« Le temps d’une averse » de Marie Sophie Vermot

Rose, une adolescente comme les autres (un peu râleuse…), est envoyée par sa mère sur une île assez sauvage, pour passer des vacances sans elle chez Angèle et sa fille Léa.

Léa est la hantise de Rose car elle est à mille lieux de sa vie : elle est handicapée mentale. Rose ne peut même pas imaginer qu’elle puisse partager quoi que ce soit avec cette « folle », cette « débile ».

Et puis les vacances avancent, avec Tom, le jeune garçon de 10 ans, insouciant et naturel qui parle de la même manière à Rose et à Léa, avec la patience d’Angèle, la maman de Léa et avec Rose qui s’ouvre petit à petit à cette jeune fille pas comme les autres.

Léa, qui malgré ses retards, ses difficultés et ses peurs, n’est pas une coquille vide…

« Quand elle est arrivée sur l’île, elle se disait que Léa ne pouvait pas réfléchir, que son idiotie devait paralyser la plupart de ses facultés. Quand on la regarde, elle si bizarre, si lourde, si bancale! Et pourtant, ce que les autres ne voient pas, c’est son désir de franchir les limites de sa faiblesse. Sa force. » Page 59

Mais ce roman, c’est aussi l’histoire de Rose qui grandit, qui évolue le temps d’un été. Elle se pose beaucoup de questions sur sa vision des choses et sur ses propres peurs.

« Rose la regarde. Elle se croyait la plus forte, celle qui donne des leçons. Elle se découvre une enfant dans les yeux de Léa. » Page 103

Et elle découvre qu’au cours de cet été -« le temps d’une averse »- elle est devenue amie avec Léa et qu’elle a beaucoup appris.

« Léa a compris. L’idiote a su saisir la nuance. Maintenant, elles sont à égalité. L’eau contre le feu. Un combat qu’elles sont à même de livrer, avec des armes très différentes, mais dont elles peuvent espérer, l’une et l’autre sortir victorieuses. » Page 107

Ce roman au langage franc et réel permet de montrer les sentiments mêlés de peur, de dégoût et d’innocence aussi que peuvent ressentir les adolescents (et les adultes?…sans doute…) face aux différences. Ce n’est pas mièvre du tout.

Belle introspection, et belle description des paysages aussi.

J’ai lu ce roman jeunesse dans le cadre du thème « L’amitié malgré les différences » du Club Lecture.

Je le conseillerais pour les 13-16 ans.

2 commentaires sur « « Le temps d’une averse » de Marie Sophie Vermot »

  1. @Géraldine : Merci du compliment, mais en fait c’est parce que je trouve qu’on fait de belles lectures en littérature jeunesse…Je pense que ce roman est bon pour tous les âges…j’ai vraiment bien aimé!

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