« A traitor to memory » (« Mémoire infidèle ») de Elizabeth George

Ce roman est découpé en deux parties, deux univers, qui s’alternent : il y a le journal intime d’un jeune virtuose du violon qui souffre d’un blocage qui l’empêche de jouer et qui, sur les conseils de son psychiatre, essaie de « débloquer » sa mémoire en creusant son passé.

D’autre part, on suit des personnages qui semblent sans histoires jusqu’à ce qu’une femme se fasse assassiner -écrasée à plusieurs reprises par une voiture. Sa vie semble assez mystérieuse. On découvre que c’est la mère du violoniste. L’enquête est menée sans que les policiers aient accès aux informations du journal intime.

Au fur et à mesure de l’enquête des policiers et de la lecture des souvenirs traumatisants qui reviennent au jeune homme dans son journal, on en apprend plus sur une famille qui 20 ans auparavant avait déjà été confrontée à un crime. On suit également la vie privée des policiers. Le fait que ce soient des personnages récurrents de Elizabeth George ne gêne pas du tout la lecture.

C’est un gros pavé de 800 pages (écrit petit) mais je n’arrivais pas à le lâcher! On découvre beaucoup de choses petit à petit, on est amené sur des tas de pistes. On fouille le présent et le passé de nombreux personnages. On creuse aussi l’inconscient en voyant remonter les souvenirs refoulés de Gideon, le jeune musicien, on voit son traumatisme : la dimension psychologique est très intéressante.

Mon 2011 est à -23/ 45