Club Lecture : le retour !

Cette année le Club Lecture (qui s’appelle « Atelier Lecture » au collège) reprend du service avec la participation motivée de ma collègue documentaliste (Vive les bêtises).

A cause de sombres histoires d’emplois du temps nous avons eu peur de ne pas pouvoir le mettre en place car de nombreuses classes reprenaient à 13h… Finalement, nous avons choisi le vendredi entre 12h30 et 13h30, tous les 15 jours qui permettait d’ouvir le club à un maximum d’élèves. Malheureusement il y a malgré tout une classe de 3ème et de 4ème qui aura du mal à pouvoir venir à cause des horaires et plusieurs anciens membres très motivés de l’année dernière sont dans ces classes 😦

Notre réunion d’information a eu lieu le 30 septembre afin de présenter le club aux nouveaux. Il y avait 10 élèves présents. Autant vous dire que j’étais déçue… d’autant que si je suis honnête, je dois dire que ce n’était pas la crème de la crème… Avec ma collègue, on s’est regardées d’un oeil un peu inquiet… C’était un peu « la lose » mais le club est ouvert à tous et je n’ai jamais refusé personne (sauf s’il se montrait pénible pendant les réunions)… Mais j’ai repris espoir en apprenant que certains « anciens » avaient oublié la réunion, que d’autres estimaient ne pas avoir besoin de venir à la « réunion d’information » vu qu’ils connaissaient déjà.

Notre première « vraie réunion » a eu lieu vendredi dernier et nous avions alors 15 élèves : curieusement, aucun élève de 6ème, 11 élèves de 5ème (dont plusieurs « anciennes »), pas d’élèves de 4ème aujourd’hui, mais 2 étaient là à la 1ère réunion, et 4 élèves de 3ème (particulièrement méritantes car elles reprenaient les cours à 13 heures)… Je suis un peu déçue mais nous sommes en concurrence avec le Club Échecs et le bureau UNSS… et dans la semaine, il y a aussi un atelier Théâtre, un atelier Grec, un atelier journal et une chorale… Il leur faut donc faire des choix… Ah… c’est ça d’être dans un collège actif!

L’organisation de la réunion est très simple, nous étions assis autour des tables du CDI. J’ai donné une fiche de lecture type (après, ils iront la trouver sur ordinateur) en leur expliquant que ça leur servira à garder une trace de leur lecture. Je leur ai expliqué qu’on mettrait nos résumés et appréciations de nos lectures sur le site du collège dans une rubrique « Les conseils de lectures de l’Atelier lecture », nous leur avons parlé du Prix des Incorruptibles, puis  j’ai demandé qui voulait parler des livres qu’ils avaient lus et aimé… Et les doigts se sont levés…

Ça y est … ça a vraiment recommencé! Je suis quand même contente, je l’aime « mon » Club Lecture 😉

Si vous êtes intéressé par l’historique du Club Lecture, vous pouvez aller faire un tour dans la rubrique Club Lecture!

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« Mon meilleur ami » de Gabriel Dumoulin

 

Au travers de bribes de conversations entre amis sont évoquées les relations amoureuses entre trentenaires, les couples, les ruptures, les ex… Mais surtout c’est une histoire d’amitié entre Gabriel (l’auteur) et son meilleur ami Christophe et de l’influence que les relations humaines et amoureuses peuvent avoir entre eux.

Ces dialogues -tirés de véritables conversations- sont plutôt amusants et incisifs. J’ai bien aimé le dessin au trait noir avec beaucoup de gros plans, les visages sont fins et expressifs.

J’ai plutôt aimé cet album mais dans le même genre de « BD-confession »  j’ai lu et beaucoup plus aimé la série« Journal » de Fabrice Neaud que j’avais trouvé beaucoup plus aboutie.

  (Pas comptée dans la nouvelle PAL, car je ne compte plus les emprunts à la médiathèque ou au CDI!)

« Les trois lumières » de Claire Keegan

Ce court roman (ou nouvelle?) est vraiment bien écrit. C’est un petit bijou de concision, d’émotion, de douceur, d’ambiance. Il ne se « passe » pas grand chose, c’est surtout l’histoire d’une rencontre, l’histoire de personnes qui apprennent à se connaître et qui en voient leurs vies transformées.

Une petite fille est confiée par son père à un couple sans enfant car sa mère va bientôt accoucher d’un énième bébé. On a le sentiment qu’on s’est un peu débarrassé d’elle mais auprès de Mr et Mrs Kinsella, elle devient le centre d’une attention bienvenue qu’elle n’avait pas connue avant. Mr et Mrs Kinselle eux aussi trouvent du bonheur dans ce quotidien partagé. Tous les trois se laissent porter par un sentiment d’appartenance. Le retour à la normal semble un déchirement.

C’est un peu comme une page de vie tournée. La petite fille se sent mieux, mieux aimée chez ce couple qui l’accueille (« Foster » le titre original signifie « famille d’accueil » en anglais). S’imagine-t-elle changer de famille? Ou est-ce juste une parenthèse de simplicité et d’attention? Le lecteur est laissé libre d’imaginer…

En tout cas, ce fut une lecture très agréable, pleine de tendresse. Un joli moment de lecture.

  par ma copine Orchidée. Merci pour ce prêt!

 

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« Du domaine des murmures » de Carole Martinez

 En 1187, Esclarmonde est une jeune fille de 15 ans, fille d’un châtelain, maître du domaine des Murmures. Elle est très aimée par son père (trop pour son époque) et très protégée par celui-ci mais elle doit malgré tout être mariée contre sa volonté.

Ce qu’elle souhaite rééllement -et ce qu’elle obtient- c’est de consacrer sa vie à Dieu, comme recluse, c’est à dire vivre murée dans une petite cellule sans possibilité de sortir.

Elle est d’abord exaltée par cette vie puis un évènement particulier qui passe pour un miracle aux yeux de tous bouleverse sa perception des choses. Elle ne sait plus si elle veut vraiment cette vie. Mais le village aime avoir sa « sainte » et une recluse n’a pas de liberté.

J’ai tout d’abord eu peur de ne pas m’intéresser à cette époque et à ce sujet très emprunt de religion mais il a bien plus que cela dans ce roman –le don de soi, le dépassement de soi, la soumission, la maternité, la place des femmes, leur force, les changements de caractère et une certaine magie

J’ai trouvé ce roman à la fois fort et plein de douceur. J’ai beaucoup aimé le style, très facile, fluide, poétique. Je ne suis peut-être pas aussi conquise qu’avec « Le coeur cousu » qui avait été un coup de coeur mais j’ai quand même beaucoup apprécié cette lecture.

« Le monde en mon temps était poreux, pénétrable au merveilleux. Vous avez coupé les voies, réduit les fables à rien, niant ce qui vous échappait, oubliant la force des vieux récits. Vous avez étouffé la magie, le spirituel et la contemplation dans le vacarme de vos villes et rares sont ceux qui entendent le murmure des temps anciens ou le bruit du vent dans les branches. Mais n’imaginez pas que le massacre des contes à chassé la peur! Non, vous tremblez toujours sans même savoir pourquoi. » p 184

 

 2/7

 

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« Purgatoire » de Chabouté

J’ai lu cette bande dessinée dans sa version « intégrale » reprenant les 3 tomes sortis initialement. J’ai trouvé qu’en tant qu’album unique, il y a avait une belle unité mais je dois dire que si j’avais du les lire les uns après les autres je serai sans doute restée sur ma faim à la fin des tomes 1 et 2. Je vous conseille vraiment donc l’intégrale ou d’avoir les trois volumes sous la main!

Alors, je ne veux surtout pas trop en dire sur l’histoire pour préserver le suspens, les effets de surprise de chaque partie… C’est pourquoi je vais recopier la 4ème de couverture :

« Je m’appelle Benjamin Tartouche, j’ai tout perdu… mon travail, ma maison, ma dignité. Et puis je suis mort… Et c’est là que mes ennuis ont commencé. »

J’ajouterai juste que comme son titre le suggère, on découvre dans cette bande dessinée ce qui se cache réellement derrière le « purgatoire » et qu’il y a pas mal de morts célèbres qui passent fugacement à la manière de Hitchcock dans ses films.

Cette bande dessinée montre la noirceur de la nature humaine, les arrivistes, les sans-scrupules qui utilisent les autres. Avec un peu de bons sentiments -sans être cul-cul pour autant- il y a ici des tentatives de faire évoluer positivement un monde cynique.

Les couleurs chaudes mélées au noir et blanc donnent un effet intéressant. Mais je n’ai pas été particulièrement séduite par le dessin alors que j’avais adoré ceux de « Tout seul »

J’ai bien aimé cette histoire qui fait réfléchir aux conséquences de nos actes.

 

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 Merci à ma copine Mademoiselle Orchidée

Poulet aux prunes : Marjane Satrapi

Cet album raconte la vie de Nasser Ali Khan, un musicien, joueur réputé de Tar (un instrument à corde Iranien). Sa femme a cassé son instrument et il n’arrive pas à en retrouver un autre avec lequel jouer aussi bien qu’avant et il est tellement déprimé qu’il s’enferme chez lui en souhaitant mourir. Six jours plus tard, il est mort et l’histoire revient sur ces six journées.

Le déroulement des journées avec sa femme, ses enfants, son frère est l’occasion de revenir sur son passé.

Cet homme austère n’est pas très agréable avec son entourage, il ne vit que pour sa musique et se montre assez égoïste… mais au fond, une décision qui lui a été imposée dans le passé a  peut-être influencé son attitude aux autres.

Le dessin est le même noir épais aux contours blancs que j’avais découvert dans « Persepolis »…  Mais je dois dire que j’ai préféré l’histoire de « Persepolis »

Ce roman est la lecture « végétal » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le Petit Bac 2011

Roaarrr Challenge

« La fête du potiron » de Agatha Christie

 Le hasard a voulu que je lise à nouveau une histoire avec Hercule Poirot et Ariane Oliver et à nouveau liée au passé.

Mrs Oliver a assisté à une soirée enfantine, « la fête du potiron », au cours de laquelle une jeune fille de 13 ans a été assassinée. Mrs Oliver confie à Hercule Poirot que Joyce, la victime, s’était vantée peu de temps avant sa mort d’avoir assisté à un crime quelques années plus tôt. Elle pense que la mort de cette dernière peut-être lié à cet aveu.

Hercule Poirot et Ariane Oliver fouillent alors dans les crimes non élucidés ayant été commis dans les environs du village quelques années auparavant. Dans cette petite communauté ù tout le monde se connaît, il y a de nombreuses rumeurs à creuser.

Petit à petit, les pièces du puzzle se mettent en place dans l’esprit d’Hercule Poirot qui va au-dela des apparences.

J’ai plutôt aimé ce roman qui se lit très vite. Finalement pour une enquête, on s’intérresse à plusieurs autres cas.

J’ai vu qu’il était aussi publié sous le nom de « Le crime d’Halloween », ça doit être une édition moderne maintenant qu’Halloween est connu en France car c’est effectivement pendant une fête d’Halloween que se passe le crime.

12 ème livre lu dans le cadre du de George(cliquez sur le logo pour en savoir plus)

Ce roman est la lecture « végétal«  de ma catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac » pour le

Cette lecture entre dans le cadre du challenge

« Le goût des pépins de pommes » de Katharina Hagena

A la mort de sa grand-mère, Iris hérite de la maison de celle-ci, la maison de ses vacances d’enfance, la maison de famille de sa mère et de ses tantes.

Sa grand-mère avait commencé à perdre la mémoire longtemps avant d’aller en maison de retraite. La mémoire, les souvenirs sont d’ailleurs au coeur de cette histoire. Se retrouver dans cette maison réveille en elle toute son enfance mais plus loin encore, elle fait remonter toute l’histoire de sa famille.

Comme le fil des pensées, un souvenir en entraînant un autre, Iris nous emmène dans sa vie, sa famille, le passé lointain ou plus proche, le sien et celui de ses proches.

La maison elle-même et le jardin sont comme un personnage à part entière. Il y a beaucoup de poésie dans cet environnement.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman, je trouvais le style un peu artificiel, un peu lourd (peut-être à cause de la traduction?) puis je me suis laissée prendre par l’histoire et je me suis attachée aux personnages.

C’est une  avec Angelebb, Valérie , CanelGeorge, Jules, Hebelit, Aproposdelivres (si j’ai oublié du monde n’hésitez pas à me le signaler) : j’ai hâte de connaître leur avis! 

 

Ce roman est la lecture « végétal » de mon

 

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« La parenthèse » de Elodie Durand

 Bande dessinée témoignage passionnant et poignant sur une maladie mal connue : l’épilepsie.

La narratrice revient sur sa maladie, sur les premières crises, légères, surtout perturbantes pour son entourage, les pertes de mémoires de plus en plus importantes, le parcours médical, la perte de la vie normale puis petit à petit la reconstruction.

Ce qui est intéressant dans ce témoignage c’est qu’il est étayé par le témoignage des parents de la narratrice qui, elle, n’a que des souvenirs partiels de cette époque. Elle découvre des choses sur elle-même dont elle n’avait pas du tout conscience.

Le dessin est un crayonné noir et blanc aux traits simples qui sont entrecoupés de dessins plus inquiétants, presque monstrueux qui représentent la maladie et aussi de dessins aux traits maladroits et torturés qui ont été réellement dessinés  à l’époque de la maladie.

Un album très fort!

Roaarrr Challenge