Portugal : Pedrosa

Au niveau esthétique , c’est une magnifique bande dessinée aux couleurs vraiment belles qui passent de tons doux à vifs, de couleurs froides à des couleurs chaudes. Les traits sont fins et il y a de très beaux effets, par exemple dans les scènes de foules, quand il y a des jeux de transparence et de superposition ou quand les bulles ne laissent échapper que des bribes de conversation. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour le graphisme.
Au niveau de l’histoire, c’est celle de Simon, un jeune homme qui se cherche : il ne sait pas trop ce qu’il veut de sa vie professionnelle ou personnelle. Un passage au Portugal, pays d’origine de sa famille, lui fait l’effet d’un déclic, il se sent comme revivre.
« Je parviens à peine à communiquer avec la plupart d’entre eux. Quelques phrases de mauvais anglais… des gestes de la main, parfois rehaussés d’un sourire ou d’un sourcil levé. Ce langage sommaire, concentré sur l’essentiel permet de ne montrer que le meilleur de nous-même. Les signes infimes qui trahissent, dans une langue maternelle, les bêtises ou la jalousie, sont ici effacés. Je ne vois que leurs sourires. Je les écoute avec l’illusion d’être en terre familière, de les connaître depuis toujours. Je les regarde et je les aime en secret. Je retrouve dans leurs visages des figures de mon enfance. Des cousins qui rient fort… une tante dont j’ai oublié le nom, qui parlent cette langue, si douce, si tendre. Toutes ces bribes de souvenirs épars, recouverts par les mauvaises herbes du temps. C’était là. A l’intérieur de moi. Et je l’avais oublié. » P 77
Plus tard, il y a aussi une réunion de famille où son père et ses oncles et tantes se retrouvent tous pour la première fois depuis des années. Ces retrouvailles déclenchent l’envie chez Simon d’en savoir plus sur sa famille et de redécouvrir le Portugal. La dernière partie relate son séjour là-bas.
J’ai beaucoup aimé cette très belle histoire de recherche d’identité, que ce soit personnelle, au sein d’une famille ou plus largement sur les origines, sur l’influence du passé sur la vie des uns et des autres.
« Mon portugais était balbutiant mais je commençais à m’habituer à ces conversations floues où le mystère d’une phrase se révèle au détour d’un seul mot compris, comme par enchantement » p 239
Une vidéo ici!
Cette BD est ma lecture « Lieu » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le Petit Bac 2012

Roaarrr Challenge 

(tout frais le Roaarr… j’ai lu hier soir que la FNAC avait annoncé son fauve en avant première … juste à temps pour mon billet)

Clôture du challenge Petit Bac 2011

Roulements de tambour…

Ça y est : c’est fini pour la version 2011… J’ai bien fait de le laisser un mois de plus car plusieurs personnes en ont profité pour finir des lignes!

En effet, s’il y a toujours 10 personnes à avoir fini plusieurs lignes, on est passé de 17 à 22 personnes ayant complété une ligne!

Bravo à tout le monde!

Merci encore pour votre enthousiasme!

Quant à la grille, je ne peux plus coller un tableau dans mon message sur Canalblog, alors je vous invite à cliquer sur ce lien et vous aurez accès aux tableaux du petit bac 2011!

 

 

Grilles_Petit_Bac_2011

 

Des titres et un texte! Rendez-vous du mois de février

Je reprends mon rendez-vous mensuel (le 2 du mois) : Il s’agit écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant (ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

From Hell

Les brumes de Riverton

La Reine et moi

Hand in glove

Le chat et les pigeons

L’aigle sans orteils

J’ai quinze ans et je ne l’ai jamais fait

J’ai 14 ans et je suis détestable

Dieu en personne

Journal d’un dégonflé

Journal d’un garçon

Comme une mère

Portugal

Et voici mon texte (j’ai eu un peu de mal cette fois-ci!) :

« Dans les brumes de Riverton, le Reine et moi parlions des bêtes recueillies dans le refuge pour animaux maltraités qu’elle avait inauguré et nommé « Back From Hell« . Elle aimait particulièrement le chat et les pigeons et l’aigle sans orteils. Elle s’intéressait beaucoup à ces animaux mais aussi à moi et à mes passions, mes états d’âme. Elle était un peu comme une mère pour moi. En fait, si j’étais tout à fait honnête, je dirai même qu’elle était comme Dieu en personne. Je pouvais tout lui confier.

L’année dernière, je lui avais hurlé : »J’ai 14 ans et je suis détestable! » et cette année je lui avais avoué : « J’ai quinze ans et je ne l’ai jamais fait… ». Ça, je dois avouer que ça m’obsédait…Mais là aussi, elle savait m’écouter.

Elle m’avait conseillé de profiter de mes vacances au Portugal pour y aller tranquillement, en douceur, « hand in glove » comme elle disait… Il fallait que je choisisse quelqu’un de bien, qui me plaise vraiment et que j’écrive en toute confiance mon journal d’un garçon… Sans précipitation, sans me disperser sur tous les garçons, car sinon, je risquais surtout d’écrire le « journal d’un goujat » ou le « journal d’un dégonflé« !

Elle n’avait pas l’air comme ça, mais elle savait ce que les jeunes filles avaient besoin d’entendre… »

Vous trouverez tous mes textes dans la rubrique « des titres et des textes »

Vive les bêtises a joué en novembre , en décembre, en février

Véronique a joué dans les commentaires du mois de janvier et dans les commentaires du mois de février!

Et vous?

« Comme une mère » de Karine Reysset

Portraits croisés de deux femmes, chaque chapitre alternant leurs histoires, leurs vies.

Émilie est une jeune femme de 18 ans, paumée, sur le point de commencer une formation professionnelle qui a décidé d’accoucher sous X. Judith, est une femme qui n’a pas pu mener à terme ses précédentes grossesses et qui accouche enfin d’un petit garçon. Ce dernier nait et meurt le même jour que nait Léa la petite fille de Émilie.

Dans une sorte de brouillard qu’elle ne s’explique pas elle-même, Judith prend Léa et vit dix jours secrets d’un amour maternel absolu. De son côté, une fois confrontée à cette perte imprévue, Émilie, la jeune mère qui ne se sentait pas capable de vivre avec un enfant ne s’imagine plus vivre sans sa fille.

Une fois qu’elle retrouve sa fille, elle commence une existence stable et s’autorise à laisser entrer dans sa vie les bonheurs simples qu’elle se refusait jusque là à cause de son passé tourmenté. Judith, elle, n’arrive pas à vivre sans Léa. Elle a besoin de se rapprocher d’elle, se considérant comme sa première mère.

Ce petit roman, par le nombre de pages, est un roman très fort et très beau sur l’amour maternel, sur la famille, sur le manque, sur le besoin de partager cet amour, sur la difficulté de s’exprimer sur ses tourments profonds.

J’ai beaucoup aimé l’écriture fluide de Karine Reysset, l’atmosphère qu’elle crée. Ces femmes (les deux héroïnes et en second plan aussi leurs propres mères) sont vraiment intéressantes. Je ne lui mets pas de « coup de cœur » car j’aurai voulu que ce soit un plus long mais il fait partie de mes belles découvertes!

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Le chat et les pigeons : Agatha Christie

L’histoire commence avec le sheik Ali Yusef, qui doit quitter précipitamment son pays car une révolution est imminente. Il confie à son ami anglais Rob Rawlinson un petit sac de pierres précieuses et ils prévoient de s’enfuir en avion tous les deux.

Avant de partir, pour éviter de se faire prendre avec le trésor, Rob Rawlinson le cache dans les bagages de Joan Sutcliffe, sa sœur sur le point de rejoindre l’Angleterre avec sa fille adolescente, Jennifer. Mais il semblerait que quelqu’un l’ait vu…

Puis, l’histoire nous emmène à Meadowbank, un pensionnat de jeunes filles en Angleterre avec ses professeurs, toutes des femmes. Seul un jeune homme, l’aide jardinier, qui est en réalité un agent chargé de surveiller l’école car une certaine princesse Shaila, cousine du sheik Ali Yusef fait sa rentrée dans cette école. Jennifer Sutcliffe fait aussi partie de cette école…

Plusieurs professeurs sont assassinée et la princesse diaprait… La police mène l’enquête mais quand une élève de l’école fait une découverte incroyable, elle prévient Hercule Poirot pour qu’il trouve la solution.

J’ai passé un moment très plaisant avec ce roman qui se passe dans une école, avec son côté très british! Et les portraits de femmes sont aussi très intéressants… Agatha n’est pas toujours tendre! On se doute de certains côtés mais il y a des rebondissements auxquels on ne s’attend pas du tout. Plus surprenant encore, Hercule Poirot n’apparaît qu’au dernier tiers, presque comme une « guest star » pour démêler l’affaire 😉

16e Agatha Christie de ma collection 

        Cette lecture est mon livre « animal » pour la catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac » 2012

Hand in glove ( Le Monde des Abberley) : Robert Goddard

Beatrix Abberley, une vieille femme, se fait assassiner chez elle… Elle semblait s’attendre à sa mort. Lorsque l’enquête commence, tout porte à croire que ce soit un crime prémédité pour voler des antiquités chez elle… Mais peut-être que justement c’est un peu trop évident…
 
Est-ce que cela ne pourrait pas plutôt être lié au frère de Beatrix, Tristram Abberley, poète anglais reconnu, mort au combat lors de la guerre civile espagnole? Le fait que les royalties découlant de son œuvre touchent à leur fin prochainement ne pourrait-il pas être la cause de la mort violente de Beatrix?
 
Il y a en effet beaucoup de secrets à découvrir : des secrets datant des années 20, entre la sœur et le frère, concernant l’écriture des poèmes de Tristram, des secrets politique et historique, liés à la guerre d’Espagne, et des secrets plus récents, liés à l’appât du gain…
 
Après un début un peu lent, ce roman passe de rebondissements en rebondissements (peut-être un peu trop…). On s’intéresse à des questions financières, littéraires, historiques. Des intérêts personnels passent avant la vie des gens, il y a beaucoup de tromperies, et la difficulté d’accepter de voir des gens qu’on croyait connaître différemment…
 
Ce n’est pas mal mais c’est loin d’être un coup de cœur, j’avais nettement préféré « Par un matin d’automne« .
Cette lecture est mon livre « Partie du corps » pour le Petit Bac 2012

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali   puisqu’on parle de l’écriture de poésie.

Tourte au poulet et aux poireaux (Chicken and leek pie)

Je profite du Mois Anglais pour vous parler de cuisine anglaise… Je sais, je sais, pour la majorité des gastronomes, sorti des gâteaux, il n’y a pas grand chose de bons à manger chez les anglais… Mais c’est sans compter sur leur tourtes (pies)…
 
Alors je vous livre ma recette de tourte au poulet et aux poireaux qui est vraiment très bonne!
 
Ingrédients :
  • 2 pâtes feuilletées (du commerce pour moi!)
  • une botte de poireaux émincés
  • 2 gousses d’ail
  • 2 escalopes de poulet (ou dinde) coupées en dés (la dernière fois, j’ai utilisé les restes d’un gros poulet rôti)
  • 125 ml de vin blanc
  • 2 C à S de Maïzena
  • 125 ml de bouillon de poule
  • 125 ml de crème fraîche
  • 1 oeuf battu pour faire dorer la pâte
Préparation : 
  • Préchauffer le four au TH 7
  • Dans une poêle, faire revenir l’ail et les poireaux (jusqu’à ce qu’ils soient tendres)
  • Ajouter les morceaux de poulet et laisser dorer légèrement.
  • Délayer la maïzena dans le vin blanc et verser dans la poêle. Ajouter le bouillon et la crème fraîche en remuant.
  • Dès que le mélange commence à épaissir, baisser le feu et laisser mijoter 5 mn sans couvrir
  • Mettre une pâte à tarte dans le moule. Ajouter la préparation puis recouvrir de la deuxième pâte et pincer les deux pâtes ensemble.
  • Faire des entailles sur la pâte du dessus et badigeonner d’oeuf battu.
  • Cuire 15-20 mn
Pour le  Cryssilda,  LouTitine

La Reine et moi (The Queen and I) : Sue Townsend

Ce roman commence au moment des élections en Grande Bretagne. La Reine d’Angleterre, Elizabeth II regarde les résultats à la télévision. Il y a un retournement de situation politique lorsque grâce à des messages subliminaux passés à la télévision, le parti Républicain est élu. La première mesure du nouveau premier ministre Jack Barker est d’abolir la monarchie.

 
La Reine et sa famille doivent vivre des aides sociales, dans des logements sociaux dans un quartier extrêmement défavorisé sans aucun avantage. C’est même devenu un grave délit de respecter ou d’honorer la royauté.
 
Le roman raconte donc l’adaptation de la famille royale à des conditions de vie radicalement opposées à celles connues jusqu’alors. Pour eux, c’est comme découvrir un autre pays, ils ne semblent même pas parler la même langue!
 
Les différents membres de la famille royale réagissent très différemment à cette nouvelle vie, avec toutes les caricatures qu’on peut leur associer. Je serai curieuse de savoir comment les anglais ont réagi à cette lecture (le livre que je lisais était estampillé « best seller »).
 
C’est très amusant mais peut-être un peu longuet à la fin. Un bon moment de lecture détente en tout cas.
 
Et pour voir la reine d’Angleterre sous un autre angle, vous pouvez aussi lire « La Reine des lectrices » de Alan Bennett.

Pour le  Cryssilda,  LouTitine

Cette lecture est mon livre « Métier/Fonction » pour le Petit Bac 2012


« Journal dun garçon » de Colas Gutman

 

Paul (« Paul Krazcshlupovski. J’adore dire mon nom, il est imprononçable. ») est un ado qui vient juste de rentrer en seconde et qui écrit son journal sur toute l’année scolaire. Il nous parle de sa famille : son père qui veut qu’il ait des bonnes notes en EPS et qu’il porte des joggings, sa belle-mère qui ne vit que pour ses gratins, le fils de celle-ci, « qui dit tout haut ce que tout le monde pense en général tout bas », sa soeur qui fait semblant de ne pas le connaître au lycée et sa mère sans cesse aux quatre coins du monde.

Il nous parle aussi de la vie au lycée, de son envie de porter des « jeans slim » plutôt que les joggings comme un élève de 3ème, de son copain pot de colle qui ressemble à Julien Lepers, de la fille de sa classe qui veut tout le temps l’embrasser mais surtout, de Lisa Tapir, la plus belle fille de terminale, dont il est amoureux mais qui ne s’intéresse pas à lui. Il y a aussi les cours de théâtre.

Voici un roman plutôt drôle (j’ai même ri plusieurs fois à voix haute!) sur un ado un peu cynique qui regarde sa vie avec beaucoup de second degré et un peu de naïveté aussi. C’est comme rentrer dans la tête d’un garçon de cette âge là. Au niveau du ton, j’ai pensé un peu à la série « Bref » de Canal + et aussi aux sketchs de Norman fait des vidéos.

Je pense que ce « journal » pourrait plaire aux filles comme aux garçons de 13-16 ans.

 

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« Dieu en personne » de Marc Antoine Mathieu

Difficile de vous parler de cette bande dessinée car j’ai à la fois pensé qu’elle était vraiment intéressante et pourtant je dois dire que je me suis globalement ennuyéeParadoxal, n’est-ce pas?!

Le sujet de cette BD est très intéressant et elle est très bien construite. Dieu s’incarne et se fait connaître aux hommes. Il doit comparaître dans un grand procès car de nombreux groupes d’humains l’accusent de tous leurs malheurs… Et cela pour des raisons opposées, qu’ils soient croyants ou pas…

En parallèle de ce procès où il est question de savoir si Dieu existe vraiment ou pas, on découvre tous les à côtés qui ont émergés de l’arrivée de Dieu sur terre : un film en tournage, des équipes d’avocats qui s’improvisent gourous de la communication, un parc d’attraction, des livres (sur Dieu et par Dieu), des cours pour les prêcheurs qui doivent tout réapprendre… Et l’idée d’un complot…

C’est vraiment bourré d’idées passionnantes..

Et pourtant, je me suis ennuyée car toute les parties concernant le procès et le questionnement sur l’existence de Dieu m’ont parues TRES philosophiques, très intellectualisées et oserais-je dire un peu « bavardes« … Peut-être que je ne me pose pas assez de questions existentielles?

Au niveau des dessins, ce sont des noirs, gris et blancs avec beaucoup d’ombres. Le visage de Dieu n’est jamais montré et les personnages n’ont pas vraiment de regards. Là aussi, je suis partagée, une partie de moi a plutôt aimé ces dessins très graphiques mais d’un autre côté j’ai trouvé l’ensemble un peu froid.

Bref, je ne pense pas vous aider beaucoup à vous faire une idée… Je crois qu’il va falloir lire cette BD pour vous faire votre propre opinion! 😉

Extrait des « Pensées » de Dieu : « Un Dieu qui pourrait être prouvé serait un Dieu qui n’existerait pas… Ou alors un faux Dieu… une idole. Prouvez-moi et je cesserai d’exister… » p 84

 

     Roaarrr Challenge    

Cette BD est ma lecture « Personne connue » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le