Le tag des 11 questions de Syannelle

J’ai été tagguée par Syannelle!

Je vais un peu tricher car normalement, il faut commencer par dire 11 choses sur soi… Mais j’avoue que je n’ai pas eu le courage de chercher 11 choses que je n’ai pas déjà dites sur moi… Allez donc faire un tour ici : avec  tous les tags auxquels j’ai répondu depuis le temps, je pense que je n’ai plus de secrets pour la blogosphère 😉

Je vais répondre aux 11 questions de Syannelle mais je vais encore tricher en ne posant pas 11 autres questions (et donc je ne tag personne) mais si vous voulez répondre aux questions de Syannelle, n’hésitez pas!


1) Quel est le roman qui t’as le plus marqué ?

« La couleur pourpre » de Alice Walker

2) Pour quelles raisons?

Je l’ai découvert lors de ma licence dans un cours de littérature sur « gender and racial discrimination » quand j’étais étudiante Erasmus en Irlande. J’ai eu un gros coup de coeur pour ce roman et je m’en suis ensuite servie comme base pour mon mémoire de DEA intitulé « L’affirmation de l’identité des femmes afro-américaines dans 3 romans d’Alice Walker ». J’ai adoré étudier ce sujet de la place des femmes noires dans la société américaine. Et j’ai beaucoup aimé le film de Stephen Spielberg.

3) A quel personnage t’es-tu la/le plus identifié(e)? 

Je n’ai pas de réponse à cette question… Je ne suis pas sure de m’identifier vraiment aux personnages, en tout cas pas assez durablement…

4) Y’a t-il des moments dans la journée que tu préfères pour lire et pourquoi?

Le soir dans mon lit, la nuit avec ma lampe de lecture quand je fais des insomnies, le matin au lit avant de me lever, l’après-midi dans mon canapé, dans la voiture lors de longs trajets (j’adore ça!), dans les salles d’attente (le cauchemar, ce sont les salles d’attente sans livre!)

5) Quel est le livre que tu as le plus détesté et pourquoi?

« L’élégance du hérisson » de Muriel Barbery : je l’ai trouvé creux et prétentieux et extrêmement condescendant envers les personnes modestes.

6) Si tu pouvais rencontrer un auteur, ce serait qui?

Sorj Chalandon (enfin, si je pouvais le revoir je ne serai pas contre, cette fois-ci, je préparerai sans doute des questions

Michael Morpurgo (l’article de Emmyne m’a d’ailleurs donné encore plus envie!)

Agatha Christie (oui…bon…Mais, j’ai son autobiographie dans ma PAL, il faudrait que je me lance!)

7) Si on te donnait la chance de réaliser un rêve (impossible?), ce serait lequel?

Alors, pourquoi pas ne pas travailler en gagnant quand même assez d’argent pour vivre, voyager, avoir une femme de ménage et donc avoir tout mon temps pour lire et bloguer?

Sinon, voir un concert des Doors…

8) Si tu pouvais vivre ailleurs (même si tu es bien là où tu vis!) ce serait où?

A chaque fois que je vais à Londres, je me dis que j’adorerai y vivre (et pourtant j’y vais à chaque fois avec une quarantaine d’élèves 😉 … Ses parcs, ses musées, son excentricité…

9) Invente un titre de livre et un nom de plume!

C’est dur ça! Je n’ai jamais eu la velléité d’écrire (à part des poèmes à l’adolescence)… Alors, disons que je m’appellerai « Ennata Granville » et que j’écrirai un livre intitulé « Le temps y passe plus vite qu’ailleurs ».

10) Avec quel genre de livres es tu le moins familier et pourquoi?

Le fantastique, la science fiction, la fantasy… Je n’arive pas à m’y intéresser (et c’est pareil pour les films… Je me suis endormie devant « La guerre des étoiles » et « Le seigneur des anneaux »…

11) Que lis-tu en ce moment et qu’en penses-tu? Quel livre conseillerais-tu?

Je suis en train de lire « Le train bleu » de Agatha Christie qui est un peu lent au démarrage.

Je viens de finir « Into the darkest corner » (« Comme ton ombre ») de Elizabeth Haynes et j’ai trouvé que c’était un très bon thriller psychologique!

« Les amants du Spoutnik » de Haruki Murakami (Livre Audio lu par Pierre-François Garel)

Roman à trois personnages. Le narrateur (K.) est l’ami de Sumire, une jeune fille un peu en marge qui ne vit que pour l’écriture. Il nous raconte le vie de celle-ci et son amour pour Miu, une femme un peu plus âgée qu’elle qui vit dans un monde social différent du sien. Le récit passe de la narration du jeune homme à des dialogues entre les différents protagonistes, qui lui ont été rapportés où qu’il a vécu.
 
Sumire a l’ambition très forte de devenir écrivain. Un jour elle a un coup de foudre pour Miu, cette femme élégante et raffinée et pour la première fois de sa vie elle éprouve du désir. Elles se mettent à travailler ensemble, sans ambiguïté puisque Sumire ne lui déclare pas son amour. A son contact, elle change, physiquement et dans son envie d’écrire.
 
Elle continue de se confier à son ami, le jeune instituteur. Il est son confident, son point de repère, celui à qui elle demande des conseils. Il est amoureux d’elle mais a conscience que cet amour est impossible et préfère préserver son amitié.
Un jour, Sumire et Miu partent en voyage d’affaire en Europe et le jeune homme reçoit un coup de téléphone de Miu, qu’il ne connait que par les récits de Sumire. Elle lui demande de la rejoindre en Grèce car Sumire a disparu.
 
Haruki Murakami revisite le triangle amoureux, les relations amoureuses, les attentes et les espoirs, les impossibilités, les drames personnels et les ambitions perdues qui façonnent chaque être.
 
Au fil des discussions entre les différents personnages, il y a beaucoup d’incursions dans le monde des rêves ou plutôt dans un monde où la réalité n’est plus clairement établie… Est-on bien dans ce monde ou dans un autre?  Les thèmes oniriques qu’on retrouve souvent chez Haruki Murakami se mêlent très bien à la réalité, la frontière est très subtile car elle est souvent présentée comme des doutes ou des rêves des personnages.
 
C’est un roman d’ambiance plein de douceur et de questionnements au style simple et direct. C’est assez noir car il y a beaucoup de déceptions et les personnages semblent vivre un peu à côté de leurs vies.
 
J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai trouvé très bien lu par Pierre-François Garel qui a très bien su créer l’ambiance adaptée.

Merci à   et 

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali   puisque le personnage principal ne vit que pour l’écriture et qu’il y a de nombreuses réflexions des personnages sur l’écriture, la fiction et la réalité.

Allo, Hercule Poirot… : Agatha Christie

Ce recueil de nouvelles (avec comme sous titres « Nouvelles inédites ») est peut-être un peu décousu.

Les trois premières nouvelles sont des mini-enquêtes d’Hercule Poirot où tout repose sur des déductions logiques (pour la 2ème nouvelle « Un indice de trop », Agatha Christie « recycle » un indice déjà utilisé dans « Le crime de l’Orient Express »)

Les trois autres nouvelles ne sont pas des enquêtes criminelles à proprement parler mais plus des histoires mystérieuses basées sur les intuitions, le 6ème sens…

C’est différent, pas mal mais ce n’est pas vraiment un recueil que je recommande.

17e Agatha Christie de ma collection 

Ligne « personne connue » (Hercule le personnage mythologique) pour la catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac 2012