« Le chant du pluvier » de Laprun, Béhé et Surcouf

La mère de Guilèm et Marisa vient de mourir. Leur père, Bernat, paysan bourru et têtu (comme sa fille avec qui il se trouve un peu en conflit depuis ce décès) part avec Guilèm au Groenland où ce dernier fait des recherches anthropologiques et est très bien intégré dans la communauté.

Il n’est pas très proche de son père, ils sont très différents, depuis l’enfance, Guilèm étant plus sensible et plus proche de sa mère.

Cette histoire est celle d’un deuil et de la découverte d’un père et d’un fils qui apprennent à se connaître autour de l’absence de la mère et d’un pays un peu magique, un peu hors du temps qu’est le Groenland.

On y parle des relations entre des enfants adultes et leur père qui ne savent pas plus les uns que les autres dire leurs sentiments.

Les personnages sont touchants, le dessin au trait noir épais et aux couleurs en camaïeu de bleu-gris ou brun rendent très bien les paysages du Groenland. Pas mal de silences qui disent beaucoup.

 Merci Bulise pour ce prêt.

Faites un petit tour chez BDGest pour voir le début de l’album.

« Une voix dans la nuit » de Armistead Maupin

Gabriel Noone est un auteur et un homme de radio homosexuel qui traverse une passe difficile de rupture amoureuse. Au moment où il est vulnérable, il reçoit le manuscrit d’un jeune garçon qui raconte les terribles sévices pédophiles qu’il a subi et sa renaissance avec sa mère adoptive.

Commencent alors des conversations téléphoniques entre eux qui permettent à Pete, le garçon, de s’exprimer et à Gabriel, l’homme mûr, de regarder sa vie en face. Gabriel s’attache beaucoup, Pete est un confident, presque un fils.

Mais une question se pose soudain … Pete existe-t-il vraiment?

Ce roman est un peu un thriller avec les questionnement sur la réalité et la fiction mais aussi un roman plus intimiste avec les remises en question de Gabriel sur sa vie amoureuse, sur la « communauté homosexuelle », sur ses relations familiales, notamment avec son père.

Rythmé et vivant, plein de rebondissements, j’ai beaucoup apprécié ce roman.

  -7 / 59 (PAL = 52)