Les vacances d’un serial killer : Nadine Monfils

Résumé de l’éditeur : Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en villégiature à la mer du Nord. Josette, sa femme, est bien décidée à se la couler douce, entre farniente à la plage et shopping dans la station balnéaire. Les enfants, Steven et Lourdes, emportent leur caméra pour immortaliser ces vacances tant attendues. Quant à la mémé, véritable Calamity Jane, elle les accompagne dans sa vieille caravane. Mais le voyage commence mal ! Un motard pique le sac de Josette à un carrefour et s’enfuit. Furieux, Alfonse s’arrête dans un snack pour s’enfiler une bière pendant que les deux ados, avec leur manie de tout filmer, s’amusent à planquer leur caméra dans les toilettes, histoire de recueillir quelques images truculentes. La famille Destrooper reprend finalement la route. À l’arrière de la voiture, les ados visionnent tranquillement leur vidéo. Quand, soudain, ils découvrent à l’écran le cadavre du motard gisant sur le sol des toilettes du restoroute ! Et, pour couronner le tout, la magnifique pension dans laquelle les Destrooper ont prévu de séjourner est un rade pourri. Les vacances en enfer ne font que commencer… Une comédie décapante, teintée d’humour noir et d’un zeste de poésie, un hymne à la Belgique.

*

La première page du roman plante le décors ou plutôt présente les personnages principaux : on est face à une famille plutôt « beauf » qui a priori ne devrait pas vivre d’aventures extraordinaires :

« Le grand jour est arrivé ! Ceux qui ont du pognon vont à la Costa del Sol s’enduire de crème solaire et pavaner sur la playa en sirotant des punchs. Les autres se rendent à la mer du Nord où il pleut trois jours sur quatre, et encore, c’est quand t’as du bol.
La famille Destrooper est sur le départ. Le père, Alfonse – surnommé Fonske -, est en tenue de combat, chemise à fleurs et short kaki, prêt à partir traquer les lions dans la pampa. Sauf qu’à Blankenberge, il va avoir du mal à en trouver, des lions. Son fils et sa fille, deux glandeurs fumeurs de pétards, sont déjà installés à l’arrière de la voiture. Steven, l’aîné, doit son prénom à Steven Seagal, l’idole de sa mère, Josette Destrooper, qui connaît tous ses films par coeur. Il a enfilé sa parka, un short destroy, et a visse son casque de moto sur sa tête. Il n’a pas de mob, mais son casque, il ne le quitte jamais. Lourdes – comme le prénom de la fille de Madonna que Josette a péché dans Voici, son magazine préféré – porte un jean troué et un T-shirt avachi. Un walkman orné de pompons roses sur ses oreilles, elle écoute la Cool Connexion. Des as du Hip-Hop. Le père, lui, préfère les chansons à texte de Sheila. Il possède tous ses disques. L’ancienne nénette à couettes et à jupette vichy le fait bander depuis des lustres. À part Sheila, Alfonse a une grande passion : le tuning. Sa bagnole, c’est sa vie, et il y consacre le plus clair de son temps. L’engin est d’un kitsch absolu, avec ses jantes dorées, son volant en peau de zèbre, ses sièges recouverts de housses tigrées, et surtout sa sono à vous défoncer les tympans.
Derrière la bagnole est attachée la caravane Wa-Wa, devenue elle aussi une pièce de collection. Comme la mémé qui est à l’intérieur. Une teigne, celle-là ! Et qui, en prime, a des goûts à vous faire gerber. Elle a même accroché des géraniums en plastique aux fenêtres pour faire plus coquet. Alfonse a l’impression de trimbaler un potager au cul de sa cage.
« 

Mais c’était sans compter sur le fait que presque sans s’en rendre compte ils vont croiser la route d’un sérial killer en vacances, que la grand-mère va se révéler totalement sans scrupule avec la vie des gens qu’elle croise, que les enfants, ados, vont mettre leurs nez (ou plutôt leur caméra) où il ne faut pas et que l’hôtel avec vu sur mer est en réalité un bouge loin de tout et que les parents vont vivre une crise de couple fracassante…

Bref, des personnages plus qu’ordinaires qui rencontrent des personnages sans foi ni loi, qui vont vivre des situations totalement improbables, avec des morts à tour de bras et des coucheries.

C’est un roman loufoque qui n’est vraiment pas mon genre en temps normal. Je l’ai emprunté uniquement parce que c’était un des livres belges disponibles à la médiathèque et je l’ai lu dans la foulée. Je l’ai lu très vite et heureusement que le roman est court et rythmé car je n’ai pas eu le temps de me lasser (mais il n’aurait pas fallu qu’il soit plus long. Je ne suis pas du tout le bon public pour les livres drôles 😉

En tout cas, pour une lecture détente et rapide, ça passe bien (mais je n’en lirai pas tous les jours de ce style non plus 😉

Pour le mois Belge chez Anne

Tirage au sort du Book Jar

Vous avez été 16 à avoir répondu à l’appel pour m’aider à piocher une prochaine lecture issue de ma PAL de plus de 6 mois en me donnant un chiffre entre 1 et 16 dans les commentaires ou sur la page Facebook du blog. Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et les titres correspondants et j’ai fait le tirage avec Bastien :

C’est donc le numéro 13 : « La part des flammes » de Gaelle Nohant qui est dans ma PAL depuis juillet 2020 et qui a été proposé par Blandine (merci d’avoir participé!)!

Je vais essayer de le lire pour le 12 mai!  Si vous voulez le lire avec moi, n’hésitez pas!

Où va le blog cette semaine?

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Où va le blog cette semaine?

Semaine très étrange pour moi : travail à la maison mais avec un masque presque 24h sur 24 car j’étais cas contact covid (mais j’ai appris vendredi que j’étais négative!). J’avais préparé ma semaine de cours et j’ai passé plus de temps à répondre aux questions d’élèves ou récupérer des travaux qu’autre chose et j’ai plein de devoirs ramassés avant le confinement à corriger! Je suis en vacances alors je vais pouvoir me mettre à jour au niveau boulot, au niveau blog (car cette drôle de période ne m’a pas laissé beaucoup de temps et à part 1 billet écrit il y a longtemps, je n’ai rien tapé, même le billet de demain n’est pas écrit!) et j’espère sortir de ma mauvaise passe en lecture où j’ai abandonné beaucoup de choses en faisant une cure de BD!

Quel est le programme cette semaine?

Aujourd’hui, dimanche 11 avril, je mettrai en ligne le tirage au sort du Book Jar (qui n’ pas encore été effectué au moment où j’écris ce billet).

Demain lundi 12 avril, je ne vous parlerai pas du livre tiré au sort le mois dernier car j’ai abandonné « La prisonnière du temps » que j’ai abandonné au bout de 200 pages sur 580, mais du livre que j’ai emprunté hier à la médiathèque et fini ce matin : « Les vacances d’un serial killer » pour le mois Belge.

Mardi 13 avril, si tout va bien vous pourrez voir la mosaïque des photos du 4/4 à 4h04 et/ou 16h04 (d’ailleurs si vous avez pris une photos c’est aujourd’hui votre dernière chance pour me l’envoyer!)

Mercredi 14 avril, vous pourrez lire mon avis sur la BD « Pico Bogue Inséparables » pour le rendez-vous de la BD de la semaine (le seul billet écrit car je l’ai lu il y a longtemps et je le gardais exprès pour le mois belge!)

Vendredi 16 avril, ce sera un billet d’abandon pour un roman audio que j’ai lu pour le prix Audiolib : « Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs » (et comme c’est un abandon, je sens que je vais avoir du mal à l’écrire…)

Et enfin, dimanche 18 avril, vous aurez le billet mensuel des petites phrases de Bastien.

En ce moment, avec les yeux, je vais commencer «Oh, Boy! » de Marie Aude Murail, et le soir avec Bastien, je continue de lire « Arsène Lupin Gentleman Cambrioleur » de Maurice Leblanc et avec les oreilles, je lis « Le Poète » de Michael Connelly (lu par Benjamin Jungers) qui le dernier livre de la sélection pour le Prix Audiolib. Mes prochaines lectures papier seront « En attendant Bojangles » de Ingrid Chabert et Carole Maurel, « Les couleurs de l’incendie » de Christian De Metter, « Tropique de la violence » de Gaël Henry, « Jimi Hendrix Requiem électrique » de Mattia Colombara et Gianluca Maconi et « S’aimer malgré tout » de Nicole Bordeleau et je n’ai pas encore choisi ma prochaine lecture avec les oreilles.

Je vous souhaite un bon dimanche et une bonne semaine (la meilleure possible en tout cas!) et belles lectures à tous! A bientôt!

Avant que j’oublie : Anne Pauly

Résumé de l’éditeur : « Il y a d’un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l’heure. Il y a de l’autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu’elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d’Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d’un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d’érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d’outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant. »

*

J’ai beaucoup aimé ce roman et il m’a beaucoup touchée et émue mais maintenant que je dois donner mon avis, j’ai du mal à en parler. Au-delà du texte et des faits racontés, c’est le ressenti que j’ai eu en tant que fille d’à peu près le même âge que la narratrice qui raconte la mort de son père qui m’a parlé. Mon père est bien en vie mais il est assez âgé et j’arrive à cette période de ma vie où j’ai pris conscience que mes parents peuvent disparaître un jour et ce roman m’a remis dans cette position.

Le père de Anne dans ce roman (autobiographique?) est loin d’être simple et leurs relations n’ont pas été faciles. D’ailleurs le frère de Anne n’a pas réussi à lui pardonner la vie qu’il leur a fait vivre et dans le roman, il est toujours amer.

Anne, quant à elle, a souffert également de ce père si special, original et fantasque au mieux, violent et alcoolique aux pires moments mais avec le temps elle a appris à le voir autrement et elle a beaucoup d’amour pour lui, tout en gardant un regard lucide sur ses mauvais côtés.

Mon père n’est pas du tout comme ce père mais nos relations ont toujours cette même ambivalence de « je t’aime mais tu m’exaspères » (des deux côtés) et ce roman m’a laissé imaginer ce que je pourrais ressentir à sa mort et de nombreux passages m’ont mis les larmes aux yeux.

Je pense que cette histoire sur le deuil, sur l’enfance et le fait de devenir adulte tout en restant l’enfant de son père, sur l’acceptation de l’autre et sur le temps qui passe, sur le fait qu’on ne connaît pas vraiment l’autre (la lettre de l’amie d’enfance du père est vraiment touchante) est une histoire assez universelle qui pourrait parler à de nombreux lecteurs.

J’ai aimé le style qui mêle une certaine poésie, de humour dans les descriptions de moments très terre à terre de ce deuil et de l’émotion comme les passages où il faut vider la maison, même si j’ai trouvé que la fin perdait en intensité comme si l’autrice ne savait pas comment finir.

Repéré dans l’émission de décembre 2019 des Bibliomaniacs.

Salade de pommes de terre au thon, aux artichauts et oeufs

Ingrédient (pour un saladier) :

  • 3 à 5 pommes de terre selon la taille (environ 1 pomme de terre par personne)
  • environ 400 g de coeurs d’artichaut (ou deux petits bocaux)
  • environ 200 g de thon à l’huile (ou deux conserves)
  • 1 oeuf par personne
  • persil plat

Préparation :

  • Eplucher et couper les pommes de terre en dés.
  • Faire cuire les pommes de terre 12 mn à la vapeur à la cocotte minute.
  • Faire cuire les oeufs 7 mn pour qu’ils soient un peu mollets (moi ils étaient entre mollets et durs).
  • Dans un saladier, mélanger les artichauts avec le thon et l’huile du thon.
  • Quand les pommes de terre sont cuite, ajouter dans le saladier en mélangeant.
  • Ciseler le persil et mélanger.
  • placer les oeufs écalés et couper en deux sur le dessus de la salade.
  • Déguster tiède ou froide.
Les gourmandises en cuisine chez Syl

Le carnet de bord d’Enna

Comme chaque année je vous propose un rendez-vous bloguesque qui sera en ligne tous les 8 de chaque mois. Cette année, je vous proposerai un rendez-vous que j’ai emprunté à Gambadou avec son accord. Il s’agit d’un journal de bord qui va bien avec le nom du blog « Enna lit, Enna vit! » où je parlerai de mes lectures du mois, de ma vie quotidienne et bloguesque et des pensées positives que j’aurais pu noter pendant le mois : mes positives vibes!

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*

  • Remettre le réveil à 6h mais il ne sonne qu’à 6h30 alors devoir se dépêcher / Penser que la météo sera clémente comme pendant les vacances et se retrouver à gratter le pare-brise gelé sans gants et sans écharpe /Recommencer à porter le masque toute la journée et repasser d’une salle à l’autre à chaque heure avec mon sac à dos / Passer un coup de fil pour une « rencontre parents-professeurs » virtuelle à 17h30 / Bref, c’est la rentrée! / Scanner / Injection d’iode : sensation de radiateur interne très étrange! / Pas de problème avec mes organes internes c’est déjà ça / Discopathie D11 D12 : est-ce que je danse trop ou pas assez le disco? / Recevoir une amende pour excès de vitesse et je suis fâchée car avec mon limiteur de vitesse qui sonne au bout de 30 s en dépassement de vitesse, soit j’ai été flashée pendant ces 30s de battement, soit je n’ai pas dépassé la vitesse mais je ne peux rien prouver / Les anti-inflammatoires font de l’effet, je n’ai presque plus mal au ventre! / Mes parents ont reçu leur 2e vaccin et on s’est pris dans les bras pour la première fois depuis un an presque jour pour jour! / Ouvrir un nouveau compte Instagram consacré au blog et à mes lectures : ennalitblog / Etre bouleversée par le magnifique film « Les chatouilles » et le documentaire de témoignages sur l’enfance abusée / Déplacer un cours pour aller à une mammographie dans la ville où je travaille pour m’apercevoir en arrivant au rendez-vous (que j’avais pris en décembre) que c’était dans un autre centre de radiologie à 30mn de là… Heureusement la secrétaire (qui n’était pas celle qui s’était trompée en fixant mon lieu de rendez-vous) m’a trouvé une autre date en mars / Planter des fleurs pour se changer les idées / Aller à une manifestation festive pour la défense de la culture / Choisir des nouvelles lunettes / Faire une belle balade en famille au Mont Saint Michel tant qu’on n’est pas limité par un kilométrage / Etre prévenue par des élèves qu’une classe de 6e ferme pour une semaine avant même de recevoir l’information par notre direction … Grrrr / Classe de 6e fermée car la règle c’est si 1 élève est « cas contact » d’un cas de variant de covid, c’est tous les élèves de la classe qui doivent être renvoyés chez eux et testés / Prendre un cours express de l’utilisation de la visio par une collègue / Gérer des tas de questions d’élèves sur l’utilisation de cette visio (ironique quand on sait que je viens de découvrir comment ça march 😉 / Faire répéter du vocabulaire à distance / Jongler entre des rendez-vous médicaux (toujours pour des choses pas graves mais qui trainent et me pèsent) / Recommencer à courir avec l’aide des runs guidés de Nike Run Club (application gratuite) qui me motivent / Rendez-vous chez une podologue posturologue pour Bastien qui devra mettre des semelles pour l’aider à pousser droit / Finir de mettre le jardin en ordre avec du paillage et des plantes et être contente du résultat / Mammographie : contrôle technique OK / Poisson d’avril au collège : j’ai donné un mot à mes élèves où je leur disais qu’en raison du Brexit et du Covid qui nous empêchait de faire des voyage en Angleterre, après les vacances, les élèves de Mrs Enna devraient porter un uniforme en cours d’anglais… Et ça a très bien marché, la majorité y a cru et certains ont même été déçus car aussi surprenant que cela puisse paraître, ils étaient globalement très enthousiastes à l’idée d’avoir des uniformes! / Encore des rendez-vous médicaux … en bonne voie pour l’un des problèmes, avec de la kiné pour l’autre problème et découverte d’une allergie au soleil … c’est pas beau de vieillir, non? / Nouvelles lunettes / Annonce du nouveau confinement et de l’enseignement à distance… Points positifs : j’ai progressé en travail à distance grâce à l’aide de mes collègues (mais pas grâce à des formations de l’institution !) je serais même capable de faire des visio et certains de mes cours sont déjà adaptés au travail à distance… Point négatif : Bastien est maintenant collégien et déteste travailler et on va bien galérer pour tous bosser à la maison… / Mettre les bouchées doubles et travailler après minuit pour préparer des documents à donner aux élèves pour leur permettre de travailler sans trop avoir à utiliser l’ordinateur / passer la journée à photocopier et courir après les élèves pour leur distribuer de travail / « Bon confinement, madame! » is le new « Bon weekend, madame! » / Apprendre le samedi matin du weekend de Pâques que je suis cas contact d’une amie collègue (pas de bol, j’ai mangé avec elle jeudi dernier alors qu’on ne mange jamais ensemble d’habitude), obligée d’aller chercher les semelles de Bastien sur le parking et surtout d’annuler le repas de famille chez mes parents (mes hommes y sont allés sans moi)… déception / L’ARS n’est pas très rapide pour faire le suivi covid, pas de nouvelle de la journée de samedi … les services seraient-ils débordés? / Ma maman est adorable, elle m’a préparé un doggy bag rapporté par mes hommes pour que je puisse manger ce qu’ils ont mangé sans moi le midi / Refaire une séance de gym à la maison car je tiens vraiment à ne pas grossir plus pendant le nouveau confinement / Malgré mon statut de « cas contact » les amis avec qui nous devions faire une rando ont estimé quand étant au grand air on pouvait se voir alors en gardant mes distances et mon masque on a marché dans la campagne entre terre et mer (dans un périmètre de 10 km) / Etre un peu stressée car l’ARS n’a toujours pas pris contact avec moi et je ne sais pas si je dois porter le masque à la maison et même dormir dans une autre pièce… le slogan « Tester, alerter, protéger » n’est pas trop réaliste… / Dormir avec un masque / Ne pas savoir ce qu’il faut faire en tant que cas contact : je lis tout et son contraire et tout le monde a un avis… / Courir sur un parcours de trail : un sentier côtier qui monte et qui descend / Cacher des oeufs dans un jardin aux plantes peu touffues pour le moment ça n’empêche pas mon pré-ado de s’amuser à chercher! / Bosser l’après-midi du lundi de Pâques pour s’assurer que le travail à distance est prêt pour les élèves dès demain matin / Premier jour de télétravail tellement plus zen que l’an dernier… Même si les visio n’ont pas pu avoir lieu à à cause du manque d’anticipation du ministère de l’Education Nationale … d’une « opération malveillante venue de l’étranger »… Les Russes ou des Extra-Terrestres? / Recevoir le courrier de l’assurance maladie m’indiquant quoi faire pour m’isoler et me tester pendant tout semaine où je suis considérée cas contact la veille de mon test et de la fin de l’isolement… C’est efficace, non? /

*

  • Une anecdote : au Mont Saint Michel : je demande à une crêperie à emporter qui fait des crêpes et des galettes si je peux avoir une GALETTE au sucre (je prends souvent ça car j’évite les crêpes qui sont au lait) et le gars me dit non puis va demander à quelqu’un derrière et revient en disant toujours non… Alors là, je me suis crue dans « Les bronzés font du ski » quand je lui ai dit : « Vous avez des galettes, vous avez du sucre mais vous ne pouvez pas me faire une galette au sucre ?!!! ». On est allé ailleurs et eux ça ne leur a pas posé problème !

*

  • Apporter au collège pour les collègues un gateau fait en suivant les instructions mathématiques d’une collègue!
  • Savoir mes parents vaccinés : rassurée!
  • Voir le jardin s’éveiller et l’aménager petit à petit.
  • Ma belle-sœur et ma maman qui me disent chacune de leur côté que j’ai manqué au repas de famille parce que je mettais l’ambiance 😉

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Et une petite recette à essayer ce mois-ci : salade de pommes de terre au thon et aux artichauts avec des oeufs

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(cliquez sur la photo pour accéder à la recette.)

Enfin, le « Book Jar »


: aidez moi à choisir le prochain livre issu de ma PAL que je vais lire. Ce mois-ci je vous demande de me donner un chiffre 1 et 16 pour me permettre de lire un livre issu de ma PAL de plus de 6 mois dans les commentaires ou sur la page FB du blog!

Rhapsodie des oubliés : Sofia Aouine (lu par Ariane Ascaride)

Résumé de l’éditeur : « Ma rue raconte l’histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s’appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans. »
Abad, treize ans, vit dans le quartier de Barbès, la Goutte d’Or, Paris XVIIIe. C’est l’âge des possibles : la sève coule, le coeur est plein de ronces, l’amour et le sexe torturent la tête. Pour arracher ses désirs au destin, Abad devra briser les règles. À la manière d’un Antoine Doinel, qui veut réaliser ses 400 coups à lui.
Rhapsodie des oubliés raconte sans concession le quotidien d’un quartier et l’odyssée de ses habitants. Derrière les clichés, le crack, les putes, la violence, le désir de vie, l’amour et l’enfance ne sont jamais loin.
Dans une langue explosive, influencée par le roman noir, la littérature naturaliste, le hip-hop et la soul music, Sofia Aouine nous livre un premier roman éblouissant.
Il fallait le talent d’Ariane Ascaride pour incarner avec autant de justesse cette écriture qui allie humour et drame, et ces « oubliés » que sa lecture nous rend inoubliables.

*

Il faut que je commence par dire que j’ai failli ne pas aimer ce roman à cause du côté « Titi parisien », les histoires d’enfance qui racontent des frasques de gamins et particulièrement les histoires de branlettes d’adolescents ne me faisaient pas rire et ne m’emballaient pas franchement mais heureusement le roman ne s’arrête pas à cet aspect un peu potache et j’ai terminé cette écoute en ayant beaucoup aimé.

En effet, Abad, le narrateur de cette histoire est finalement plus un prétexte pour raconter les histoires d’autres personnages, d’autres « oubliés » du quartier : il y a la psychologue qui va l’aider à s’ouvrir et qui porte le lourd passé de sa mère passée par les camps, il y a Odette la voisine âgée qui a pris Abad sous son aile et lui fait découvrir la lecture et la musique mais qui perd la mémoire. Il y a des passages noirs sur la prostitution en particulier au travers du personnage de Gervaise prostituée au grand coeur mais surtout exploitée jusqu’à perdre espoir de retrouver sa petite fille. Et puis, il y a l’histoire de la jeune fille entièrement voilée dont Abad tombe amoureux en la voyant par la fenêtre et qui intérieurement espère pouvoir dépasser l’enfermement imposé par son frère.

Cette histoire qui raconte un quartier raconte surtout des facettes multiples de la société et c’est vraiment très émouvant et l’autrice sait adapter son style aux différentes tranches de vies qu’elle raconte.

la version audio est très réussie car Ariane Ascaride sait aussi s’adapter aux personnages et elle apporte beaucoup d’émotions. J’ai aussi apprécié que l’autrice intervienne quand elle lit un texte dans la fiction.

Curieusement, le personnage de Abad est celui pour lequel j’ai un sentiment un peu ambivalent. Je l’ai trouvé un peu brouillon, comme s’il avait fallu créer un trait d’union artificiel entre tous les personnages de cette histoire. J’ai aimé le côté plus profond et plus philosophe d’Abad, ses failles, sa fragilité mais j’ai trouvé que cet aspect très touchant ne « collait » pas avec un côté hyper ado, parfois presque enfantin… Dans l’entretien avec l’autrice, la journaliste parle d’un roman très drôle mais moi j’avoue ne pas avoir été sensible à l’humour mais vraiment j’ai été touchée par toute la galerie de portraits émouvants qui constituent ce roman.

Le bilan final de cette lecture est positif, j’en garderai un bon souvenir et l’entretien avec l’autrice est intéressant aussi.

Qu’est ce que je faisais le samedi 4/4 à 04h04 et/ou à 16h04 ??

LE  4/04 À 04H04 : 

Je dormais!

LE  4/04 À 16H04 :

J’étais en balade avec des amis dans la campagne dans le rayon de 10 km (et comme je suis cas contact, je gardais mes distance et je randonnais avec mon masque).

Et mon amie Dom, avec qui j’étais, a aussi pris une photo du même endroit avec un autre angle!

Si vous avez joué, envoyez moi votre photo AVANT le 11 avril en racontant ce que vous faisiez (pensez aussi à me donner votre pseudo et l’adresse de votre blog si vous en avez un pour le recap’, précisez aussi à quel moment de la journée c’était, matin ou soir) à cette adresse :

 ENNALIT@GMAIL.COM

Vous trouverez la mosaïque le 13 avril si tout va bien!

La photo du 4/4 à 16h04 (trop tard pour 04h04!) ?

Nous sommes le samedi 4/04  : n’oubliez pas de prendre la photo à 16h04 (trop tard pour 04h04, c’était cette nuit!)

Il suffit de mettre une alarme sur son téléphone, un réveil dans la maison, un post-it en évidence, en parler autour de vous et de tous prendre une photo en même temps!

Et pensez à m’envoyer votre photo à ennalit@gmail.com en racontant ce que vous faisiez (pensez aussi à me donner votre pseudo et si vous avez un blog pour le recap’, précisez aussi à quel moment de la journée c’était, nuit ou jour), dans les 2 ou 3 jours qui suivent maximum. Je les envoie à Steff qui concocte une mosaïque et on vous met ça en ligne très vite!

Envoyez moi vos photos jusqu’au 11 février pour que je puisse les envoyer à Steff et que je puisse les mettre en ligne le 13 avril.

A plus tard pour ma/mes photo!

Où va le blog cette semaine?

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Où va le blog cette semaine?

Cette fin de semaine a été grandement perturbée avec l’annonce du confinement ou plus exactement avec l’annonce du passage en distanciel du collège… Il a fallu doubler le travail pour pouvoir photocopier des documents pour fournir aux élèves du travail qui ne soit pas uniquement sur informatique… Je suis plus zen qu’au premier confinement, on a du recul, je ne me laisserai pas « bouffer » comme la première fois et je saurai mieux gérer mon temps je pense. Par contre, cette semaine je n’ai pas eu beaucoup de temps pour lire et encore moins pour taper des billets alors je ne sais pas encore si le programme de cette semaine sera vraiment respecté! On verra!

Quel est le programme cette semaine?

Demain, dimanche 4 avril, ce sera le rappel Jour J pour la photo du 4/4 à 4h04 et / ou 16h04 et dans la journée, mes photos (enfin, je pense qu’il n’y en aura qu’une pour moi!)

Mardi 6 avril, je vous parlerai de « Rhapsodie des oubliés », un roman audio pour le prix Audiolib.

Jeudi 8 avril, vous retrouverez le billet mensuel « Le carnet de bord d’Enna » où je vous raconte ma vie. Et il y aura aussi une recette de salade composée et le tirage au sort du Book Jar.

Samedi 10 avril, vous pourrez lire mon avis sur le roman « Avant que j’oublie ».

Et enfin, dimanche 11 avril, le tirage au sort du Book Jar de plus de 6 mois.

En ce moment, avec les yeux, je lis « La prisonnière du temps » (« The Clockmaker’s Daughter ») de Kate Morton et le soir avec Bastien, je lis « Arsène Lupin Gentleman Cambrioleur » de Maurice Leblanc et avec les oreilles, je lis « Du côté des indiens » de Isabelle Carré.(lu par l’autrice) pour le Prix Audiolib. Ma prochaine lecture papier n’est pas choisie vu le pavé que je lis et ma prochaine lecture avec les oreilles sera « Le Poète » de Michael Connelly (lu par Benjamin Jungers) qui le dernier livre de la sélection du prix Audiolib (même si mon rythme d’écoute va ralentir sans prendre la voiture… j’ai intérêt à me remettre à courir pour compenser!

Je vous souhaite un bon weekend de Paques et une bonne semaine (la meilleure possible en tout cas!) et belles lectures à tous! A bientôt!