséquences.

Il est évident que le jeune Donté a été très injustement arrêté et condamné en grande partie parce qu’il était Noir et à cause des préjugés de la part des enquêteurs et des jurés (tous blancs) lors du procès…

Ce roman est difficile à classer car ce n’est pas vraiment un polar étant donné que l’on sait dès le début qu’un innocent est en prison. Ce n’est pas vraiment un thriller non plus, même s’il y a un petit côté « road movie » avec l’angoisse de savoir si les efforts de l’avocat vont aboutir ou pas. Mais je dirai que ce roman est plus un roman « de justice » puisque nous suivons les rouages d’une ancienne enquête et des différentes étapes pour essayer de sauver un jeune homme condamné à tort et qui se retrouve dans le couloir de la mort. On est plongé dans les méandres des procès et de la justice américaine. On suit les différents membres de l’équipe d’avocats et toutes leurs tentatives pour rétablir la vérité.

Mais c’est surtout un roman vraiment engagé et social. Ce roman est une critique très claire de la peine de mort et des dysfonctionnements du système judiciaire. Pour commencer, dans l’état du Texas, une personne peut être condamnée à mort pour un viol et un meurtre alors même qu’il n’y pas de corps et aucune preuve de sa culpabilité. Le roman dénonce aussi la corruption et les arrangements entre les personnes qui font cette justice… C’est assez terrifiant et encore plus quand on est Noir dans un état du Sud aux Etat-Unis où la parole d’un homme de couleur aura toujours moins de poids que celle d’un Blanc…

C’est le deuxième  roman que je lis de John Grisham et j’admire sa capacité à traiter des thématiques de société très forts sous une façade de « polar ». Dans l’ombre de Gray Mountain il parlait de la pollution causée par les mines de charbon et les conséquences sur la nature et sur les hommes et ici il écrit un véritable pamphlet contre la peine de mort et l’intolérance. Je vous recommande ce roman!

Au niveau de la version audio, c’était assez surprenant car il y avait des habillages sonores comme des bruits de fond quand les gens sont des des lieux publics, des voix d’autres personnes en arrière plan. La première fois, j’avais des écouteurs et je ne m’y attendais pas : j’ai cru qu’il y avait quelqu’un d’autre chez moi qui me parlait! Mais à part cela, j’ai bien aimé la lecture par José Heuzé.

 

 Chez Sylire

 avec Sylire

Lomax Collecteurs de Folk Songs : Duchazeau

Dans les années 30, John et Alan Lomax, père et fils, vont à la chasse aux sons dans le Sud profond des Etats-Unis. Ils recherchent les chanteurs noirs pour collecter leurs chansons traditionnelles et garder une trace de ce patrimoine immatériel que sont la musique et les chants. Ces chants, ils les trouvent dans des endroits inattendus : prison, église, lieux de travail et même la rue mais surtout dans la mesure du possible en toute discrétion car ce n’est pas anodin à cette époque et en ces lieux de voir deux hommes blancs se mêler aux Noirs…

En effet, cet album, au-delà de la musique, dresse un portrait sans concession d’un racisme viscéral, ancré dans les mentalités. Un mode de vie qui fait que même si l’esclavage est aboli, les patrons blancs des plantations croient avoir des droits sur leurs employés noirs. Cet album montre bien les tensions entre les deux communautés. On constate aussi la pauvreté qui existe dans le pays à cette époque. C’est un album à la fois musical mais aussi historique et social.

Au niveau musical, ce qui fascinant, c’est de voir les chanteurs s’entendre chanter pour la première fois en écoutant les enregistrement faits par les Lomax : il y a une prise de conscience que ce qu’ils font a une valeur, mérite d’être écouté. Ils découvrent ainsi leur propre potentiel, leurs qualités musicales!

Les dessins en noir et blancs sont très réalistes et efficaces.

Il faut savoir que c’est une histoire vraie et je vous conseille cet article de Fip qui parle d’Alan Lomax et son père dans lequel il y a des enregistrements de ces « collectes musicales » mais surtout à la fin de l’article, il y  a un lien vers une émission sur leur travail et c’est passionnant car cela raconte aussi l’histoire du Blues, l’influence de la musique noire sur la musique moderne et on entend Lomax parler et plein d’autres interventions.

Faites défiler l’article jusqu’à trouver ce lecteur pour écouter l’émission :

  chez Noukette

catégorie « Art » pour ma ligne BD

The color purple (La couleur pourpre) : Alice Walker

Ce roman est très important pour moi. Je l’ai lu la première fois quand j’étais étudiante en licence en Irlande dans le cadre d’un cours où on s’intéressait aux problèmes entre les races et les sexes. Quand j’ai réfléchi à mon sujet de DEA (diplôme universitaire équivalent du Master 2 il me semble, seuls les anciens sauront de quoi je parle 😉 ) j’ai choisi de retourner vers ce roman pour traiter le sujet de « l’affirmation de l’identité de femmes afro-américaines » dans trois romans d’Alice Walker (dont « La couleur pourpre »). Je l’ai donc lu de nombreuses fois en 1995-1996 et puis plus jamais mais il restait dans mon top des lectures essentielles. Cela faisait un moment que j’avais envie de le relire pour en parler sur le blog et « l’African American History Month Challenge » semblait bien être le moment idéal!

Alors, c’est compliqué pour moi d’écrire ce billet car en le relisant je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’un billet ne serait pas suffisant pour dire tout ce qu’il y avait à dire et pour autant je ne peux pas non plus écrire un mémoire universitaire 😉

Le roman se passe au début du 20ème siècle dans le Sud des Etats-Unis. Célie a 14 ans quand elle commence à raconter son histoire par des lettres qu’elle écrit à Dieu.  C’est une jeune fille Noire dans une famille empreinte de violence morale, physique et sexuelle : elle est violée par « Pa' » de qui elle a deux enfants que ce dernier lui retire très vite, lui faisant croire qu’ils sont morts. Elle est mariée de force à un homme lui aussi violent et elle doit s’occuper de ses enfants. A cause de Mister (son mari) elle doit se séparer de sa sœur Nettie qui était le seul aspect positif de sa vie. Elle se sent alors terriblement seule.

Puis, au fil des années et des rencontres, Célie évolue. Elle va s’affirmer au contact de femmes d’une grande force. Il y a Shug Avery, la maîtresse de Mister, une chanteuse de blues excentrique et indépendante qui va bouleverser la vie de Célie. Il y a aussi Sophia, la femme du fils de Mister, une femme forte et indomptable -sauf par les Blancs qui reproduisent un esclavage sans qu’il en ait le nom.

Plus tard dans le roman, nous avons des nouvelles de Nettie qui est missionnaire en Afrique et ces passages, s’ils sont très éloignés de la vie du Sud des Etats-Unis, apportent malgré tout un éclairage très intéressant sur la race aussi puisque les Noirs Américains, missionnaires, se retrouvent parmi les Africains et sont pleins de questionnements sur leur identité car ils sont associés aux Blancs dans l’esprit des Africains.

Ce roman est vraiment très riche. On y voit la place des Noirs aux Etats-Unis mais aussi (et peut-être surtout) la place des femmes noires qui doivent supporter un double combat : elles sont noires et doivent subir les affres d’une société qui sépare les races en dénigrant la leur et elles sont femmes et doivent supporter les injustices d’une société patriarcale dans laquelle elles dépendent du bon vouloir des hommes… Comme le dit Mister à Celie : « You black, you pore, you ugly, you a woman. Goddam, he say, you nothing at all. » (« Tu es noire, tu es pauvre, tu es moche, tu es une femmes. Bon dieu, dit-il, tu n’es rien du tout. »)

Je profite de cette citation pour parler de la langue de ce roman qui est très particulière. En effet, Celie et la majorité des personnages noirs parlent un anglais issu de l’esclavage et du manque d’éducation, un anglais incorrect mais qui est une vraie identité de ce Sud des Etats-Unis, une langue qu’Alice Walker appelle le « black folk speech ». Je ne sais pas du tout comment cette langue a été traduite en français et je ne sais pas du tout si cela sonne juste mais en anglais, c’est réellement une « voix » afro-américaine que l’on entend en lisant ce roman.

Il existe une excellente adaptation cinématographique tournée par Steven Spielberg. Les personnages sont très fidèles à ceux du roman, ils sont tous excellents (Whoppy Goldberg dans le rôle de Celie et Oprah Winfrey dans le rôle de Sophia m’ont particulièrement marqué). Je vous recommande vraiment de voir ce film (en VO of course pour entendre la langue!) mais je ne vous mets pas la bande annonce en lien car je l’ai trouvée absolument nulle et sans intérêt!) Le film est disponible en DVD!

(Vidéo en anglais mais vous pouvez activer les sous-titres et la traduction automatique en français)

Je pense que si je renouvelle ce challenge de février l’an prochain, j’aurai le choix dans ma « PAL Alice Walker » pour relire un autre titre et vous en parler :

Tirage au sort du Book Jar

Vous avez été 15 à avoir répondu à l’appel pour m’aider à piocher ma prochaine lecture issue de ma PAL  en me  proposant des chiffres entre 1 et 41 dans les commentaires du blog ou sur la page Facebook du blog.  Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et les titres correspondants et Bastien  a tiré au sort!

C’est donc le numéro 4 : « La ballade de l’enfant gris » de Baptiste Beaulieu qui fait partie de ma PAL depuis juin 2017 quand je l’ai trouvé dans une cabine à livres et qui  a été proposé par Chantal et France  (merci d’avoir participé!)!

Je vais faire en sorte de le lire pour le 12 mars! Si vous voulez le lire avec moi, n’hésitez pas!

Rendez-vous le mois prochain pour un prochain tirage au sort! Et en attendant, n’hésitez pas à vous promenez dans le rendez-vous du mois en photos  

Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

Bonjour!

Ce weekend c’est le carnaval chez moi et c’est une tradition! Samedi, le défilé des enfants et dimanche la grande cavalcade qui passe devant chez moi (j’ai aussi pas mal de boulot mais il va falloir caser ça avant le bruit!) et il fait froid (mais pas de neige par contre). Cette semaine, comme tout le mois de février les billets seront pour l’African American History Month Challenge.

Aujourd’hui, dimanche 11 février, Bastien fera le tirage au sort du Book Jar pour m’aider à choisir ma prochaine lecture issue de ma PAL.

Demain, lundi 12 février, je vous parlerai de « La couleur pourpre », un roman qui me tient beaucoup à coeur (un coup de coeur, encore!)

Mercredi 14 février, pour le jour du rendez-vous hebdomadaire de la BD je vous parlerai de « Lomax Collecteurs de Folk Songs »

Vendredi 16 février, pour le rendez-vous audio de Sylire je vous présenterai « La confession » en Lecture Commune avec Sylire justement et aussi « Les rêves de mon père » de Barack Obama (lu par lui!)

Et enfin, Dimanche 11 février, ça sera le jour des petites phrases de Bastien.

Actuellement je suis en train de lire « Le garçon qui n’était pas noir » de Jacqueine Woodson, un roman jeunesse toujours pour le challenge. Je lirai ensuite « Le journal intime d’un arbre » de  Van Cauwelaert Didier (offert par ma belle-soeur à Noël). Au niveau des lectures audio, je viens de commencer « La Vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben lu par Thibault de Montalembert pour le Prix Audiolib (sans grande conviction vu les avis de mes copines co-jurées) et donc je le ferai suivre par « Le Jour d’avant » de Sorj Chalandon lu par Stéphane Boucher (que je ne lirai peut-être pas en entier vu que je l’ai lu il y a peu de temps).

A bientôt! Bonne semaine et bonnes lectures!

Underground Railroad : Colson Whitehead (+ version audio lue par Aïssa Maïga)

Ce roman se déroule aux Etats-Unis alors que l’esclavage est encore la norme. Cora, est une jeune fille esclave sur une plantation de coton en Géorgie. Sa grand-mère et sa mère étaient déjà esclaves dans cette même plantation, mais Cora s’est retrouvée seule très jeune car sa mère s’est enfuie et n’a jamais été retrouvée.

Dans cette plantation, la violence existe bien entendu par les maîtres et contremaîtres blancs mais également entre les esclaves. La situation est sûre d’empirer quand le maître va changer car ce dernier est beaucoup plus dur que son frère. C’est justement à cette époque que Caesar, un esclave qui vient d’arriver et qui n’a pas la même histoire (il sait lire par exemple et a connu une vie de famille à peu près harmonieuse avant d’être acheté sur cette plantation), lui propose de s’enfuir avec lui. Et c’est ce qu’ils font… Sans trop réfléchir, ils partent pour des Etats plus libres grâce à l’aide de Blancs et de Noirs faisant partie du réseau du « chemin de fer clandestin » (« Underground Railroad »).

Le voyage de Cora est assez terrible : elle voit des mondes différents, des endroits où les Noirs peuvent se croire libres mais seulement pour réaliser qu’on les utilise différemment. Elle rencontre des gens ouverts et qui se sentent le devoir d’aider leur prochains et d’autres, assoiffés de haine et de vengeance qui ne veulent que la mort.

C’est une épopée avec le personnage de Cora qui semble peut-être un peu passive dans cette aventure mais qui traverse les épreuves malgré tout. Ce roman est une fresque de la vie des Noirs aux Etats-unis à cette époque, je l’ai trouvé vraiment intéressant. J’ai aussi aimé sa construction qui fait revenir sur le passé de certains personnages qui ont leur importance. J’ai vraiment aimé ces rencontres, ces personnages si différents qui dressent un portrait sans concession, positif et négatif de ce pays.

Il y a bien entendu des aspects qui flirtent avec la réalité, qui sont plus symboliques que réalistes (le chemin de fer n’était pas réellement « sous-terrain » et l’organisation était sans doute moins réglée) mais il y a aussi beaucoup de réalisme sur l’état d’esprit des esclavagistes et des esclaves. Ce n’est pas un roman forcément facile, mais je l’ai trouvé passionnant!

Dans le cadre du  j’ai eu l’occasion d’écouter la version audio de « Underground Railroad » lu par Aïssa Maïga. L’histoire m’a bien entendu tout autant plu (je ne l’ai as écouté en entier car je venais tout juste de lire le roman). J’ai trouvé que la lecture était très réussie. Aïssa Maïga lit très bien, elle a une très jolie voix, posée et elle fait vivre le texte sans emphase, sans surjouer. J’ai aussi apprécié que les chapitres soient entrecoupés de musique, guitares et bruits de chaînes, qui rythment la lecture sans pour autant être gênants. C’est très agréable à écouter. Si vous lisez en audio, je vous recommande cette version!

Si vous voulez en savoir plus sur Harriet Tubman et the Underground Railroad, en cliquant sur l’image vous trouverez de la documentation en anglais : 

Et en cliquant sur l’image suivante, vous trouverez un site en français

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 avec Karine et Malorie (Allons voir leurs avis)

catégorie « déplacement »