« Une simple affaire de famille » de Rohinton Mistry

« Une simple affaire de famille » est bien une histoire de famille mais elle n’est pas si simple que ça…Ou plutôt, elle aurait pu être simple sans problèmes de religion ou d’argent.

Nous suivons l’histoire d’une famille Parsie de Bombay, ni vraiment riche, ni vraiment pauvre, qui voit sa vie bousculée par le destin. Cela commence quand Nariman, le grand-père, blessé, est envoyé chez sa fille par son beau-fils et sa belle fille avec qui il logeait jusqu’alors. La belle-fille lui en veut depuis toujours de la façon dont il a traité sa mère qu’il a été « obligé » d’épouser alors qu’il était amoureux d’une femme qui n’était pas Parsie. C’est une relation pleine de rancoeur.

Une fois installé dans l’étroit appartement de sa fille, les relations avec son gendre deviennent plus tendues car ce dernier vit très mal contraintes -humaines et matérielles– que cela entraîne. Il frôle même les limites de la malhonnêteté et finit par se tourner vers la religion.

Mais si les difficultés financières finissent par se régler, la religion entre encore en ligne de compte et la famille n’est pas plus heureuse pour autant.

Ce roman est à la fois une saga familiale d’amour et de difficultés, avec des gens qui se respectent et s’entraident, et l’histoire du poids de la religion qui pèse sur l’Inde, avec notamment  les Parsis qui doivent rester entre eux et le Shiv Sena parti religieux qui veut régenter Bombay (au point de tuer au nom de la religion). Il y a un mélange de tolérance heureuse et de fanatisme religieux.

Les personnages sont touchants et attachants, les personnages principaux, les membres de la famille, qui sont peints tout en nuances avec leurs failles et leurs qualités, mais il y a aussi toute une galerie de personnages secondaires très bien traités qui font de ce roman une fresque très vivante.

Merci à et aux éditions qui m’ont fait parvenir ce livre.