« Comme une mère » de Karine Reysset

Portraits croisés de deux femmes, chaque chapitre alternant leurs histoires, leurs vies.

Émilie est une jeune femme de 18 ans, paumée, sur le point de commencer une formation professionnelle qui a décidé d’accoucher sous X. Judith, est une femme qui n’a pas pu mener à terme ses précédentes grossesses et qui accouche enfin d’un petit garçon. Ce dernier nait et meurt le même jour que nait Léa la petite fille de Émilie.

Dans une sorte de brouillard qu’elle ne s’explique pas elle-même, Judith prend Léa et vit dix jours secrets d’un amour maternel absolu. De son côté, une fois confrontée à cette perte imprévue, Émilie, la jeune mère qui ne se sentait pas capable de vivre avec un enfant ne s’imagine plus vivre sans sa fille.

Une fois qu’elle retrouve sa fille, elle commence une existence stable et s’autorise à laisser entrer dans sa vie les bonheurs simples qu’elle se refusait jusque là à cause de son passé tourmenté. Judith, elle, n’arrive pas à vivre sans Léa. Elle a besoin de se rapprocher d’elle, se considérant comme sa première mère.

Ce petit roman, par le nombre de pages, est un roman très fort et très beau sur l’amour maternel, sur la famille, sur le manque, sur le besoin de partager cet amour, sur la difficulté de s’exprimer sur ses tourments profonds.

J’ai beaucoup aimé l’écriture fluide de Karine Reysset, l’atmosphère qu’elle crée. Ces femmes (les deux héroïnes et en second plan aussi leurs propres mères) sont vraiment intéressantes. Je ne lui mets pas de « coup de cœur » car j’aurai voulu que ce soit un plus long mais il fait partie de mes belles découvertes!

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Le chat et les pigeons : Agatha Christie

L’histoire commence avec le sheik Ali Yusef, qui doit quitter précipitamment son pays car une révolution est imminente. Il confie à son ami anglais Rob Rawlinson un petit sac de pierres précieuses et ils prévoient de s’enfuir en avion tous les deux.

Avant de partir, pour éviter de se faire prendre avec le trésor, Rob Rawlinson le cache dans les bagages de Joan Sutcliffe, sa sœur sur le point de rejoindre l’Angleterre avec sa fille adolescente, Jennifer. Mais il semblerait que quelqu’un l’ait vu…

Puis, l’histoire nous emmène à Meadowbank, un pensionnat de jeunes filles en Angleterre avec ses professeurs, toutes des femmes. Seul un jeune homme, l’aide jardinier, qui est en réalité un agent chargé de surveiller l’école car une certaine princesse Shaila, cousine du sheik Ali Yusef fait sa rentrée dans cette école. Jennifer Sutcliffe fait aussi partie de cette école…

Plusieurs professeurs sont assassinée et la princesse diaprait… La police mène l’enquête mais quand une élève de l’école fait une découverte incroyable, elle prévient Hercule Poirot pour qu’il trouve la solution.

J’ai passé un moment très plaisant avec ce roman qui se passe dans une école, avec son côté très british! Et les portraits de femmes sont aussi très intéressants… Agatha n’est pas toujours tendre! On se doute de certains côtés mais il y a des rebondissements auxquels on ne s’attend pas du tout. Plus surprenant encore, Hercule Poirot n’apparaît qu’au dernier tiers, presque comme une « guest star » pour démêler l’affaire 😉

16e Agatha Christie de ma collection 

        Cette lecture est mon livre « animal » pour la catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac » 2012