Happy birthday Bastien! 1 an!

Le vendredi 16 octobre 2009 à 10h30, je suis entrée à la maternité pour une visite de contrôle. Le samedi 17 octobre, j’ai été « déclenchée » puis « déclenchée » à nouveau le dimanche 18 octobre et c’est après une césarienne en urgence qu’à 19h49 le Docteur P. nous a présenté un « un crapaud violet » de 50 cm et 3,870 kg.

Aujourd’hui, ça fait donc un an qu’il nous a transformé en « famille« !

J’ai du mal à y croire, il a tellement changé!

Il a 6 dents qui se voient très bien et une qui est en train de sortir, il est tout blond et ses cheveux commencent à onduler derrière les oreilles.

Il ne se déplace que sur les fesses mais il commence à se tenir tout seul debout si on le met devant un support à sa hauteur. Mais il ne marche pas encore…Chaque chose en son temps!

Il est très habile de ses mains, il manipule très bien les objets, il peut ouvrir des boites et y mettre d’autres objets. Il tape des mains, il prend même mes mains pour me faire applaudir, il claque des doigts et lance les ballons (et autres objets!), il fait « au revoir » avec la main, même si parfois il est un peu à contre temps! Il met son pouce dans sa bouche et le retire en faisant du bruit exprès pour faire rire les gens (et il fait la même chose avec sa suce si on lui dit « tu fais « plop »! »). Il cache ses yeux avec ses poings pour qu’on dise « coucou » et les retirer. Il donne aussi spontanément les objets.

Il adore lire des livres et faire de la musique. Il ne parle pas mais il a de grandes conversations avec intonations de phrases, questions, exclamations et pauses… dans une langue inconnue! Il fait parfois « Rrrrr » quand on lui demande « Il fait quoi le lion? »

Il mange bien et il dort bien, il est toujours très sociable, drôle et joyeux! Il est très facile à vivre! Il ne pleure presque jamais (sauf la semaine dernière mais il avait de la fièvre)

J’aime le voir changer et je suis à la fois impatiente de le voir évoluer et je ne veux pas qu’il grandisse trop vite!

« De lait et de miel » de Jean Mattern

C’est un court roman mais très riche. Un vieil homme sur le point de mourir raconte sa vie. Les souvenirs reviennent, liés les uns aux autres passant d’une époque à l’autre, se mêlant…

Il revient sur ses origines. Né à Timisoara (ou Temesvar), il était Roumain du Banat, mais au moment de la 2ème guerre mondiale, son pays, véritable mosaïque d’origines ethniques différentes, déchiré entre les allemands et les russes, devient un lieu qu’il faut fuir. Par le jeu de lointaines connexions Alsaciennes, il devient français et évoque aussi l’intégration dans son nouveau pays et la distance que cela crée pour lui.

Les souvenirs de son pays et de la guerre font revenir à sa mémoire Stefan, son ami d’enfance, si proche et pourtant si différent, qu’il a perdu de vue au moment où il a fallut choisir « un camp ». C’est aussi une histoire d’amitié, de loyauté et de regrets.

Ce roman est aussi l’histoire de son amour pour Suzanne, sa femme, un amour simple pour cette femme arrivée en France après avoir fuit la Hongrie après le soulèvement de Budapest. Les souvenirs tendres et quotidiens sont teintés de tristesse quand il mentionne un deuil qui les a modifié à jamais.

C’est un très beau roman plein d’émotion retenue et de douceur, sur une vie remplie de grands événements historiques, de drames personnels et de petits bonheurs.

« Tim sans-dragon » de Agnès Laroche

Tim vit avec sa mère en Ironde, un pays dirigé par Reuter le gouverneur de la cité qui utilise les dragons comme une armée pour s’imposer par la peur dans les environs. Il est pauvre et travaille pour la famille de Reuter.

Le père de Tim a disparu depuis quelques temps et le jeune garçon aurait voulu avoir un dragon pour ses 13 ans pour partir à la recherche de son père mais sa mère lui a offert un « poussidragon » un animal placide qui ne vole pas.

Mais Anok, le nouveau compagnon de Tim se révèle être plus qu’un simple poussidragon et dans la famille Reuter, tout le monde n’est pas aussi cruel que le père et Tim va pouvoir partir à l’aventure.

Ce roman jeunesse n’est pas mal, il plaira sans doute à la tranche d’âge 9-12 ans. Il se lit vite mais se termine sans doute un peu rapidement, comme si l’auteur ne savait pas trop comment terminer, les choses tombent en place un peu brusquement et facilement.

Lu pour le « Club Lecture » dans le cadre de la sélection CM2-6ème

« L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafon

Daniel, un jeune garçon, a été emmené un jour par son père libraire au « Cimetière des livres oubliés » où il a été attiré par un livre qui lui semble destiné : « L’ombre du vent » de Julian Carax. Cet auteur est entouré de mystère car ses oeuvre sont désormais introuvables, détruites par un homme étrange qui les brûle.

Daniel grandit et en compagnie de Firmin, un homme haut en couleur qu’il a recueilli et qui travaille avec son père (à mon avis le meilleur personnage du roman), il mène une enquête pour en savoir plus sur l’histoire de Julian Carax. Ils fouillent son passé et rencontrent d’autres personnages qui l’ont connu adolescent ou adulte mais qui ne disent pas tous le vérité.

Ces personnes sont toutes dignes d’être des personnages de roman…car « L’ombre du vent » c’est le roman dans le roman!

Histoires d’amour, d’amitiés, de famille, de livres, histoire tout court dans l’Espagne d’après la guerre civile où chacun doit faire attention à ce qu’il dit. C’est rythmé, plein de rebondissements et d’une certaine poésie. tellement riche qu’il est difficile d’en parler vraiment.

J’ai mis du temps à lire ce roman car j’avais un emploi du temps chargé (et que je m’endormais au bout de quelques pages!) et je regrette de ne pas avoir plongé plus vite dans cette histoire car j’ai dévoré la deuxième moitié et je pense que c’est un roman qui ne se « picore » pas! Cela dit avec du recul je me demande si la partie concerant Daniel et Clara au début apporte beaucoup au reste du roman ?

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Thiên An ou la grande traversée. Du Vietnam à Paris XIIIème : Valentine Goby et Ronan Badel

Ce livre fait partie de la collection « Français d’ailleurs », une collection de docu-fiction sur l’histoire de l’immigration en France.
 
A Paris, en 1979, Thiên An, un jeune collégien, doit écrire une rédaction ayant pour sujet « Racontez une grande épreuve physique ». Il décide alors de raconter le voyage terrible qu’il a fait 2 ans auparavant pour fuir le Vietnam et arriver en France. Car Thiên An et sa famille sont des réfugiés, des « boat people » qui ont fuit une vie misérable et pleine d’oppression qu’ils subissaient dans leur pays d’origine. Une vie sans avenir puisqu’à cause des engagements du père avant l’arrivée des communistes au pouvoir, les enfants n’auraient même pas eu le droit d’aller à l’école.
 
Racontée avec le point de vue d’un enfant tout en étant réaliste et instructif ce livre est passionnant et très émouvant. De plus, c’est un beau livre avec de belles illustrations peintes et des petits croquis, ainsi qu’une mise en page originale.
 
A la fin du livre, il y a plusieurs pages de dossier sur l’immigration vietnamienne en France : histoire, informations culturelles et photos d’époques. C’est un plus très appréciable.
 
J’ai vraiment envie de jeter un œil aux autres titres de cette collection.
 
Lu pour le « Club Lecture » dans le cadre de la sélection CM2-6ème

Tout seul : Chabouté

Le personnage principal de cette Bande Dessinée est un homme difforme qui n’a jamais quitté son phare et qui rêve du monde en imaginant ce que peuvent représenter les mots qu’il découvre au hasard de son dictionnaire. Mais ce monde intérieur peut-il suffire à vivre vraiment?
 
Très belle histoire pour cette bande dessinée très sobre, en noir et blanc avec très peu de texte et pleine de poésie.
 
Une certaine lenteur, des doubles pages avec des répétitions de détails : phare, mer, oiseaux… qui représentent le monde extérieur.
 
Cela faisait longtemps que j’hésitais à emprunter cette BD et Valérie a fini de me persuader!