To kill a mockingbird (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur) : Harper Lee

Dans les années 30, en pleine dépression, dans une petite ville d’Alabama, nous suivons la vie et les aventures de Scout, une petite fille garçon manqué, Jem, son grand frère et Dill leur copain qui vient chaque été. Ils vivent des aventures de gamins, s’amusent des voisins, jouent à se faire peur, se battent, cherchent l’intérêt d’aller à l’école… Ils sont laissés assez libres pour faire de chaque instant une aventure.

Le père, Atticus, les élève seul. Il est avocat, et c’est un homme droit, qui cherche à inculquer à ses enfants une certaine liberté d’esprit et des valeurs assez éloignées de celles qui sont de mise dans cette petite ville du sud des États Unis où les noirs sont considérés comme des quantités négligeables. Il essaie de leur apprendre le respect de tous, qu’ils soient noient noirs ou blancs, riches ou pauvres, éduqués ou non…

Leur vie se complique lorsque Atticus est commis d’office pour défendre un jeune homme noir accusé d’avoir violé une jeune fille blanche. Atticus est alors très mal vu (et sa famille aussi) dans la communauté pour cette défense car il a beau être obligé de prendre cette défense, lui croit vraiment à cette cause et veut faire acquitter ce jeune homme qui est innocent.

Le procès et les réactions des gens mettent à jour ce que les gens pensent vraiment.

J’ai trouvé la première partie du roman qui concerne l’enfance de Scout et Jem un peu longue. Mais elle permet de mettre en place l’ambiance de la ville, les habitants, les relations entre les uns et les autres…

La partie sur le procès, sur la haine qui s’installe, sur l’injustice et la réaction des enfants est passionnante. Elle met en avant la difficulté de vivre dans un État dans lequel même s’il est évident qu’un homme est innocent, s’il est noir, il sera toujours moins bien jugé par la population qu’un blanc…

Le fait que toute l’histoire soit racontée du point de vue d’une enfant avec une certaine innocence mais aussi une certaine lucidité est très fort car les enfants n’ont pas encore été pervertis par l’ambiance générale de la ville.

Malgré mes légères réserves sur la première partie, un peu lente pour moi, j’ai beaucoup aimé ce roman. Harper Lee a remporté le Prix Pulitzer en 1961 car ce livre a été publié en 1960 en plein mouvements pour les droits civiques des Afro-américains.

C’est vraiment un livre très fort! A lire, particulièrement si vous avez aimé « La couleur des sentiments ».

 

Cette lecture est mon livre « animal » pour le Challenge Petit Bac 2012

 avec Anne