Autoportrait d’une lectrice

Saxaoul reprend un petit questionnaire qui, sur une idée de faelys, dévoile un peu notre personnalité de lecteur / lectrice.

A vous de vous présenter en portrait de lecteur et à ajouter une question à chaque fois (vous pouvez le faire sur votre blog (laisser moi un lien, je suis très curieuse…) ou dans les commentaires si vous n’avez pas de blog (je suis toujours aussi curieuse 😉

Plutôt « corne » ou « marque-page »?

Absolument marque-page… Je ne peux me résoudre à corner une page, si je n’ai pas de vrai marque-page (mais il en traîne partout dans la maison), je trouve toujours un petit papier.

Je ne peux pas non plus écrire dans un livre : je marque aussi les pages où il y a des passages qui m’interpellent avec des petits bouts de papiers déchirés et cet été, en voyage en Asie, je lisais « L’usage du monde » de Nicolas Bouvier et je n’avais rien sous la main, alors entre la peste et le choléra, j’ai choisi de corner les pages…mais ça m’a un peu fait mal au coeur 😉

As tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui, ça m’arrive très souvent : soit parce que je réclame (je sais, c’est pas bien de réclamer un cadeau!), soit parce que les gens savent que j’aime lire! J’aime quand on m’offre un livre qu’on a aimé (même si ça ne garanti pas que je vais l’aimer, mais il y a une idée de transmission que j’apprécie).

Lis tu dans ton bain?

Je ne prends pas souvent de bain (Attention : je suis quand même propre, je prends des douches!!) mais quand j’en prends c’est plus pour me détendre que pour me laver alors, oui, j’aime lire dans mon bain! (Mais je fais très attention à ne pas le faire tomber! Je mets d’ailleurs toujours la serviette à portée de main!)

As-tu déjà pensé à écrire un livre?

Non, je m’en sais incapable. J’ai écrit des poèmes étant plus jeune (que je ne renie pas, il y en  même que je trouve encore très bons mais c’est une autre vie). J’admire beaucoup ceux qui écrivent bien, mais je n’aime pas les livres mal écrits, alors je préfère rester une bonne lectrice!

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes?

Quand on accroche à une série, on veut tout lire…tout de suite! Quand j’étais jeune, au collège j’ai dévoré Henry Troyat (« Les Eyglétières », « Les semailles et les moissons », « Viou ») et Marcel Pagnol, puis plus grande, j’ai dévoré « Les chroniques de San Fransisco » et plus tard les « Harry Potter », et récemment « Monster » et  « Uglies »…Bref, en fait je suis une proie facile pour les séries! Mais en général, je me force à lire autre chose entre deux tomes, pour ne pas tout finir trop vite et aussi pour ne pas me lasser.

As tu un livre culte?

« The Color Purple » (« La couleur pourpre ») de Alice Walker… J’ai tellement aimé ce livre qu’il a fait partie de mon travail de recherche en DEA. Je l’ai lu et relu…

Aimes tu relire?

Et bien, non! J’ai parfois envie de relire…(en ce moment, j’ai envie de relire « High Fidelity » de Nick Hornby par exemple), mais il y a tellement de nouveaux livres que j’ai envie de lire et aussi, j’ai toujours un peu peur d’être déçue, car finalement un livre correspond à une époque de notre vie…

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimé?

Je n’ai jamais rencontré d’auteurs…et j’avoue que je ne saurai pas vraiment quoi leur dire (à part « J’aime beaucoup ce que vous écrivez »…) Je ne cours pas après les dédicaces, et je suis un peu intimidée (même si je ne suis pas du tout timide) quand j’ai peur de passer pour une idiote 😉 Peut-être que si je vais au salon du livre cette année pour le Prix de ELLE je pourrai mieux répondre à cette question…

Aimes-tu parler de tes lectures?

OUI! Pourquoi croyez vous que je suis là sur ce blog, après avoir été une commentatrice sur les blogs des autres et une participante à un forum, ou une animatrice dans un club lecture???…je suis BAVARDE…

Comment choisis tu tes livres?

J’aime les conseils des « vrai gens », donc : mes amis et les  blogs sont mes premières inspirations, et puis quand j’ai aimé un auteur je le suis un peu…

Une lecture inavouable?

Je ne vois rien, à part les Barbara Cartland et les Collections Arlequin que je lisais quand j’étais adolescente…Mais il y a prescription!

Des endroits préférés pour lire?

Mon lit, le soir évidemment, et l’après-midi aussi…Si je fais « une sieste » je ne dors pas souvent  mais par contre je lis pas mal et ça me repose aussi! Les moyens de transports (tous : voiture, train, avion, car, bateau).

Un livre idéal pour toi serait :

Un livre bien écrit, une histoire accrocheuse, des personnages auxquels on s’attache, et qui fait un peu réfléchir sans pour autant être « dur » à lire (pas prise de tête quoi!) ni simpliste.

Lire par dessus l’épaule?

Si c’est lire le contenu du livre, je n’aime ni le faire, ni qu’on me le fasse…Mais jeter un petit coup d’oeil pour voir le titre du livre lu par un inconnu : oui, je le fais souvent!

Télé, jeux vidéos ou livre:

Pas du tout jeux vidéos, un peu télé, beaucoup livre et trop internet!

Lire et manger?

Très souvent! D’ailleurs un de mes moments privilégiés de lecture, c’est le petit déjeuner où pendant environ 45 minutes, je lis tranquillement de façon assez intense tout en mangeant et buvant mon café! Et je n’aime pas trop manger seule en public et dans ce cas j’aime autant avoir un livre avec moi.

Lecture en musique, en silence, peu importe?

Peu importe du moment que ce n’est pas trop fort. Je peux même lire devant la télé…

La question en plus de saxaoul : Lire un livre électronique ?

Ça ne m’attire pas du tout, d’abord parce que j’ai besoin de l’objet livre, et puis aussi parce que je ne suis pas du tout fascinée par les nouvelles technologies!

La question en plus de keltia : Le premier livre qui a déclenché votre passion pour la lecture (du moins le premier dont vous vous rappelez) :

« Ben  est amoureux d’Anna » de Peter Härtling (que j’ai lu vers 7 ans je crois…mon premier vrai roman, que j’ai encore et dont je me souviens très bien…tiens, c’est malin, j’ai envie de le relire!)

La question en plus de keisha : Le livre vous tombe des mains : aller jusqu’au bout ou pas?

A priori, je me force un peu…mais pas trop…Si c’est un livre que j’ai « envie d’aimer » je lui laisse une 2ème (voir une 3ème) chance à un autre moment, mais j’abandonne si je n’accroche pas sur le moment.

Ma question en plus : Quelles sont vos petites manies autour de la lecture ?

J’ai (comme beaucoup) un carnet dans le quel je note mes envies de lectures, mais j’ai aussi depuis 2000 un autre carnet sur lequel je note tous les livres que j’ai lu chaque année en les numérotant. Je note aussi dans mon agenda le titre et l’auteur à la page du jour où j’ai fini de lire ce livre, et depuis l’année dernière je note les pays des auteurs que j’ai lu et le nombre de BD et de livres jeunesse que j’ai lu…

Ça sert à quoi? A rien! C’est pour ça que ça s’appelle une manie 😉

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« Les yeux jaunes du crocodile » de Katherine Pancol

Livre offert à Noël dernier par Virginie et lu dans le cadre du défi  » Le Nom de la Rose ».

Une saga familiale, ou plutôt les histoires personnelles croisées de plusieurs personnes d’une même famille, et leur évolution individuelle, et les uns par rapport aux autres.

Des histoires de couples, la façon dont les gens construisent leur bonheur ou leur malheur.

Une femme quittée rebondit et reprend le contrôle de sa vie en reprenant confiance en elle, une autre, sa soeur, qui « a tout pour être heureuse » qui vit en réalité dans un ennui profond qu’elle cherche à combler sans états d’âme…et plein d’autres personnages qui sont brossés avec justesse et réalisme.

Ils sont touchants, énervants, aimables ou détestable. Ils sont proches de nous, même s’ils sont parfois un peu manichéens, et que leur évolution va un peu trop vite

Bien écrit et fluide, sympathique et distrayant.

Au fait (ça n’a pas grand intérêt) mais sur la photo « Contactez l’auteur » sur le blog…c’est le livre que je suis en train de lire…sur le Mékong!

« L’élégance du hérisson » de Muriel Barbery

Offert à Noël dernier par Madeleine et lu dans le cadre du défi « Le Nom de la Rose ».

L’année dernière tout le monde parlait de ce roman, on me l’a offert et j’avais vraiment envie de le découvrir

Mais je n’ai pas accroché… Je l’ai trouvé bavard et prétentieux. J’ai même trouvé que le personnage de la concierge était méprisant pour les personnes modestes et les propos pseudo-philosophiques m’ont donnés l’impression que l’auteur voulait nous en « mettre plein la vue »

Je n’ai apprécié que la fin, quand la concierge commence se sentir un peu moins supérieure et devient plus humaine…

J’ai été déçue de ne pas aimer car des gens que j’estime ont beaucoup aimé…

Allez voir chez Quoi de 9 Cécile : je suis d’accord avec ce qu’elle dit (beaucoup mieux que moi) sur ce livre!

« La bâtarde d’Istanbul » de Elif Shafak

Offert à Noël dernier par mon papa parce que je suis allée à Istanbul, et lu dans le cadre du défi « Le Nom de la Rose »

C’est l’histoire d’une famille à Istanbul dans la Turquie d’aujourd’hui et en parallèle celle d’une famille d’Arméniens aux Etats Unis.

C’est aussi l’histoire du passé douloureux entre les Turcs et les Arméniens car les deux familles issues des deux communautés sont amenées à se croiser et se rencontrer. Elles portent un regard différent sur un passé qu’elles partagent mais découvrent aussi leurs différences et leurs points communs.

C’est surtout un roman de femmes kaléidoscope de toutes les personnalités que l’on peut trouver en Turquie : des plus religieuses aux plus libres.

Roman chaleureux, mystérieux, instructif et plein d’ouverture d’esprit.

Et puis on voyage aussi au pays des parfums et des saveurs… la cuisine étant en lien entre ces femmes.

« L’enfant Océan » de Jean-Claude Mourlevat

Le fait d’aller au théâtre voir une histoire du petit Poucet m’a fait penser à un livre que j’ai lu cette année pour le Challenge ABC, offert par Fanfan et Stéph pour mon anniversaire.

« L’enfant Océan » est une réécriture du Petit Poucet dans la société actuelle. Les sept garçons malheureux d’une famille modeste s’enfuient  de chez eux avec pour but de rejoindre l’océan.

Le récit est constitué des témoignages de gens qui ont participés de près ou de loin à cette fuite (les frères,  l’assistante sociale, un routier qui les a pris en stop, un gendarme…). On suit donc cette espèce de « road movie » à partir de points de vue différents.

C’est une histoire à la fois drôle et émouvante et très actuelle dans son récit.

Age :10-12 ans

Miss Crumble : « Crumble aux pommes et au gingembre confit »

Opération chirurgicale :

AVANT

APRÈS

Ingrédients  (les fruits :  5 ou 6 pommes épluchées et coupées en morceaux (pas trop petits)  / 150 gr de gigembre confit / la pâte : 150 gr de farine / 100 gr de sucre en poudre / 100 gr de beurre à température ambiante (surtout pas fondu!) (moi j’utilise toujours du beurre demi-sel…c’est peut-être le petit secret!!)

TH 6-7

> Couper le gingembre confit en tout petits morceaux.

> Dans le plat au four, mélanger les pommes et le gingembre.

> Dans un bol, mélanger la farine et le sucre en poudre.

> Dans le même bol, couper le beurre en petits morceaux et mélanger au reste… (pour faire la pâte aller )

> Mettre la pâte sur les fruits et faire cuire 25-30 mn (jusqu’à ce que ce soit doré.)

Variation autour d’un muffin : « muffins aux figues et aux amandes »

Le Goûteur Officiel adoooore les figues séchées, et il semble beaucoup aimer mes muffins, alors ça m’a donné une idée…

Opération chirurgicale :

AVANT :

APRÈS :

Ingrédients : 300 gr de farine / 1 sachet de levure chimique / 100 gr de sucre en poudre / 1 pincée de sel / 25 cl de lait / 2 oeufs / 75 gr de beurre [ça c’est la base] / 200 gr de figues sèches/ 1 sachet de sucre vanillé / 100gr d’amandes effilées [ça c’est la variation]

Four Th 6-7

> Couper les queues et la base un peu dure des figues, puis les couper en petits morceaux.

> Dans un grand bol, mélanger la farine, la levure, le sucre, le sucre vanillé, le sel et les amandes effilées et les petits morceaux de figues (avec les doigts, bien les séparer).

> Dans un bol, faire fondre le beurre, ajouter les 2 oeufs (battre) et le lait.

> Puis mélanger bien tous les ingrédients et verser la préparation dans les moules à muffins.

> Mettre au four 20-25mn en surveillant.

> Les retirer des moules et les laisser refroidir sur la grille.

Avec ces quantités, j’ai rempli 12 moules silicone « coeurs » bien remplis et 6 moules silicone « muffins » peu remplis.

Le Goûteur officiel a approuvé cette nouvelle recette!

« Le temps d’une averse » de Marie Sophie Vermot

Rose, une adolescente comme les autres (un peu râleuse…), est envoyée par sa mère sur une île assez sauvage, pour passer des vacances sans elle chez Angèle et sa fille Léa.

Léa est la hantise de Rose car elle est à mille lieux de sa vie : elle est handicapée mentale. Rose ne peut même pas imaginer qu’elle puisse partager quoi que ce soit avec cette « folle », cette « débile ».

Et puis les vacances avancent, avec Tom, le jeune garçon de 10 ans, insouciant et naturel qui parle de la même manière à Rose et à Léa, avec la patience d’Angèle, la maman de Léa et avec Rose qui s’ouvre petit à petit à cette jeune fille pas comme les autres.

Léa, qui malgré ses retards, ses difficultés et ses peurs, n’est pas une coquille vide…

« Quand elle est arrivée sur l’île, elle se disait que Léa ne pouvait pas réfléchir, que son idiotie devait paralyser la plupart de ses facultés. Quand on la regarde, elle si bizarre, si lourde, si bancale! Et pourtant, ce que les autres ne voient pas, c’est son désir de franchir les limites de sa faiblesse. Sa force. » Page 59

Mais ce roman, c’est aussi l’histoire de Rose qui grandit, qui évolue le temps d’un été. Elle se pose beaucoup de questions sur sa vision des choses et sur ses propres peurs.

« Rose la regarde. Elle se croyait la plus forte, celle qui donne des leçons. Elle se découvre une enfant dans les yeux de Léa. » Page 103

Et elle découvre qu’au cours de cet été -« le temps d’une averse »- elle est devenue amie avec Léa et qu’elle a beaucoup appris.

« Léa a compris. L’idiote a su saisir la nuance. Maintenant, elles sont à égalité. L’eau contre le feu. Un combat qu’elles sont à même de livrer, avec des armes très différentes, mais dont elles peuvent espérer, l’une et l’autre sortir victorieuses. » Page 107

Ce roman au langage franc et réel permet de montrer les sentiments mêlés de peur, de dégoût et d’innocence aussi que peuvent ressentir les adolescents (et les adultes?…sans doute…) face aux différences. Ce n’est pas mièvre du tout.

Belle introspection, et belle description des paysages aussi.

J’ai lu ce roman jeunesse dans le cadre du thème « L’amitié malgré les différences » du Club Lecture.

Je le conseillerais pour les 13-16 ans.

Le « de quoi j’m’emmêle » tag …

Je traîne de temps en temps mes guêtres (limite je commence pas à squatter les coms) du côté du blog à trois têtes De quoi j’m’emmêle découvert en même temps que « Renée-la lectrice du prix de Elle-qu’a pas de chance avec la Poste » qui écrit avec ses copine DQJM et Hortense.

C’est donc sur ce blog que j’ai découvert un petit tag qu’Hortense avait elle-même découvert chez Sublimette, tag qui s’appellerait « Tag Putafrange Sublime » mais comme quelqu’un l’a souligné dans les commentaires de « De quoi j’m’emmêle » : « je n’ai pas de frange moi! » alors, j’ai envie de le rebaptiser « De quoi j’m’emmêle » tag.

Bref…Hortense s’est auto-tagguée, elle a tagguée DQJM et Renée…et moi…pfff…Je me suis auto-taguée aussi!

Votre juron préféré en voiture :

Dans mon bolide ma kangoo…quand je suis très énervée, c’est « GROS CO**ARD! » (en insistant sur le « CO ») et puis parfois « Mais p**ain, tu vas avancer, oui?! » (je vous rappelle que j’ai pris une prune à 96 km/h rabaissée à 91…) mais malheureusement, je roule un peu comme un chauffard…(ça c’est l’homme-qui-est-parfois-mon-passager qui le dit!) (** : si mes neveux passent sur le blog je voudrais qu’ils continuent à croire que je suis parfaite…cool mais polie 😉

La dernière fois que vous avez trop bu :

Au moment où j’écris ces lignes, je ne me rappelle plus…A ma décharge, même quand je bois peu, je suis vite saoule…et mes amis diraient sûrement… »à chaque fois qu’elle boit« …D’ici à ce que je poste ce billet, je me serai peut-être mémorablement saoulée…et je serai honnête!) Ce qui est sûr c’est que j’ai l’alcool gai : je ris, je parle, je danse…plus que d’habitude…mais parfois, les non-initiés pourraient croire que je suis saoule alors qu’en fait…non…

Edit Bon, samedi soir au restau, on a pris une bouteille pour deux, j’étais fatiguée, j’étais peut-être un peu  assez pompette…

Dans Sex and the city, vous vous identifiez à…

Je ne sais pas trop…mais je dirais…un savant mélange des 4 De la plus coincée à la plus libérée…

Vous pourriez y passer des heures

A lire…(et ça… je le fais déjà!), à parler au téléphone avec Bulise la fantômette… (et ça…  je le fais déjà! Au fait, ça me fait penser qu’on s’est déjà pris une mini-cuite au téléphone toutes les deux!), à traîner sur internet (et ça…  je le fais déjà! QUI A INVENTÉ LES BLOGS???)…

Votre phrase fétiche

« C’est vrai? » quand l’Homme me dit quelque chose, j’ai toujours besoin d’une confirmation! (Surtout pour les trucs gentils…genre je le crois pas…)

« Very good! » avec enthousiasme à mes élèves pour les valoriser (même si c’est pas terrible!)

« Ça M’É-ner-ve! » (y a souvent un truc qui m’énerve!)

Et je ne le dis pas souvent, mais j’adore cette expression transmise pas Bulise : « Ça tue sa mémé! »

Vous vous regardez dans le miroir et vous vous dites

Selon les jours…« Oh non! C’est moi, ça?! » ou « Oh…ça va aujourd’hui » … (souvent femme varie)

Si vous deviez choisir (un homme!)

D’abord, le mien est trés bien et je compte bien le garder longtemps!

Mais si on remonte un peu à ma chambre de jeune fille, voilà qui il y avait aux murs :

Arthur Rimbaud  Jim Morisson

mais maintenant, je ne dirais dans doute pas non à Johnny Depp

ni à Harry Roselmack  ni à George Clooney

ou à   Vincent Cassel

On vous confond souvent avec …

Je ne suis pas fière de l’avouer (mais en même temps le jour où on me l’a dit, l’Homme-qui-mange-au-restaurant-avec-moi était là…alors le mal est fait…)

Dans un restau, la patronne très chaleureuse et limite un peu envahissante (Orchidée tu vois de qui je parle?) m’a fait remarquer que je lui faisais penser à …Véronique Genest (Julie Lescaut) parce que j’avais la même couleur de cheveux et un petit cheveu sur la langue et que j’étais très souriante (alors, d’abord, j’ai les cheveux « acajou rouge » moi et puis ensuite avant ce jour, je ne savais même pas que j’avais un cheveux sur la langue et maintenant je n’entends que ça… mais bon, pour le fait d’être souriante, je suis d’accord!)

J’aurai préféré Monica Belluchi ou Sophie Marceau…mais bon…


À votre dîner idéal, vous réunissez

TOUS mes amis (en même temps ça peut être risqué, ça, non?) en plus plus il y a de monde, moins on parle aux gens…Non, je ferais plein de petits dîners idéaux…Ah si…si je pouvais dîner avec mon grand-père Fernand (que je n’ai pas connu) avec qui, parait-il, j’aurai sans doute eu plein de points communs…

Un petit creux dans la nuit

Pain + beurre demi-sel…j’ai des goûts simples

En mode, vous vous damneriez pour

Des bottes en cuir à talon plat super belles et qui iraient à mes grand pieds et à mes mollets d’éléphant heu…à mes pieds proportionnels à ma taille mannequin et à mes mollets galbés et musclés…

Un jean « tu rentres dedans et il donne l’impression que tu fais trois tailles de moins »! 

En boucle dans mon Ipod

D’abord, je suis top-ringarde : j’ai pas d’Ipod… Ensuite, j’écoute pas vraiment en boucle…

Aujour’hui, j’ai mis une « feel good song » … je vous encourage à aller faire un tour catégorie Musique…mais c’est trop dur d’en choisir comme ça quelques unes là maintenant. Chaque jour la play list pourrait changer!

« Le garçon au pyjama rayé » (« The boy in the striped pyjamas ») de James Boyne

Livre jeunesse prêté par Orchidée, et lu en anglais.

La quatrième de couverture de l’édition anglaise est très intéressante. Il est écrit (je fais moi-même la traduction) « L’histoire est très difficile à décrire. D’habitude, on donne des indices à propos du livre sur la couverture, mais dans ce cas nous pensons que cela gâcherait la lecture. Nous pensons qu’il est important que vous commenciez à lire ce livre sans savoir de quoi il s’agit. » Il est aussi précisé que « nous accompagnerons un garçon de neuf ans qui s’appelle Bruno (bien que ce ne soit pas un livre pour les enfants de neuf ans.) »

A mon avis, sans raconter exactement ce qui se passe dans le livre, il faut malgré tout absolument être déjà bien informé sur la deuxième guerre mondiale, le nazisme et les camps de concentration pour comprendre et apprécier le message de ce roman à sa juste valeur. Pour les jeunes français, cela correspond au programme d’histoire du milieu de la classe de 3ème, c’est à dire vers 14 ans, ce qui me parait aussi un âge auquel ils peuvent aborder le sujet avec plus de réflexion.

Bruno a donc 9 ans, il est né en Allemagne en 1934 et vit une vie confortable et protégée à Berlin. Son père est un haut commandant de l’armée allemande (assez haut-placé pour recevoir chez lui à dîner celui que Bruno dans sa confusion appelle « the Fury »  en anglais (et « le Fourreur » dans la version française).

En 1942, toute la famille est envoyée dans une nouvelle maison pour que son père prenne le commandement d’un lieu que Bruno appelle « Out-With«  (« Houste-Vite » dans la version française). De la fenêtre de sa chambre, Bruno aperçoit de loin une clôture derrière laquelle il devine des gens maigres en pyjamas rayés et les soldats de son père.

Il déteste être là et s’ennuie sans amis, jusqu’au jour où, au cours d’une « exploration », il rencontre de l’autre côté de la clôture Shmuel, un petit garçon en pyjama rayé. Ils s’aperçoivent qu’ils sont nés exactement le même jour, et à force de discussions et de visites –chacun de « son » côté de la clôture-, ils deviennent amis.

Dans cette histoire, rien n’est dit clairement, tout est sous-entendu. On apprend beaucoup par les bribes d’informations glanées ça et là par Bruno et par ses incompréhensions face à certaines situations.

En effet, l’histoire est racontée du point de vue de Bruno à qui personne ne dit rien et qui traverse la vie avec beaucoup (trop?) de naïveté et d’innocence. C’est un garçon qui a bon fond et qui n’aime pas les injustices mais qui ne se pose pas beaucoup de questions sur ce qui l’entoure et reste assez centré sur lui-même. Peut-être parce que ce qui l’entoure EST incompréhensible?

Tout ce que Bruno veut c’est un ami avec qui jouer. Il ne peut pas imaginer que son père soit mauvais et ce n’est qu’après des mois à « Out-With » qu’il demande à sa soeur à quoi sert la barrière. D’ailleurs le petit Shmuel semble lui-aussi peu au courant de ce qui lui arrive.

« How did [your hand] get like that? », he asked. (Comment ta main est-elle devenu comme ça? demande Bruno)

« I don’t know », said Shmuel. « It used to look more like yours, but I didn’t notice it changing. Everyone my side of the fence looks like this now. » page 168 (Elle était plus comme la tienne, mais je ne l’ai pas vue changer. De mon côté de la barrière tout le monde ressemble à ça maintenant.)

Cette histoire est pour moi l’histoire d’innocents plongés malgré eux dans un monde d’atrocités qui les dépassent.

« It’s so unfair, » said Bruno. « I don’t see why I have to be stuck over here on this side of the fence where there’s no one to talk to and no one to play with and you get to have dozens of friends and are probably playing for hours every day. » Page 111 (C’est si injuste, dit Bruno. Je ne vois pas pourquoi je dois être coincé de ce côté de la clôture avec avec personne avec qui parler ou jouer alors que toi tu as des dizaines d’amis et que vous passez sans doute des heures à jouer chaque jour.)

Pour finir sur la quatrième de couverture, il est dit : « Des clôtures comme celles-ci existent partout dans le monde. Nous espérons que vous n’aurez jamais à en traverser une. » Et les derniers mots du roman sont : « Of course all this happened a long time ago and nothing like this could ever happen again. Not in this day and age. » (Bien sûr ceci s’est passé il y a très longtemps et rien de ce genre ne pourrait se produire à nouveau. Pas à notre époque.)

C’est un livre très fort car il est raconté avec innocence mais ce que l’esprit adulte comprend est atroce. La fin est poignante.

A mon avis, le seul défaut est que pour un garçon de 9 ans, Bruno est un peu trop naïf, il aurait peut-être été plus crédible s’il avait eu 6 ou 7 ans.

Ce roman entre dans le thème de « l’amitié malgré les différences » du club lecture, mais je ne le conseillerais qu’aux élèves de 3ème.