« Trois femmes puissantes » de Marie Ndiaye

J’avais entendu parler de ce roman en bien et l’Homme aussi, c’est pour cela qu’il me l’a offert à Noël, mais je ne savais pas du tout à quoi m’attendre au niveau du contenu…

Je ne sais pas si je dois parler de « Trois femmes puissantes » comme d’un roman ou comme de trois nouvelles. En effet, il y a trois parties dans ce livre, chaque partie concernant des personnages et des lieux très différents sans liens évidents entre elles à part de vagues coïncidences.

Du coup je suis restée sur ma faim à chaque partie : j’aurai voulu que ça continu, que les histoires soient développées, en savoir plus sur les personnages sur leur passé et sur leur avenir…

De plus, je m’attendais à des portraits de femmes fortes, « puissantes » et j’ai surtout eu l’impression de croiser des femmes « écrasées », effacées

Dans le première partie, Norah, va en Afrique voir son père à contrecoeur, ayant été plus ou moins « convoquée » par ce dernier alors que leur relations n’ont jamais été bonnes. En France, elle vit avec un homme qui ne lui correspond pas mais dont elle ne s’imagine pas se séparer, se sentant « prisonnière » de la situation comme avec son père qu’elle n’ose toujours pas contredire.

Dans la deuxième partie, tout est centré sur Rudy Descas, un homme névrosé au bord de la crise de nerfs, marié une africaine. Il s’en veut d’avoir fait venir Fanta en France sans pouvoir lui offrir la vie qu’elle mérite. Mais de Fanta, on ne saura rien, elle n’a pas la parole et semble subir son sort aussi.

Enfin, la troisième histoire, la plus forte, la plus touchante à mon avis, c’est celle de Khady Demba, une jeune fille que la vie trimballe sans qu’elle ait son mot à dire, qui ne semble avoir jamais pris de décision à propos de sa propre vie, qui subit son existence sans même vraiment comprendre ce qui lui arrive (elle est mariée, rejetée, utilisée, prostituée…) Elle ne peut se raccrocher qu’à son nom..

Bref, si j’ai aimé l’écriture et que les histoires et les ambiances m’ont plutôt plu (même si la deuxième partie est un peu longue et répétitive) je n’ai pas vu de cohérence d’ensemble.

Je dirais que c’est un bon recueil de nouvelles

6 commentaires sur « « Trois femmes puissantes » de Marie Ndiaye »

  1. Je vais le chercher tout à l’heure à la bib; mais avec des a priori, car j’ai eu beaucoup de mal à lire Rosie Carpe, justement, le style m’a complètement déroutée!

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  2. Je n’ai pas envie de le lire, peut-être parce que j’en veux encore un peu au jurés du Goncourt de l’avoir préféré au Mauvignier. En plus, je n’aime pas les nouvelles, j’aime que tout soit bien lié.

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  3. Moi, c’est plus l’écriture très travaillée qui m’a bloquée : une phrase par paragraphe et une plume vraiment spéciale… Les trois histoires sont en partie liées (on rencontre Khady Demba dans la l’histoire de Norah et Fanta dans l’histoire de Khady Demba), je ne sais pas si tu avais remarqué. Par contre, je suis d’accord avec toi quand tu parles de fin abrupte. Je ne trouve pas que le contrepoint finisse les deux premiers récits d’une belle manière… J’ai fini pour ma part par justifier le titre et la cohérence du livre en me disant que leur force était tout simplement de lutter contre l’horreur de leur vie, peu importe qu’elles y réussissent ou pas (tiens, ça ne justifie pas les fins ouvertes, ça ?). J’ai largement préféré Le Club des Incorrigibles Optimistes de Guenassia, le prix Goncourt des Lycéens. Normal, direz-vous, étant donné que je suis lycéenne =D

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