« Paul à Quebec » de Michel Rabagliati

J’avais déjà entendu parler de la série des « Paul » sur les blog québécois mais j’ai commencé par le dernier car c’est le seul qui était disponible à la médiathèque (sans doute car il a obtenu le Prix du Jury (prix du public)(Fauve Fnac-SNCF) à Angoulême

Je ne savais donc rien de l’histoire de ce personnage récurrent qui semble avoir la quarantaine, marié et une petite fille. On entre dans l’histoire en découvrant la famille de sa femme qui habite juste à côté de Québec : une famille étendue et très joyeuse et proche. On goûte aux souvenirs d’enfance, on observe le beau-père et la belle-mère très heureux de réunir leur famille.

Puis, on suit Paul et Lucie lors de l’achat d’une maison, les agents immobiliers, les travaux de rénovation, les aventures informatiques de Paul etc…

C’est amusant, c’est ancré dans le quotidien.

Et puis, il y a un bouleversement dans cette vie qui suit son petit bonhomme de chemin : Roland, le beau-père est mourant. On entre alors dans une autre dimension : celle du décompte du temps qui reste à vivre ensemble. L’envie d’entourer cet homme fort et aimant. Et c’est très touchant.

Michel Rabagliati sait mélanger l’humour et l’émotion. Le dessin au trait noir est un peu vieillot mais l’album se lit vraiment bien. Et pour moi, française, j’avais l’impression d’entendre du québécois!

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Roaarrr Challenge

« L’immeuble d’en face » (Tome 1) de Vanyda

Un immeuble, trois étages et ses habitants : un jeune couple d’environ 20 ans, un couple plus âgé et leur chien et une mère célibataire enceinte et son petit garçon.

Ils se croisent, commencent à se connaître un peu. On suit leurs vies, chacun chez soi et en dehors de l’immeuble et on assiste aux rencontres entre eux

Ce sont des tranches de vie quotidienne, il n’y a pas vraiment d’intrigue.

Le dessin en noir et blanc et plutôt agréable mais je ne me suis vraiment pas laissée happer par ces vies et ces personnages… A vrai dire je me suis un peu ennuyée

Il y a 3 tomes en tout, je lirai malgré tout peut-être les 2 autres si l’occasion se présente pour voir comment évoluent les personnages et leurs relations.

Un avis plus positif sur Krinein.

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« Invisible » de Paul Auster

Ce roman est composé de 4 parties. La première est racontée par Adam Walker, un étudiant de 20 qui, en 1967, rencontre Rudolf Born, un professeur français, un homme étrange qui va changer sa vie à plus d’un titre.

La deuxième partie nous ramène d’abord en 2007, où Jim Freeman, un ancien copain de fac de Adam, aujourd’hui auteur à succès, reçoit une lettre de ce dernier lui expliquant  que ce que nous venons de lire est le premier chapitre d’un livre autobiographique.

Le chapitre suivant du récit d’Adam change de sujet (grammatical) comme pour se distancier du tabou qu’il abordePlus tard, le récit nous emmène à Paris et renoue avec le thème du premier chapitre et le dernier chapitre n’est plus écrit par Adam mais est malgré tout lié à son histoire.

Je ne veux pas en dire plus (du coup je n’en dis sans doute pas assez) pour ne pas déflorer le sujet. Moi même je ne savais rien sur le roman avant de le lire (à part que ma copine Mrs B qui me l’a prêté m’a dit que le 2ème chapitre l’a mise très mal à l’aise…et je confirme!) Il est donc très difficile d’en parler…

Mais c’est aussi très difficile car il n’est pas évident de savoir ce qui est « vrai » et ce qui est « faux »…que ce soit dans l’histoire racontée par Adam Walker mais aussi quand il s’agit de savoir qui parle réellement Est-ce une autobiographie comme on le pense au début? Est-ce une autobiographie « arrangée », parsemée de mensonges et de vérités (et alors comment démêler les deux?) ou est-ce le fruit de l’imagination d’un auteur qui essaie de nous manipuler (et dans ce cas, qui est l’auteur??)

Ce que l’on sait en sortant de ce roman, c’est que l’on ne sait pas trop ce qu’il en est! C’est très bien écrit et c’est déroutant! Voici un roman auquel on continue de penser après l’avoir refermé et qui peut apporter de nombreuses interprétations!

 Merci Mrs B pour ce prêt!

 

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« Tamara Drewe » de Posy Simmonds

Voici une BD d’un autre genre… Il s’agit presque plus d’un roman illustré de bandes dessinées puisque le texte prend une large place et que les dessins illustrent parfois les parties de textes, parfois apportent une continuité au récit.

Nous sommes à Stonefield, dans la campagne anglaise de carte postale. Beth, la cinquantaine, tient une sorte de gîte chic et rural, une « retraite » pour écrivains en mal de calme et d’inspiration. Elle subvient aussi à tous les besoins matériels de son mari Nicholas, auteur de polar reconnu et coureur de jupons.

On y croise aussi Glen, un universitaire américain qui depuis des années écrit son « chef d’oeuvre » et qui a trouvé un second foyer confortable dans le havre de paix de Beth.

Andy, le jardinier, est finalement le seul représentant des habitants de souche de ce village tellement calme que les jeunes s’y ennuient à mourir.

Cet équilibre (plus ou moins stable en ce qui concerne Beth et Nicholas) se trouve bouleversé quand arrive au village une belle jeune femme sexy. Tamara Drewe, jeune journaliste à Londres, vient vivre dans la maison héritée de sa mère. Elle s’est fait une réputation après s’être fait opérée du nez et avoir gagné une confiance en elle qu’elle ne semble pas savoir très bien gérer.

Andy, qui la connaissait « avant le nouveau nez » et l’appréciait déjà beaucoup. La nouvelle Tamara attire les hommes et semble se complaire dans le rôle de la bimbo sexy malgré elle tout en cherchant un peu plus de profondeur dans son travail et dans sa vie.

Derrière cette comédie de moeurs, on a aussi un portrait de l’Angleterre rurale avec les bobos qui vivent à mi-temps à la campagne dans une sorte de rêve idéalisé et les jeunes du village qui n’ont d’autres rêves que ce qu’ils voient dans les magazine à scandale. Deux mondes qui se télescopent.

BD très réussie (librement inspirée de « Loin de la foule déchaînée » de Thomas Hardy… Mais ne l’ayant pas lu, je ne pourrais pas dire quels sont les points communs).

Stephen Frears en a fait un film qui est sur les écrans actuellement et d’après la bande annonce, je trouve que le choix des acteurs correspond bien aux dessins!

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Roaarrr Challenge

 

« La reine du palais des courants d’air (Millenuim 3) de Stieg Larsson

Pas facile de parler du 3ème tome de cette trilogie désormais devenue culte sans en dire trop

Alors je ne vais pas en parler… A part pour dire qu’on retrouve les personnages (des gentils et des méchants!) et que ce 3ème tome démarre exactement à la fin du 2ème. Il y a plusieurs intrigues qui se recoupent, le thème est plutôt politique et on plonge presque dans un roman d’espionnage.

C’est très rythmé et très accrocheur… Même si, il faut être honnête et dire que c’est quand même souvent tiré par les cheveux et que le timming est toujours miraculeusement parfait … En gros si vous avez aimé le premier tome et le deuxième… allez-y, il vaut la peine d’être lu! Je crois que c’est celui que j’ai préféré!

Je sais ce billet est nul, mais que voulez vous, je ne peux rien raconter sous peine de dévoiler des choses classées « Secret Défense » 😉

 Merci Mrs B pour ce prêt!

« Rébétiko (La mauvaise herbe) » de David Prudhomme

Extrait du préambule de David Prudhomme :

« Né dans la Grèce des années 20, le Rébétiko est comparable dans ses thèmes au tango, au fado. On le nomme parfois le blues grec. On le danse de manière hypnotique, yeux fermés. Le danseur se lève, comme appelé, il tourne lentement sur lui-même, suivant chaque inflexion de la mélodie.

On entend dans cette musique un lien puissant entre l’Orient et l’Occident. On y entend la douleur de l’exil, le romantisme des ports, l’errance de noctambules, les amours miséreuses. L’échec et l’humour. »

Très belle bande dessinée qui raconte les frasques d’un groupe d’hommes qui ne vivent que par la musique et le haschich à une époque où en Grèce jouer du Rébétiko était devenu immoral et illégal. C’est l’histoire d’hommes qui veulent rester libres, insoumis.

Beaux dessins aux couleurs chaudes et sombres, plein d’ombres. Les dessins des hommes qui dansent dans les bars sont particulièrement touchants. Le seul défaut, à mon avis, c’est que l’histoire en elle même est un peu longue et décousue. Mais les planches sont vraiment belles.

 

 

Pour en savoir plus allez faire un tour sur le blog de l’auteur sur le rébétiko (dessins et musqiue)

Par ailleurs, cette BD a obtenu le Prix Regards sur le monde (Fauve d’Angoulême 2010)

 

 

 

 

Merci à Midola d’avoir parlé de cette BD chez elle, c’est elle qui m’a donné envie de la lire!

 

Roaarrr Challenge

 

« …à la folie » de Sylvain Ricard et James

Un couple se raconte, chacun donnant son point de vue sur leur histoire : les débuts, le mariage, la vie professionnelle stressante… et puis les violences conjugales… La première gifle, les coups qui partent pour rien ou pour des raisons extérieures, la violence psychologique, la violence sexuelle

Le déni de la femme (et de l’homme), la cupabilité et l’indifférence de la société, amis, famille (même si j’ai beaucoup de mal à croire à la réaction de la mère…) et médecin, qui ne savent pas quoi faire…

Le cercle vicieux de cet amour teinté de recherche de pouvoir et de soumission, d’excuses et d’éternels recommencements.

Cette bande dessinée est très forte sur un sujet très important. Je suis sortie de cette lecture avec un goût amer… C’est si facile de se retrouver dans ce genre de situation et si dur de s’en sortir… La bande dessinée rend très bien cette difficulté.

Merci à Orchidée de m’avoir fait découvrir ce titre. Personnellement les dessins ne m’ont pas gênés mais les personnages sont représentés avec des corps humains et des têtes d’animaux.

Pour avoir un aperçu allez donc faire un tour chez BD Gest’.

« Je ne t’ai jamais aimé » de Chester Brown

Récit autobiographique en bande dessinée sur une période de l’adolescence. Le quotidien sans intérêt d’un lycéen, la vie familiale pleine d’indifférence ou de conflits, la vie au lycée avec les amis et des « harceleurs », l’ennui, l’amusement avec les voisins.

Et puis il y a les sentiments plus complexes vis à vis de sa mère et les sentiments amoureux à sens unique ou réciproques, la difficulté de savoir vraiment ce que l’on ressent et comment exprimer ces sentiments.

La mise en page est minimaliste : fond noir et petites cases blanches au dessin très sobre en noir et blanc.

Je n’ai pas tellement aimé le dessin (grosses têtes sur petits corps). En ce qui concerne le fond, on a un aperçu presque intemporel de la difficulté de l’adolescence…Un peu déprimant… J’ai un peu de mal à être sure si j’ai aimé ou pas 😉

Pour vous faire votre propre opinion allez donc faire un tour chez BD Gest

« Eclipse » (« Hésitation ») de Stephenie Meyer

C’est le 3ème tome de la saga « Twilight ». J’avais beaucoup aimé le 1er tome « Twilight »(« Fascination ») et après avoir lu le 2ème tome « New Moon » (Tentation ») que j’ai trouvé très moyen, j’ai failli abandonner mais ma copine Mrs B m’a encouragée à lire ce 3ème tome (tout en me disant que je pouvais m’arrêter là car le 4ème « Breaking Dawn » étit très tiré par les cheveux!)

Alors que dire…? Bella attend la fin de ses études pour qu’Edward la transforme en vampire. Elle ne peut plus être amie avec Jacob le loup garou à cause de la haine qu’il y a entre les familles vampires / loups-garous mais elle le regrette beaucoup. Des meurtres par dizaines ont lieu à Seattle et les loups-garous et les vampires font une trêve pour sauver le monde Bella…

Bella m’a énervée! Elle semble tout subir, elle a un côté femme soumise qui ne peut pas faire un pas sans avoir l’aval de son Edward et qui cède à tout ce qu’il lui impose et à toutes les exigences de Alice. Elle est un peu allumeuse insensible vis à vis de Jacob car depuis le 2ème tome elle ne s’est toujours pas rendue compte qu’il était amoureux d’elle et elle continue à jouer à la meilleure amie (et que je marche main dans la main avec lui…)

Jacob m’a énervée avec son côté « chien fou » lourdingue (ah ah! « loup garou fou »!) qui cherche à imposer à Bella son amour et Edward m’a énervée avec son côté « homme d’un autre temps » et manipulateur qui ne veut pas coucher transformer sa copine en vampire avant le mariage, qui empêche sa copine de faire quoi que ce soit quand il n’est pas là…

Alors pourquoi je l’ai fini, hein? (C’est la question que me pose L’Homme à chaque fois que je lis un livre qui m’énerve!)

Et bien, la partie concernant les légendes indiennes était intéressante. La rivalité entre Edward et Jacob, entre le monde des vampires et celui des loups garous tenait la route surtout quand par dessus se greffe des jalousies et des rivalités amoureuses autour de Bella (et avec beaucoup d’humour j’ai trouvé). Et les différentes légendes concernant les vampires et des loups garous sont plus développées.

Au niveau de l’écriture, je pense que ça ne vole pas beaucoup plus haut qu’un Harlequin, mais on se laisse quand même prendre au jeu

 Merci Mrs B pour ce prêt, je compte sur toi pour me raconter le dernier tome!

 

  -18 / 59 +6=65 (3 prêts de copine + 2 emprunts à la médiathèque + 1 offert à L’Homme choisi sur ma LAL ) (PAL = 47)

 

« Voyage dans le passé » de Stefan Zweig

Un jeune homme pauvre mais très ambitieux est embauché pour devenir le secrétaire particulier d’un « conseiller » malade qui doit rester chez lui. Il vit chez ce dernier et se lie d’amitié avec la femme de celui-ci. Il ne réalise qu’il est amoureux d’elle qu’au moment où il apprend qu’il doit partir en mission au Mexique pour deux ans. Cet amour s’avère être réciproque. Leur passion est brève et intense toute en tension sexuelle inassouvie (nous sommes au début du 20ème siècle et les convenances sont importantes) et en lettres d’amour pleines de déclarations.

A cause de la guerre de 14-18 et de la vie qui suit son court, 9 ans passent avant qu’ils ne se revoient et cherchent alors à retrouver ce qu’ils étaient et ce qu’ils ressentaient 9 ans auparavant.

Mais est-ce possible de voyager dans le passé quand les personnes concernées ont changées, quand le monde a changé?

Cette nouvelle inédite de Stefan Zweig est écrite avec cette belle écriture fluide et ciselée, avec des personnages finement décrits. J’ose à peine le dire en parlant de Stefan Zweig, mais j’ai trouvé la fin un peu moins bien construite, ou plutôt que ça finissait un peu abruptement.

Merci à  Lael pour ce livre reçu lors du swap « aux confins ».

  -17 / 59 +6= 65 (3 prêts de copine + 2 emprunts à la médiathèque + 1 offert à L’Homme choisi sur ma LAL ) (PAL = 48)