« Jeux pour mourir » de Tardi

 

Cette BD de Tardi est une adaptation d’un roman de Geo-Charles Veran (que je ne connais pas, j’avoue).

C’est un polar qui se situe en 1950 en banlieue. Une bande de jeunes un peu voyous a tué une vieille femme pour lui voler ses bijoux. Le chef de la bande est le fils de l’inspecteur de police alcoolique et violent qui mène l’enquête. Un des membres de la bande, le plus jeune, un peu limité, rêve à voix haute du crime, un autre membre est le frère d’un garagiste trafiquant en tous genres… Ils se font voler leur butin. Sont aussi impliqués dans l’histoire un gangster et ses « poules », une voyante excentrique et droguée, une tenancière de bar un peu légère...

C’est une galerie de portraits hauts en couleur dans le petit « milieu » local dans l’après-guerre.

Les jeunes n’ont pas d’espoirs, ils voulaient surtout pouvoir tout plaquer et partir.

Malgré l’incompétence de l’inspecteur, l‘enquête suit son cours et il y a des rebondissements inattendus.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée au scénario bien construit avec une histoire solide et des personnages intéressants. C’est une tranche de vie d’une époque : on se sent un peu comme dans un film des années 50.

Je n’aime pas trop le dessin de Tardi mais cela ne m’a pas gênée pour autant car il porte malgré tout très bien l’ambiance.

Cette BD est ma lecture « Sport/loisir » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le   

Roaarrr Challenge

« Qui a tué l’idiot? » de Dumontheuil

Lucien Lurette, acteur raté, débarque dans un village de fous. En six ans, une trentaine d’habitants du village ont été assassinés. De plus, il y a des suicides et des crises d’une maladie étrange, une folie appelée la « remordingue » où les gens se mettent à avouer des choses cachées et meurent.

Le curé est alité à la suite de son dernier suicide car il sent que les gens ne l’aime pas assez, le comte veut se marier avec la jeune femme aux moeurs légères qui est la seule à honorer la mort du premier assassiné : l’idiot du village qui était très apprécié.

Au coeur de cette folie, Lucien Lurette découvre la vérité tout en devenant lui-même un peu fou….

C’est assez surréaliste.

Les couleurs sont agréables mais je ne peux pas dire que j’ai aimé les dessins. Les traits des visages m’ont parus trop déformés et les mouvements exagérés… Je ne suis pas vraiment entrée dans l’humour de ce village de fous…

En bref, je ne suis pas emballée…

Cette BD est ma lecture « gros mot » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le   

Roaarrr Challenge