Une prière pour Owen (A prayer for Owen Meany) : John Irving

« Une prière pour Owen » est un roman de plus de 600 pages aux multiples facettes…autant dire que j’ai eu du mal à rassembler mes pensées pour en parler sans oublier des éléments importants et sans trop en dire…

John Irving est un vrai conteur et il sait développer des petites histoires presque anecdotiques pour les intégrer dans une grande histoire foisonnante. Tout tombe en place, tout se trouve lié.

Alors…L’histoire… Dans les années 80, le narrateur, Johnny Wheelwright raconte depuis le Canada où il vit depuis 20 ans son amitié avec Owen Meany depuis l’âge de 11 ans. Owen et Johnny sont meilleurs amis même si socialement dans leur petite ville du New Hampshire, ils n’étaient pas prédestinés à l’être. Même si Owen est un garçon assez spécial : très petit et frêle, avec une voix étrange et criarde qui ne module pas (et qui ne changera jamais) et une grande assurance. Ils sont meilleurs amis même si c’est la balle de base-ball frappée par Owen qui a tué la mère de Johnny…

La trame de ce roman c’est tout d’abord une amitié indéfectible qui nous fait traverser l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte de Owen et Johnny.

C’est aussi la religion : les doutes et les certitudes… Depuis le mort de la mère de Johnny, Owen se sent en quelque sorte « le bras de Dieu » et il est intimement persuadé que Dieu veut qu’il fasse certaines choses. Il a des visions et voit au-delà de son intérêt personnel.

C’est aussi une peinture d’une petite ville de province et de son lycée privé avec des personnages plein d’humanité, très attachants et justes.

En arrière plan et prenant de plus en place dans la vie des deux garçons, il y a aussi la guerre du Vietnam.

Ce roman est drôle et sérieux, futile et historique, émouvant et touchant. Très bien construit, très riche, c’est une belle fresque dans laquelle on avance sans cesser d’être curieux de ce qui va suivre…

Je ne vous raconterai bien sûr pas la fin… mais j’ai pleuré…