Privée de bonbecs : Susie Morgenstern et Mayah Gauthier

Myriam a 10 ans, elle est bien dans sa peau, ambitieuse, sportive, championne de natation, gourmande, et très blagueuse. C’est une petite fille comme les autres avec ses copains et copines d’école, ses parents et sa soeur. Même si en ce moment tout n’est pas tout à fait comme d’habitude car son Tonton Jérôme qu’elle adorait est mort. Et puis, elle ne se sent pas très bien en ce moment…au point de se retrouver à l’hôpital…
 
En effet, elle découvre qu’elle est malade : elle est diabétique et tout le monde doit apprendre à vivre avec cette maladie. Le traitement et les nouvelles règles et les nouvelles habitudes qui vont avec. C’est plus dur qu’elle ne le pense et à un moment elle voudrait vraiment revivre comme avant au point d’arrêter le traitement…jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle ne pouvait pas tricher avec cette maladie
 
« Myriam l’avait bien compris. Elle ne comptait pas tricher, mais elle était si déçue. C’était vrai, alors, qu’elle était malade et elle commençait à entrevoir qu’elle ne se sortirait jamais de cette galère. Même si elle le voulait de tout son coeur, de toute son âme. Elle comprenait pour la première fois, que l’on ne peut pas toujours décider ce qui va nous arriver. Et quand c’est la poisse, c’est la poisse! »
 
Les informations concernant le diabète sont très didactiques, le vocabulaire médical, le fonctionnement biologique, les traitements, peut-être un peu trop pour qui ne serait pas concerné directement mais par contre sans doute très adapté aux enfants touchés de plus ou moins près par le diabète.
 
Ce qui est intéressant aussi, c’est de voir que les gens (amis, famille, entraîneur sportif) ne savent pas bien comment réagir autour de Myriam une fois qu’on sait qu’elle est diabétique : tout le monde doit changer ses habitudes…
 
Le défaut du livre c’est peut-être d’avoir voulu ajouter des histoires parallèles assez sérieuses qui ne sont pas approfondies et qui n’apportent pas franchement au récit (le suicide de l’oncle, la déprime de la mère, les disputes des parents de la meilleure amie..). Peut-être que le personnage de la soeur aurait pu être développé un peu plus : on effleure la difficulté d’être le frère ou la soeur d’un enfant malade…
 
Très bien pour des personnes confrontées au diabète. Entre 10 et 13 ans.
 
Lu dans le cadre du thème « l’amitié malgré les différences » du Club Lecture

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