Cookies gingembre confit et vanille

Il parait qu’il y a autant de recettes de cookies que de familles américaines, alors pourquoi pas s’y mettre?! Vous prenez la recette de base et vous ajoutez les ingrédients…

Ingrédients (pour environ 20 cookies) :
La base :
  • 250 gr de farine
  • 100 g de sucre (un peu moins que dans la recette de base, car le gingembre confit est enrobé de sucre)
  • 1 pincée de sel
  • 1/2 sachet de levure
  • 125 g de beurre
  • 1 oeuf
Variation « gingembre confit et vanille » :
  • 150g de gingembre confit coupé en tout petits morceaux
  • 1 cuillère à soupe d’arôme naturel de vanille
  • 1/2 cuillère à café de gingembre en poudre
Préparation :
  • Préchauffer le four TH 7-8
  • Mélanger la farine, la levure, le sel, le sucre dans un grand bol
  • Ajouter les petits morceaux de gingembre confit (mélanger avec les doigts pour bien séparer les morceaux), ajouter la vanille et le gingembre en poudre
  • Dans un autre bol faire fondre le beurre et y battre l’oeuf.
  • Mélanger les deux préparations avec une cuillère en bois. Mélanger jusqu’à obtenir une pâte « humide » mais friable.
  • Sur une plaque avec une feuille de cuisson, déposer de la pâte que vous prendrez avec une cuillère à soupe. N’hésitez pas à façonner et aplatir les cookies avec les doigts.
  • Faire cuire entre 8 et 12 mn (en surveillant, ça brûle vite!!)
  • Quand vous les sortez du four, disposez-les sur une grille et laissez-les refroidir : ils vont devenir croustillants… (Oui, je sais, c’est frustrant de se retenir de les manger tout de suite!
Le hasard a voulu que la famille du goûteur officiel soit passée juste quand les cookies étaient prêts à être mangé (y en a qui ont de la chance!) et ils ont eu un succès fou auprès de son neveu de 13 ans! 😉

« Le premier principe le second principe » de Serge Bramly

Livre lu pour la sélection de janvier du Prix des lectrices de Elle, catégorie Roman.

Dans le roman de Serge Bramly, nous sommes amenés à découvrir l’envers du décor : un gouvernement,  la vie d’une princesse, celle d’un paparazzi mais surtout les Services Secrets.

 

 

Entre 1981 et nos jours, nous rencontrons différents personnages : Max Jameson le « paparazzi reporter », « M. Joyeux » le vendeur d’armes sans scrupules, « Celui-qu’on-appelle-Dominique » qui joue double jeu et Jean-Luc Massard le conseiller du ministre.

 

 

Au début, nous voyons défiler ces personnages en détails individuellement ou liés les uns aux autres. Au cours des 200 premières pages, j’ai parfois eu l’impression de lire deux ou trois romans en même temps. Les histoires personnelles des uns et des autres se superposant un peu comme un mille-feuilles au détriment de l’unité d’ensemble.

 

 

Puis, en 2007, le narrateur –un membre des Services Secrets- devient le pivot de l’histoire. Pour les besoins d’une enquête que sa direction lui impose, il se replonge dans les existences et les secrets des personnages décrits précédemment.

 

 

Et cela devient passionnant ! Historiquement, politiquement, socialement, ce roman plein de « clés » nous plonge dans le monde le plus secret qui soit, celui des complots, des fausses identités, de la raison d’état et du Secret Défense.

 

 

J’ai trouvé cela très bien construit, très accrocheur et rythmé mais c’est quand même dommage que sur plus de 600 pages, l’intrigue soit un peu longue à installer car l’ensemble est très bon, encore faut-il ne pas se perdre dans le premier tiers du roman un peu confus !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Pays sans Adultes » de Ondine Khayat

Livre offert par , en échange d’une critique, et dans le cadre de mon challenge ABC 2008.

C’est l’histoire de Slimane, un garçon de onze ans qui a l’innocence de l’enfance, de son frère Maxence, un peu plus âgé, intelligent, sensible et protecteur, et de leur vie avec leur mère et le Démon -leur père-.

« Le Démon » parce qu’il boit, qu’il bat sa femme et ses deux fils et les traite vraiment mal et les terrorise.

Le roman est en trois parties.

Dans la première partie, on assiste à cette vie de souffrances et de peur. Cette vie où une femme s’efface sans cesse face à cet homme violent, où des enfants essaient tant bien que mal de se protéger mutuellement, de s’inventer un autre monde pour survivre…mais en vain..

« Est-ce qu’il y a beaucoup de petits garçons dans un appartement avec une maman paumée et un Démon méchant? Combien de gens savent que j’existe et m’aiment vraiment? Il y a Maxence, c’est tout. et maman, peut-être. Mais elle nous aime bizarrement. Elle nous aime pas assez pour nous emmener dans une autre vie. Elle reste scotchée au Démon, elle est incapable de s’en détacher. Il claque des doigts, et elle fait tout ce qu’il veut, même fermer les yeux sur le sang qui coule du nez de Maxence. » page 91

Dans la deuxième partie, Maxence -qui était jusque là le roc sur lequel s’appuyait Slimane- n’a plus la force de supporter cette vie et « part au Pays sans Adultes » … Il laisse alors son frère seul, incapable de tenir le coup sans lui. Slimane se retrouve à l’hôpital dans un service pédo-psychiatrique, mais ne comprend pas pourquoi on l’oblige à vivre et il en veut terriblement à sa mère.

« C’est à cause de ça qu’on veut mourir. […] Parce qu’on est juste des grains de sable, jetés dans une tempête qu’on ne comprend pas, et que personne ne vient nous ramasser. » page 228

Dans la troisième partie, il retrouve petit à petit goût à la vie auprès d’autres enfants en souffrance.

Je dois dire que la première et la deuxième parties m’ont énormément marquée et plu. Je les ai trouvées justes et émouvantes. J’avais l’impression d’être dans cette famille, et derrière ces personnages, je percevais de vrais enfants, de vraies familles comme celles que je côtoie dans mon travail…Une misère sociale, affective, humaine, des enfants cabossés qui ne laissent rien paraître à l’extérieur mais qui souffrent…

Ces deux parties sont très réussies et très fortes.

C’est d’ailleurs pour cela que la troisième partie m’a déçue…J’ai même eu l’impression que quelqu’un d’autre l’avait écrite.

Je l’ai trouvé un peu mièvreLe petit garçon qui veut mourir rencontre un petit garçon leucémique qui veut vivre… la petite anorexique rencontre une vieille dame qui peut mourir si elle mange du chocolat… la vieille dame acariâtre qui devient gentille au contact des enfants… la maman change de vie et se met au yoga… et même le nouveau HLM a un ascenseur qui fonctionne et des voisins qui disent bonjour…

Sans compter les aphorismes philosophico-enfantins un peu trop présents…J’avais l’impression de lire une imitation de « Oscar et la dame Rose » et du « Petit Prince » … en moins réussie…

Mais cela n’enlève pas les qualités des 200 premières pages qui font que ce roman dans son ensemble vaut vraiment la peine d’être lu. Je pense que je relirai cette auteur.

Merci à Suzanne de d’avoir pensé à moi pour ce roman et aux Éditions Anne Carrière.