Des titres et un texte! Rendez-vous du mois de décembre

Depuis le mois d’octobre, je vous propose un rendez-vous mensuel : écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant (ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

Angèle, ma Babayaga de Kermévénen

Cascades et gaufres à gogo

Guppies for tea

Jours toxiques

Plus vrai que nature

La mise à nu des époux Ransome

Je suis un garçon

Paroles sans papiers

La maison

Rêves de cabanes

Et voici mon texte :

« Je suis un garçon comme les autres, moi! J’ai mes rêves de cabanes, de cascades et gaufres à gogo, de bêtises et d’aventures, quoi! Alors, quand ma grand-mère Angèle, ma Babayaga de Kermévénen m’a proposé d’aller en Angleterre avec elle, j’étais trop content!

Quand « Misiz » Ransome nous a ouvert la porte de la maison d’hôtes, le « bédén brékfeust », c’était déjà le dépaysement total! J’ai cru l’entendre dire « Guppies for tea? » à un moment, mais je ne suis pas sûr de ce qu’elle voulait dire… C’était comme quand on écoute des chansons en anglais : les paroles sans papiers sous les yeux, c’est trop dur à comprendre!

Mais dans cette petite bicoque, ce n’est pas la langue qui m’a le plus traumatisé… J’y ai vécu une expérience pire que les « jours toxiques » de la colo où mon copain Max arrêtait pas de péter dans la chambre… C’était déjà horrible, mais là, c’était pire… Les vieux proprios de la baraque n’étaient pas du tout pudiques et tous les soirs, ils se désapaient avec la porte ouverte… et franchement, la mise à nu des époux Ransome, c’était comme un film d’horreur plus vrai que nature!« 

Retrouvez mon texte du mois d’octobre, celui du mois de novembre

En octobre, Orchidée avait joué avec moi… Et aussi en novembre et ce mois-ci aussi

Et vous?

« L’étrange vie de Nobody Owens » de Neil Gaiman

Nobody Owens s’appelle ainsi car à un an et demi, alors que sa famille vient de se faire assassiner par un homme mystérieux, il a été recueilli par Mr et Mrs Owens, des fantômes logeant dans un petit cimetière désaffecté.

On lui accorde la « libre citoyenneté », c’est à dire qu’il peut circuler librement dans le cimetière, voir et parler aux fantômes et même bénéficier de quelques aspects de la vie des fantômes (l’Effacement, l’Effroi, le Songerie etc). Il a également été confié à Silas, un être étrange qui n’appartient ni au monde des vivants ni au monde des morts qui ne sort que la nuit et qui peut aider Nobody dans sa vie de tous les jours. Nobody ne doit absolument pas quitter le cimetière car en dehors de ce lieu où il est protégé, il risque de grands dangers.

Auprès de ces créatures, il vit des aventures extraordinaires. A l’adolescence, il est partagé entre l’envie de respecter les règles qu’il a toujours connues et l’envie de voir le monde extérieur et surtout de savoir qui a tué ses parents… D’autant que le tueur est toujours à sa recherche…

C’est une très belle histoire d’enfance, un univers sombre et pourtant joyeux. Les personnages, les fantômes, sont très attachants et il y a aussi des passages plus ou moins effrayants. L’adolescence, ce moment de rupture entre l’enfance et l’âge adulte, est aussi très bien rendue dans l’évolution de Bod, c’est ce moment où il faut laisser derrière soi une partie de sa vie… La fin est plutôt émouvante…

A la fin, dans les remerciements, l’auteur dit avoir été très influencé par « Le livre de la jungle » (« The jungle book ») de Rudyard Ripling (d’ailleurs le titre original de Neil Gaiman est « The graveyard book »). Le peu que je connaisse du roman de Kipling me fait faire des parallèles avec L’histoire de Nobody et me donne bien envie de le lire aussi un de ces jours!

Lu pour le « Club Lecture » dans le cadre de la sélection 5ème-4ème