« Le garçon au pyjama rayé » (« The boy in the striped pyjamas ») de James Boyne

Livre jeunesse prêté par Orchidée, et lu en anglais.

La quatrième de couverture de l’édition anglaise est très intéressante. Il est écrit (je fais moi-même la traduction) « L’histoire est très difficile à décrire. D’habitude, on donne des indices à propos du livre sur la couverture, mais dans ce cas nous pensons que cela gâcherait la lecture. Nous pensons qu’il est important que vous commenciez à lire ce livre sans savoir de quoi il s’agit. » Il est aussi précisé que « nous accompagnerons un garçon de neuf ans qui s’appelle Bruno (bien que ce ne soit pas un livre pour les enfants de neuf ans.) »

A mon avis, sans raconter exactement ce qui se passe dans le livre, il faut malgré tout absolument être déjà bien informé sur la deuxième guerre mondiale, le nazisme et les camps de concentration pour comprendre et apprécier le message de ce roman à sa juste valeur. Pour les jeunes français, cela correspond au programme d’histoire du milieu de la classe de 3ème, c’est à dire vers 14 ans, ce qui me parait aussi un âge auquel ils peuvent aborder le sujet avec plus de réflexion.

Bruno a donc 9 ans, il est né en Allemagne en 1934 et vit une vie confortable et protégée à Berlin. Son père est un haut commandant de l’armée allemande (assez haut-placé pour recevoir chez lui à dîner celui que Bruno dans sa confusion appelle « the Fury »  en anglais (et « le Fourreur » dans la version française).

En 1942, toute la famille est envoyée dans une nouvelle maison pour que son père prenne le commandement d’un lieu que Bruno appelle « Out-With«  (« Houste-Vite » dans la version française). De la fenêtre de sa chambre, Bruno aperçoit de loin une clôture derrière laquelle il devine des gens maigres en pyjamas rayés et les soldats de son père.

Il déteste être là et s’ennuie sans amis, jusqu’au jour où, au cours d’une « exploration », il rencontre de l’autre côté de la clôture Shmuel, un petit garçon en pyjama rayé. Ils s’aperçoivent qu’ils sont nés exactement le même jour, et à force de discussions et de visites –chacun de « son » côté de la clôture-, ils deviennent amis.

Dans cette histoire, rien n’est dit clairement, tout est sous-entendu. On apprend beaucoup par les bribes d’informations glanées ça et là par Bruno et par ses incompréhensions face à certaines situations.

En effet, l’histoire est racontée du point de vue de Bruno à qui personne ne dit rien et qui traverse la vie avec beaucoup (trop?) de naïveté et d’innocence. C’est un garçon qui a bon fond et qui n’aime pas les injustices mais qui ne se pose pas beaucoup de questions sur ce qui l’entoure et reste assez centré sur lui-même. Peut-être parce que ce qui l’entoure EST incompréhensible?

Tout ce que Bruno veut c’est un ami avec qui jouer. Il ne peut pas imaginer que son père soit mauvais et ce n’est qu’après des mois à « Out-With » qu’il demande à sa soeur à quoi sert la barrière. D’ailleurs le petit Shmuel semble lui-aussi peu au courant de ce qui lui arrive.

« How did [your hand] get like that? », he asked. (Comment ta main est-elle devenu comme ça? demande Bruno)

« I don’t know », said Shmuel. « It used to look more like yours, but I didn’t notice it changing. Everyone my side of the fence looks like this now. » page 168 (Elle était plus comme la tienne, mais je ne l’ai pas vue changer. De mon côté de la barrière tout le monde ressemble à ça maintenant.)

Cette histoire est pour moi l’histoire d’innocents plongés malgré eux dans un monde d’atrocités qui les dépassent.

« It’s so unfair, » said Bruno. « I don’t see why I have to be stuck over here on this side of the fence where there’s no one to talk to and no one to play with and you get to have dozens of friends and are probably playing for hours every day. » Page 111 (C’est si injuste, dit Bruno. Je ne vois pas pourquoi je dois être coincé de ce côté de la clôture avec avec personne avec qui parler ou jouer alors que toi tu as des dizaines d’amis et que vous passez sans doute des heures à jouer chaque jour.)

Pour finir sur la quatrième de couverture, il est dit : « Des clôtures comme celles-ci existent partout dans le monde. Nous espérons que vous n’aurez jamais à en traverser une. » Et les derniers mots du roman sont : « Of course all this happened a long time ago and nothing like this could ever happen again. Not in this day and age. » (Bien sûr ceci s’est passé il y a très longtemps et rien de ce genre ne pourrait se produire à nouveau. Pas à notre époque.)

C’est un livre très fort car il est raconté avec innocence mais ce que l’esprit adulte comprend est atroce. La fin est poignante.

A mon avis, le seul défaut est que pour un garçon de 9 ans, Bruno est un peu trop naïf, il aurait peut-être été plus crédible s’il avait eu 6 ou 7 ans.

Ce roman entre dans le thème de « l’amitié malgré les différences » du club lecture, mais je ne le conseillerais qu’aux élèves de 3ème.

Théâtre : « L’Affaire Poucet » interprété et mis en scène par Olivier Rannou

Voilà où j’étais samedi soir :

Spectacle pour enfants de la Compagnie Bakélite de Rennes.

Je n’ai pas d’enfants, mais j’ai gardé mon âme de petite fille 😉 Et pour les adultes c’était un spectacle  «apéritif » (début 18h30, durée 40 mn) parfait pour aller au restaurant après!

Merci à Olivier Rannou qui après un échange par mail m’a autorisée à utilser ces photos

Voici le descriptif du programme du théâtre de ma ville :

« Un drame épouvantable vient d’arriver : sept petites filles sont retrouvées trucidées en pleine forêt. Principal suspect : M. Poucet, dans la valise duquel on a retrouvé les couronnes des fillettes. L’inspecteur Wolf est immédiatement chargé de l’enquête. […]

Oliver Rannou, seul en scène, usant du moindre objet quotidien pour camper ses personnages, rivalise d’inventivité, d’audace et d’impertinence pour conter cette histoire avec juste ce qu’il faut de cruauté et d’humour! Pour la création de ce spectacle, il s’est associé avec le Bob Théâtre, autre compagnie rennaise spécialiste du détournement de contes pour enfants, et, croyez moi, ça se voit ! »

Mon avis :

« L’Affaire Poucet » est un spectacle immobile puisque l’acteur ne bouge presque pas de sa chaise, et un spectacle très mobile car grâce à des jeux de lumière et d’accessoires, il change de visage sans cesse. Tantôt effrayant, tantôt drôle, tantôt l’inspecteur Wolf, tantôt le petit Poucet. Très vivant : nous avons vraiment l’impression d’être dans la forêt la nuit ou chez l’ogre prêts à être égorgés ou dans la salle du tribunal avec une multitude de personnages.

Parfois c’est l’acteur qui joue les personnages, parfois ce sont des objets (des jouets, des morceaux de bois…), parfois les personnages sont représentés par des magnétophones (le juge,  mi-homme mi-magnétophone, est très convaincant !)

A la fois drôle pour les enfants (et un peu inquiétant…juste comme ils aiment) et drôle pour les adultes, c’est l’histoire du petit Poucet revisité en enquête policière avec une mise en scène très originale.

Commentaire de l’Homme-qui-m’accompagne-parfois-au-théâtre- : « C’est un bon « bidouilleur ». C’est plein de bonnes idées, un « géo-trouve tout ». »

Nous avons passé un très bon moment, l’acteur est très bon et je vous recommande ce spectacle –avec ou sans enfants- !

Je n’ai pas trouvé une liste des dates de tournée…mais ouvrez l’oeil!

« Le chemin parcouru -Mémoires d’un enfant soldat- » de Ishmael Beah

 

 

Livre lu pour la sélection du mois de septembre du Prix de ELLE, catégorie « Documentaire ».

Je n’en avais pas parlé à l’époque car je ne suis pas une grande fan des documentaires (je n’en lis jamais, ça m’ennuie très vite…), mais en lisant « L’ange de Grozny », je me suis rendue compte que pour l’instant les deux documentaires qui m’ont le plus marquée dans le Prix des lectrices de ELLE étaient liés à la guerre et entre autres aux enfants dans la guerre, et que ces deux livres avaient des points communs dans l’universalité des dégâts d’une guerre sur les civils…

 

 

 

Dans « Le chemin parcouru  – Mémoires d’un enfant soldat », Ishmael Beah raconte son passé en Sierra Leone. La guerre entre les soldats de l’armée et les rebelles détruit son village et décime sa famille.

Le premier « chemin à parcourir », c’est celui de la fuite et de la peur de se faire tuer et la peur de mourir de faim. C’est une période où Ishmael et ses amis commencent à perdre leurs repères.

Puis enrôlé dans l’armée, à force de manipulation mentale, de déshumanisation et de drogue, il se transforme en robot tueur insensible -un enfant soldat.

Page 144 « Notre temps se divisait entre se battre, regarder des films de guerre et se droguer. Aucun moment pour être seul ou réfléchir. Quand nous parlions, c’était pour commenter un film ou sur la façon dont le lieutenant, le caporal ou l’un de nous avait tué un rebelle. C’était comme si rien n’existait en dehors de notre réalité.»

Le dernier chemin à parcourir est sans doute le plus dur mais aussi celui qui lui ouvre la voie vers une nouvelle vie : la rééducation. C’est là qu’il prend conscience de ce qu’il a vécu et qu’il doit revenir dans la réalité.

 

Ce témoignage est très fort. On y vit les horreurs de la guerre du point de vue d’un enfant qui l’a d’abord subie, puis qui y a participé, obligé de tuer et se retrouvant même à rechercher ces massacres et enfin qui y a survécu avec son cortège de souvenirs macabres.

 

Il y a un côté universel dans ce documentaire car on sent que Ishmael parle au nom de tous les enfants ayant à supporter une guerre. Il témoigne aussi pour sensibiliser sur la facilité qu’il y a à manipuler de jeunes esprits.

Page 234 : « Je ne suis plus un soldat, je suis un enfant. Nous sommes tous frères et sœurs. L’expérience m’a appris qu’il ne faut pas chercher la vengeance. Je suis devenu soldat pour venger les morts de ma famille et pour survivre, mais j’ai compris que pour me venger je devrais tuer une autre personne dont la famille chercherait ensuite à se venger. De vengeance en vengeance, cela ne finira jamais. »

 

Ce qui est extraordinaire aussi dans ce témoignage, c’est la capacité de sortir de cet enfer, cette résilience, que tous les jeunes n’ont sans doute pas la chance de connaître.

Page 245 : « Il fallait que je parte : si je restais plus longtemps à Freetown, je finirais par redevenir soldat, ou mes anciens amis me tueraient quand je refuserais de les rejoindre. Certains de ceux qui avaient été au centre de rééducation avec moi avaient déjà regagné les rangs de l’armée. »

 

Documentaire très instructif, émouvant sans être larmoyant. Il m’a fait penser à tous les adolescents que je connais…que deviendraient-ils s’ils étaient confrontés à cet enfer ?

Edit : Pour ceux qui voudrait approfondir le sujet ou découvrir la vie des enfants soldats, il y a un film qui sort en ce moment sur le même sujet exactement  : « Johnny Mad Dog » de Jean-Stéphane Sauvaire… tiré du roman « Johnny chien méchant  » de Emmanuel Dongala.

Après avoir lu « Le chemin parcouru », je sais que je n’irai pas le voir car j’ai des images assez claires en tête mais je pense que ce film et ce livre pourront être utiles….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’ange de Grozny » de Asne Seierstad

 

Livre lu pour la séléction du mois de décembre du Prix de ELLE, catégorie « Documentaire ».

 

 

 

 

 

 

 

Dans « L’ange de Grozny », Asne Seierstad nous parle d’histoires individuelles et de catastrophes humaines. Des peurs ancestrales des tchétchènes et de leurs espoirs aussi. On revient sur l’histoire de la Russie et de la Tchétchénie où l’on découvre une société en colère et blessée. On s’aperçoit aussi du poids de la religion. Elle parle du passé et du présent et s’interroge sur l’avenir de ce pays.

 

« Timour est rossiyanin, mais pas rousski. Il est citoyen de Russie, mais pas russe. Timour est tchétchène. Outre le russe, il parle sa langue maternelle, le tchétchène, mais il n’a jamais appris à écrire. Il connaît sa culture à travers les légendes et les mythes, mais n’en a jamais appris l’histoire. Il sait qu’il est musulman mais n’a jamais appris à prier. Il sait qu’il va se battre, mais ne sait pas contre qui. » Page 17

 

Asne Seierstad découvre d’abord la Tchétchénie en tant que journaliste free-lance pendant la guerre en 1995. Elle y retourne en cachette en 2006. Elle habite chez Hadizat –l’ange de Grozny– cette femme exemplaire qui recueille des orphelins, les gamins détruits par la guerre et les conséquences de celle-ci. Elle rencontre ainsi de nombreuses personnes vivant en Tchétchénie qui ont subi des horreurs depuis l’époque stalinienne jusqu’à nos jours.

 

J’ai trouvé cela bien écrit : un mélange de propos factuels et journalistiques et d’un style plus personnel. C’est un document très intéressant qui éclaire sur le monde. Un portait noir de la Tchétchénie et peu reluisant de la Russie.

 

« […] C’est ce qu’on appelle la Tchétchénisation du conflit. Les bourreaux et les victimes sont eux même tchétchènes. Mais c’est le Kremlin qui décide qui va détenir le pouvoir. Ses hommes de main opèrent dans l’ombre. Et au grand jour. » Page 178

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cinéma : « Mesrine : l’ennemi public n°1 » (2 ème partie) de Jean-François Richet

Soirée cinéma pour voir la suite de l’histoire de Jacques Mesrine (« Mesrine : l’instinct de mort« ) et toujours pour voir Vincent Cassel (que j’aime toujours autant, surtout qu’il était vraiment très bien dans la première partie.)

Synopsis (de allociné) : « Les spectaculaires actions criminelles de Jacques Mesrine que les médias introniseront « Ennemi public n°1″ et que toutes les polices traqueront sans répit jusqu’à sa mort. » Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

(Je n’ai pas le souvenir qu’ils avaient prévenus pour la première partie que j’avais déjà trouvé violente…) C’est donc la deuxième partie du film (2 fois deux heures) sur la vie de Jacques Mesrine.

Ma vision du film :

En fait, je suis déçue…Je sors du film en ayant l’impression d’avoir vu un spectacle de transformiste mais pas beaucoup de fond…

Je m’explique : Mesrine, Vincent Cassel, change de tête presque à chaque plan, il est déguisé, grossi, changé…mais à part ça on ne sait pas grand chose de sa vie, c’est assez creux et on passe très vite sur chaque période.

La première partie était plus fouillé, plus accès sur la personnalité complexe de Mesrine. Ici, il est avant tout un comédien, un amuseur de foule qui fait rire pendant ses procès, qui met en scène (et à son avantage) une arrestation, qui pose devant les photographes, qui est fier comme un gamin quand il apprend qu’il est « ennemi public n°1.

Il est aussi montré comme le « bandit intègre« , celui qui dit se battre contre le système (il vole les banques car les banques sont les voleuses…), il ne tue pas (enfin, c’est n’est presque pas violent par rapport au premier….je me demande pourquoi allociné fait un avertissement pour cet épisode…). Il décide d’un seul coup qu’il va être celui qui s’attaque aux Quartiers Hautes Sécurité des prisons, mais j’ai eu l’impression qu’il décidait cela pour se faire mousser auprès d’une journaliste et qu’après il aime bien ce rôle…Il est un peu mégalo, et prend la grosse tête

Bref, peu de substance, tout se joue sur les costumes et la décoration des années 70, très bien rendues.

Les autres acteurs sont très bien : Samuel Lebihan, Mathieu Amalric et Gérard Lanvin qui ont un peu plus d’envergure.

La mise en scène est aussi décevante : la caméra donne le mal de mer à faire des allers et retours rapide dès qu’une voiture roule un peu vite…Mais ça fait surtout brouillon

La meilleure scène est la fin, quand les policiers suivent ses derniers instants, c’est assez intense.

A la journaliste qui lui demande comment il pense qu’il va mourir, comment il va vieillir, il lui répond qu’il ne pense pas qu’il vieillira beaucoup et qu’il pense que les flics l’abattront…En quelque sorte, il a eu la vie qu’il voulait.

Ce film m’a déçue mais le premier m’a beaucoup plu…Le personnage de Mesrine ne m’est pas devenu plus sympathique pour autant…

Pour un avis plus positif allez faire un tour chez Yspaddaden.

Privée de bonbecs : Susie Morgenstern et Mayah Gauthier

Myriam a 10 ans, elle est bien dans sa peau, ambitieuse, sportive, championne de natation, gourmande, et très blagueuse. C’est une petite fille comme les autres avec ses copains et copines d’école, ses parents et sa soeur. Même si en ce moment tout n’est pas tout à fait comme d’habitude car son Tonton Jérôme qu’elle adorait est mort. Et puis, elle ne se sent pas très bien en ce moment…au point de se retrouver à l’hôpital…
 
En effet, elle découvre qu’elle est malade : elle est diabétique et tout le monde doit apprendre à vivre avec cette maladie. Le traitement et les nouvelles règles et les nouvelles habitudes qui vont avec. C’est plus dur qu’elle ne le pense et à un moment elle voudrait vraiment revivre comme avant au point d’arrêter le traitement…jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle ne pouvait pas tricher avec cette maladie
 
« Myriam l’avait bien compris. Elle ne comptait pas tricher, mais elle était si déçue. C’était vrai, alors, qu’elle était malade et elle commençait à entrevoir qu’elle ne se sortirait jamais de cette galère. Même si elle le voulait de tout son coeur, de toute son âme. Elle comprenait pour la première fois, que l’on ne peut pas toujours décider ce qui va nous arriver. Et quand c’est la poisse, c’est la poisse! »
 
Les informations concernant le diabète sont très didactiques, le vocabulaire médical, le fonctionnement biologique, les traitements, peut-être un peu trop pour qui ne serait pas concerné directement mais par contre sans doute très adapté aux enfants touchés de plus ou moins près par le diabète.
 
Ce qui est intéressant aussi, c’est de voir que les gens (amis, famille, entraîneur sportif) ne savent pas bien comment réagir autour de Myriam une fois qu’on sait qu’elle est diabétique : tout le monde doit changer ses habitudes…
 
Le défaut du livre c’est peut-être d’avoir voulu ajouter des histoires parallèles assez sérieuses qui ne sont pas approfondies et qui n’apportent pas franchement au récit (le suicide de l’oncle, la déprime de la mère, les disputes des parents de la meilleure amie..). Peut-être que le personnage de la soeur aurait pu être développé un peu plus : on effleure la difficulté d’être le frère ou la soeur d’un enfant malade…
 
Très bien pour des personnes confrontées au diabète. Entre 10 et 13 ans.
 
Lu dans le cadre du thème « l’amitié malgré les différences » du Club Lecture

Joyeux anniversaire Bulise! Joyeux Noël les autres…

D’abord, Joyeux Anniversaire à celle qui est partie au Brésil pour les fêtes ; au soleil loin de la grisaille Normande, du froid de Lyon et des bûches de Noël à la crème au beurre et au kirsch toutes beurk!

N’oublie pas que je suis toujours un chouia plus jeune que toi 😉

Et puis au passage : joyeuses fêtes à tous ceux et celles qui fêtent Noël.

Et de manière générale : je vous souhaite beaucoup de joie, de bonheur et d’émotions en cette fin d’année, parce que souvent les fins d’années ne sont pas toujours rigolotes et on attend impatiemment le début de la nouvelle année toute fraîche…Je vous souhaite que tous vos voeux se réalisent (et particulièrement pour celle qui soufflera ses trente…et quelques bougies aujourd’hui!!)

Alors en attendant : regardez cette vidéo elle fait sourire, rire, s’émotionner (oui, je sais que ça n’existe pas ce verbe, mais en la regardant, je ris ET je pleure un peu : je suis donc toute émotionnée!) En plus ça fait voyager, et en plus, c’est Bulise qui me l’a faite découvrir!

(Je pense à toi Bulisette la fantômette!!)

http://www.dailymotion.com/swf/k1oLXkhBt1mF6uFhj2&related=1&canvas=medium

Where the Hell is Matt (Dancing 2008)

« Dope » de Sara Gran

Livre lu pour la séléction du mois de décembre du Prix de ELLE, catégorie « Polar« .

 

 

 

 

 

Au niveau du style, j’ai trouvé ce roman parfois maladroit ou alors peut-être mal traduit.

 

Au niveau de l’intrigue, Joséphine est une ancienne droguée transformée par un jeu de hasard en une espèce de détective qui doit retrouver une jeune étudiante tombée dans la drogue. Malheureusement, j’ai trouvé qu’elle n’avait pas beaucoup d’envergure. Les personnages, l’ambiance des bas-fonds, les années 50 ne sont qu’effleurés. Cela manque de substance et d’atmosphère. On pourrait être n’importe où, n’importe quand…

 

 

L’enquête en elle-même met un temps fou à décoller (pendant la première moitié du roman elle se résume à montrer une photo à toutes les connaissances de Joséphine). Il faut attendre la page 121 (plus de la moitié du roman) pour qu’un revirement de situation rende l’histoire intéressante et c’est à la page 166 qu’il y a une révélation vraiment accrocheuse et assez bien montée…Mais à ce moment là, il ne reste plus que 50 pages pour tout développer…

 

Ce n’est pas un mauvais roman mais je me suis ennuyée et suis restée sur ma faim quand cela a commencé à être intéressant. Dommage

 

 

 

En outre, je ne comprends pas les commentaires élogieux imprimés par l’éditeur sur la couverture : «Magnifique», «Addictif» et surtout « Si Raymond Chandler vivait aujourd’hui, il n’aurait pas fait mieux. Indispensable. » Il faudrait peut-être que les éditeurs évitent ces exagérations… Au pire les gens cités mentent un peu, au mieux c’est moi qui suis passée à côté de ce polar, car personnellement, je l’ai trouvé plat et sans saveur.

 

 

 

« 35 kilos d’espoir » de Anna Gavalda

Livre prêté par ma nièce La Belle Jeune Fille.

Grégoire déteste l’école depuis son deuxième jour de maternelle. Il a redoublé deux fois et aujourd’hui en 6ème (sa deuxième 6ème), il n’en peut plus. Il déteste l’école parce qu’il ne comprend rien et parce qu’il s’y ennuie.

Ce que Grégoire aime c’est inventer des choses et fabriquer ses inventions et pour cela il est doué. L’endroit qu’il préfère au monde, c’est le cagibi de son grand-père, lieu aux odeurs magiques de cambouis et de colle où il  bricole avec Grand Léon qu’il adore aussi!

Le quotidien de Grégoire n’est pas rose entre ses parents qui se déchirent autour de ses échecs sans oser s’avouer qu’ils ne s’aiment plus, la boule au ventre qu’il a tous les jours d’école et la déception de son grand-père quand il redouble sa 6ème et qu’il doit changer d’école. Grand Léon était  jusqu’alors celui qui le consolait et l’encourageait.

Cette fois il va falloir qu’il fasse de vrais efforts pour trouver la force de se mettre au travail. L’espoir vient d’un collège technique qui correspond à ses intérêts mais quand son grand père tombe malade il doit vraiment lutter pour trouver la force de se battre seul

Belle histoire qui montre du point de vue du garçon le malaise d’un enfant face à un système éducatif pas forcément adapté à ceux qui ne sont « pas scolaires » – spécialement au collège qui n’a pas vraiment d’alternatives à proposer avant l’apprentissage à 15-16 ans (et en temps que prof de collège, j’ai souvent vu des enfants de 5ème-4ème qui ne pouvaient pas faire autrement que d’attendre d’avoir le bon âge pour changer de voie.)

Belle relation entre le garçon et son grand-père. On voit aussi des parents repliés sur leurs problèmes de couple qui ne semblent pas chercher à comprendre leur enfants.

Petit roman court et facile à lire, à plusieurs niveaux de lecture.

Âge : 10-13 ans

Challenge Lire Autour du Monde : Bon Voyage!

Le challenge « Lire Autour du Monde » commence officiellement aujourd’hui!

Je le lâche dans la nature, je le laisse vivre sa vie : maintenant il est à vous!

Lisez et voyagez… et n’oubliez pas de nous envoyer des « cartes postales » de vos lectures-voyages sur vos blogs ou dans les commentaires…

Et pour voyager de listes en listes voici des liens vers ceux et celles qui m’ont signalé leur présence…nous pourrons ainsi voyager aussi de blog en blog!

Il n’est pas trop tard pour me signaler que vous avez mis votre liste en ligne, vous pouvez le faire tout au long de l’année…(mais n’attendez quand même pas décembre 2009 😉

Ma liste

La liste de A girl from earth

La liste de Bookomaton (qui s’est « lâchée »…c’est une méga liste 😉

La liste de DeL

La liste de Eloah

La liste de Emmyne

La liste de Flor

La liste de Gaspara (qui n’a pas de blog)
1-Pays d’un autre continent que le mien :
CHINE La dance des habits Sang Ye
2-Ville d’un autre continent que le mien :
TEHERAN:Lire Lolita à Téhéran Nafisi
3-pays de notre continent, mais pas le mien:
SCOTLAND Le sage usage des bonne manieres
4-ville de notre continent, mais pas mon pays:
LONDRES Oscar Wilde et le jeu de la mort G. Brandrath
5-Récit de voyage:
pas encore choisi

La liste de Géraldine

La liste de Grominou

La liste de Hermione

La liste de Julien

La liste de Kathel

La liste de Keisha

La liste de Kesalul

La liste de Laconteuse

La liste de Laure

La liste de Liyah

La liste de Martine

La liste de Messaline

La liste de Pascale

La liste de Orchidée

La liste de Saxaoul

La liste de sophie772 (qui n’a pas encore de blog)
1-Pays d’un autre continent que le mien:
Amérique du Sud -Chili
La maison aux esprits d’Isabel Allende
2-Ville d’un autre continent que le mien:
Burra en Australie.
La terre des promesses de Merice Brifa
3-Pays de notre continent mais pas le mien:
Allemagne
La catin d’Iny Lorentz
4-Ville de notre continent mais pas de mon pays :
Barcelone
La cathédrale de la mer d’Idelfonso Falcones
5-Récit de voyage :
Le chirurgien ambulant de Wolf Serno

La liste de Sylvie

La liste de Thaïs

La liste de Typhanya