Belle mère : Claude Pujade-Renaud

Eudoxie épouse Armand en seconde noce en 1935. Il est veuf, habite un pavillon avec jardin dans la grande banlieue, ils forment un vieux couple dès le départ, elle ayant 47 ans et lui  56 ans. Une fin de vie tout à fait ordinaire pourrait se profiler si ce n’était pour Lucien, le fils d’Armand, trentenaire un peu particulier, un peu autiste, un peu fou, qui vit chez son père au milieu des fantômes des femmes de sa famille (mère et tantes) qui viennent le hanter régulièrement. Et puis, la guerre qui fait de Eudoxie une veuve avec à sa charge cet « enfant » un peu spéciale, ni tout à fait dépendant, ni tout à fait capable de vivre seul.
 
Ils vont vivre ensemble, côte à côte, presque comme un couple…  mais pas tout à fait… Entre eux, il y a à la fois une certaine distance mais ils sont aussi malgré tout très proches. Il y a beaucoup de tendresse.
 
Cette histoire, très touchante, c’est aussi celle des années qui passent, de l’évolution de la société et de la vieillesse qui s’installe.
 
D’un style très agréable, j’ai bien aimé ce roman qui se lit très vite et qui fait réfléchir aux relations humaines et aux personnes qui vieillissent ensemble.
Cette BD est ma lecture « Végetal » de ma catégorie « Petit Bac Goncourt des lycéens » pour le Petit Bac 2012

 (« Belle mère » comme « langue de belle mère » ou « coussin de belle mère » qui sont des plantes. D’ailleurs dans le roman p115 : « Il a posé sur la table de la salle à manger une énorme plante grasse hérissée de piquants. « C’est quoi? » « Une belle-mère. Pour vos quatre-vingts ans. »

  1994   

10 commentaires sur « Belle mère : Claude Pujade-Renaud »

  1. Si je comprends bien , on ne peut pas rester insensible à la lecture de l’ouvrage qui nous amène à s’intérroger. Mais est-ce le genre de livre qui fait pleurer ??

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    1. non, je n’ai pas pleuré C’est plus une description de ces couple qui sont ensemble pendant des années et des années, d’une autre époque où l’amour n’est pas le seul ciment mais plus une certaine habitude, un rapprochement familial plus qu’affectif… Et puis un portrait d’une époque. J’ai bien aimé en tout cas!

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