« Un ver dans le fruit » de Rabaté

Dans les années 1960, dans un petit village de viticulteurs, deux propriétaires viticoles se détestent et se font la guerre jusqu’à ce que l’un d’entre eux meurt dans une explosion : accident ou meurtre?

Un jeune curé inexpérimenté arrive dans la paroisse au milieu de l’enquête et en prenant sa place dans le village, presque malgré lui, il recueille des confidences qui ont des conséquences très lourdes.

Entre polar désuet et comédie de moeurs, cette tranche de vie d’une petite société fermée, aux traits noirs, ne m’a pas plus emballée que ça. J’ai passé un moment agréable en la lisant mais je n’en garde pas grand chose quelques jours plus tard.

 

Roaarrr Challenge    

Cette BD est ma lecture « Végétal » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le

 

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« Le Petit Prince cannibale » de Françoise Lefèvre

C’est une histoire de femmes. La narratrice est deux femmes à la fois : elle est écrivain et mère, comme deux parties d’elle-même. Elle évoque tout le processus d’écriture, l’intrusion, presque malgré elle, des mots et des personnages dans sa vie, dans sa tête. Elle est d’ailleurs presque possédée par  Blanche, son personnage, mystérieux, qui va et vient au fil du récit.

Elle est également la maman d’un petit garçon autiste. Elle décrit la relation fusionnelle et conflictuelle qui existe entre eux. Elle organise une défense contre le monde extérieur pour protéger son fils. Elle est à la fois dans la tourmente et dans la joie des petites victoires.

Sa vie personnelle et sa vie d’auteur sont vampirisées, dévorées par ce « Petit Prince cannibale ». C’est un récit poignant, fort, sur cette relation très spéciale (qui m’a particulièrement parlé car il y a un enfant autiste au collège).

Il y a de magnifiques passages d’amour maternel et des passages d’une grande tristesse face à l’impuissance ressentie par cette  mère.

J’ai aussi beaucoup aimé la partie sur sa facette créatrice, de vecteur de personnages qui cherchent à s’exprimer à travers elle, mais qui n’arrivent pas toujours à s’imposer.

J’ai beaucoup moins aimé les parties sur le personnage de Blanche, le personnage du roman de la narratrice car sa présence ne m’apportait pas grand chose par rapport au reste du roman, d’autant que cela correspondait aussi aux passages moins réalistes, plus étranges qui me faisaient un peu décrocher.

Ce roman mêle un style poétique à un style plus concret. Ce qui m’a gênée ce sont les envolée irréelles qui ne cadraient pas avec le reste mais j’ai quand même beaucoup aimé le contenu.

Cet roman est ma lecture « Personne connue » de ma catégorie « Petit Bac Goncourt des lycéens » pour le      1990   

J’inscris ce roman dans le Challenge Romans sous Influence de George et Sharon car l’auteur compare à plusieurs reprises son fils au Petit Prince de Saint-Exupéry : « Pour moi un enfant autiste, je l’ai appris en entrant dans ton univers, c’est un peu le Petit Prince de Saint-Exupéry. Un Petit Prince qui habite une autre planète et qui lorsqu’il se met à parler pose des questions sur la mort. Peut-être pose-t-il les vraies questions. Et trouve parfois les vraies réponses. » (p 77)

« -Mais c’est le prince Sylvestre voyons! Ne le savez-vous pas? Il habite un mystérieux royaume, dont il est seul à connaître les chemins qui mènent à un trésor caché. » (p 84)

Je pense qu’il entre dans  le Défi Livre d’Argalipuisqu’on parle du processus d’écriture, de la place des personnages et des mots dans la vie d’un auteur mais aussi de la difficulté d’écrire quand on est aussi une mère : « Je me plains souvent de la difficulté d’écrire au milieu d’un tourbillon d’enfants dont les exigences, l’appétit de vivre, les cris joyeux mais stridents dont fuir les mots, les phrases naissantes. » (p 25)

Clôture du challenge Petit Bac 2011

Roulements de tambour…

Ça y est : c’est fini pour la version 2011… J’ai bien fait de le laisser un mois de plus car plusieurs personnes en ont profité pour finir des lignes!

En effet, s’il y a toujours 10 personnes à avoir fini plusieurs lignes, on est passé de 17 à 22 personnes ayant complété une ligne!

Bravo à tout le monde!

Merci encore pour votre enthousiasme!

Quant à la grille, je ne peux plus coller un tableau dans mon message sur Canalblog, alors je vous invite à cliquer sur ce lien et vous aurez accès aux tableaux du petit bac 2011!

 

 

Grilles_Petit_Bac_2011

 

« Blog » de Jean-Philippe Blondel

Le narrateur est un jeune lycéen qui vient de découvrir que son père a lu son blog en cachette alors que pour lui c’était son espace réservé où il pouvait se confier. Il se sent volé, trahi… Il décide de ne plus parler à son père

Ce dernier, malheureux et contrit, ayant compris que ce qu’il avait fait avait pu blesser son fils cherche à se rapprocher de ce dernier en lui confiant un carton dans lequel il y a ses journaux intimes et des photos datant de sa propre adolescence.

Entre curiosité et crainte, malgré sa colère et sa déception envers son père, le jeune garçon découvre le passé d’un homme qu’il croyait connaître… Il découvre des secrets qui n’avaient jusqu’ici jamais été dévoilés et aussi plus de points communs qu’il ne l’avait imaginé.

C’est un roman très bien écrit, qui a un ton et un langage justes (pas « d’effets artificiels » quand il s’agit de faire parler les jeunes) et qui pose de vraies questions sur cette période de l’adolescence, qui montre que la communication est primordiale entre parents et enfants et qui remet aussi en perspective certains « drames » que l’on croit insurmontables quand on a 15 ans et qui ne sont en réalité, avec du recul, que des micros événements par rapport à d’autres choses beaucoup plus graves.

Une réussite!

 

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Lu dans le cadre du prix des 2011-2012, sélection 3ème-secondes.

Ce roman est ma lecture « Sport/loisir » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le 

Des titres et un texte! Rendez-vous du mois de février

Je reprends mon rendez-vous mensuel (le 2 du mois) : Il s’agit écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant (ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

From Hell

Les brumes de Riverton

La Reine et moi

Hand in glove

Le chat et les pigeons

L’aigle sans orteils

J’ai quinze ans et je ne l’ai jamais fait

J’ai 14 ans et je suis détestable

Dieu en personne

Journal d’un dégonflé

Journal d’un garçon

Comme une mère

Portugal

Et voici mon texte (j’ai eu un peu de mal cette fois-ci!) :

« Dans les brumes de Riverton, le Reine et moi parlions des bêtes recueillies dans le refuge pour animaux maltraités qu’elle avait inauguré et nommé « Back From Hell« . Elle aimait particulièrement le chat et les pigeons et l’aigle sans orteils. Elle s’intéressait beaucoup à ces animaux mais aussi à moi et à mes passions, mes états d’âme. Elle était un peu comme une mère pour moi. En fait, si j’étais tout à fait honnête, je dirai même qu’elle était comme Dieu en personne. Je pouvais tout lui confier.

L’année dernière, je lui avais hurlé : »J’ai 14 ans et je suis détestable! » et cette année je lui avais avoué : « J’ai quinze ans et je ne l’ai jamais fait… ». Ça, je dois avouer que ça m’obsédait…Mais là aussi, elle savait m’écouter.

Elle m’avait conseillé de profiter de mes vacances au Portugal pour y aller tranquillement, en douceur, « hand in glove » comme elle disait… Il fallait que je choisisse quelqu’un de bien, qui me plaise vraiment et que j’écrive en toute confiance mon journal d’un garçon… Sans précipitation, sans me disperser sur tous les garçons, car sinon, je risquais surtout d’écrire le « journal d’un goujat » ou le « journal d’un dégonflé« !

Elle n’avait pas l’air comme ça, mais elle savait ce que les jeunes filles avaient besoin d’entendre… »

Vous trouverez tous mes textes dans la rubrique « des titres et des textes »

Vive les bêtises a joué en novembre , en décembre, en février

Véronique a joué dans les commentaires du mois de janvier et dans les commentaires du mois de février!

Et vous?

« Portugal » de Pedrosa

 Au niveau esthétique , c’est une magnifique bande dessinée aux couleurs vraiment belles qui passent de tons doux à vifs, de couleurs froides à des couleurs chaudes. Les traits sont fins et il y a de très beaux effets, par exemple dans les scènes de foules, quand il y a des jeux de transparence et de superposition ou quand les bulles ne laissent échapper que des bribes de conversation. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour le graphisme.

Au niveau de l’histoire, c’est celle de Simon, un jeune homme qui se cherche : il ne sait pas trop ce qu’il veut de sa vie professionnelle ou personnelle. Un passage au Portugal, pays d’origine de sa famille, lui fait l’effet d’un déclic, il se sent comme revivre.

« Je parviens à peine à communiquer avec la plupart d’entre eux. Quelques phrases de mauvais anglais… des gestes de la main, parfois rehaussés d’un sourire ou d’un sourcil levé. Ce langage sommaire, concentré sur l’essentiel permet de ne montrer que le meilleur de nous-même. Les signes infimes qui trahissent, dans une langue maternelle, les bêtises ou la jalousie, sont ici effacés. Je ne vois que leurs sourires. Je les écoute avec l’illusion d’être en terre familière, de les connaître depuis toujours. Je les regarde et je les aime en secret. Je retrouve dans leurs visages des figures de mon enfance. Des cousins qui rient fort… une tante dont j’ai oublié le nom, qui parlent cette langue, si douce, si tendre. Toutes ces bribes de souvenirs épars, recouverts par les mauvaises herbes du temps. C’était là. A l’intérieur de moi. Et je l’avais oublié. » P 77

Plus tard, il y a aussi une réunion de famille son père et ses oncles et tantes se retrouvent tous pour la première fois depuis des années. Ces retrouvailles déclenchent l’envie chez Simon d’en savoir plus sur sa famille et de redécouvrir le Portugal. La dernière partie relate son séjour là-bas.

J’ai beaucoup aimé cette très belle histoire de recherche d’identité, que ce soit personnelle, au sein d’une famille ou plus largement sur les origines, sur l’influence du passé sur la vie des uns et des autres.

« Mon portugais était balbutiant mais je commençais à m’habituer à ces conversations floues où le mystère d’une phrase se révèle au détour d’un seul mot compris, comme par enchantement » p 239

Une vidéo ici!

Cette BD est ma lecture « Lieu » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le   2

Roaarrr Challenge (tout frais le Roaarr… j’ai lu hier soir que la FNAC avait annoncé son fauve en avant première … juste à temps pour mon billet)

« Comme une mère » de Karine Reysset

Portraits croisés de deux femmes, chaque chapitre alternant leurs histoires, leurs vies.

Émilie est une jeune femme de 18 ans, paumée, sur le point de commencer une formation professionnelle qui a décidé d’accoucher sous X. Judith, est une femme qui n’a pas pu mener à terme ses précédentes grossesses et qui accouche enfin d’un petit garçon. Ce dernier nait et meurt le même jour que nait Léa la petite fille de Émilie.

Dans une sorte de brouillard qu’elle ne s’explique pas elle-même, Judith prend Léa et vit dix jours secrets d’un amour maternel absolu. De son côté, une fois confrontée à cette perte imprévue, Émilie, la jeune mère qui ne se sentait pas capable de vivre avec un enfant ne s’imagine plus vivre sans sa fille.

Une fois qu’elle retrouve sa fille, elle commence une existence stable et s’autorise à laisser entrer dans sa vie les bonheurs simples qu’elle se refusait jusque là à cause de son passé tourmenté. Judith, elle, n’arrive pas à vivre sans Léa. Elle a besoin de se rapprocher d’elle, se considérant comme sa première mère.

Ce petit roman, par le nombre de pages, est un roman très fort et très beau sur l’amour maternel, sur la famille, sur le manque, sur le besoin de partager cet amour, sur la difficulté de s’exprimer sur ses tourments profonds.

J’ai beaucoup aimé l’écriture fluide de Karine Reysset, l’atmosphère qu’elle crée. Ces femmes (les deux héroïnes et en second plan aussi leurs propres mères) sont vraiment intéressantes. Je ne lui mets pas de « coup de cœur » car j’aurai voulu que ce soit un plus long mais il fait partie de mes belles découvertes!

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« Le chat et les pigeons » de Agatha Christie

L’histoire commence avec le sheik Ali Yusef, qui doit quitter précipitamment son pays car une révolution est imminente. Il confie à son ami anglais Rob Rawlinson un petit sac de pierres précieuses et ils prévoient de s’enfuir en avion tous les deux.

Avant de partir, pour éviter de se faire prendre avec le trésor, Rob Rawlinson le cache dans les bagages de Joan Sutcliffe, sa sœur sur le point de rejoindre l’Angleterre avec sa fille adolescente, Jennifer. Mais il semblerait que quelqu’un l’ait vu

Puis, l’histoire nous emmène à Meadowbank, un pensionnat de jeunes filles en Angleterre avec ses professeurs, toutes des femmes. Seul un jeune homme, l’aide jardinier, qui est en réalité un agent chargé de surveiller l’école car une certaine princesse Shaila, cousine du sheik Ali Yusef fait sa rentrée dans cette école. Jennifer Sutcliffe fait aussi partie de cette école…

Plusieurs professeurs sont assassinée et la princesse diaprait… La police mène l’enquête mais quand une élève de l’école fait une découverte incroyable, elle prévient Hercule Poirot pour qu’il trouve la solution.

J’ai passé un moment très plaisant avec ce roman qui se passe dans une école, avec son côté très british! Et les portraits de femmes sont aussi très intéressants…Agatha n’est pas toujours tendre! On se doute de certains côtés mais il y a des rebondissements auxquels on ne s’attend pas du tout. Plus surprenant encore, Hercule Poirot n’apparait qu’au dernier tiers, presque comme une « guest star » pour démêler l’affaire 😉

16 ème livre lu dans le cadre du de George (cliquez sur le logo pour en savoir plus)

          Pour le                           Cette lecture entre dans le cadre du challenge  

Cette lecture est mon livre « animal » pour la catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac »

« Hand in glove » (non traduit) de Robert Goddard

Beatrix Abberley, une vieille femme, se fait assassiner chez elle… Elle semblait s’attendre à sa mort. Lorsque l’enquête commence, tout porte à croire que ce soit un crime prémédité pour voler des antiquités chez elle… Mais peut-être que justement c’est un peu trop évident

Est-ce que cela ne pourrait pas plutôt être lié au frère de Beatrix, Tristram Abberley, poète anglais reconnu, mort au combat lors de la guerre civile espagnole? Le fait que les royalties découlant de son œuvre touchent à leur fin prochainement ne pourrait-il pas être la cause de la mort violente de Beatrix?

Il y a en effet beaucoup de secrets à découvrir : des secrets datant des années 20, entre la sœur et le frère, concernant l’écriture des poèmes de Tristram, des secrets politique et historique, liés à la guerre d’Espagne, et des secrets plus récents, liés à l’appât du gain

Après un début un peu lent, ce roman passe de rebondissements en rebondissements (peut-être un peu trop…). On s’intéresse à des questions financières, littéraires, historiques. Des intérêts personnels passent avant la vie des gens, il y a beaucoup de tromperies, et la difficulté d’accepter de voir des gens qu’on croyait connaître différemment…

Ce n’est pas mal mais c’est loin d’être un coup de cœur, j’avais nettement préféré « Par un matin d’automne ».

 

Pour le                           Cette lecture est mon livre « Partie du corps » pour le

 

Cette lecture entre dans le cadre du challenge

Puisqu’on parle de l’écriture de poésie, je pense qu’il entre dans  le Défi Livre d’Argali

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« Journal dun garçon » de Colas Gutman

 

Paul (« Paul Krazcshlupovski. J’adore dire mon nom, il est imprononçable. ») est un ado qui vient juste de rentrer en seconde et qui écrit son journal sur toute l’année scolaire. Il nous parle de sa famille : son père qui veut qu’il ait des bonnes notes en EPS et qu’il porte des joggings, sa belle-mère qui ne vit que pour ses gratins, le fils de celle-ci, « qui dit tout haut ce que tout le monde pense en général tout bas », sa soeur qui fait semblant de ne pas le connaître au lycée et sa mère sans cesse aux quatre coins du monde.

Il nous parle aussi de la vie au lycée, de son envie de porter des « jeans slim » plutôt que les joggings comme un élève de 3ème, de son copain pot de colle qui ressemble à Julien Lepers, de la fille de sa classe qui veut tout le temps l’embrasser mais surtout, de Lisa Tapir, la plus belle fille de terminale, dont il est amoureux mais qui ne s’intéresse pas à lui. Il y a aussi les cours de théâtre.

Voici un roman plutôt drôle (j’ai même ri plusieurs fois à voix haute!) sur un ado un peu cynique qui regarde sa vie avec beaucoup de second degré et un peu de naïveté aussi. C’est comme rentrer dans la tête d’un garçon de cette âge là. Au niveau du ton, j’ai pensé un peu à la série « Bref » de Canal + et aussi aux sketchs de Norman fait des vidéos.

Je pense que ce « journal » pourrait plaire aux filles comme aux garçons de 13-16 ans.

 

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