Baby B a 20 mois!

Ce mois-ci est vraiment le mois du langage : ça foisonne, ça devient même difficile de tout noter car chaque jour il y a un nouveau mot ou une nouvelle expression. Je suis vraiment fascinée par cette période où il répète mais aussi où il reconnaît tant de choses qu’il ne sait pas encore dire (il connaît toutes les parties du corps par exemple).

C’est un petit garçon poli! Il sait dire «  » ou parfois « tepé » pour « s’il te plait« , il dit « badon » (= « pardon« ) quand on le gêne ou même quand il cogne un objet!). Il commence à saluer verbalement (il a très vite fait des coucou le la main pour dire bonjour ou au-revoir), maintenant, il dit « avoi » pour « au-revoir« , « tanto » pour « à bientôt« , « tala » pour « à tout à l’heure« , « boni » pour « bonne nuit » et « domin » pour « à demain » et il commence tout juste à dire « méhi » ou « éssi » pour « merci« !

C’est un petit garçon serviable qui aime beaucoup aider ses parents : il pousse les tiroirs entre-ouverts, il pousse la barrière de sécurité si elle n’est pas fermée et il adore nous aider à ranger la vaisselle dans le placard… Bon d’accrd ça prend le double du temps car il faut lui donner chaque objet pour qu’il nous le redonne!

Il a toujours été un bon dormeur mais on a eu une petite période durant laquele il se réveillait à 6heures du matin en pleurant ou avait du mal à s’endormir… Alors on a mis en place des rituels : il a maintenant un loup et une tortue en peluche qui l’attendent dans son lit pour les siestes et la nuit et il est très content de les retrouver… Et si on lui demande : « Qu’est-ce que tu fais après le repas? » « Dodo totu loup« , « totu loup tattend » (« la tortue  et le loup attendent »)

Il a eu aussi une période difficile pour le faire manger ses légumes mais quand j’ai appris qu’il ne faisait jamais le difficile avec sa nounou alors maintenant dès qu’il dit non pour manger, je lui dit « tu veux faire dodo ou tu manges tes légumes? »… Si il râle encore, je le détache de la chaise et je lui demande à nouveau s’il veut faire dodo et automatiquement il dit « gumgum! » (« légumes« !) On n’a plus eu de problèmes avec ses repas!

Plein d’expressions nouvelles : « Manon cole » = « Manon (la fille de la nounou) est à l’école« , « a pu » = « il n’y en a plus« , « patou eau » = « il y a de l’eau partout« , « abou lepain » = « un bout de pain« , « a cou » = « je cours » (avec la variante « papa ou maman cou »), « nez coule » = « j’ai le nez qui coule« , « pati i » = « il est parti Yves (notre voisin) »…

Et il y a aussi les mots rigolos que nous sommes les seuls à pouvoir comprendre : « boubouboum » = « jambon » (mais d’où ça vient, ça??), « banène » = « Madeleine » (ma tante) mais aussi « baleine« , « conène » = « coccinelle« , « tikan » = « toucan » (son oiseau en plastique), « gub » = « cube« …

Et puis un tout nouveau mot que j’adore : « li » = « livre« .

Et pour finir, son premier mot était « non » et depuis peu il dit « i » ou « ui » pour « oui » et je trouve ça trop mignon!

Bref, il est toujours aussi rigolo et joyeux!

 

Black bazar : Alain Mabanckou

Nous sommes à Paris et le narrateur (« Fessologue », un congolais en France depuis 15 ans, connu sous ce nom car il est expert dans la « face B » des femmes) nous fait découvrir le milieu africain de la capitale.
 
Il retrouve ses copains de divers pays d’Afrique, nous parle de son ex repartie au pays avec un autre homme, de son épicier arabe qui tient de long monologues sur la situation de l’Afrique et du monde en général, de son voisin antillais et raciste qui ne semble pas savoir qu’il est noir…
 
Il y a des propos très intéressants et variés sur l’Afrique, la colonisation, la place des africains en France, les relations entre africains et entre français et africains.
 
J’ai bien aimé les personnages crées par Alain Mabanckou. Ils sont riches et intéressants. J’ai juste trouvé dommage que le personnage de Louis Philippe, l’écrivain haïtien qui influence beaucoup le héros ne soit pas plus développé. J’ai aimé le ton de ce roman, la voix africaine qu’on « entend » dans le récit.
 
Par contre, j’ai eu plus de mal avec la construction un peu confuse à mon goût. J’ai trouvé cela un peu trop décousu.
 
Mon avis est un peu mitigé (mais le hasard a voulu que Valérie « ai écouté » ce roman il y a peu de temps et il y a quelques points communs dans notre perception de ce roman) mais je vous encourage à aller lire l’avis de Constance dont le billet m’avait donné envie de lire ce roman!

Tag: show me your mug

J’ai été taguée par Valérie.

Elle a remarqué que nous sommes très nombreuses sur la blogosphère à adorer les mugs. Et sa curiosité la poussée nous faire dévoiler NOS mugs préféré(e)s (il y a un doute sur le genre de « mug »…personnellement je penche pour le féminin!)

Alors voici les règles :

1/ montrer la/le mug de celle/celui qui vous a envoyé ce tag                     

2/ montrer votre mug  préféré(e)                                                                                                                                                                                                                                                                                3/ taguer 3 personnes.                                                                                                                          

1) Voici donc celle de Valérie:

 

2) Je n’ai pas UNE mug préférée mais il y a en a plusieurs que je ne voudrais vraiment pas casser car j’y tiens :

Celle que j’ai ramenée du Bewley’s Café de Dublin, quand j’ai passé une année en Irlande en tant qu’étudiante Erasmus (1993-1994)

Une mug snoopy offerte par copine Bulise il y a DES ANNEES!

Une mug « Starbucks » rapportée de New York par ma copine Carole… Je l’adore elle est très grande et épaisse (tout le contraire de ma copine 😉

La dernière acquisition : j’adore le kitch de cette « Royal mug »!

3) Je tague Orchidée, Sandrine et George (vous n’êtes pas obligées de mettre les photos de mes 4 mugs, choisissez celle qui vous plait le plus!)

Moi je et caetera : Aude Picault

Tout petit volume et petit format. Je crois que c’est le 2ème tome sur je ne sais pas combien.
C’est l’histoire d’une jeune femme comme tant d’autres : pas très heureuse dans son travail de graphiste, elle est d’abord célibataire frustrée puis en couple. On la suit dans ses sorties entre copines, en famille, au travail et dans son histoire d’amour.
Petites tranches de vie, dessins rapides, d’un trait simple. Cela a un côté journal intime en BD. C’est plaisant et amusant, un bon moment de détente facile mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.
Par contre, j’avais beaucoup aimé  « Transat » de Aude Picault

Compte rendu de la rencontre entre le club lecture et Claire Gratias, auteur jeunesse. (2ème partie)

Concernant son métier d’écrivain, elle nous a dit qu’elle avait publié 10 romans et qu’elle en avait écrit 15 (« Il en reste dans les tiroirs ! »). Elle ne préfère pas écrire des petits ou des gros livres : elle trouve que les deux sont intéressants car ce sont des plaisirs différents.
En ce moment, après avoir fini le tome 2 du « Signe de K1 », elle est en phase de préparation avec l’impression qu’elle n’arrivera plus jamais à écrire. Elle se remet à lire et aller au cinéma. Elle prend des notes. Quand on lui a demandé où elle trouvait son inspiration, elle a dit qu’on parlait aussi de « puiser » son inspiration et que c’était une expression qu’elle aimait bien car elle estime que l’on a en soi un puits qui se remplit d’impressions et d’idées accumulées au fil du temps. Avec l’écriture d’un roman, le puits se vidait et qu’il fallait ensuite attendre qu’il se remplisse à nouveau.
Quant à ses projets, elle nous a annoncé qu’elle écrivait un récit fantastique court pour « Je Bouquine ». Elle a aussi un projet d’album (son premier album) avec l’illustratrice Sylvie Serprix. Elle a aussi envie de revenir au polar.
Sur des sujets plus « techniques », elle a expliqué que les auteurs choisissaient leurs titres mais que c’était les éditeurs qui imposaient le choix de la couverture. D’ailleurs, depuis 6 ans qu’elle est chez le même éditeur, elle leur répète sans cesse qu’elle n’aime pas du tout les illustrations de ses couvertures et il a fallut que les libraires informent l’éditeur que « Le signe de K1 » ne se vendait pas bien à cause de la couverture pour qu’elle soit changée. Elle est maintenant plus moderne et lui plait beaucoup !

Compte rendu de la rencontre entre le club lecture et Claire Gratias, auteur jeunesse. (1ère partie)

Lors de leur rencontre avec Claire Gratias au salon du livre de Cherbourg, les élèves ont posé de nombreuses questions. Ce compte rendu reprend les réponses de l’auteur à leurs questions.
Ils ont posés quelques questions personnelles. Nous avons appris que Claire Gratias était son vrai nom et qu’il n’y a qu’une famille en France avec cette orthographe. Son frère est traducteur de romans noirs américains. Au début elle écrivait sous son nom de femme mariée mais à partir de son troisième roman elle a décidé qu’elle ne voulait plus se « cacher » derrière le nom de quelqu’un d’autre et à repris son vrai nom. Aujourd’hui elle est divorcée. Elle n’a pas d’enfant mais considère ses livres comme ses enfants. Elle a été professeur pendant 14 ans mais depuis 2004, elle se consacre entièrement au métier d’écrivain.
Elle a besoin d’écrire devant une fenêtre pour voir le ciel. Pendant des années, elle a vécu en banlieue parisienne et elle ne voyait que du béton par sa fenêtre et elle était malheureuse. Aujourd’hui elle habite dans une grande maison avec beaucoup de ciel et d’arbres et elle est très heureuse.
Elle a expliqué qu’il n’y avait pas d’études spéciales pour devenir écrivain et qu’on pouvait même devenir écrivain à n’importe quel âge. Elle-même a fait des études littéraires et linguistiques (allemand) et eu de bonnes notes en maths au bac !
Elle nous a dit que l’argent ne suffisait pas à être heureux. Elle se moque de gagner beaucoup d’argent. La passion est plus importante car écrire, pour elle, est utile.
Elle a commencé à écrire des histoires dès qu’elle a su écrire en CP. Ça l’a passionné tout de suite, elle pensait même que tous les enfants étaient comme ça. Elle ne peut pas vivre sans les livres, la lecture et l’écriture.
2ème partie
3ème partie

Tag 7 choses sur moi

Bon, je suis très paresseuse : je ne copie pas les règles du tag et je ne tag personne en retour… Je n’ai pas vraiment le temps… Désolée 😉

Isa qui participe au challenge Petit Bac et qui tient un blog dans lequel elle parle de ses lectures, son travail de bibliothécaire, de ses enfants (qu’ils soient adorables… ou pas ;-), de ses états d’âmes, m’a taguée…
 
J’avais déjà joué à ce petit jeu il y a quelques temps mais pour Isa pour qui c’est le 1er tag, je me suis creusé la tête! (Je sais Sandrine, toi aussi tu m’avais aussi taguée et j’avais décliné ton tag mais c’était le premier tag d’Isa alors j’ai eu envie de jouer le jeu 😉
 
Quelques temps plus tard Argali m’a taguée aussi, et c’était aussi son premier tag! Agrali elle aussi tient un blog de lecture et participe aussi au challenge Petit Bac. Elle a eu la bonne idée de lancer le « défi livres » qui nous permet de recenser les livres qui tournent autour des livres!
 
Et puis Joëlle, que j’ai rencontrée à Rennes et avec qui j’ai l’impression que je partage pas mal de goûts littéraires, m’a aussi m’a taguée…
 
Et en plus Sandrine m’a décerné ce prix…
 Merci 😉
 
 Merci les filles d’avoir pensé à moi
 
 1) Je sais faire des nœuds sur une queue de cerise dans ma bouche (sans les mains!)
 
2) Je n’aime pas nager dans la mer là où je n’ai pas pied, je n’aime pas du tout l’idée qu’un poisson (ou autre montre marin) puisse me toucher les jambes!
 
3) J’ai la double nationalité Franco-Britannique avec un passeport de Jersey (sur la photo, j’ai 18 ou 19 ans et j’ai l’air d’en avoir 12!)
 
4) J’ai été opérée deux fois de l’appendicite!
 
5) Le premier « vrai » livre que j’ai lu était « Ben est amoureux d’Anna » de Peter Härtling, je devais avoir 7 ans. Je l’ai encore et je me souviens très bien de ce que j’ai ressenti en le lisant… Un jour, je le relirai!
 
6) Je n’aime pas faire du vélo à toute vitesse dans les descentes car j’ai très peur qu’un caillou ou autre me fasse tomber (du coup j’use les freins!).  Et je ne sais pas du tout faire du vélo sans les mains!
 
7) J’ai eu mon BAC A2 avec mention Assez Bien alors que j’ai eu 5/20 en philo (coef très élevé) et 8/20 en maths (coef beaucoup plus bas)…il faut dire que j’ai cartonné en anglais (18 et 19)!
 
Voilà, je ne tague personne mais si vous voulez vous livrer, allez-y c’est amusant!

Opération Maurice : Claire Gratias

Un garçon souffre de la rivalité qui existe entre lui et un autre élève de sa classe. Rivalité en miroir de celle qui existe entre leurs pères, tous les deux hommes politiques locaux et entretenue par la maîtresse qui n’est pas toujours objective.
 
Les querelles augmentent jusqu’à ce que le héros décide de faire du mal au poisson rouge offert par son rival à la classe. L’intervention de son « moi » du futur va changer le cours des choses.
 
Ce très court roman jeunesse (40 pages) apporte une réflexion sur les conséquences que peuvent avoir sur son futur des actions faites dans le présent.
 
J’ai bien aimé le style même si c’était un peu court pour moi.
 
Les élèves de 6ème ont beaucoup aimé!

Une porte sur demain : Claire Gratias

Le personnage central de cette courte histoire est une petite fille dont le frère est le centre de l’attention familiale depuis qu’il a eu un accident de voiture qui l’a laissé très diminué.
 
Elle vit la situation de plus en plus mal et ses parents l’envoient chez un psychologue qui la fait voyager dans le temps pour avoir un aperçu de son futur afin qu’elle perçoive son présent différemment.
 
Roman jeunesse très court (40 pages) mais au style très fluide qui apporte beaucoup en peu de mots. J’ai bien aimé cette histoire qui fait réaliser que ce qui pèse beaucoup dans le présent n’est peut-être pas si grave et peut même apporter quelque chose de positif…  Cependant personnellement j’ai été un peu frustrée par la longueur du roman : j’en aurais voulu plus.
 
Les élèves de 6ème ont beaucoup aimé!

Les lieux sombres (Dark places) : Gillian Flynn

Libby Day est une jeune femme perturbée, plutôt inadaptée socialement, cleptomane, dépressive et hantée par le passé… Il faut dire qu’elle ne peut qu’être traumatisée puisque 24 ans auparavant elle a échappé de peu au massacre de sa mère et de ses deux soeurs. Son frère est sous les barreaux à vie pour ce crime. Il était alors considéré comme le seul coupable possible. C’était un adolescent rebelle et différent et en conflit avec sa mère. Libby avait 7 ans au moment des faits et son témoignage a joué dans la condamnation de Ben.

Mais aujourd’hui, les convictions de Libby sont quelque peu bousculées par un groupe de « fans » de Ben qui cherchent à prouver son innocence et par appât du gain et par une certaine curiosité, Libby « mène l’enquête » sur son passé.

Le roman est découpé en trois parties qui s’alternent : Libby Day de nos jours, Patty Day sur la journée du 2 janvier 1985 à la nuit du 3 janvier 1985 et Ben Day sur cette même période. Donc, en parallèle, la journée des meurtres est racontées du point de vue de la mère et du frère. On apprend alors beaucoup de choses sur la famille, sur leurs relations et leur entourage.

C’est un roman très noir, très accrocheur avec des personnages très finement développés. Libby par exemple est très intéressante car elle est la fois touchante dans son histoire et son traumatisme mais également exaspérante. Ben, l’adolescent qui ne sait pas où se situer dans sa propre vie en 1985 est aussi très bien brossé.

J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai dévoré et je dois dire que j’ai continué à y penser après avoir refermé le livre, j’ai même eu du mal à me plonger dans autre chose immédiatement après. Si je n’ai pas mis de coup de coeur c’est que j’ai juste trouvé que la fin perdait un peu de rythme.

 avec Sandrine et Somaja