1/4 d’heure de gloire professionnelle… et sportive!

En attendant mon vrai retour, voici un petit souvenir du dernier jour avant les vacances de la Toussaint cette année… 

 

C’est encore mon 1/4 d’heure de gloire, mais quand je me suis glissée dernière les élèves gagnants du cross du collège, je ne savait pas que la photo irait dans le journal!! (Cliquez dessus, elle devrait s’agrandir)

Il faut dire que j’étais grisée par cette course, par ces 2700 mètres couru sous la pluie et surtout sous les encouragements des élèves spectateurs : « Allez Mme Enna! » (et même des « Allez Mrs Enna! » de la part de mes petits élèves de 6ème!) Et les garçons de 4ème et de 3ème qui ne m’encourageaient pas réagissaient vite quand je leur promettais des heures de colles s’ils ne se manifestaient pas rapidement!! (Meuh nan! je rigole!!)

Aaah, cette impression d’être une star…surtout à la remise des prix quand le principal a remercié les profs qui avaient participé et que je me suis levée, les bras en l’air telle de Gaulle et que TOUS les élèves m’ont acclamée (n’ayons pas peur des mots!) et applaudi

Aaaah….l’adulation de son public….Heu, je m’égare… je voulais dire, la joie d’être reconnue comme un fin pédagogue 😉

Bref, j’en ai un peu bavé, mais qu’est ce que je me suis bien amusée 😉

 

« Moi, Sampat Pal. Chef de gang en sari rose » de Sampat Pal et Anne Berthod

Livre lu pour la sélection de février du Prix des lectrices de Elle, catégorie Documentaire.

 

« Moi, Sampat Pal » est un documentaire passionnant. La vie de cette femme, son courage et son action déterminée éclairent à la fois sur la situation de l’Inde actuelle et sur la place des femmes dans cette société.

 

 

Elle met en avant un pays aux lois modernes freinées par la corruption des fonctionnaires. Elle rappelle que le système des castes a été aboli mais que les mentalités les laissent exister dans les faits. Elle explique que l’absence d’instruction met les femmes dans une position d’infériorité injuste.

 

 

Cette femme au caractère incroyablement fort a su braver sa famille, sa belle famille les voisins et les « qu’en dira-t-on » pour devenir indépendante. Cette femme aide les plus démunis : femmes, pauvres, personnes issues des basses castes

 

 

Elle a compris qu’elle ne pouvait pas le faire seule et avec la force du groupe de femmes qu’elle a réuni autour d’elle : le « Gulabi Gang », le gang des saris roses, elle impose l’application de règles, s’élève contre les injustices et la corruption et vise à l’émancipation des femmes dans leur quotidien.

 

 

Une vraie leçon pour toutes les femmes !

 

 

« C’est pour cela que j’ai créé le Gulabi Gang il y a deux ans : pour faire pression et réclamer justice. Pourquoi une bande de femmes ? Parce que c’est grâce à elles que la société changera. Elles sont les plus vulnérables mais aussi les plus fortes car plus solidaires que ne le seront jamais les hommes. Unies, nous avons le pouvoir de renverser l’ordre établi. » Page 12

 

Pour en savoir plus, vous pouvez aller lire cet article et aussi celui-là.

 

Curiosité bloguesque : l’envers du décors

4 mois de blog : c’est reparti pour les recherches « gougueule »!

Visiblement la 2ème guerre mondiale est un sujet d’actualité brûlant…sans doute pour des élèves de 3ème de collège (c’est au programme).  La preuve :

« La vie quotidienne pendant la deuxième guerre mondiale (4 lignes) » (Je veux bien t’en parler, jeune élève de 3ème, mais pas en 4 lignes…Et puis, tu n’es pas assez précis : 4 lignes? En passant des lignes? Sur une copie à petits carreaux ou à grands carreaux? )

« Tu me donnes les commentaires de la deuxième guerre » (Et oh! D’abord tu me tutoies et ensuite tu veux que je te « donne » des trucs, comme ça, sans qu’on ait été présenté? Non, jeune élève de 3ème, je me les garde les commentaires!)

« Les raisons des difficultés de la vie des français pendant la 2ème guerre mondiale. » (Heu…au hasard…je dirais..la guerre!)

« Le soldat anglais de la 2ème guerre mondiale » (Le seul, l’unique? Alors, y avait mon grand-père, ça c’est sûr, mais je ne crois pas qu’il ait été seul sur le coup…)

« Comment manger les gens pendant la seconde guerre mondiale? » (Heu… je suppose qu’on pouvait les rôtir, les bouillir, les frire ou les cuire à la vapeur … mais ça ne devait pas être très digeste! Mais peut-être que je devrais te conseiller de réviser ta grammaire française pour le brevet, jeune élève de 3ème?)

Heureusement, certains s’intéressent aux choses qui comptaient vraiment historiquement :

« Baise pendant la guerre » (Vous voyez, ce sont bien des élèves de 3ème : les hormones!!)

Il y a des gens qui tapent des requêtes « gougueule » parce qu’ils veulent crier des choses sur le World Wide Web :

« Le 24 décembre est celle de Noël » (La veille? Oui! Bravo!)

« Ma femme est ukrainienne » (On est content pour toi!)

« Une femme m’a offert douze roses jaunes » (Tu as de la chance, tu as raison de venir de vanter!)

« Moi aussi je lis » (Je n’ai jamais dis que j’étais la seule!)

Je crois que certains croient que « gougueule » : c’est Mme Irma :

« Hésite à dire oui » (Ça dépend … »Oui » à quoi? Un chocolat avec le café ou le mariage, c’est pas pareil…)

« En effet je ne veux pas » (Aaah…Et bien si tu es la même personne qu’au-dessus, je te conseille de répondre « non »!)

« Pour le peu que je t’ai vu » (Là du coup, si c’était « oui » au mariage, j’insisterai pour le « non »!)

Les gens qui tombent chez moi par hasard ne sont pas tous très clairs…dans leur tête… :

« J’ai parlé à un ange » (Mais oui…bien sûr…Il avait des ailes?)

« Le poulet en pyjama » (Ça doit être une variante de l’éléphant rose…)

« Où vit la licorne » (Dans ta tête peut-être?)

« Le garçon fève » (Ce n’est pas une bonne idée de mettre un garçon comme fève dans une galette des rois…pas bonne du tout!)

« Livre : un homme croit voir une femme sortir d’une tapisserie » (Attention à ne pas prendre ses désirs pour des réalités…)

« La femme qui a réussi à faire passer le plus petit corsaire au monde » (Passer où? Je ne préfère pas savoir…)

Je n’ai pas réponse à tout :

« Qu’est ce que c’est que d’être raisonnable » (Ben, je ne sais pas …Serait-il bien raisonnable pour moi de répondre à cette question?)

« Que lit Tracy Chapman? » (C’est à dire…je ne la connais pas très bien, je ne sais pas ce qu’elle lit en ce moment!)

« Je veux une histoire vit ou franci » (Je ne comprends pas…Il ne faut pas taper sur Gougueule la bouche pleine!!)

« J’ai lit un romon et je ve des qeustion » (Puis-je vous conseiller de retirer vos moufles quand vous tapez sur Gougueule? Et puis, je veux bien vous donner des réponses mais des questions c’est beaucoup me demander!)

Pour info : je suis loin d’être une fée du logis alors, épargnez moi les requêtes du genre :

« Blog amoureux repassage »

Par contre pour la requête « Photo homme qui repasse » je peux m’arranger…

Et pour finir…un peu de X :

« Iranienne sexy / photo sexy iran / iranian sexy sites » (Je jubile en pensant à la tête des messieurs qui tombent sur ma photo! D’autant que c’est une de ces requêtes qui m’a valu un passage d’Arabie Saoudite, (vous savez, le pays où les femmes sont couvertes de la têtes aux pieds…même les yeux…), il a du être content!)

« Canalblog charme » (je suis charmante certes mais n’exagérons rien je ne rentre quand même pas dans la catégorie « charme »!)

« Photo amateur de filles françaises de la rochelle » (Quelque chose me dit que ce ne sont pas « les filles de La rochelle » de la chanson que ce monsieur voudrait voir!)

Et le meilleur (ou le pire) pour la fin :

« Je baise ma tata dans la cuisine en France » (C’est très pointu comme requête…je me demande pourquoi et comment il est tombé chez moi?!)

Comme quoi, sur internet, on ne cherche pas toujours ce qu’on trouve!!

« Louise Michel » de Gustave Kerverne et Benoît Delépine

Sur fond de crise sociale et de délocalisation des entreprises, des ouvrières dont l’usine a été déménagée dans la nuit décident de mettre leurs indemnités en commun pour engager un tueur professionnel pour éliminer le patron. Mais le vrai patron n’est  pas celui qu’elles croyaient et il faut remonter jusqu’à celui qui possède vraiment les capitaux.

Sur la forme, Louise Michel (ou Jean-Pierre?) jouée par Yolande Moreau, une « femme » un peu limitée et particulière, est celle qui engage le tueur, Michel (ou Cathy?) joué par Bouli Lanners, le tueur megalo qui est loin d’être aussi dur à cuire qu’il voudrait le faire croire.

Complètement décalé et déjanté, dans l’esprit « Groland » de Canal +, on y croise Benoît Poelvoord en ingénieur obsédé par la théorie du complot du 11 septembre, Philippe Katherine (le chanteur) qui chante dans un bar transformiste, Mathieu Kassovitz en propriétaire bobo de chambres d’hotes …

Petit ovni cinématographique, c’est très spécial… J’ai bien aimé l’histoire à l’humour grinçant avec un fond de vérité sur le monde économique actuel

Bande annonce sur AlloCiné.

« Séraphine. La vie rêvée de Séraphine de Senlis » de Françoise Cloarec

Livre lu pour la sélection de février du Prix des lectrices de Elle, catégorie Documentaire.

Je ne connaissais pas du tout Séraphine de Senlis avant de lire cette biographie et j’y découvre une femme étrange et surtout talentueuse –presque malgré elle- un peu illuminée puisqu’elle pense que la vierge l’inspire.

 

« Eloignée de tout académisme et des conventions, Séraphine n’apprend pas une technique, elle l’invente. Peindre est la façon qu’elle a trouvé pour exister. » Page 161.

 

 

Associer les informations sur sa peinture à des photos des tableaux était très utile pour visualiser le contraste entre l’austérité du personnage et de sa vie et la flamboyance de ses œuvres.

 

« Séraphine nous transmet l’invisible. Ses œuvres ne parlent pas, elles donnent à voir. »

 

 

 

J’ai aussi été intéressée par le personnage de Wilhelm Uhde, collectionneur d’art, particulièrement quand l’auteur mentionne ses connexions avec des artistes à leurs débuts.

 

« Uhde racontait que Picasso avait été tellement content d’avoir vendu une toile et trouvé un amateur qu’il avait tiré un coup de feu […] pour manifester sa joie. » Page 70

 

 

 

Cependant au niveau de la construction et de l’écriture, j’ai trouvé cette biographie un peu confuse et lourde avec des répétitions et des approximations. J’ai aussi eu l’impression que cette biographie était une compilation de citations d’autres travaux sur Séraphine de Senlis et je ne suis pas sure que cela apporte un éclairage différent.

 

D’ailleurs, l’auteur étant psychanalyste, je pensais qu’elle pourrait apporter des explications sur le phénomène de ce qu’elle appelle « la peinture spontanée ». On approche de quelque chose d’un peu plus précis et plus analysé dans les quelques dernières pages de la postface…Dommage.

 

 

 

Cependant, ce documentaire aura au moins eu le mérite de me donner envie de découvrir les oeuvres de Séraphine.

 

 

Pour en savoir plus sur une peintre intéressante, en plus du film avec Yolande Moreau, que j’ai très envie de voir, il y a une expo au Musée Maillol (qui est un petit musée à Paris que j’adore!) … que j’ai aussi très envie de voir… L’expo est prolongée jusqu’au 30 mars 2009 inclus.

 

 

 

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer des toiles…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ecrivain (en 10 leçons) » de Philippe Ségur

Phil Dechine est un graphiste qui se met à l’écriture et qui raconte en 10 leçons toutes les étapes de sa nouvelle vie d’écrivain, de la leçon 1 : « la vocation » à la leçon 10 « le succès » en passant pas « l’éditeur », « les salons du livre » et « les lecteurs ».

Phil Dechine est un écrivain un peu médiocre et extêmement sûr de lui qui traverse la vie sans douter, sans voir ce que les gens pensent vraiment de lui. Complètement déjanté, quand il écrit il se prend (et se comporte) tour à tour comme Balzac, Rimbaud et Kerouac. Il se rengorge de mauvais articles sur lui dans la presse et vit de grands moments de solitude dans les salons du livre et autres rencontres avec le public.

Assez loufoque, (le premier chapitre sur son enfance m’a même fait rire à voix haute à plusieurs reprises) ce petit roman m’a fait sourire mais au final je me suis un peu ennuyée. Il y a des bons mots et des aspects du monde de l’édition ou des impressions ressenties par un jeune auteur qui « sentent le vécu ».

Chez l’éditeur : « Votre manuscrit est excellent », […] « Bien sûr, il y a quelques détails à peaufiner » […] « En conclusion, je dirais que c’est mauvais, c’est très mauvais. Mais je crois que vous pouvez vous améliorer. Vous vous en sentez capable? » Page 75-76

Au salon du livre : « J’avais signé des dizaines de cahiers d’écoliers, des centaines de demi-feuilles de papier quadrillé, des milliers de programmes distribués à l’entrée du salon. Je n’avais pas vendu un livre. » Page 109

Malheureusement, le personnage de Phil Dechine est trop égocentrique et trop « exagéré » pour y croire. Avec un tout petit peu plus de réalisme et un peu plus de l’humour du premier chapitre j’aurai plus accroché.

« Les pas perdus » de Denise Bonal

Mercredi soir je suis allée voir une représentation de théâtre amateur. Jusqu’à l’année dernière, je faisais partie de la troupe et j’avais plein d’amis sur scène dont Orchidée.

La pièce « Les pas perdus » de Denise Bonal se situe dans une gare. C’est un lieu de passage par excellence.

Les gens se croisent sans se voir ou se rencontrent vraiment. Ils se quittent ou se retrouvent. On y entend quelques mots d’une discussion à la volée, des bribes de conversations téléphoniques, des engueulades et des déclarations d’amour, des crises de nerfs et des coups de folie. Parfois on entre vraiment dans la vie des gens, parfois ils ne font que passer.

La mise en scène était très intéressante avec des chaises placées face à face et dos à dos au centre de la scène et le public sur chaque côté, on se sentait vraiment dans une gare. Des acteurs jouaient, d’autres passaient avec leurs valises en coup de vent, d’autres s’asseyaient pour attendre leur train, certains étaient au bar à boire un café…On y était

J’ai beaucoup aimé cette pièce, qui était à la fois drôle, touchante et même par moment très émouvante (mais aussi très drôle 😉 Et je ne dis pas seulement ça parce que mes amis jouaient!

Ça m’a donné terriblement envie de me remettre au théâtre car j’avais envie moi aussi de ressentir à nouveau ce petit stress suivi d’une grosse bouffée d’adrénaline qui se termine en apaisement euphorique (si, si, l’apaisement euphorique, c’est possible … au théâtre!!) quand ça se finit…Oui, je crois que l’année prochaine, je me remettrai au théâtre!

Petit bonus…Comme c’est une pièce où les acteurs font des passages fugaces à travers la gare, les acteurs passent leur temps à se changer et prendre d’autres accessoirs…Alors en exclusivité…voici les coulisses après la bataille…la représentation!

« Pourquoi j’ai tué Pierre » de Alfred et Olivier Ka

« Pierre est un curé  » de gauche « . Il est cool. Il est drôle. C’est pas un prêtre, c’est un bonhomme. Moi, c’est comme si j’avais un nouveau tonton. Un excellent, qui rit, qui chante, qui chatouille. » Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture…

Olivier Ka, l’auteur de cette bande dessinée revient sur son enfance, sa vie de famille avec ses parents plutôt libres et bohèmes, un peu baba cools et un de leurs amis, Pierre un prêtre très gentil avec qui Olivier s’entend très bien et à qui il a toujours envie de faire plaisir… Il est fier d’être son ami.

Jusqu’à ce qu’un jour, sous couvert « d’amitié », Pierre abuse du garçon de 12 ans

Même si cet acte ne se produit qu’une fois, même si Olivier en grandissant croit que ça n’est pas grave et que ça n’a pas d’influence sur sa vie qui se poursuit normalement, à la trentaine il craque et arrive enfin à s’exprimer sur cet événement.

Avec Alfred, dessinateur BD, il écrit sa vie et arrive par hasard, au moment de finir ce livre, à mettre un terme à cet douleur.

Ce qu’il y a de plus lourd dans la vie de Olivier, au-delà de l’acte de pédophilie, c’est la force néfaste du secret. Secret imposé par l’adulte qui abuse et finalement imposé à lui-même par l’enfant qui veut grandir…

Le dessin, au trait naïf et aux couleurs vives, transmet très bien les émotions de Olivier : la joie de vivre de son enfance, la terreur durant les attouchements, le mal-être plus tard.

Texte et dessins font de ce livre un très beau témoignage, très émouvant et fort.

Grand prix des lectrices de ELLE : quand le virtuel passe au réel…

L’autre jour j’ai reçu un courrier de la « responsable du Prix des Lectrices de ELLE » qui nous « remercie pour la qualité de [mon…enfin…notre] travail, qui [elle] le sait, demande beaucoup de temps et d’implication de [ma…oui, bon…notre] part… »

Déjà, rien que ça, ça fait super plaisir parce que je jusque-là, j’avais un peu l’impression de travailler lire dans l’isolement, à part pour les échanges avec mes copines de ELLE de l’Internet virtuel

Et justement, le courrier continue pour annoncer deux événements dont j’avais déjà eu vent par les participantes de l’an dernier mais que j’attendais avec impatience…nous allons pouvoir passer du virtuel au réel…

En effet, le Prix des Lectrices de ELLE nous invite (enfin « nous », les membres du jury, hein, pas « vous + moi », pas d’emballement…) au Salon du Livre de Paris pour rencontrer les auteurs… Super!!!

Sauf que non…pas super…Ça tombe le samedi 14 mars, et moi ce jour-là, je serai encore en Angleterre avec 40 élèves

Je suis déçue car je voulais vraiment y aller…pas tant pour rencontrer les auteurs (eux, j’ai un peu peur de les rencontrer …après tout, ils sont sensés avoir lu nos 120 critiques…) mais pour rencontrer mes copines de ELLE de l’Internet virtuel…

Mais ça sera peut-être pour une prochaine fois…Peut-être lors de la remise des Prix à laquelle ce courrier nous convie aussi…

Le 27 ou le 28 mai…mercredi 27 ou jeudi 28 mai… En semaineidéal pour les provinciales qui doivent venir à Paris… A 17 heures pour rencontrer les auteurs et à 19 heures pour la remise des prix… En tout début de soirée…idéal pour les parisiennes qui travaillent tard ou loin

Bref, moi, je ne me laisse pas démonter… J’ai tout prévu depuis le mois de juin l’année dernière, j’ai prévenu mon chef que j’étais membre d’un prix littéraire, et je lui ai dit que je serai (un peu) « obligée » d’aller à la remise des Prix… Dès que je saurai la date exacte (hé les gens de chez ELLE, dépêchez vous d’être précis!!) je demanderai une journée de congés exceptionnels et je rattraperai mes cours avant ou après

Oui, je ferai tout mon possible pour les voir mes copines de ELLE de l’Internet virtuelj’espère juste qu’elle, elles pourront être là

« Meurtres en bleu marine » de C.J.Box

Lu pour la séléction de février du Prix des Lectrices de ELLE, catégorie « polar ».

Dans une petite ville de la campagne de l’Idaho, des personnages bien différents se croisent. On y rencontre des policiers retraités de Los Angeles qui se serrent les coudes, un vieux cow-boy solitaire et déterminé, un banquier qui a un cas de conscience, un autre policier à la retraite en visite à la recherche de réponses sur une affaire vieille de sept ans, une mère de famille dépassée par les événements et surtout deux enfants témoins d’un meurtre.

Deux enfants qui sont contraints de s’enfuir car ils ne savent pas à qui ils peuvent faire confiance dans cette ville où les « gentils » ne sont pas ceux que l’on croit et les « méchants » ne sont pas ceux qu’on voudrait faire croire…

L’intrigue se déroule sur trois jours. Pleine de rebondissements et de révélations, le rythme est soutenu. Construit comme un film, ce polar est très accrocheur et tient en haleine car même si on sait dès le début de qui il faut se méfier on ne sait pas si les « héros » vont s’en sortir…ni comment !

Polar très efficace, avec en toile de fond l’opposition d’une communauté rurale tranquille et soudée qui change au contact du mode de vie plus dur et anonyme apporté par les nouveaux arrivant de grandes villes comme Los Angeles.

Les personnages sont bien campés et pendant toute ma lecture j’ai « vu » le personnage de Jess Rawlins sous les traits de Clint Estwood qui serait parfait pour ce rôle…