Compte rendu de la rencontre entre le club lecture et Claire Gratias, auteur jeunesse. (2ème partie)

Concernant son métier d’écrivain, elle nous a dit qu’elle avait publié 10 romans et qu’elle en avait écrit 15 (« Il en reste dans les tiroirs ! »). Elle ne préfère pas écrire des petits ou des gros livres : elle trouve que les deux sont intéressants car ce sont des plaisirs différents.
En ce moment, après avoir fini le tome 2 du « Signe de K1 », elle est en phase de préparation avec l’impression qu’elle n’arrivera plus jamais à écrire. Elle se remet à lire et aller au cinéma. Elle prend des notes. Quand on lui a demandé où elle trouvait son inspiration, elle a dit qu’on parlait aussi de « puiser » son inspiration et que c’était une expression qu’elle aimait bien car elle estime que l’on a en soi un puits qui se remplit d’impressions et d’idées accumulées au fil du temps. Avec l’écriture d’un roman, le puits se vidait et qu’il fallait ensuite attendre qu’il se remplisse à nouveau.
Quant à ses projets, elle nous a annoncé qu’elle écrivait un récit fantastique court pour « Je Bouquine ». Elle a aussi un projet d’album (son premier album) avec l’illustratrice Sylvie Serprix. Elle a aussi envie de revenir au polar.
Sur des sujets plus « techniques », elle a expliqué que les auteurs choisissaient leurs titres mais que c’était les éditeurs qui imposaient le choix de la couverture. D’ailleurs, depuis 6 ans qu’elle est chez le même éditeur, elle leur répète sans cesse qu’elle n’aime pas du tout les illustrations de ses couvertures et il a fallut que les libraires informent l’éditeur que « Le signe de K1 » ne se vendait pas bien à cause de la couverture pour qu’elle soit changée. Elle est maintenant plus moderne et lui plait beaucoup !

Compte rendu de la rencontre entre le club lecture et Claire Gratias, auteur jeunesse. (1ère partie)

Lors de leur rencontre avec Claire Gratias au salon du livre de Cherbourg, les élèves ont posé de nombreuses questions. Ce compte rendu reprend les réponses de l’auteur à leurs questions.
Ils ont posés quelques questions personnelles. Nous avons appris que Claire Gratias était son vrai nom et qu’il n’y a qu’une famille en France avec cette orthographe. Son frère est traducteur de romans noirs américains. Au début elle écrivait sous son nom de femme mariée mais à partir de son troisième roman elle a décidé qu’elle ne voulait plus se « cacher » derrière le nom de quelqu’un d’autre et à repris son vrai nom. Aujourd’hui elle est divorcée. Elle n’a pas d’enfant mais considère ses livres comme ses enfants. Elle a été professeur pendant 14 ans mais depuis 2004, elle se consacre entièrement au métier d’écrivain.
Elle a besoin d’écrire devant une fenêtre pour voir le ciel. Pendant des années, elle a vécu en banlieue parisienne et elle ne voyait que du béton par sa fenêtre et elle était malheureuse. Aujourd’hui elle habite dans une grande maison avec beaucoup de ciel et d’arbres et elle est très heureuse.
Elle a expliqué qu’il n’y avait pas d’études spéciales pour devenir écrivain et qu’on pouvait même devenir écrivain à n’importe quel âge. Elle-même a fait des études littéraires et linguistiques (allemand) et eu de bonnes notes en maths au bac !
Elle nous a dit que l’argent ne suffisait pas à être heureux. Elle se moque de gagner beaucoup d’argent. La passion est plus importante car écrire, pour elle, est utile.
Elle a commencé à écrire des histoires dès qu’elle a su écrire en CP. Ça l’a passionné tout de suite, elle pensait même que tous les enfants étaient comme ça. Elle ne peut pas vivre sans les livres, la lecture et l’écriture.
2ème partie
3ème partie