« Le cri » de Laurent Graff

C’est l’histoire d’un homme qui travaille dans une cabine de péage sur l’autoroute. Il semble vivre dans une sorte de monde parallèle, un monde en suspend : l’autoroute sur laquelle il travaille est si peu fréquentée qu’il est le seul employé du péage.

Il y fait des rencontres insolites. Il se lie d’amitié avec un gendarme qui n’a pas beaucoup de travail non plus et qui se met à ressembler de plus en plus à un chanteur de variété. Une femme va à l’hôpital tous les jours pour tenir compagnie à son mari et son amant dans le coma après un accident fortuit les impliquant tous les deux. Un couple de jeunes campeurs s’installe un temps sur le bas côté de l’autoroute. Et bien d’autres.

Il y a aussi de nombreux micro événements presque surréalistes qui entourent cette homme.

Et surtout, il est accompagné du tableau « Le Cri » de Edvard Munch qui vient d’être volé et qu’il a retrouvé dans une voiture abandonnée. Et e monde semble subir un cri permanent depuis ce jour.

Je me suis un peu demandée où il voulait en venir avec cet univers loufoque et décalé, jusqu’à la fin du livre où tout devient limpide. On comprend que c’est plus un rêve dramatique, comme un état de choc, un cri silencieux.

La chute fait de ce petit roman une belle découverte.

Merci à L’Homme-Qui-M’offre-Des-Livres pour ce cadeau inattendu!

Et puisque « le cri » est presque un personnage du roman :