« Une mémoire d’éléphant » de Agatha Christie

Dans ce roman, Hercule Poirot est sollicité par une amie, Ariane Olivier, auteur de romans policiers (déjà rencontrée dans « Cartes sur tables« ). Une femme qu’elle ne connaissait pas est venue lui poser des questions sur la mort d’une de ses anciennes connaissances quinze ans auparavant.

Leur curiosité est piquée et les deux amis cherchent donc à revenir sur le passé pour savoir ce qui s’est passé le jour où Mr et Mrs Ravenscroft sont morts ensemble, tués par le même revolver -suicide mutuel ou assassinat de l’un par l’autre?

Ils interrogent des personnes qui étaient présentesdans la vie des Ravenscroft à l’époque du drame… des gens qui ont une mémoire d’éléphant!

Ce roman d’Agatha Christie est plus récent -situé au début des années 70. Je l’ai trouvé moins accrocheur, j’avoue même que le personnage de Mrs Olivier m’a un peu ennuyée et Hercule Poirot est peut-être un peu vieillissant car je l’ai trouvé moins mordant…On tourne un peu autour du pot et j’ai deviné la fin ce qui ne m’était jamais arrivé je crois avec Agatha Christie…

11 ème livre lu dans le cadre du de George(cliquez sur le logo pour en savoir plus)

Ce roman est la lecture « animal«  de ma catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac » pour le

Cette lecture entre dans le cadre du challenge

L’étrange disparition de Esme Lennox (The vanishing act of Esme Lennox) : Maggie O’Farrell

Je ne sais pas trop comment résumer ce roman car il y a plusieurs voix qui s’alternent et qui apportent chacune des informations sur l’histoire de façon directe ou indirecte avec des flash-backs, et je ne voudrai pas déflorer l’intrigue…

Ces trois voix sont celles de Esme Lennox qui revient sur son passé depuis son enfance en Inde et son adolescence dans les années 30, en Écosse, dans une  famille très stricte de la bonne société, auprès de sa soeur aînée et confidente, Kitty.

Le deuxième personnage est Iris Lockhart, une jeune femme des années 2000, à la vie privée un peu compliquée qui apprend un  jour qu’elle a une grand-tante dont elle n’avait jamais entendu parler qui a été enfermé dans un hôpital psychiatrique pendant 60 ans.

La dernière voix, plus décousue, est celle de Kitty, la grand-mère d’Iris, dont les bribes de pensées sorties des brumes d’Alzeihmer apportent un éclairage à l’histoire qu’elle partage avec Esme.

C’est une histoire passionnante et poignante… A une époque pas si éloignée de la notre, comment une femme qui ne rentre pas dans le « moule » de la société, parce qu’elle est trop libre et indépendante, pouvait être enfermée, emprisonnée toute sa vie sans raison valable…

C’est un roman très fort sur les secrets de famille, sur le poids de la société.

Et la construction avec les différents narrateurs, les points de vue qui se complètent, est vraiment très intéressant.

Ce roman est la lecture « prénom » de mon Petit Bac 2011.

Enfant de la jungle (Running wild) : Michael Morpurgo

En décembre 2004, Will et sa mère sont allés en vacances en Indonésie pour essayer de se remonter le moral après la mort du père de Will, soldat anglais en Iraq mort là-bas. La première partie du roman est d’ailleurs centrée sur le deuil particulièrement difficile quand on a 10 ans.
 
Le 26 décembre 2004, Will commence une promenade à dos d’éléphant sur la plage quand soudainement son éléphant, Oona, démarre en trombe vers la jungle et les hauteurs sans raisons apparentes… Mais Will s’aperçoit vite qu’une vague immense engloutit tout sur son passage…sans doute sa mère aussi… et que Oona vient de lui sauver la vie.
 
Avec l’aide muette de l’éléphant, du bon sens, de l’observation et beaucoup de chance, Will survit pendant des mois dans la jungle. Il rencontre un tigre, des orang-outans, des humains plus cruels que les animaux sauvages et heureusement quelques personnes généreuses.
 
C’est un très beau roman sur le deuil et la résilience, sur l’écologie,  la nature en danger, la nature bienveillante…
 
Michael Morpurgo écrit très bien (comme toujours!) il est juste et émouvant (j’ai pleuré durant les 30 dernières pages!)
   par ma copine Mrs B. Merci pour ce prêt!

Baby B a 23 mois!

Ce mois-ci s’est étalé entre les vacances d’été et la rentrée. Il a donc fait pas mal d’acitivités de vacances : plage et baignade dans les piscines d’eau de mer de nos plages normandes à l’eau fraîche (mais il a adoré!) et les jeux de sable où il a bien évolué, passant du stade où il ne supportait pas le moindre grain de sable sur les doigts au stade où il grattait le sable à plein main et empoignait des algues!

Il a aussi fait sa « rentrée » et a donc retrouvé sa nounou avec beaucoup de plaisir, et nous aussi on est toujours aussi content car elle est super et lui s’y sent visiblement bien!

Dans les changements, il y a le passage de la chaise haute au réhausseur à table avec nous… avec le refus de manger des purée industrielles pour bébés, cela fait que nous mangeons la même chose, ensemble, donc à trois autour de la table et cela l’a fait grandir d’un coup à nos yeux!

On lui a dit de nous prévenir quand il avait fini de dormir en nous appelant et qu’on l’entendrait… Et j’aime énormément l’entendre dans le Babyphone : « Papa Maman Dodo lé pati! » Puis je monte le chercher dans sa chambre, je toque à la porte et je l’entends dis « oui » tout bas, dans un souffle et quand je rentre il me dit invariablement : « Maman la dit kok kok, Batin la dit « oui » (dans un souffle) » …

Sa question récurrente du moment, c’est « où? » : « Où Liètte? » (sa cousine Juliette), « Où Adine et If? » (Nos voisins, Nadine et Yves) , « Où vature maman? » (la voiture)…etc… Et il a aussi une chanson qu’il veut écouter en boucle : « Pirouette Cacahuète » qu’il appelle « cahuète bou le nez »  et il connaît des petits bouts par coeur comme « bou le nez » (le bout du nez) et « la méyon ett en caton » (la maison est en carton)… C’est très amusant mais je peux vous dire que je connais la chanson par coeur (et il le sait car il demande souvent : « Maman chante Cahuète bou le nez » 😉

Quand il me voit me laver les mains il dit « Maman lave mains aéc lavon » (j’adore le mot « lavon« , il est tellement logique!)

Quand on part en balade, il compte ceux qui viennent : « Papa ien aéc nous, Maman ien aéc nous, Batin ien aéc nous, toumonde ien aéc nous« 

L’autre jour je mangeais un bonbon dans la voiture, il me dit « Hein, maman mange cocolat? » Je réponds (après hésitation… c’est pas beau de mentir…) « Non, c’est un médicament »  Et lui de reprendre : « Maman a pas mange cocolat, maman a mange a mécament » (et il me l’a redit depuis alors que je ne mangeait  rien… il se souvient de tout!)

On ne lui laisse pas souvent sa suce pour éviter qu’il devienne accro, il l’a pour dormir, quand il est fatigué ou dans la voiture et il sait que « teuteut é pou les bébés » « teuteut é pou dodo et pou la vature » et « pa bezin (pas besoin)teuteut pou voir Tata / pou jouer / pou la plage ».

Il adore toujours autant ses livres, particulièrement ceux qu’on ramène de la médiathèque : « lire liv méyathèque! »

Quand on lui demande « Comment tu t’appelles? » Il répond : « Batin Abeille » (ce qui est approximatif mais assez proche!!) et « Où tu habites? » « A Gronville » (ce qui n’est pas tout à fait ça, mas pas très loin non plus 😉

Et il est toujours aussi poli : son merci qui était avant « méhi » devient « maci » et même « maci beaucoup« , « Maci maman » ou « Non maci« . Il dit « A table! » quand c’est l’heure de manger et  « Bo appétit » quand on passe à table! Et quand le bavoir est sale, il nous prévient : « Dans la massine à laver » Et maintenant, dans les magasins, il dit aussi « Bonyour madame / meyeu. »

Il a fait sa première prise de sang la semaine dernière et même s’il a pleuré quand je lui ai mis les patchs anesthésiants (alors que ça ne fait pas mal!), il n’a pas pleuré quand on l’a piqué mais il a pleuré quand les 2 médecins du labo lui tenaient le bras, un peu impressionné… Mais ça ne l’a pas empêché de dire « Avoir, marci beaucoup! » en sortant…ce qui a fait rire tout le monde. Les médecins ont dit que ça ne leur arrivait pas souvent!

La prise de sang, c’était pour savoir pourquoi il a des problèmes digestifs depuis un mois (sans pour autant être « malade », il est en pleine forme, il mange, il dort, il joue et ne perd pas de poids) mais c’est assez stressant pour moi de ne pas savoir ce qu’il a … Le  traitement ne faisant pas effet et les analyses montrant qu’il manque de fer, le médecin nous revoit demain soir et il appellera sans doute un pédiatre pour en savoir plus… Espérons qu’on y verra plus clair rapidement…

Nous sommes toujours aussi heureux tous les 3 et j’ai du mal à me dire que le mois prochain, il aura 2 ans!!!

En bonne mère indigne, aujourd’hui je ne vais pas beaucoup le voir car je suis en train de faire une rando de 30 kms avec ma copine Séverine… Nous irons entre autres dans les paysages de salines… un peu comme ceux là :

Bastien court après les moutons dans les salines

« Malavita encore » de Tonino Benacquista

Dans ce roman, on retrouve les mêmes personnages que dans le roman précédant, « Malavita » : la famille de Giovanni Manzoni, mafieux repenti bénéficiant de la protection des témoins du FBI pour avoir « balancé » les chefs de la Mafia. Ils vivent dorénavant en France sous le nom de Wayne (après avoir été les Blake dans « Malavita »). Au passage, on peut très bien lire ce roman sans avoir lu le premier car il y a de nombreux rappels des faits et les deux intrigues sont indépendantes.

 Fred, le père, est un mauvais écrivain qui se sert de son expérience de mafieux pour écrire. Maggie, la mère, a monté une petite entreprise de restauration indépendante juste en face d’un géant de la pizza. Le fils, Warren, cherche à couper tous liens avec la vie d’avant et veut devenir menuisier et se marier pour vivre une vie simple et Belle, la fille, aussi belle que son prénom le sous-entend, vit une histoire d’amour avec un jeune homme qui a du mal à être dans la réalité et qui est persuadé qu’elle est trop bien pour lui. Il y a aussi l’agent chargé de surveiller les moindres instants de la vie de Fred et Tom Quintiliani, le responsable du FBI qui a orchestré leur protection.

Mais avec l’historique de cette famille, rien ne se déroule comme cela devrait… En bien ou en mal, ils sont tous rattrapés d’une manière ou d’une autre par leur passé lié à la Mafia et cela influence forcément leurs vies…

Ce fut une lecture agréable, facile et plutôt légère mais je ne pense pas que j’en garderai un souvenir inoubliable. Je crois que j’avais préféré « Malavita » mais je dois avouer que je ne m’en souviens pas beaucoup non plus… à part les passages que j’ai lu en lectures théâtralisées… Mais c’est pour moi une bonne lecture de vacances. On sent qu’il pourrait y avoir un troisière tome à suivre…Peut-être que je me laisserai tenter…

Allez donc faire un tour chez Pimprenelle car j’ai lu ce roman dans le cadre de

Le personnage principal est un auteur il y a de belles pages sur la (mauvaise) littérature, je pense donc qu’il entre dans  le Défi Livre d’Argali

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