Des vents contraires : Olivier Adam

J’ai aimé tous les romans d’Olvier Adam que j’ai lu (avant le blog) : « Falaises », « Je vais bien ne t’en fais pas », « A l’abri de rien » et enfin « Des vents contraires ». Ils ont en commun une écriture fluide, emprunte d’une sorte de poésie du quotidien. Une écriture qui me semble si facile à lire et pourtant belle et forte.
Les thèmes d’Olivier Adam eux ne sont pas faciles. Ils sont souvent noirs et montrent le côté sombre du quotidien. Certains diraient que les sujets sont « déprimants », je dirais qu’ils sont proches d’une certaine réalité.
Dans « Des vents contraires », on suit Paul et ses deux petits enfants, Manon et Clément. C’est une famille complètement cassée par la disparition de Sarah, la mère, partie un matin sans donner signe de vie il y a un an. Ils déménagent à Saint Malo, la ville d’origine de Paul, pour tenter de reprendre pied auprès de son frère mais les enfants ont du mal à vivre une vie normale et Paul qui boit trop et ne dort pas assez n’arrive pas à vivre vraiment sans Sarah.
Dans ce semblant de normalité, ils croisent d’autres gens aux vies cassées ou fêlées : un père qui veut revoir son fils à tout prix, un autre qui n’ose pas dire à sa fille qu’il est son père, une mère qui attend son fils adulte parti dans la marine, une vieille dame qui ne veut pas déranger ses enfants alors qu’elle va mourir, un mari qui préfère avoir l’enfant d’un autre que de perdre sa femme… Bref, des histoires où la famille est centrale même si celles-ci ne sont pas très stables.
Paul est homme très touchant, avec ses tonnes de défauts, il fait malgré tout ce qu’il peut, son seul objectif étant de rendre le sourire à ses enfants.
Roman à la fois dur et touchant, une belle histoire d’amour d’un père pour ses enfants, très ancré dans la réalité et accompagnés de très beaux passages sur les paysages autour de Saint Malo.