« Là-haut » de Pete Docter et Bob Peterson (Studios Pixar)

Je suis allée voir « Là-Haut » et j’ai vraiment passé un très bon moment de cinéma. C’est un film d’animation des studios Pixar, comme d’habitude très réussi sur le plan technique mais c’est surtout un vrai film.

Au bout des 10 premières minutes, j’ai pleuré, puis j’ai ri -parfois même éclaté de rire franchement (et L’Homme-Qui-Est-Souvent-Critique-Au-Cinéma aussi!) et j’ai aussi très souvent souri à des détails percutants.

Ce dessin animé commence avec un personnage de vieil homme qui doit faire face à son deuil, un vieil homme acariâtre qui malgré lui se lie d’amitié avec un petit garçon plein d’innocence et d’enthousiasme. Ils partent tous les deux à l’aventure, découvrent des paysages sauvages, rencontrent un oiseau étrange et des chiens qui parlent…C’est vraiment loufoque et très drôle!

Je n’ai pas eu la chance de voir ce film en 3D (et oui, j’habite une petite ville) mais les paysages sont très bien rendus et cela ne nous a pas pour autant gâché le plaisir mais j’imagine que ça doit être spectaculaire en 3D!

Cliquez ici pour voir la bande annonce sur AlloCiné. Elle nous a donné envie de voir le film et nous avons pu nous rendre compte qu’elle ne dévoile pas toute l’histoire, il y a beaucoup de choses à découvrir! Laissez vous tentez…avec ou sans enfants!

Purple Hibiscus (L’hibiscus pourpre) : Chimamanda Ngozi Adichie

C’est l’histoire d’une famille au Nigéria, racontée du point de vue de Kambili, une adolescente de 15 ans. C’est une famille très aisée et dont la vie est réglée de façon très stricte par le père, un homme très religieux qui ne supporte aucune incartade ou manque de respect, personnel ou religieux.

C’est un homme complexe, entre le tyran violent et sectaire et le bienfaiteur généreux qui veut le meilleur pour sa famille.

L’autre partie de la famille est celle qu’ils voient moins souvent : la soeur du père et les cousins et cousines. Ils apprennent à se connaître et cette rencontre permet à Kambili et son frère Jaja de s’épanouir dans un autre environnement. En effet, malgré les difficultés économiques et politiques, c’est une famille qui communique, chante et rit. Grâce à eux, Kambili et Jaja arrivent à s’exprimer et prendre confiance en eux.

Ce n’est pas pour autant un roman manichéen car des sentiments contradictoires sont exprimés. Kambili est une adolescente qui se découvre et si elle est écrasée par son père elle a pourtant pour lui une admiration sans bornes. Jaja, qui souhaite plus de liberté s’en veut de ne pas avoir plus protégé sa mère et la famille de la tante qui voulait tant aider son pays finit par le quitter.

C’est un roman d’apprentissage très fort et émouvant qui dévoile des personnages riches et qui fait découvrir un pays, le Nigéria, avec ses défauts et ses qualités. J’ai voyagé dans la langue et les traditions.

J’ai aussi lu « L’autre moitié du soleil » de Chimamanda Ngozi Adichie que j’avais beaucoup aimé.