LCA : Lecteurs Compulsifs Anonymes

« Bonjour, je m’appelle Enna et je suis…humm…je suis…une… lectrice compulsive… »

« Bonjour Enna! » (Répondent tous les « LCA » en choeur)

Je connais le syndrome de la « Lecture Compulsive » depuis un moment car j’avais découvert que je souffrais de cette affection chez Allie… Un passage chez Laël m’y a fait repenser…

Je dis avouer que depuis que j’ai ce blog, je nourris mon addiction plutôt que de la soigner et j’ai décidé d’être honnête avec moi-même…

OUI! Je suis une LCA!! (Et je n’ai même pas honte!)

Mais vous vous demandez peut-être… « Qu’est-ce que c’est? » « Suis-je atteinte moi aussi de ce mal ?? » (Heu, si vous traînez sur mon blog, il y a de fortes chances que oui, je vous le dis tout de suite 😉 « Est-ce que ça se soigne? »

Alors je me permets de recopier chez Allie quelques uns des symptômes :

1- Le LCA ne peut s’empêcher de noter TOUS les titres qui lui font envie. Cette manie s’accompagne régulièrement d’une passion pour les listes en tout genre: listes papier, liste informatisées, listes sous logiciel spécial ou sous excel, en vue de ne pas perdre de vue la liste faramineuse de titres qui lui font envie.

2- Le LCA devrait, par principe, ne plus être admis dans les librairies. Il y vide régulièrement son portefeuille et ne peut s’empêcher d’être attiré par la grande majorité des livres qui s’offrent à lui. Il ressort rarement de la dite librairie les mains vides. Il fait la joie des libraires.

3- Le LCA parle de son blog, de ses lectures, de ses copains de la blogosphère à tous ses amis. Certains le croient toqué et se posent des questions sur son état mental. Le LCA s’en fout.

4- Le LCA achète et note plus de livres qu’il ne pourra jamais lire dans toute sa vie.

On peut lire chez Caro[line] et chez Lou quelques tentatives pour se soigner… (Je pille allégrement leurs listes… j’espère qu’elles ne m’en voudront pas…)

Personnellement, je ne suis pas sure d’avoir envie d’essayer!!

1) Eviter les librairies et les bibliothèques.

2) Militer pour la mise au point et le remboursement du patch « anti-achat / emprunt compulsif de livres ».

3) Relire tous les matins la phrase « le lecteur compulsif n’admet pas sur le moment son incapacité à lire tout ce qu’il a choisi… »

4) Oublier de se justifier avec la phrase d’Oscar Wilde qui dit que : « Le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder. » Il peut se tromper …

5) Arrêter de croire que sa PAL va diminuer. Il faut parfois faire le deuil d’idées fausses…

6) Ne pas participer à des concours de PAL qui flattent l’ego dans le mauvais sens en nous faisant croire que celui qui a la plus haute mérite des éloges alors que c’est seulement le cas le plus grave. Ne pas croire que parce qu’on n’a pas gagné, on est sauvé : rester humble !

7) Se faire accompagner avant d’entrer dans une librairie soit par un non-lecteur, soit par une personne que l’on connaît peu afin de ne pas oser se livrer à des débordements nuisibles à notre réputation .

8) Sortir sans moyens de paiement (je sais que certains des cas les plus graves parmi nous penseront que l’on peut acheter des livres sans sortir de chez soi. Qu’ils évitent de contaminer ceux en rémission !)

9) Ne pas avoir de stylo ni de papier lors de sa tournée des blogs livres.

10) Relire sa LAL régulièrement afin de procéder à un toilettage : des titres notés sous le coup de l’impulsion peuvent ne plus nous faire envie quelques mois plus tard. Or si on traite ce problème au niveau de la LAL, on limitera les dégâts au niveau de la PAL, plus difficile à élaguer. Une fois les livres chez nous, on ose plus difficilement les mettre à la porte

Alors? Et vous??? Etes-vous LCA??

(Allie, grande LCA a même créé ce logo!)

Mal de pierres : Milena Agus

Dans les années 1940, une jeune Sarde qui n’arrive pas à garder ses prétendants ne trouve un mari que contrainte par sa famille car elle n’arrive pas à trouver l’amour avec un grand A et c’est pourtant l’idéal vers le quel elle tend.

Tant bien que mal, une vie, une routine s’installe avec son mari jusqu’à ce qu’elle aille se soigner dans une cure thermale sur le continent. Là, elle rencontre un homme qui lui redonne goût à la vie, un homme qui représente l’amour pour elle.

La narratrice, sa petite fille à qui elle a confié son histoire, nous raconte l’histoire de sa grand-mère (ou tout du moins, la version à laquelle la vieille femme a voulu croire.)

C’était une femme intense, sensuelle, exigeante avec la vie, à la fois forte et fragile (considérée par beaucoup comme « dérangée »), exaltée et surtout dotée d’une grande imagination et d’un grand besoin d’amour.

Très belle histoire.