Compte rendu de la rencontre entre le club lecture et Claire Gratias, auteur jeunesse. (3ème… et dernière… partie)

 

Concernant son écriture, nous lui avons demandé si elle avait des thèmes préférés. Elle a expliqué qu’il y a effectivement des thèmes qui revenaient souvent mais qu’elle ne faisait pas forcément exprès. Par exemple, c’est son éditrice qui lui a fait remarquer qu’il y avait souvent la notion de « porte ». Elle se rend compte qu’il y a souvent l’idée de la « pensée empêchée » dans ses romans. Pour elle, les thèmes sont souvent liés à l’histoire d’une personne, ils viennent malgré l’auteur, ce sont des choses qui sont importante pour lui au plan personnel et émotionnel.

Nous lui faisons remarquer qu’il y a souvent des personnages de psychologues dans ses romans. Elle nous explique qu’elle s’intéresse beaucoup à la psychologie et qu’elle a elle-même fait un travail psychologique. Elle trouve que cela aide à comprendre les autres.

Le profil psychologique des personnages est pour elle plus important que leur description physique. « Les gens m’intéressent, me passionnent. J’adore observer les gens, les comprendre. Je porte beaucoup d’attention à l’écoute. Mieux comprendre la psychologie humaine permet d’éviter de juger les autres trop vite. »

Quand on lui a demandé pour quels types de lecteurs elle écrivait, elle a cité André Gide : « Tant pis pour le lecteur paresseux : j’en veux d’autres. » Elle a expliqué qu’elle faisait le pari d’écrire pour le lecteur persévérant qui ne veut pas renoncer, qui ne se laisse pas décourager. Certains romans sont plus difficiles au début mais ils valent la peine de continuer.

Elle nous a aussi parlé des auteurs qui l’ont inspirée. Elle nous a dit qu’elle a eu des périodes de théâtre, poésies, grands romans classiques français, science fiction, romans policiers… Un certain nombre d’auteurs l’ont aidé à apprendre à écrire quand elle lisait des textes vraiment bien écrits elle voyait la différence avec juste une bonne histoire.

Elle a cité Émile Zola, Guy de Maupassant, les Contes fantastiques d’Hoffmann, Musset et Jean Anouilh (pour le théâtre), André Gide, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Jean Giono (« Une écriture magnifique, une langue extraordinaire, des personnages forts. »). Il y a aussi « Le seigneurs des anneaux » et Stephen King (qui lui a fait découvrir des auteurs américains comme Nathaniel Hawthorn), Louis Aragon (pour sa poésie)…

« J’adore quand un écrivain vous fait découvrir votre propre langue. Grâce à ça, j’ai une grande exigence avec ma langue. Je veux faire une bonne histoire et j’ai une grande exigence au niveau de l’écriture. J’écris avec mes oreilles : ce que j’écris, je me le dis à moi-même pour voir comment ça « sonne ». Je me demande « Est-ce que j’y croirais ? » Tant que ça ne sonne pas juste, je recommence. »

En littérature jeunesse, elle aime beaucoup Pierre Boterro et Jean-Claude Mourlevat.

Quant à ses propres romans, elle ne peut pas choisir… Mais elle aime beaucoup « Le signe de K1 » et « Breaking the wall ». D’ailleurs très fière car ce dernier vient d’obtenir le prix du roman historique de la ville de Poitiers.

 

Voilà, j’espère que ça ne vous a pas paru trop long mais j’ai trouvé cette rencontre vraiment passionnante et j’avais envie de la partager. Je n’ai pas trop coupé dans le compte rendu car je voulais garder les idées des questions des élèves.

Compte rendu de la rencontre entre le club lecture et Claire Gratias, auteur jeunesse. (2ème partie)

Concernant son métier d’écrivain, elle nous a dit qu’elle avait publié 10 romans et qu’elle en avait écrit 15 (« Il en reste dans les tiroirs ! »). Elle ne préfère pas écrire des petits ou des gros livres : elle trouve que les deux sont intéressants car ce sont des plaisirs différents.

En ce moment, après avoir fini le tome 2 du « Signe de K1 », elle est en phase de préparation avec l’impression qu’elle n’arrivera plus jamais à écrire. Elle se remet à lire et aller au cinéma. Elle prend des notes. Quand on lui a demandé où elle trouvait son inspiration, elle a dit qu’on parlait aussi de « puiser » son inspiration et que c’était une expression qu’elle aimait bien car elle estime que l’on a en soi un puits qui se remplit d’impressions et d’idées accumulées au fil du temps. Avec l’écriture d’un roman, le puits se vidait et qu’il fallait ensuite attendre qu’il se remplisse à nouveau.

Quant à ses projets, elle nous a annoncé qu’elle écrivait un récit fantastique court pour « Je Bouquine ». Elle a aussi un projet d’album (son premier album) avec l’illustratrice Sylvie Serprix. Elle a aussi envie de revenir au polar.

Sur des sujets plus « techniques », elle a expliqué que les auteurs choisissaient leurs titres mais que c’était les éditeurs qui imposaient le choix de la couverture. D’ailleurs, depuis 6 ans qu’elle est chez le même éditeur, elle leur répète sans cesse qu’elle n’aime pas du tout les illustrations de ses couvertures et il a fallut que les libraires informent l’éditeur que « Le signe de K1 » ne se vendait pas bien à cause de la couverture pour qu’elle soit changée. Elle est mainteant plus moderne et lui plait beaucoup !

Compte rendu de la rencontre entre le club lecture et Claire Gratias, auteur jeunesse. (1ère partie)

Lors de leur rencontre avec Claire Gratias au salon du livre de Cherbourg, les élèves ont posé de nombreuses questions. Ce compte rendu reprend les réponses de l’auteur à leurs questions.

Ils ont posés quelques questions personnelles. Nous avons appris que Claire Gratias était son vrai nom et qu’il n’y a qu’une famille en France avec cette orthographe. Son frère est traducteur de romans noirs américains. Au début elle écrivait sous son nom de femme mariée mais à partir de son troisième roman elle a décidé qu’elle ne voulait plus se « cacher » derrière le nom de quelqu’un d’autre et à repris son vrai nom. Aujourd’hui elle est divorcée. Elle n’a pas d’enfant mais considère ses livres comme ses enfants. Elle a été professeur pendant 14 ans mais depuis 2004, elle se consacre entièrement au métier d’écrivain.

Elle a besoin d’écrire devant une fenêtre pour voir le ciel. Pendant des années, elle a vécu en banlieue parisienne et elle ne voyait que du béton par sa fenêtre et elle était malheureuse. Aujourd’hui elle habite dans une grande maison avec beaucoup de ciel et d’arbres et elle est très heureuse.

Elle a expliqué qu’il n’y avait pas d’études spéciales pour devenir écrivain et qu’on pouvait même devenir écrivain à n’importe quel âge. Elle-même a fait des études littéraires et linguistiques (allemand) et eu de bonnes notes en maths au bac !

Elle nous a dit que l’argent ne suffisait pas à être heureux. Elle se moque de gagner beaucoup d’argent. La passion est plus importante car écrire, pour elle, est utile.

Elle a commencé à écrire des histoires dès qu’elle a su écrire en CP. Ça l’a passionné tout de suite, elle pensait même que tous les enfants étaient comme ça. Elle ne peut pas vivre sans les livres, la lecture et l’écriture.

Tranches napolitaines : Mathieu Sapin, Bastien Vivès, Anne Simon et Alfred

Mathieu Sapin, Bastien Vivès, Anne Simon et Alfred étaient tous les 4 invités à Naples et ont donné dans ce recueil leur vision de la ville.
 
Je n’ai pas du tout été emballée par cet album. En fait, j’ai trouvé que cela manquait d’unité, les quatre dessinateurs ne semblaient pas du tout lier leur travail avec celui des autres (même si certains personnages se retrouvent d’un auteur à l’autre.)
 
Mais surtout, je n’ai pas eu l’impression de découvrir Naples en particulier, je n’ai rien ressenti de spécifique sur cette ville.
 
J’ai aussi trouvé cela frustrant de n’avoir que des ébauches d’histoires…
 
Bref, ce n’était pas une réussite pour moi!
 par ma Best

Le club lecture au Salon du livre de jeunesse et de bande dessinée de Cherbourg-Octeville – Episode 2

Après 1h45 de car, nous sommes donc arrivés à Cherbourg. Les élèves se sont répartis les questions qu’ils allaient poser à Claire Gratias et après un petit tour dans la tente où les travaux d’élèves étaient exposés (textes et jeux) et où nous avons pu admirer le texte de notre élève de 6ème (qui a reçu un livre en cadeau), nous avons rejoint le collège où la rencontre avait lieu.

Nous avons donné à Claire Gratias le livret (les élèves étaient si nombreux à vouloir le lui donner que j’ai préféré le faire moi-même!); elle a été agréablement surprise que nous ayons lu plusieurs livres d’elle et pas seulement celui de la sélection.

Puis les élèves ont posé leurs questions. Elle leur a répondu avec beaucoup de gentillesse et de naturel. Elle a développé ses réponses et il y a eu un vrai échange. J’ai vraiment apprécié ce moment et les élèves aussi. J’avais déjà aimé ce que j’avais lu d’elle et j’ai aussi beaucoup apprécié la personne.

Après cette rencontre et un pique nique sous un soleil venteux, les élèves (et leurs profs) ont fait le tours des stands de livres (en résistant plus ou moins… Je n’ai rien acheté pour moi,juste un livre pour Baby B!) et un tour dans la tente des jeux réalisés par différentes classes.

C’était donc une belle journée. Les élèves ont vraiment apprécié… si on en croit leur déception quand on leur a dit qu’on ne reviendrait sans doute pas l’année prochaine!  D’ailleurs la plupart sont partant pour recommencer le club  l’année prochaine!

Et la petite phrase qui m’a énormément touchée en cette journée, c’est une des meilleures lectrices du club, celle qui ces derniers temps dévore à vitesse grand V des romans exigeants, qui adore lire et qui encourage ses copines à persévérer dans des livres plus difficiles qui m’a dit qu’avant de commencer le club lecture elle ne lisait jamais… et même au début du club elle ne lisait pas … que c’était « à force d’entendre les autres parler de leurs histoires » qu’elle a eu envie de lire… Et bien là je dois dire que ça a été une grande fierté et un grand plaisir! 

PS : J’ai « joué à la journaliste » et demain je vous livre le compte rendu de la rencontre à partir des réponses de Claire Gratias aux questions des élèves. Vous verrez que ça a été une heure bien remplie!

Le club lecture au Salon du livre de jeunesse et de bande dessinée de Cherbourg-Octeville – Episode 1

Vendredi 27 mai, 25 membres du Club Lecture (de la 6ème à la 4ème), ma collègue documentaliste et moi sommes allés au .

Toute l’année nous avons proposé aux membres du club des livres issus de la sélection du salon.

Pour pouvoir être invité au salon, quelques élèves ont fait un travail d’écriture sur des thèmes liés à certains livres de la sélection. Petite fierté pour le club : une élève de 6ème a eu le 2ème prix pour son texte dans sa catégorie!

Notre présence nous permettant de rencontrer un auteur nous avons proposé 3 noms d’auteurs ayant écrit pour toutes les tranches d’âges, et quand nous avons appris que nous rencontrerions Claire Gratias, nous avons fait en sorte que le maximum de personnes du club aient lu au moins un de ses livres. Je dois dire qu’entre les adultes et les enfants les avis sont plutôt unanimes : nous avons tous beaucoup aimé ce que nous avons lu d’elle!

Les dernières séances du club ont été consacrées à la préparation de cette rencontre : mise en commun des questions à poser à l’auteur, petit livret cadeau en souvenir de notre rencontre dans lequel nous nous présentons (photo à l’appui) et où nous avons noté nos avis (positifs, sans même se forcer!) sur ses romans et quelques textes écrits avec la contrainte d’utiliser les titres de ses romans (comme mon jeu « des titres et un texte »).

Les élèves avaient l’air contents de préparer tout ça et impatient d’aller à Cherbourg!

Alors? Cette rencontre?

L’étonnante histoire d’Alophus Tips (The amazing story of Adolphus Tips) : Michael Morpurgo

Dans ce roman, une grand-mère transmet à son petit-fils le journal intime qu’elle tenait lorsqu’elle avait 12 ans pendant la 2ème guerre mondiale en Angleterre. Plus que l’histoire d’Adolphus Tips, c’est surtout l’histoire de Lily.
 
Lily est une toute jeune fille qui aime son chat Tips, qui est irritée par les nouveaux élèves qui sont arrivés de la ville après l’évacuation et la maîtresse avec son accent hollandais. Elle vit avec sa mère et son grand-père sur la ferme familiale alors que son père est à la guerre.
 
La vie ne serait pas trop pénible si un jour le village ne devait pas être évacué pour que les plages servent de lieu d’entraînement pour le débarquement en Normandie.
 
Beaucoup de soldats américains arrivent alors et lorsque Tips disparaît ce sont Adie et Harry, deux soldats noirs, qui l’aident à la chercher. Une très forte amitié naît alors entre eux.
 
C’est un très joli roman sur la guerre, la vie quotidienne pendant cette guerre, du point de vue d’une enfant. c’est aussi un roman d’aventure, d’amitié et d’amour. Il mélange bien humour et émotion!
 
Je conseillerais ce roman aux jeunes de 10 à 14 ans. 

 par Mrs B Merci pour ce prêt!

« Dark places » (« Les lieux sombres ») de Gillian Flynn

Libby Day est une jeune femme perturbée, plutôt inadaptée socialement, cleptomane, dépressive et hantée par le passé… Il faut dire qu’elle ne peut qu’être traumatisée puisque 24 ans auparavant elle a échappé de peu au massacre de sa mère et de ses deux soeurs. Son frère est sous les barreaux à vie pour ce crime. Il était alors considéré comme le seul coupable possible. C’était un adolescent rebelle et différent et en conflit avec sa mère. Libby avait 7 ans au moment des faits et son témoignage a joué dans la condamnation de Ben.

Mais aujourd’hui, les convictions de Libby sont quelque peu bousculées par un groupe de « fans » de Ben qui cherchent à prouver son innocence et par appât du gain et par une certaine curiosité, Libby « mène l’enquête » sur son passé.

 Le roman est découpé en trois parties qui s’alternent : Libby Day de nos jours, Patty Day sur la journée du 2 janvier 1985 à la nuit du 3 janvier 1985 et Ben Day sur cette même période. Donc, en parallèle, la journée des meurtres est racontées du point de vue de la mère et du frère. On apprend alors beaucoup de choses sur la famille, sur leurs relations et leur entourage.

C’est un roman très noir, très accrocheur avec des personnages très finement développés. Libby par exemple est très intéressante car elle est la fois touchante dans son histoire et son traumatisme mais également exaspérante. Ben, l’adolescent qui ne sait pas où se situer dans sa propre vie en 1985 est aussi très bien brossé.

J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai dévoré et je dois dire que j’ai continué à y penser après avoir refermé le livre, j’ai même eu du mal à me plonger dans autre chose immédiatement après. Si je n’ai pas mis de coup de coeur c’est que j’ai juste trouvé que la fin perdait un peu de rythme.

 

 C’est une  avec Sandrine et Somaja

 

 – 1 = 19

 

Des titres et un texte! Rendez-vous du mois de juin

Depuis le mois d’octobre, je vous propose un rendez-vous mensuel : écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant (ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

Le testament

Les travaux d’Hercule

Les écuries d’Augias

Dans mes yeux

L’étoile de Nathan

Un bûcher sous la neige

L’invitation

Une sonate pour Rudy

Seizon life

L’étonnante histoire d’Adolphus Tips

Jésus et les copains

Tranches napolitaines

Breaking the wall

Et voici mon texte :

« J’ai reçu l’invitation du notaire car le testament de Nathan, mon plus vieil ami, allait être rendu public. Nous étions tous là, moi, Rudy, Jésus et les copains. Il y en avait pour tout le monde : l’étoile de Nathan, sa médaille préférée, revenait à Paul (« Parce que tu aimes le ciel et ce qui brille »), le tableau monumental qu’il avait peint avant sa mort et qu’il avait intitulé « Tranches Napolitaines » était pour Judith (« Parce que tu aimes la couleur et la beauté »). Il y avait une sonate pour Rudy que Nathan avait composée dans sa jeunesse. Les écuries d’Augias, le copain d’enfance, allaient pouvoir rester ouvertes grace à une donation à la « Seizon Life Corporation » qui gérerait dorénavant les finances du domaine.

Ce testament était un travail minutieux pour faire plaisir à tout le monde. Comme les travaux d’Hercule, il y avait douze dons…

Moi j’ai eu un petit colis rectangle enveloppé dans du paier brun… Je ne l’ai pas ouvert tout de suite. J’ai d’abord mis « Breaking the wall » à plein volume. C’était le dernier morceau qu’on avait enregistré ensemble dans notre période rock… Des larmes d’émotion commençaient à s’accumuler dans mes yeux et une douleur dans le ventre me brûlait tout en me faisant frissonner comme un bûcher sous la neige.

Je déballais doucement le paquet, découvrant un petit livre. En lisant le titre, mes larmes glissèrent sur mes joues doucement : « L’étonnante vie d’Adolphus Tips« … Il avait écrit mon histoire et il me l’offrait comme un dernier au-revoir. »

Retrouvez mon texte du mois d’octobre, celui du mois de novembre, celui du mois de décembrejanvier, février , mars , avril et celui du mois de mai 

Orchidée avait joué avec moi en octobre, novembre , décembre, janvier et en février… 

Flo s’est lancée en mai et en juin…

Syl. a aussi joué en mai

Astrid a joué en juin

Et vous?

« Opération Maurice » de Claire Gratias

Un garçon souffre de la rivalité qui existe entre lui et un autre élève de sa classe. Rivalité en miroir de celle qui existe entre leurs pères, tous les deux hommes politiques locaux et entretenue par la maîtresse qui n’est pas toujours objective.

Les querelles augmentent jusqu’à ce que le héros décide de faire du mal au poisson rouge offert par son rival à la classe. L’intervention de son « moi » du futur va changer le cours des choses.

Ce très court roman jeunesse (40 pages) apporte une réflexion sur les conséquences que peuvent avoir sur son futur des actions faites dans le présent.

J’ai bien aimé le style même si c’était un peu court pour moi.

Les élèves de 6ème ont beaucoup aimé!

Lu pour le Club Lecture car nous avons renconté Claire Gratias le vendredi 27 mai à Cherbourg lors du Salon du livre!