« Le chagrin et la grâce » de Wally Lamb

Il n’est pas facile de parler d’un roman foisonnant de 800 pages, sans trop en dire ou en omettant trop de choses…

C’est l’histoire d’un couple aux États Unis, à la fin du 20ème siècle qui subit de plein fouet les attaques meurtrières des deux lycéens fous à Columbine. Maureen, la femme, était présente dans la bibliothèque du lycée au moment du drame. C’est donc l’histoire de ce traumatisme qui en cause bien d’autres : dépression, déménagement, addictions, accident mortel, prison…

C’est aussi le retour dans la ville de la jeunesse de Caelum, le personnage principal, dans sa maison d’enfance et l’occasion de se rappeler de son passé -difficile avec un père alcoolique et marginal. Mais c’est surtout l’occasion de découvrir d’extraordinaires secrets de familles qui vont le bouleverser. La présence de locataires ayant fuit la Louisiane après le passage de l’ouragan Katrina, va permettre de dénicher des archives familiales vieilles d’un siècle. L’aïeule était une militante abolitionniste qui a crée une prison pour femmes avec des ambitions morales très fortes… Cette même prison dans laquelle se trouve Maureen aujourd’hui, mais dans des conditions différentes.

Cette saga familiale riche en rebondissements, en voyages dans le temps et aussi parsemée d’éléments de l’Histoire américaine ancienne ou contemporaine en fait un roman passionnant. Quant au titre… Beaucoup de chagrins, c’est certain… La grâce? Sans doute sur la fin, quand après s’être beaucoup remis en question, Caelum peut enfin se sentir plus serein…Mais c’est quand même une vie remplie de difficultés.

Bien écrit et facile à lire, c’était vraiment un roman que j’avais du mal à lâcher!

 

-4          ma collègue Anne Merci! 

Voici d’ailleurs ses impressions sur le livre :

« J’ai eu un peu de mal à me mettre dedans mais une fois les 200 premi-res pages, j’ai plus apprécié. Je ne l’ai pas trouvé très gai et j’ai attendu avec impatience « la grâce » après le chagrin…et l’attends toujours, même si les deux derniers chapitres étaient plus posés.Avec ce genre de livres, on se dit toutefois que sa famille n’est pas plus dérangée que celle des autres.

Autre point positif, les personnages sont sympathiques bien qu’empétrés dans leurs soucis. (par exemple, le héros quine lâche pas Maureen, jusqu’au bout.) La vision de l’enseignement de l’auteur est aussi bien plus optimiste que la mienne? Lui au moins arrive à intéresser ses élèves à la mythologie grecque. »