La Chambre des merveilles : Julien Sandrel (Lu par Sophie Duez)

Thelma est la mère de Louis ,12 ans, un jeune ado passionné de skate. Elle l’élève seule et est une workaholique qui a du mal à se détacher de son téléphone quand il s’agit de son travail. Le premier chapitre présente le quotidien de cette mère et ce fils avec une grande tension car dès le début on sait qu’un drame va arriver.
Louis se retrouve dans le coma et Thelma est bouleversée et décide de se consacrer à lui à 100 %. Sa propre mère qui est très différente d’elle va se rapprocher d’elle et Thelma va découvrir un carnet écrit par Louis. Dans ce carnet « des merveilles », son fils a rassemblé ses rêves et toutes les choses qu’il a envie d’accomplir avant de mourir. Thelma décide de transformer la chambre d’hôpital de Louis en « chambre des merveilles » en faisant tout ce qu’il a noté dans son carnet et en le filmant pour le transmettre et essayer de passer au travers du mur du coma.
Thelma va se transformer radicalement dans cette période, elle va changer de vie et de point de vue sur le monde, elle va faire des rencontres, apprendre à connaître son fils et se rapprocher de sa mère.

Je ne m’attendais à rien en le commençant ou plutôt je m’attendais à trouver cette lecture un peu cucul la praline et j’ai été cueillie : j’ai audiolu le premier chapitre avec l’impression d’avoir une main qui m’arrachait le cœur et j’ai failli pleurer plusieurs fois en écoutant les deux chapitres suivants… Cette lecture a bousculé mon cœur de maman car en plus Louis me faisait un peu penser à Bastien.

Après, quand certains passages auraient pu sombrer dans le mélo (ce que je déteste) il y a toujours eu des passages plus profonds ou plus émouvants qui éviter de sombrer dans le mièvre. J’ai vraiment aimé ce roman mais je pense sincèrement que la version audio a beaucoup participé à mon intérêt car la lecture par Sophie Duez était excellente. Elle a vraiment bien su jouer sur les émotions.

Une très bonne surprise!

 Chez Sylire

catégorie « aliment » de ma ligne audio

Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

Cette semaine, je n’ai pas lu du tout (10 pages en tout), j’ai eu beaucoup de travail, beaucoup de fatigue, un peu de sport et un vendredi soir et samedi avec ma meilleure amie (ce qui m’a donné un petit goût de la « vie d’avant ». J’ai encore beaucoup de travail dans les jours et semaines à venir alors comme  je n’arrivais pas entrer dans « Tar Baby » de Toni Morrison, je le mets de côte pour une autre fois!

Quel est le programme cette semaine?

Aujourd’hui, dimanche 24 janvier, vous pouvez lire un billet sur la lecture audio de « Fendre l’armure ».

Mardi 26 janvier, vous pourrez lire un avis sur une autre lecture audio avec « La chambre des merveilles ».

Jeudi 28 janvier, je vous parlerai de deux BD :  « Sixtine » T3 pour la jeunesse et « Les Vieux Fourneaux » T6.

Samedi 30 janvier, je vous donnerai mon avis sur le roman jeunesse « Alma ».

Et enfin, dimanche 31 janvier, ce sera mon billet de présentation de l’African American History Month challenge.

En ce moment, avec les yeux, je  viens de commencer « The bluest eye » (« L’oeil le plus bleu » de Toni Morrison (pour l’African American History Month challenge) et avec les oreilles, je vais commencer l’audiolecture de « Là où elle repose : Kimberly McCreight » (lu par Martine Lucciani). Ma prochaine lecture papier sera « Le rêve de Meteor Slim » de Frantz Duchazeau et je n’ai pas encore choisi ma prochaine lecture avec les oreilles.

Je vous souhaite un bon dimanche et une bonne semaine (la meilleure possible en tout cas!) et belles lectures à tous! A bientôt!

Fendre l’armure : Anna Gavalda (lu par Rachel Arditi, Gregori Baquet, Stéphane Boucher et Chloé Lambert)

J’ai rencontré Anna Gavalda il y a longtemps avec « Je voudrai que quelqu’un m’attende quelque part », des nouvelles que j’avais beaucoup aimées. Ce recueil de 7 nouvelles raconte des tranches de vies et je dois commencer par dire qu’elles sont extrêmement bien lues par les différents acteurs qui font vraiment vivre les textes.

J’ai beaucoup aimé la première, « L’amour courtois » particulièrement bien lue et qui a mon avis se prête particulièrement à la version audio car le language est très parlé et ça apporte un vrai plus. L’histoire d’une jeune femme qui a du mal à se laisser approcher par les autres.

Dans « La maquisarde », c’est une histoire très touchante d’une jeune mère, veuve qui a du mal à se remettre et qui boit trop, qui rencontre une autre jeune femme.

Dans « Happy Meal », un homme raconte le calvaire d’être obligé d’aller au MacDo pour faire plaisir à une jeune personne.

Dans « Mes points de vie », c’est l’histoire d’un homme qui est convoqué par la directrice de l’école de son fils et qui va prendre une leçon de vie.

Et dans « Un garçon », c’est un jeune homme qui rentre en train d’un weekend alcoolisé et qui revient sur sa jeunesse.

J’ai aimé la plupart de ces nouvelles qui ne sont pas toutes égales et qui sont assez différentes, mais je n’ai pas du tout accroché à celle qui s’appelle « Le fantassin » auquel je ne comprenais rien 😉 et que j’ai abandonnée.

Elles ont pour thématique l’amour, que ce soit l’amour filial ou des relations amoureuses, qu’elles soient heureuses ou contrariées.

par Sylire : cliquez sur son nom pour voir son avis.

 Chez Sylire

catégorie « objet » pour ma ligne audio

La maison de la plage : Séverine Vidal et Victor L.Pinel

Résumé de l’éditeur : « Une maison familiale en bord de mer. Le récit suit ses habitants, à trois périodes différentes (de nos jours, en 1968 et en 1960). Des liens forts et sensibles existent entre eux, traces laissées par les uns s’imprimant dans les vies des autres.
Julie, une trentenaire parisienne, revient avec sa cousine Coline dans la maison de famille, en Loire-Atlantique. Elle a perdu son compagnon quelques mois auparavant. Elle est enceinte de sept mois et demi. Julie et Coline attendent le reste de la famille. Tout le monde se réunit dans la maison de la plage parce que l’oncle Albert souhaite la vendre pour récupérer sa part. Du récit, se dégage une atmosphère de vacances avec ses grandes tablées familiales, ponctuées de blagues, de discussions teintées de nostalgie puisque tous croient passer leur dernier été à la maison de la plage. Julie a une relation assez particulière avec cette maison. Sa chambre est repeinte en jaune, à l’exception d’un petit carré caché derrière un miroir, où l’ancien papier peint des années 60 a été conservé. Elle se souvient que sa grand-mère, Lucette, aujourd’hui décédée, lui avait fait promettre, si elle voulait un jour repeindre la chambre  ; de ne surtout jamais toucher à ce petit carré derrière le miroir. Cette promesse est la clé de ce récit familial et intimiste… »

*

Cette BD commence comme une histoire de famille, autour d’une maison de vacances, la maison des grands-parents. Le fait que l’un des frères veuille vendre la maison crée des tensions dans la famille car tout le monde est attaché au lieu et aux souvenirs. Il y a beaucoup d’émotions liées à certains évènements dramatiques dans les vies des uns et des autres mais aussi beaucoup de joies dans les souvenirs évoqués.

Il y a aussi un petit mystère autour de la promesse que la grand-mère a faite dès l’achat de cette maison de ne pas changer un pan de la tapisserie d’une des chambres.

La deuxième partie de la BD change d’époque et raconte la vie d’une des habitantes de la maison de la plage avant qu’elle appartienne à la famille de la première partie. Et c’est une autre histoire d’enfance très touchante qui est racontée.

Je pensais lire une bande dessinée un peu légère sur une histoire d’été et c’est une histoire beaucoup plus profonde et émouvante. J’ai aimé l’ambiance, les dessins et les couleurs et je vous recommande cet album.

Album repéré chez Jérôme.

La brigade des cauchemars (T1 Sarah / T2 Nicolas / T3 Esteban / T 4 Mélissandre) : Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (Billet avec Bastien)

Avec Bastien, nous avons lu ces 4 albums les uns après les autres alors c’est difficile quelques temps après de savoir avec certitude ce qui pourrait vous spoiler ou pas alors je vais essayer de ne pas en dire trop sur les tomes 2 à 4 et juste vous planter les décors du tome 1.

Tristan et Esteban sont deux adolescents qui vivent ensemble avec le Professeur Angus, le père de Tristan, qui est en fauteuil roulant, et le père adoptif de Esteban qu’il a recueilli après la mort de ses parents. Ils vivent dans une clinique assez particulière car elle s’occupe de problèmes de sommeil de jeunes ou plus exactement, de problèmes de cauchemars.

Le Professeur Angus va plus loin que l’aspect médical dans sa clinique car il a trouvé une technologie qui permet de rentrer dans les cauchemars des jeunes malades et en réalité, Esteban et Tristan forment la  « Brigade des cauchemars ». Ils pénètrent dans les rêves où ils peuvent circuler comme dans la vraie vie… mais où ils ont des super pouvoirs! Leur objectif est de découvrir ce qui est la cause de cette souffrance pour les patients.

Dans ce premier tome, ils vont aider Sarah en la libérant de son cauchemar et elle sera ensuite présente et même membre de la Brigade avec les garçons dans les tomes suivants.

Il y a beaucoup de mystère dans ces albums. Tout d’abord, il y a le côté complètement loufoque et décalé des cauchemars avec de nombreux rebondissements. Mais il y a aussi beaucoup de mystère autour de la clinique. Le Professeur cache quelque chose et Esteban se pose beaucoup de questions sur ses origines…

J’ai bien aimé cette série jeunesse, peut-être parce que je l’ai lue d’une traite et que je n’ai pas eu le temps de ma lasser, je vous conseille d’avoir les 4 tomes disponibles sous la main!

Voici l’avis de Bastien (11 ans) tapé tout seul sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

J’ai adoré cette série de (pour l’instant) 4 tomes, qui nous fait plonger dans l’univers sombre et obscure des cauchemars, pour découvrir des monstres dont nous n’avons même pas idée, pauvre humains que nous sommes… Bon, en vrai, c’est moins glauque, mais ça commence quand même assez mal : Tristan, lycéen bloqué dans un fauteuil roulant pour « une certaine raison », se fait traiter de « boite de conserve », mais est défendu par Esteban, frère adoptif de Tristan, retrouvé amnésique dans la forêt qui entoure… la clinique des cauchemars ! Elle est gérée par Albert Angus, le père de Tristan et d’Esteban, et (petit spoiler, mais tout petit) leur permet de rentrer dans les rêves ! À eux deux, Tristan et Esteban forment la Brigade des Cauchemars dont le but est de guérir les gens de leurs cauchemars. Mais dans le tome 2, ils seront rejoint par une autre personne. Outre les sauvetages dans les rêves, Esteban et cette personne mystérieuse (indice : c’est une fille) vont partir à la recherche de leurs origines… Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense !

  chez Stephie

catégorie « gros mot » de ma ligne BD

La vérité sort de la bouche de Bastien

Bastien a 11 ans et 3 mois et la vérité sort toujours de sa bouche ;-)

« Essaie d’utiliser la molette de la souris ! Y a rien à « moleter » sur cette page ? »

*

« Les enfants sont pas faits pour aller au collège toute la journée !

Son père lui fait remarquer : » Parce que tu crois que les adultes sont faits pour aller au travail ?

-Ah ça c’est votre problème : c’est à vous de vous révolter ! Les enfants ne vont pas s’occuper de ça pour vous ! »

*

Après Noël, Bastien regarde sur le Bon Coin pour s’acheter des Lego avec l’argent qu’il a eu en cadeau : « Ça s’est intéressant, c’est pas donné mais je suis riche ! « 

*

Le soir, avec Bastien je lis le tome 2 de Harry Potter. C’est la première fois que je le lis en français et je lis les noms des personnages à l’anglaise mais ça ne plaît pas du tout à Bastien, surtout quand je lis « Weasley » en disant « WIZLI » mais le pire c’est « Gildroy Lockhart » car je dis « DJILDROÏ » alors que dans sa tête il avait lu GUILDROI !

*

Des garçons de la classe de Bastien ont tapé un garçon avec qui Bastien était en primaire. Ce garçon ne voulait pas dire qui lui avait fait ça mais Bastien et deux de ses meilleurs copains avaient vu ce qui s’était passé.
Le hasard a voulu que dans le cadre de la préparation à la semaine de la lutte contre le harcèlement, des affiches avaient été postées et ils ont lu le message « Témoigner ce n’est pas balancer ! » et ça les a motivé pour aller parler à la vie scolaire. Ça, et le fait que la victime avait déjà manqué des cours en primaire parce qu’il avait fait de la phobie scolaire en CM2 et ils avaient peur que ça recommence pour lui cette année…
Je suis fière de mon fils !

Dans sa classe Bastien a deux très bons copains qui s’appellent tous les deux Lucas et quand il parle d’eux, il dit « les Lucas ».

*

A peine sa marraine lui a offert  » L’Ickabog » de J.K. Rowling qu’il le dévore (il l’avait fini le lendemain midi!)

Faire le plein de mangas et prendre une position de lecture improbable dans le fauteuil de sa maman pour lire !

Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

Bon, on est parti pour « métro-boulot-dodo » avec ce couvre-feu à 18h… Je ne trainais pas beaucoup après 18h mais comme je rentre en général vers 17h50 chez moi ça veut dire plus de courses non plus… Mais comme on rentre dans la période des conseils de classe dans mon collège (on est en semestres), je ne vais pas avoir plus de temps pour lire… au contraire… surtout que j’essaie de tenir mes bonnes résolutions de sport… Bref, j’espère quand même avancer dans mes projets de lecture et de billets de blog!

Quel est le programme cette semaine?

Demain lundi 18 janvier, il y aura le billet mensuel des petites phrases de Bastien.

Mercredi 20 janvier, vous pourrez lire mon avis sur les 4 tomes de la BD jeunesse « La brigade des cauchemars », un billet à quatre mains avec Bastien pour le rendez-vous de la BD de la semaine.

Vendredi 22 janvier, je vous parlerai de la jolie BD « La maison de la plage ».

Et enfin, dimanche 24 janvier, ce sera un billet sur la lecture audio de « Fendre l’armure ».

En ce moment, avec les yeux, je finis « You can’t keep a good woman down » (non traduit) de Alice Walker (pour l’African American History Month challenge) et avec les oreilles, j’audiolis Et toujours les Forêts : Sandrine Collette (Lu par François-Éric Gendron). Ma prochaine lecture papier sera « Tar Baby » de Toni Morrison pour l’African American History Month challenge et je n’ai pas encore choisi ma prochaine lecture avec les oreilles.

Je vous souhaite un bon dimanche et une bonne semaine (la meilleure possible en tout cas!) et belles lectures à tous! A bientôt!

Supers T3 Home Sweet Home / T4 Solitudes / T5 Retrouvailles : Frédéric Maupomé et Dawid

J’avais lu avec Bastien les tomes 1 et 2 de cette série jeunesse mais le tome 3 de la médiathèque avait disparu alors quand j’ai vu qu’il avait été racheté et qu’en plus les tomes 4 et 5 étaient disponibles, j’ai sauté sur l’occasion. Ces 5 tomes forment un cycle qui se termine mais si un nouveau cycle sort, Bastien est partant pour le découvrir car il a beaucoup aimé cette série.

C’est compliqué de parler des tomes d’une série sans dévoiler des choses qui seraient dans les premiers ou dans le suivants…

Voici le résumé de l’éditeur pour le tome 3 : « À la fin du second tome, nous avions laissé Mat, Lili et Benji en mauvaise posture… Effrayés par la perspective d’une enquête des services sociaux, les enfants se sont volatilisés. Et c’est à présent la police qui se met à leur recherche. Tandis que ses collègues considèrent la fratrie comme une bande de voyous dangereux, l’inspecteur Lesec tente d’aider les jeunes super-héros. Livrés à eux-mêmes, Mat, Lili et Benji, peuvent heureusement compter sur les liens qui les unissent et quelques fortes amitiés. Mais cela sera-t-il suffisant pour échapper aux menaces qui pèsent sur eux ? »

Ce résumé donne une bonne image des trois tomes finalement (comme ça je ne dévoile rien des intrigues!).

Sous couvert d’aventures, ces albums sont beaucoup plus profonds : on y parle d’enfants livrés à eux-mêmes sans leurs parents, à la rue même. On aborde aussi les traumatismes que peuvent vivre des enfants maltraités (on pourrait faire le rapprochement avec des enfants soldats) et les enfants apprennent aussi à se faire leur propre opinion sur des gens malgré leurs à priori.

Bastien m’a plusieurs fois dit qu’il trouvait certains passages tristes ou durs et j’ai aimé le mélange des genres entre le côté presque naïf et enfantin de la jeunesse et un côté assez réaliste et riche pour les plus grands.

catégorie « aliment » (sweet = bonbon) pour ma ligne jeunesse

Les choses humaines : Karine Tuil (lu par Constance Dollé)

Résumé de l’éditeur : « Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage? »

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman qui est très actuel et qui aborde des thématiques d’actualité comme les migrants, les attentats et surtout le mouvement « me too ».

Ce que j’ai préféré c’est le questionnement et l’incertitude autour de l’accusation de viol. On se positionne tour à tour d’un côté ou de l’autre et on n’aimerait vraiment pas avoir à être juré dans ce tribunal.

Le féminisme, la déontologie journalistique, le télescopage de la « vraie vie » dans les pensées théoriques… tout cela fait que ce roman est vraiment d’une grande richesse. C’est un roman qui est loin d’être manichéen et dont on ne sort pas avec des certitudes. Personnellement, il m’a bousculée et c’est important.

J’ai trouvé les personnages extrêmement bien campés et du fait de la narration qui donne différents éclairages à chacun, on a un portrait vraiment complexe de chacun. Je félicite les lycéens d’avoir voté pour ce roman qui est loin d’être facile.

La version audio est très réussie.

Chez Sylire

2019

catégorie « être humain »

Cannibale : Didier Daeninckx

Didier Daeninckx est auteur dont j’ai déjà lu plusieurs livres et que j’ai aussi rencontré donc quand j’ai trouvé ce titre dans une boite à livres je n’ai pas hésité.

Didier Daeninckx aborde souvent des sujets à fort fond politique et c’est encore le cas ici avec un contexte historique également. Le narrateur est un vieil homme, un Kanak, qui raconte une partie de son passé qui se déroule à Paris en 1931. Il faisait partie d’un groupe d’une trentaine de Kanaks envoyés en France pour l’Exposition Coloniale. Officiellement, ils devaient représenter la culture traditionnelle de Nouvelle Calédonie mais en réalité, les officiels français vont parquer les Kanaks dans les jardins d’acclimatation du Bois de Vincennes transformés en zoo humain et vont même les faire passer pour des anthropophages.

Quand Gocéné, le narrateur, alors jeune homme, voit sa fiancée et un groupe de leur tribu être emmenés en bus pour une destination inconnue, il va partir à l’aventure dans Paris avec un compagnon d’infortune pour retrouver leurs camarades.

C’est donc à la fois un roman historique et social qui montre la position de la France vis à vis de ses colonies mais c’est aussi une aventure, presque épique, pour ces deux jeunes si éloignés de la vie française dans leur mode de vie, qui pourtant vont réussir à se débrouiller. C’est aussi une belle leçon de solidarité.

J’ai aimé ce roman qui, même s’il est très court, est très riche et vraiment percutant et qui fait mal au passé français!.

 chez Antigone

avec Nath Sci : allons voir son avis!