Ma vie avec Mozart : Eric-Emmanuel Schmitt

(« Lu » en 2009)

Jusqu’ici, j’ai bien aimé ce que j’ai lu d’Eric-Emmanuel mais là, je n’ai pas du tout accroché… Peut-être est-ce parce que la musique classique et Mozart ne font pas partie de mon univers ?

Eric-Emmanuel revient sur sa vie et sur tous les instants où il a eu l’impression que Mozart, par sa musique, l’a guidé à des moments difficiles. Il écrit des lettres à Mozart pour lui dire ce que certains morceaux lui ont apporté.

Je me suis arrêtée à un peu plus de la moitié, j’ai trouvé cela un peu mièvre et mielleux, plein de bons sentiments et en plus les évocations des morceaux de musique, opéras etc, ne me parlaient pas du tout…

Je pense que ce roman pourrait plaire à quelqu’un qui aime beaucoup Mozart…

A savoir que dans l’édition que j’ai lu, il y avait un CD et des indications au cours du roman quant au morceau à écouter… mais comme c’était un livre d’occasion, je n’avais pas le CD!

Les cerfs volants de Kaboul (The kite runner) : Khaled Hosseini

Roman lu il y a quelques temps dans le cadre du Challenge ABC 2008.
Ce roman, c’est l’histoire d’un petit enfant qui devient un homme et l’histoire d’un pays : l’Afghanistan.
 
Amir grandit à Kaboul avec Hassan, son ami, son « frère » de nourrice mais Hassan est aussi le serviteur et Amir le fils du maître. Ce dernier traite les deux enfants à égalité et Amir a souvent l’impression qu’il doit se battre pour obtenir l’attention et l’affection de son père.
 
Dans les années 1970, un événement marque une rupture dans la vie de Amir et Hassan puisque pour être sûr de gagner l’amour de son père Amir ne défend pas, n’aide pas, ne soutient pas Hassan contre une bande de jeunes gens très violents qui attaque son ami. A partir de là, il ne peut pas vivre avec sa mauvaise conscience et se retourne contre Hassan.
 
Quelques années plus tard, sa vie s’écroule encore plus quand les Russes envahissent l’Afghanistan et qu’il doit avec son père, fuir pour les USA. Là, ils reconstruisent une vie, parmi d’autres réfugiés afghans. Amir devient écrivain, se marie, mais la mauvaise conscience ne l’a jamais vraiment quitté.
 
En 2001, il reçoit un coup de téléphone qui le fait retourner en Afghanistan, un pays qu’il ne reconnaît pas depuis qu’il est aux mains de la terreur de Talibans. Et pourtant, c’est là qu’il pourra se racheter et renouer avec son passé en étant à nouveau lié à Hassan.
 
Très belle histoire, sur un pays déchiré, sur la manière dont les enfants gèrent leurs peurs et leurs traumatismes, sur l’appartenance à un pays, sur l’amour filial, sur les dangers du mensonge…
 

C’est un roman très humain, émouvant et instructif sur un pays qu’on ne connaît pas forcément très bien.

Les pintades à Téhéran : Delphine Minoui

Je suis allée en Iran en 2007 et j’ai rencontré plusieurs femmes avec qui nous avons pu parler librement de leur vie quotidienne, notamment une jeune fille aisée de Téhéran et une jeune fille plus modeste de Ispahan, et c’est ce qui m’avait donné envie de lire de livre.

Mais je n’ai pas du tout accroché.

J’ai abandonné pour deux raisons. Delphine Minoui habite à Téhéran depuis plusieurs années et je ne doute pas qu’elle connait bien cette ville et les gens qui y vivent mais j’ai quand même eu l’impression qu’elle parlait surtout d’une certaine catégorie de femmes, les femmes aisées d’une grande ville. Ça m’a autant gênée que si dans un livre sur les parisiennes on ne me parlait que des « branchées friquées » de certains quartiers…

L’autre chose qui m’a gênée, c’est que j’ai trouvé cela assez mal écrit. J’avais l’impression de lire un article de magazine de près de 300 pages… Trop long…Je sentais que parfois elle tirait à la ligne pour faire du volume…

Bref, ce n’était pas pour moi! Mais par contre l’Iran EST un très beau pays et les gens y sont formidables!

Pour ne pas vous fier qu’à mon avis négatif allez voir chez Keisha qui l’a lu (et qui est aussi allée en Iran!), chez A Girl From Earth et chez Saxaoul.


Commentaires sur « Les pintades à Téhéran » de Delphine Minoui
Je suis en train de le terminer et je rejoins assez ton avis. L’impression de lire une version de ELLE à Téhéran. Où sont les classes pauvres ? et les opposantes ? Bien sûr elle les évoque un peu, mais juste pour les évacuer aussitôt. Ceci dit, n’étant jamais allée en Iran, j’apprends pas mal de choses.
Posté par Aifelle, samedi 09 janvier 2010
@Aifelle : tu me rassures, j’avais peur d’être la seule à ne pas accrocher! Cela dit c’est vrai qu’on apprend des choses intéressantes malgré tout!
Posté par enna, samedi 09 janvier 2010
J’ai laissé en cours de route « Les pintades à New York » un peu pour les mêmes raisons… Les endroits où faire soigner son chienchien ou trouver un coach pour parfaire sa ligne, bof!
Amusant, mais pas trop sur la longueur…
Posté par kathel, samedi 09 janvier 2010
@kathel : c’est interessant d’avoir ton point de vue sur une autre ville : c’est donc la série qui serait comme ça : un long article de magazine sur « les femmes du haut du panier »?…Je suis sure qu’il y a plein de choses à apprendre aussi mais parfois il vaut mieux se contenter d’un magazine justement
Posté par enna, samedi 09 janvier 2010
Tout à fait d’accord sur l’écriture « magazine » de la collection. J’ai lu les Pintades à Paris, et bien que pas désagréable, le livre présente les mêmes défauts : tous les endroits « cool » de Paris… pour les CSP +++ ! Dommage, car Paris ce n’est pas QUE ça… J’imagine que c’est encore plus flagrant pour Téhéran.
Posté par cocola, samedi 09 janvier 2010
@cocola : tu confirmes donc mon impression et celle de Kathel sur New York…je ne lirai pas d’autres livres de cette série!
Posté par enna, samedi 09 janvier 2010
Supprimer ce commentaire
Je l’ai lu parce que c’est sur l’Iran mais je ne crois pas que je lirai les autres de la même collection (les diverses critiques lues à droite et à gauche m’en ont dissuadée…). J’ai beaucoup aimé mais ne connaissant le pays que par les médias, je ne sais pas trop où se trouve la réalité. Tu as raison, toutes les femmes ne sont sans doute pas comme ça à Téhéran…
Quant à l’écriture journalistique, je m’y attendais donc ça ne m’a pas gênée plus que ça.
Posté par saxaoul, samedi 09 janvier 2010
@Saxaoul : je pense que je savais déjà des choses sur l’Iran et ça m’a moins intéressée et d’après ce que j’ai lu dans les commentaires ici, je n’ai pas envie d’en tenter sur d’autres villes…
Posté par enna, samedi 09 janvier 2010
Cocola, c’est quoi des CSP ???
Posté par Aifelle, samedi 09 janvier 2010
@aifelle : je ne saurai pas te dire exactement ce que le sigle veut dire mais ce sont des gens aux revenus très confortables!
Posté par enna, samedi 09 janvier 2010
Moi j’ai beaucoup aimé car j’ai appris plein de choses. Bien sûr qu’il ne s’agit que d’une CSP, bien sûr que ce n’est pas un reflet de la totale vérité de la vie à Téhéran. Mais le sociologue qui l’écrira n’est pas arrivé, car rencontrer tous les types de femmes vivant dans une grande ville, analyser l’ensemble puis en faire un livre non-indigeste pour le non-professionnel, c’est mission impossible.
Alors bien sûr il y a des failles, mais j’ai été captivée par l’ensemble. Je ne lirais pas les autres titres de la collection, mais je garde un très bon souvenir de celle-ci.
Posté par Tiphanya, samedi 09 janvier 2010
@Tiphanya : je pense que ce genre de livres à le mérite d’apporter des infos sans être « prise de tête », c’est sûr et il y a évidement des choses intéressantes, mais je n’ai pas accroché à l’ensemble…A vrai dire, j’avais un peu l’impression d’être la seule dans ce cas, le livre a donc trouvé son public.
Posté par enna, samedi 09 janvier 2010
C’est quoi CSP ?(ma question prouve à quel point cette collection n’est pas faite pour moi…)Car je l’ai lu à cause de Téhéran, pour des infos sur l’ambiance et la vie. Les pintades à Paris, par exemple, ne m’intéressaient pas (je n’aurais même pas compris certains passages, à mon avis)
Je suis sûre qu’il existe à Teheran des femmes qui ont l’air « frivoles » mais dans leur cas ce peut être une façon de résister, ou d’oublier, on ne sait pas.
Il m’arrive d’entendre D Minoui à la radio, je crois qu’elle est basée au Liban actuellement, en tout cas dans la région;
Posté par keisha, lundi 11 janvier 2010
@Keisha : « CSP + » signifie « Categorie Socio Professionnelle supérieure » en gros, des gens aux gros revenus!
Je pense que Délphine Minoui connait bien le sujet dont elle parle mais je n’ai pas accroché ni au style ni à l’angle choisi. Peut-être que si je l’avais lu avant d’aller en Iran ça l’aurai moins gêné?
Posté par enna, lundi 11 janvier 2010
J’ai l’impression que Delphine Minoui était obligée de suivre un certain canevas de départ à cause de la collection « Les pintades… ». Téhéran n’est sans doute pas la ville idéale pour recenser tout cela, c’est vrai, mais on peut se dire que cela permet de voir une face du pays dont on ne se douterait pas.
Posté par keisha, lundi 11 janvier 2010
@keisha : tout à fait d’accord avec toi! Ca montre entre autre que les femmes en Iran, si elles sont obligées de porter le foulard, ne sont pas si soumises que cela et contournent les règles pour vivre une vie de femme!
Posté par enna, lundi 11 janvier 2010
Pas accroché moi non plus, ça me dérange de lire autant de futilités sur un peuple qui vit tout de même sous un joug hallucinant…
Posté par liliba, samedi 06 mars 2010
@liliba : tout à fait, et ayant rencontré quelques femmes là bas, leurs préoccupations n’étaient pas que futiles effectivement. Et en plus je n’ai pas aimé le style…
Posté par enna, samedi 06 mars 2010