« Dope » de Sara Gran

Livre lu pour la séléction du mois de décembre du Prix de ELLE, catégorie « Polar« .

 

 

 

 

 

Au niveau du style, j’ai trouvé ce roman parfois maladroit ou alors peut-être mal traduit.

 

Au niveau de l’intrigue, Joséphine est une ancienne droguée transformée par un jeu de hasard en une espèce de détective qui doit retrouver une jeune étudiante tombée dans la drogue. Malheureusement, j’ai trouvé qu’elle n’avait pas beaucoup d’envergure. Les personnages, l’ambiance des bas-fonds, les années 50 ne sont qu’effleurés. Cela manque de substance et d’atmosphère. On pourrait être n’importe où, n’importe quand…

 

 

L’enquête en elle-même met un temps fou à décoller (pendant la première moitié du roman elle se résume à montrer une photo à toutes les connaissances de Joséphine). Il faut attendre la page 121 (plus de la moitié du roman) pour qu’un revirement de situation rende l’histoire intéressante et c’est à la page 166 qu’il y a une révélation vraiment accrocheuse et assez bien montée…Mais à ce moment là, il ne reste plus que 50 pages pour tout développer…

 

Ce n’est pas un mauvais roman mais je me suis ennuyée et suis restée sur ma faim quand cela a commencé à être intéressant. Dommage

 

 

 

En outre, je ne comprends pas les commentaires élogieux imprimés par l’éditeur sur la couverture : «Magnifique», «Addictif» et surtout « Si Raymond Chandler vivait aujourd’hui, il n’aurait pas fait mieux. Indispensable. » Il faudrait peut-être que les éditeurs évitent ces exagérations… Au pire les gens cités mentent un peu, au mieux c’est moi qui suis passée à côté de ce polar, car personnellement, je l’ai trouvé plat et sans saveur.

 

 

 

« 35 kilos d’espoir » de Anna Gavalda

Livre prêté par ma nièce La Belle Jeune Fille.

Grégoire déteste l’école depuis son deuxième jour de maternelle. Il a redoublé deux fois et aujourd’hui en 6ème (sa deuxième 6ème), il n’en peut plus. Il déteste l’école parce qu’il ne comprend rien et parce qu’il s’y ennuie.

Ce que Grégoire aime c’est inventer des choses et fabriquer ses inventions et pour cela il est doué. L’endroit qu’il préfère au monde, c’est le cagibi de son grand-père, lieu aux odeurs magiques de cambouis et de colle où il  bricole avec Grand Léon qu’il adore aussi!

Le quotidien de Grégoire n’est pas rose entre ses parents qui se déchirent autour de ses échecs sans oser s’avouer qu’ils ne s’aiment plus, la boule au ventre qu’il a tous les jours d’école et la déception de son grand-père quand il redouble sa 6ème et qu’il doit changer d’école. Grand Léon était  jusqu’alors celui qui le consolait et l’encourageait.

Cette fois il va falloir qu’il fasse de vrais efforts pour trouver la force de se mettre au travail. L’espoir vient d’un collège technique qui correspond à ses intérêts mais quand son grand père tombe malade il doit vraiment lutter pour trouver la force de se battre seul

Belle histoire qui montre du point de vue du garçon le malaise d’un enfant face à un système éducatif pas forcément adapté à ceux qui ne sont « pas scolaires » – spécialement au collège qui n’a pas vraiment d’alternatives à proposer avant l’apprentissage à 15-16 ans (et en temps que prof de collège, j’ai souvent vu des enfants de 5ème-4ème qui ne pouvaient pas faire autrement que d’attendre d’avoir le bon âge pour changer de voie.)

Belle relation entre le garçon et son grand-père. On voit aussi des parents repliés sur leurs problèmes de couple qui ne semblent pas chercher à comprendre leur enfants.

Petit roman court et facile à lire, à plusieurs niveaux de lecture.

Âge : 10-13 ans