Voyage au pays des panneaux exotiques

Inspirée par fantômette voici un petit voyage en Asie du Sud Est … au travers de panneaux exotiques…

> Dans le métro à Bangkok. En Thaïlande, les moines sont prioritaires!

> Toujours dans le métro de Bangkok : Interdît aux vendeurs ambulants, avec leurs paniers caractéristiques.

> Dans le métro à Bangkok (mais aussi dans de nombreux transports en commun en Asie) il est interdit de transporter des « durian » qui sont des fruits qui sentent un peu (beaucoup??) le pourri…Il est précisé qu’il est aussi interdit de transporter tout autre nourriture puante…tant pis pour le camembert bien fait alors!!)

> Voici les jours et horaires de marchés dans une rue de Bangkok

> Panneau d’interdiction de cracher…sur le site d’Angkor au Cambodge…et croyez-moi ce n’est pas un luxe au Cambogde de rappeler aux gens de ne pas cracher par terre!! (beurk!)

> A Luang Prabang au Laos, les femmes-pictogrammes qui traversent la rue sont aussi gracieuses que les femmes elles-mêmes :

« Darling » de Jean Teulé

Ce livre m’a été offert par Miss Orchidée pour mon anniversaire et il est dédicacé par l’auteur !!

Darling

« Darling » est une histoire vraie romancée par Jean Teulé qui après avoir rencontré cette femme a été frappé par son histoire et a voulu la raconter. Cette biographie d’une vie est à la fois ordinaire et extraordinairement violente. Les parties biographiques racontées par Jean Teulé sont entre-coupées de dialogues entre lui et Darling.

Darling, c’est d’abord Catherine, une petite fille mal aimée (ou pas du tout) dans une famille sans émotions au fin fond de la campagne normande. Mal aimée, mal traitée… C’est ensuite une jeune fille mal dans sa peau qui n’attend qu’une chose : rencontrer un routier qui l’emmènera loin de cette vie…et qui découvre que par la C.B qu’elle installe dans sa chambre elle peut communiquer avec ses potentiels sauveurspotentiels princes charmants

Malheureusement, elle rencontre « Roméo« , un routier qui deviendra son mari et son tortionnaire

S’ensuivent des années de violences conjugales, de véritables tortures physiques et mentales, jusqu’au jour où elle fuit, littéralement : presque sans un sou, abandonnant ses trois enfants, pour survivre.

Et le cauchemar n’est pas fini, car ses enfants souffrent eux aussi atrocement auprès de leur père et c’est un très dur chemin à parcourir pour les récupérer et apprendre à vivre avec eux.

Livre poignant, révoltant, émouvant…Cette vie de malchance, de mauvais choix, d’espoirs déchus est tout simplement atroce, mais il est important de se rappeler que des femmes et des enfants vivent ce genre d’existence à côté de chez nous…

« – Le premier roman que tu vas lire, c’est celui-ci, qui raconte ta vie?

-Oui.

-Tu vas voir, c’est l’histoire d’une fille. Elle en chie drôlement…

-Puisque c’est un roman, est-ce que tu pourrais me faire belle? « 

« Zulu » de Caryl Férey

Livre lu pour la séléction du mois de novembre du Prix de ELLE, catégorie « Polar« .

Zulu

 

Caryl Férey, auteur français, situe son polar en Afrique du Sud, plus précisément à Cape Town. Il pourrait être lui-même sud africain tellement on s’y croirait : ses descriptions de la ville, du pays, des habitudes et de l’Histoire sonnent justes et apportent une atmosphère réaliste et intéressante au roman.

L’histoire elle-même est un polar à plusieurs entrées : le crime violent d’une jeune fille blanche de bonne famille qui n’avait pas une vie aussi rangée que sa famille le croyait, un trafic de drogue -très puissante et dangereuse- qui s’étend hors des quartiers « réservés » et enfin de jeunes voyous des gangs des townships. Tout cela avec des ramifications beaucoup plus étendues qui se dévoilent à mesure que le roman avance. On entre même dans le passé sombre de l’Afrique du Sud, des tortures et expérimentations. 

Les personnages des policiers ont tous des caractères bien marqués. Ils sont bien dépeints avec leurs failles, et en parallèle de l’enquête, on entre un peu dans leurs vies. Ils sont attachants mais torturés par leur passé douloureux, passé personnel étroitement lié au passé de leur pays. Le capitaine Ali Neuman -le Zoulou– en particulier, doit vivre avec des souvenirs insupportables de son enfance et une mère âgée et indépendante qui s’implique beaucoup trop à son goût dans les townships.

Au niveau de l’action : âmes sensibles s’accrocher ! Il y a beaucoup de violence, des scènes très dures qui feraient fermer les yeux au cinéma… Cependant, vu le contexte (gangs, drogues, tortures…) cette violence est logique et sert le récit, d’autant que personne ne sort indemne. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas une histoire qui finit bien ! Bon polar, accrocheur et très documenté sur l’Afrique du Sud. Roman très noir, par le sang versé et par les thèmes abordés.

 

« L’affaire road hill house » de Kate Summerscale

 

 

 

Livre lu pour la séléction du mois de novembre du Prix de ELLE, catégorie « Documentaire ».

 

 

 

A la base de ce documentaire, il y a l’étude du meurtre sordide d’un petit garçon de 3 ans dans une famille bourgeoise de l’Angleterre Victorienne. N’importe qui –famille ou domestiques- aurait pu commettre ce crime. On pénètre alors dans le mystère de la famille et de la maison du 19ème siècle, jusque là très fermées. On suit l’enquête policière au fur et à mesure.

 

Le livre s’appelle « L’affaire de road hill house » mais il aurait pu s’appeler « La presse et les histoires criminelles en Grande Bretagne au 19ème siècle. » ou « De l’influence des détectives de l’époque Victorienne sur la naissance du roman policier en Angleterre. » En effet, l’auteur avait des choses à dire sur les trois sujets mais n’a pas su choisir et au lieu d’écrire trois livres, elle a voulu tout traiter dans un seul

 

Personnellement, cela m’a beaucoup gênée. J’ai trouvé que cela manquait d’unité : on nous parle d’abord d’un crime réel et de l’enquête qui en découle mais des affaires criminelles romancées et des personnages fictifs inspirés de ces faits s’y imbriquent. Puis, se greffe l’étude de l’essor de la presse anglaise à cette époque autour de la passion des lecteurs pour les affaires criminelles.

 

Tous ces thèmes sont intéressants. Cela m’a donné envie de relire Dickens entre autres, et cela apporte un éclairage très intéressant sur la presse britannique actuelle. Mais j’ai trouvé cela très gênant de passer des faits réels aux personnages de romans. Surtout quand cela n’apporte rien au récit :

Page 241 : « Whicher et Williamson rejoignirent Londres le lendemain […] Dans la dernière livraison de All the Year Round, le héros de La Dame en blanc terminait aussi ses investigations à la campagne. L’épisode se concluait ainsi : « Une demi-heure plus tard, l’express m’emportait vers Londres. »

 

De plus, le souci d’exactitude, quand l’auteur parle de l’enquête réelle, quand elle rentre dans des détails pas forcément intéressants, est parfois pénible.

 

J’ai été déçue et j’ai fini par lire le livre en diagonale pour trouver les informations concernant la résolution de l’affaire « road hill house ».

 

Challenge « Lire autour du monde »

Une idée me trotte dans la tête…

Je vous propose de commencer un nouveau Challenge en 2009 (Quoi??? Encooooore un challenge???!!!) pour le quel il faudrait lire des livres qui nous feraient voyager.

L’idée serait de trouver :

un livre dont l’histoire se passe dans un pays d’un autre continent que le notre,

un livre dont l’histoire se passe dans une ville d’un autre continent que le notre,

un livre dont l’histoire se passe dans un pays de notre continent, mais pas notre pays,

un livre dont l’histoire se passe dans une ville de notre continent, mais pas notre pays,

un récit de voyage.

5 livres, c’est tout…et les auteurs ne sont pas forcément de la nationalité des villes ou  pays évoqués, c’est le lieu de l’action qui nous importe…

Et c’est là que la difficulté commence car à part les romans avec un titre explicite, on ne sait pas toujours où se situe l’histoire…alors comment trouver les livres correspondant au challenge??

…C’est pourquoi je vous propose de « mutualiser » nos connaissances pour faire une liste pour chaque rubrique dans la quelle tout le monde pourra piocher des idées pour constituer son « Challenge Lire autour du Monde »…

Pour qu’ensuite, à partir de janvier 2009 chacun sur son blog, ou dans des commentaires, on puisse essayer de lire autour du monde, en se concoctant son propre petit voyage

Je ne sais pas si ça peut vous intéresser…(Donnez moi votre avis) Je vais commencer avec une liste de livres que j’ai déjà lu et vous pourrez la compléter avec  vos idées (soit dans les commentaires, soit par mail (« Contactez l’auteur« ), soit sur votre blog si vous voulez vous lancer avec moi) en précisant le pays et la ville concernés

Précisions  A la demande générale de Emmyne : Le challenge Lire Autour du Monde commence le 1er janvier 2009 et finit le 31 décembre 2009…un an pour 5 livres!

Mais je ne suis pas « Grand Manitou » vous êtes super libres de faire comme vous voulez, vous pouvez faire une liste pour janvier et tout changer en cours d’année …

Grand prix des lectrices de ELLE : pas de pression!

Quand on lit pour le Prix des lectrices de ELLE, il faut savoir qu’on lit un peu avec plaisir et beaucoup sous pression!

…Peut-être parce qu’il faut mettre des notes précises sur 20 selon une échelle de notation établie par ELLE (0 à 3 : très mauvais, 4 à 7 : mauvais, 8 à 10 : passable, 11 à 14 : assez bien, 15 à 17 : bien, 18 à 20 : très bien…) Personnellement, en tant que prof, je trouve que 14/20 c’est bien, et 17/20 c’est très bien, mais bon…

…Peut-être parce que dès le premier courrier, en caractère gras pour bien nous impressionner, on nous dit que nos commentaires sont envoyés aux auteurs…Est-ce pour nous faire peur, pour nous inciter à ne pas être trop méchantes? …Oups…je n’ai pas toujours été super tendre… En tout cas on peut peut-être aussi penser à la pression des auteurs qui vont recevoir 120 critiques!!

…Peut-être parce qu’un jour on reçoit un gros colis avec plein de gros livres à lire en un temps limité, qu’ils vous plaisent ou non…

…Mais surtout parce que ces livres sont accompagnés à chaque fois d’un courrier avec les mots « IMPÉRATIVEMENT » (en majuscules, en gras et souligné…) et « dernière limite » (souligné)…

Et ça, ça fait peur…surtout, quand on a plein de travail en ce moment, un club lecture et un tout nouveau blog par-dessus le marché (bon d’accord, je n’ai pas d’enfants, c’est déjà ça!) et puis qu’on part en vacances quelques jours avant la fameuse date…

Vite, Vite, il faut que je finisse le 3ème livre…

Vite, Vite, il faut que je tape mon commentaire…

Vite, Vite, Viiiiiiiiiiite…..

Club Lecture : 1ère « vraie réunion »

Hier, c’était la première « vraie réunion« .

Pas celle où je présente le club pour expliquer comment ça fonctionne.

Pas celle où je présente le premier thème de lecture commune.

Non, la première « vraie » réunion : celle où on se réunit pour parler de nos lectures

On était un peu moins nombreux car les élèves ont le droit de ne pas venir à toutes les réunions (il faut venir à au moins une réunion sur deux, c’est à dire à peu près une par mois) mais on était quand même plus de 30…J’ai présenté rapidement quelques nouveaux livres sur le thème, puis nous nous sommes installés autour de la table, je suis restée debout…comme plusieurs élèves arrivés un peu plus tard. Certains tapaient leurs fiches de lecture à l’ordinateur…

« Qui veut nous parler d’un livre qu’il a lu? »

Plusieurs mains se lèvent…de plusieurs classes différentes…Des garçons de 3ème parlent de livres de sciences fiction et de fantastique, une fille de 4ème nous parle du « Journal d’Anne Frank », un garçon nous parle de « Artémis Fowles », une fille de « Eragon », une petite fille de 6ème dit qu’elle a lu « Alice détective », un garçon de 6ème a lu une histoire dans la quelle un monde fantastique existe dans la cave de la maison, une élève de 5ème parle du « Journal d’Adèle », une autre d’une bande dessinée, une autre d’un manga…etc

On réagit : « Qui l’a lu aussi? » « Qu’en avez vous pensé? » « A qui ce livre peut-il plaire? », on échange.

Tout ça sur un ton informel et dans une ambiance détendue…Les petits écoutent les grands qui écoutent les petits quand vient leur tour…

J’ai mangé avec un lance pierre pour être prête à 12h30 et passer une heure avec eux…et bien je ne regrette pas du tout, car je n’ai pas plus vu le temps passer qu’eux et je dois dire que ça m’a beaucoup plu!

Deux mains pour le dire : Didier Jean et Zad

Manuel revient de vacances en n’ayant qu’une envie retrouver son voisin et meilleur ami Jonathan qui habite le même immeuble que lui. Malheureusement, ce dernier a déménagé pendant l’été et ils ne peuvent plus communiquer que par lettres.
La fille qui a emménagé dans l’ancien appartement de Jonathan a son âge mais elle est un peu bizarre, ne parle pas, l’ignore quand il lui parle dans un magasin… Manuel ne part donc pas avec une très bonne impression sur cette fille, jolie, mais qui lui semble un peu prétentieuse…Jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’elle est sourde.
Lisa est sourde…mais elle vit une vie presque aussi normale que celle de Manuel, à part qu’elle doit sans cesse s’adapter aux autres pour communiquer. Il y a une scène très intéressante où elle met Manuel dans sa position en l’invitant à une soirée où tous les convives sont sourds, et c’est lui qui se sent exclu et handicapé, ce qui lui fait prendre conscience de cette différence.
Roman très actuel et réaliste, qui montre qu’il faut dépasser ses a priori sur les gens, et pas seulement dans le domaine du handicap puisque Manuel apprend aussi à connaître sa vieille voisine et un autre voisin un peu excentrique. C’est un roman sur l’ouverture d’esprit.
Âge 12-15 ans

Les deux moitiés de l’amitié : Susie Morgenstern

Salah est un garçon de 12 ans, d’origine arabe, qui vit dans un appartement avec ses 6 frères et soeurs, son père ouvrier et sa mère qui ne parle pas très bien français. Sarah est une fille de 10 ans, fille unique, qui habite dans une maison de 8 pièces avec jardin avec ses parents. Elle est de religion juive.
 
Chacun de leur côté, ils s’ennuient…Jusqu’à ce que Salah appelle un numéro de téléphone au hasard dans l’annuaire et tombe sur Sarah :
 
« -Ici, c’est Salah.
 
-Salah? C’est drôle je m’appelle Sarah, c’est presque pareil que Salah… »
 
Ils deviennent amis par la voix, échangent sur leurs vies et leurs cultures respectives, abordant les sujets qui constituent leurs différences : sociales, culturelles et religieuses :
 
« -Mais qu’est ce que c’est exactement, être juif? […]
 
-[…] Et dis-moi un peu maintenant, qu’est ce que c’est d’être arabe? […]
 
-Si on savait lequel était le bon avec tous ces dieux…soupire Salah.
 
-Avec un peu de chance, c’est le même, déclara Sarah…
 
On apprend des choses sur les religions juives et musulmanes, il y a aussi une réflexion sur l’amitié en général:
 
« -Alors, comment trouve-t-on un ami? demanda Sarah d’un air triste. Avec tous ces gens dans le monde, sur cette terre, dans cette ville, comment trouver celui qui peut devenir un ami?
 
-C’est une question de chance, le hasard, de circonstances, explique sa mère gentiment.
 
Son père ajoute :
 
-C’est peut-être de la magie, de la chimie. C’est merveilleux quand ça arrive. L’amitié, c’est un effort constant. Il faut que chacun y mette du sien pour que ça marche. »
 
L’histoire s’arrête quand les deux enfants se rencontrent. Mais on ne sait pas comment ils sont confrontés au réel…Devront-ils supporter le racisme ou à l’intolérance qui pourraient être causés par les différences qu’eux ne ressentent pas ?
 
Âge 10-14 ans
 
Thème du Club Lecture : « L’amitié malgré les différences »
 
 

Club Lecture : « L’amitié malgré les différences »

Après avoir fait quelques recherches : au hasard des rayons de bibliothèques, sur internet et sur les conseils de la documentaliste, voici une liste (non exhaustive…je pourrais la compléter si ça vous intéresse) de livres qui correspondent au thème du Club Lecture.Les élèves peuvent les emprunter et les commenter en en faisant des fiches de lectures. Il faut savoir que certains livres viennent du CDI du collège et d’autres de la médiathèque de la ville avec la quelle nous avons une sorte de partenariat cette année : le Club Lecture a « sa » carte et j’emprunte des livres que je peux ensuite prêter aux membres. Je suis très contente de cet échange car cela ouvre un peu les horizons et les choix, et la responsable de la médiathèque pense même acheter les livres du thème qu’ils n’ont pas encore, et même chose du côté de la documentaliste du collège : on sort des murs!

« L’amitié malgré les différences »
« Le garçon au pyjama rayé » James Boyne (religion)
« En pleine lucarne » Philippe Delerme (racisme)
« Mort d’un chien (ou) L’immigré » Gudule (racisme)
« Hé! Petite. » Yaël Hassan (physique)
« L’ami. » Yaël Hassan (vie de famille)
 « Deux mains pour le dire » Didier Jean et Zad (handicap)
« La cicatrice » Bruce Lowery (physique)
« Le jour où j’ai rencontré un ange » Brigitte Minne (handicap)
« Amies sans frontières » Montardre Hélène (pays et mode de vie)
« L’Amerloque » Susie Morgenstern (pays et mode de vie)
« Privée de bonbecs » de Susie Morgenstern et Mayah Gauthier (maladie)
« Les deux moitiés de l’amitié » Susie Morgenstern (religion)
« Le Royaume de Kensuké » Michael Morpurgo (pays et âge)
« La vie, en gros » Mikaël Ollivier (physique)
« Différents » Maryvonne Rippert (sexualité et racisme)
« David l’étrange » Veronica Robinson (handicap)
« Une difficile amitié » Marilyn Sachs (religion)
« L’ami retrouvé » Fred Uhlman (religion)
« Le temps d’une averse » Marie Sophie Vermot (handicap)
« L’histoire d’Helen Keller » Lorena A Hickok (handicap)