Je suis un homme -Martin Luther King : Eric Simard

Mike raconte son histoire. Il est d’abord adolescent dans une famille qui vit à Montgomery, ville du sud des États Unis dans les années 50. Mike est blanc, sa famille appartient au Klu Klux Klan et ils détestent tous les Noirs qui vivent près d’eux dans la tradition de la ségrégation.

La vie de Mike, son histoire personnelle et familiale suit l’évolution et l’ascension de Martin Luther King, pasteur non violent, leader des droits civiques pour les Noirs aux États Unis.

Dans cette histoire, on voit les deux facettes de la société : celle qui se bat pour tout changer et celle qui se bat pour que tout reste comme avant. La vie de Mike et sa vision de son petit monde changent au contact de certaines personnes : Kate, sa petite amie qui ne supporte pas ses idées racistes, ses compagnons d’armes noirs, pendant la guerre du Vietnam…

Mais c’est surtout quand il perd pied et devient un paria de la société qu’il comprend ce que c’est que d’être traité comme un sous-homme et qu’il change radicalement.

Ce court roman teinté de biographie est vraiment très réussi car il met en avant les valeurs de Martin Luther King et les oppose aux idées bornées de certains Blancs du sud des États Unis.

Très fin et sensible, c’est un cours d’histoire qui ne le dit pas et qui n’est pas rébarbatif du tout.

Mrs B et moi-même faisons étudier l’esclavage et la ségrégation  aux États Unis (et donc Martin Luther King) à nos élèves de 3ème, je leur conseillerai ce livre!

« Je suis né dans une famille où le mépris et la haine s’exprimaient chaque jour envers les Noirs. J’aurais pu rester aussi raciste que mon père mais quelque chose de plus fort l’a emporté. Il a fallu que je souffre dans ma chair pour comprendre, que j’assiste aux massacres des victimes au cours d’une guerre injuste, que je noie mes colères et mes cauchemars dans l’alcool, que je vive ce que les Noirs vivaient au quotidien, l’humiliation, pour être touché par le message de Martin Luther King… » P 79

            

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La femme noire qui refusa de se soumettre -Rosa Parks : Eric Simard

Dans cette biographie de Rosa Parks, l’auteur en profite pour raconter et expliquer la situation dans le Sud des États Unis dans les années 50 en évoquant l’esclavage et la ségrégation.

Rosa Parks est cette militante qui en 1955 a refusé de céder sa place à un Blanc dans un bus de Montgomery comme la loi l’exigeait. S’en est suivi le long boycott des bus. Ce fut un événement clé dans l’évolution des droits civiques des Noirs aux États Unis. Martin Luther King a lancé à cette occasion un grand mouvement pacifique, un immense élan de solidarité qui a commencé avec Rosa Parks.

Cette lecture est un bon complément au roman « Je suis un homme -Martin Luther King » de Eric Simard

« N’acceptez jamais les traitements injustes, d’où qu’ils viennent. Ne baissez jamais les bras devants l’injustice. » P 14

                                            

Ce roman est ma lecture « Couleur » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le 

 

« Et rester vivant » de Jean-Philippe Blondel

Jean-Philippe Blondel raconte ici une partie de sa jeunesse où tout a basculé dans sa vie. A 18 ans, il a perdu sa mère et son frère dans un accident de voiture et à 22 ans, c’est son père qui meurt dans les mêmes conditions… Ce drame l’assomme complètement.

« Personne ne perd son frère et sa mère, puis quatre ans plus tard son père -à l’âge de 22 ans. Ça n’arrive jamais, ce genre de choses. Même dans les romans. Il y a une limite à l’indécence, quand même. Le romancier plonge son héros dans la tragédie, il ne va pas en rajouter une couche. Il est sur le point d’ajouter un troisième décès, et puis il se reprend : « Ah non, honnêtement, c’est impossible, il faut que je trouve autre chose. » P 27

Avec son ex petite amie et son meilleur ami (qui sont maintenant ensemble), il part aux États Unis car il veut voir Morro Bay dont il a entendu parler dans une chanson de Loyd Cole. Mais surtout, il ressent un besoin impérieux de fuir les regards plein de pitié que les gens portent sur lui. Il ne supporte pas non plus l’héritage qu’il a touché et préfère le dépenser pour ce voyage… Qui sera en fait un voyage de reconstruction.

Dans ce roman (est-ce vraiment un roman, d’ailleurs? Un témoignage? Une autobiographie?), Jean-Philippe parle de ce poids que ce jeune homme de 22 ans porte sur ses épaules. Il revient sur des souvenirs de la vie « d’avant », des souvenirs futiles ou lourds, sur les espoirs et les non-dits.

« J’ai vingt deux ans et je suis le dépositaire de leurs histoires inachevées. J’ai vingt deux ans et je suis le reliquat de récits. Une survivance. Un putain de séquoia. » P 95

C’est un récit émouvant sans être larmoyant. C’est fort, tendre et cruel à la fois. J’ai beaucoup aimé même si j’avoue que j’ai du mal à en parler.

D’ailleurs, c’est en entendant Jean-Philippe Blondel en parler lui-même dans l’émission « Le grand entretien » sur France Inter que j’ai eu  envie de lire ce livre alors je vous recommande de l’écouter (ça sera possible jusqu’en août 2014 😉

Et un peu de musique d’ambiance : « Rich » de Loyd Cole, la chanson qui a donné envie à Jean-Philippe Blondel d’aller voir Morro Bay

 

13/14 (Je vise les 2%)             -9

Ce mois-ci : j’ai aimé… je n’ai pas aimé…

Pour le rendez-vous mensuel du blog, cette année, j’ai transformé le  de Miss Alfie (avec son accord)…

Je vais vous dire ce que j’ai aimé ou pas entre le 8 mai et le 8 juin 2012

Au niveau du blog,  j’aiêtre sélectionnée pour l’opération Masse Critique et  j’aigagner un livre chez Clara, deux livres qui étaient sur ma LAL 😉

J’ai que L’Homme participe au blog en écrivant un billet sur un coup de coeur. J’ai bidouiller pour l’oaccasion un petit logo ce qui m’a aussi donné d’en faire d’autres pour mes propres lectures

Au niveau du travail,  j’aime retrouver avec des collègues, des parents d’élèves et de élèves sur les marches de la mairie de mon lieu de travail pour essayer de se faire remarquer pour de meilleures conditions de travail l’année prochaine : il y avait France 3 et la presse locale…  J’ai que ce soit la 1ère « manif' » de Bastien 😉 Mais je n’ pas constater que ça ne bouge pas pour autant

Je n’ai avoir une élève qui se plaint de moi, soit disant que je ne la traite pas comme les autres… Je sais que c’est faux, que c’est une manipulatrice égocentrique et que les autres élèves ne pensent pas comme elle (j’ai la réputation d’être juste) mais ça me rend à la fois triste et en colère.

Je n’ai régler des problèmes dans la classe où je suis professeur principale... Après avoir déjà eu une exclusion définitive, on a une exclusion temporaire et des discussions avec une autre élève : à chaque fois pour des problèmes qui relèvent de près ou de loin à du harcellement scolaire… J’ai pourtant tout fait pour passer le message sur le respect… J’ai parfois du mal à comprendre la méchanceté gratuite qu’il peut y avoir chez des jeunes par ailleurs pas si méchants que ça… J’ai que l’élève malheureuse soit revenue vers moi pour me remercier de l’avoir écoutée … Je me sens parfois utile!

J’ai visiter Ouest France  à Rennes avec les 4ème du collège… C’était très intéressant (et tout le monde peut y aller, c’est gratuit). C’était une visite nocturne pour pouvoir voir les rotatives en route! Je n’ai rentrer chez moi à 2h00 du matin… Dur dur le lendemain 😉

Au niveau « physique », je n’ai me blesser à la jambe en allant courir alors que je venais juste de retrouver la motivation.

Je n’ai constater que quand on mange n’importe quoi n’importe quand et qu’on ne court plus 3 fois par semaine, on grossit à vue d’œil… Littéralement à vue d’œil sur le cadran de la balance… J’espère pouvoir dire le mois prochain que j’voir la balance baisser 😉

En ce qui concerne la vie de famille, j’aipouvoir profiter du retour du soleil pour faire des balades en famille, manger dans notre cour et aller à la plage. J’que Bastien soit assez grand pour aimer jouer tout seul avec son imagination dans le sable ce qui me permet de bouquiner un peu.

J’ai savoir que normalement, Bastien pourra être gardé par sa nounou le mercredi quand il ira à l’école l’année prochaine. Ça me rassure qu’il puisse avoir cette coupure dans dans la semaine dans un environnement et avec une personne qu’il aime et qu’il a toujours connus… La séparation me paraissait sinon bien brutale…

J’ai que Bastien commence l’étape propreté sans trop de difficulté : il met des « culottes » depuis le 30 mai et il y a eu très peu d’accidents. Nous sommes tous contents de cette évolution (et rassurée pour l’école en septembre 😉

 

Au niveau de ma voiture, je n’ai recevoir une amende par courrier pour excès de vitesse… J’essaie pourtant de faire attention… Et je n’ai que la ligne jaune devant ma maison ait été transformée en place normale de parking… Ben oui, elle datait de l’époque où l’ancien propriétaire avait encore un garage mais depuis presque 9 ans que j’habite cette maison, il n’y avait plus de garage et la voirie continuait de repeindre la place en jaune… C’était quand même bien pratique d’avoir une place « réservée » …

Je n’ai avoir un pneu crevé et perdre du temps et de l’argent à faire changer ça … mais je ne plains pas trop, il ne me faut pas changer les deux d’un coup…

Et en ce qui concerne les copains et copines,  j’aiparler grossesse et achat de maison avec des amis à qui tout « arrive » en même temps 😉

J’ai être au bon endroit au bon moment sur le parcours du marathon du Mont Saint Michel pour pouvoir encourager un copain coureur, et même essayer de le rebooster en courant quelques mètres avec lui pour qu’il reparte!

J’ai manger avec des copains et voir nos trois garçons jouer ensemble.

J’ai participer aux retrouvailles des anciens copains du collège… On est une classe qui a passé les 4 ans du collège ensemble (1984 à 1988) C’est la 2ème fois qu’on fait ça et c’est vraiment chouette. Mais cette fois-ci c’était plus des retrouvailles des copains retrouvés il y a deux ans et c’était encore plus sympa! On s’est retrouvé à midi et demie, les enfants ont joué dans le jardin pendant que les grands mangeaient,buvaient et papotaient… Ça s’est fini à plus d’une heure du mat’ autour d’un verre …Trop bien!


Le petit Bonzi : Sorj Chalandon

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Cette histoire est une tranche d’enfance dans les années 60 à Lyon. Des histoires d’école, de copains, de famille qui pourraient relever du « petit Nicolas » si elles n’étaient pas teintées d’une grande douleur. En effet, Jacques Rougeron, élève de CM2, est bègue et il en souffre terriblement.

Il est prêt à tout pour guérir de ce mal -prêt à manger des herbes inconnues ou s’enferrer dans des mensonges qui le dépassent rapidement.

Il souffre aussi d’une ambiance familiale lourde -mère distante et père violent.

Le petit Bonzi, son ami, l’ami idéal, le seul avec lequel il ne bégaie pas, est celui qui l’encourage et le pousse à se dépasser.

Il y a aussi l’instituteur, un homme sensible qui sait écouter ses élèves dans ce qu’ils disent et ce qu’ils ne disent pas (ou ce qu’ils n’arrivent pas à dire.)

Ce roman est plein d’émotion et de poésie. C’est une histoire d’un enfant en guerre intérieure contre la parole qui n’est pas libre, qui se réfugie dans l’écrit et dans l’imaginaire.

Cette histoire est d’autant plus touchante quand on sait que c’est le premier roman de Sorj Chalandon. Lorsque je l’ai rencontré à Rennes, il m’a dit qu’il avait écrit cette histoire car lui même était bègue enfant. Il a écrit ce roman comme un besoin et il pensait même que ce serait son seul roman. Maintenant que j’ai lu ce roman, je sais que si je le rencontrais à nouveau j’aurai envie d’en savoir plus sur les liens entre Jacques et Sorj.

Voici la dédicace que Sorj Chalandon a écrite dans mon exemplaire de ce roman :  » Pour vous, cette blessure d’enfance qui a donné naissance à l’homme que je suis. »

P27 : « D’un coup, un matin, comme ça, il n’a plus craint les consonnes ni les voyelles, ni les syllabes, ni rien. ses mots étaient en fête, en propre, en habits du dimanche, élégants, soyeux, fiers, ils flânaient dans des phrases si vastes qu’ils y marchaient de front. La tempête était apaisée. Elle avait quitté son souffle. Chaque mot attendaient de dire. Ils patientaient en gorge comme on rêve au salon. Presque, il a failli jeter son dictionnaire de synonymes. […] Faire taire ces mots pour rien, ces mots appris par cœur, tous ces mots de rechange quand un mot bègue en lèvres. »

Cette lecture est mon livre « Prénom » pour le laurier-couronne-fdb39


commentaires laissés sur Canalblog :
  • Il faut que je le lise !Posté par claramardi 22 mai 2012
  • @Clara : oui! il est très touchant!Posté par enna, mardi 22 mai 2012
  • Noté ! depuis le salon de Rennes Posté par Sandrine(SD49)mardi 22 mai 2012
  • @Sandrine : Tu es témoin, Sorj en parlait bien, n’est-ce pas Posté par enna, mardi 22 mai 2012 |
  • Sorj parle bien de tout! Il nous vendrait même l’annuaire! Posté par Valériemercredi 23 mai 2012
  • @Valérie : ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’à Rennes, il a dit que pour l’instant il n’avait aucune envie d’écriture, pas d’inspiration maintenant qu’il en avait fini avec la trahison : j’espère que ce n’est que temporaire… sinon : le bottin! Posté par enna, mercredi 23 mai 2012 |
  • Ah ! On dirait que Sorj a encore frappé ! Je suis contente de voir que tu n’auras eu aucune déception avec cet auteur.Posté par Midolamercredi 23 mai 2012
  • @Midola : ma déception c’est que je n’ai plus rien à lire de lui… Il faut vite qu’il se remette à écrire Posté par enna, mercredi 23 mai 2012  
  • J’ai toujours un peu peur de lire des romans qui ont pour thème des trucs trop près de mon boulot (ici, le bégaiement). Mais parce que c’est Sorj Chalandon, je pense que je vais me laisser tenter.Posté par Karine:)vendredi 01 juin 2012
  • @Karine : plus que le bégaiement, c’est la souffrance de l’enfant. c’est un roman très bien écrit!Posté par enna, vendredi 01 juin 2012

L’Homme vous donne son avis sur « HHhH » de Laurent Binet

 

Connaissez-vous Reynardt Heydrich ?  Sans doute pas.

Pas de regrets. Celui-ci ne gagne pas à être connu, du moins pas dans le sens usuel.

Pourtant c’est sa vie avec son contexte, l’Histoire avec un H majuscule, que Laurent Binet nous conte en 443 pages. Et autant vous le dire tout de suite, c’est un livre que j’ai dévoré.

Car même s’il gagne à être méconnu, Heydrich est un être singulier. Très ambitieux, très intelligent, sans aucune empathie il va user de tous les moyens pour briller dans l’Allemagne des années trente.

Il va y parvenir. Et pour cela, rien ne l’arrête, rien ne le gêne. Voilà pourquoi Heydrich va devenir l’un des plus grands criminels nazi.

Ne vous inquiétez pas cette histoire finit bien…  il meurt comme il a vécu. Par les armes.

De l’attentat à la montée du nazisme c’est tout une époque que nous raconte Laurent Binet, une époque qui moi m’a toujours fasciné tellement elle est outrancière.

Constitué de chapitres courts, HHhH est également un journal dans lequel l’auteur nous livre ses doutes, ses questionnements, son imaginaire sur ces évènements qu’il connaît parfaitement.

Bref un livre à découvrir absolument qui m’a tellement plu que je n’hésite pas à prendre la plume pour vous le faire découvrir.

Merci à Sandrine pour ce cadeau.

Edit de Enna : J’ai créé une catégorie et un logo « L’Homme lit »… Qui sait? Il va peut-être prendre goût à venir parler de ses lectures ici 😉

Les larmes de l’assassin : Thierry Murat

Un petit garçon vit avec ses parents dans une petite maison isolée au sud extrême du Chili : « Ici, personne n’arrivait par hasard. Car ici, c’était le bout du monde. »

Un jour, Angel Allegria arrive dans cette petite maison avec l’intention de rester pour fuir le reste du monde. C’est « un truand, un escroc, un assassin », c’est un homme dur et insensible. Il tue les parents de Paolo et se sert de lui pour les enterrer…

Ils vivent ensemble, dans une relation entre peur, incompréhension, distance et pourtant une certaine forme d’entente se met en place… Quand un jour, Luis, un voyageur solitaire vient s’installer avec eux, une vie à trois se met en place jusqu’à ce qu’ils soient obligés d’aller en ville tous les trois.

Cette bande dessinée est un coup de cœur. Je n’en dis pas plus sur l’histoire car ce qui est le plus important à mon avis, c’est l’ambiance, les sentiments, parfois contradictoires, les relations humaines. C’est très subtil et émouvant. C’est une histoire forte, triste et belle.

Le coup de cœur est aussi pour le dessin et la mise en page. Des cases de tailles différentes, une police d’écriture qui rappelle une vielle machine à écrire… Sur des fonds effet papier kraft, des couleurs chaudes ou sombres qui fait un peu sépia, des dessins noirs, crayonés, très artistiques. Certaines pages rappellent des vieux portraits en noir et blanc.

J’ai vraiment adoré cet album que j’ai noté sur ma LAL grâce à l’avis de Canel.

                                      Roaarrr Challenge

Happy birthday to me!

Etant née le 10 août, en plein milieu des vacances d’été, je sais d’expérience qu’il vaut mieux s’organiser pour que les gens pensent à votre anniversaire 😉

Alors oui aujourd’hui, j’ai 29 ans… (Heu…ça c’est l’âge que je crois avoir mais maintenant que j’ai des anciens élèves qui en ont 25 je ne peux plus trop y croire…)

Alors, oui, j’ai 39 ans et je le vis plutôt bien!

Pour vous le prouver je vous offre une photo de moi nue!

Variation autour d’un muffin : Muffins cranberries et pépites de chocolat

Ingrédients : 300 gr de farine / 1 sachet de levure chimique / 100 gr de sucre en poudre / 1 pincée de sel / 25 cl de lait / 2 oeufs / 75 gr de beurre [ça c’est la base] / 125 gr (un sachet) de cranberries sechées / 100gr de pépite de chocolat [ça c’est la variation]

Four Th 6-7

> Dans un grand bol, mélanger la farine,

la levure

le sucre, le sel, les pépites de chocolat

et les cranberries

> Dans un bol, faire fondre le beurre, ajouter les 2 oeufs (battre)

et le lait.

> Puis mélanger bien tous les ingrédients et verser la préparation dans les moules à muffins.

> Mettre au four 20-25mn en surveillant.

> Les retirer des moules et les laisser refroidir sur la grille.

Avec ces quantités, j’ai rempli 12 moules silicone « coeurs » bien remplis et 6 moules silicone « muffins » peu remplis.

avant

après

« Brise glace » de Jean-Philippe Blondel

Aurélien est un ado au lycée qui cherche surtout à ne pas se faire remarquer. Il a changé plusieurs fois d’établissements, il se veut invisible.

Mais c’est sans compter sur Thibaud (avec un « d », c’est lui qui insiste), le mec le plus cool du lycée, avec plein de copains, à l’aise, à la mode… Ce dernier a décidé qu’ils seraient amis et fait tout pour faire sortir Aurélien  de sa coquille. Il lui fait découvrir les soirées slam et comprend qu’Aurélien a un secret. Il cherche à l’aider à s’exprimer.

En effet, Aurélien a un secret qui le ronge depuis 4 ans. Un secret qu’il distille petit à petit au cours du roman et que l’on découvre à la fin : mais est-il le seul à cacher quelque chose?

J’ai vraiment été touchée par cette histoire. Par le style et la manière de raconter de Jean-Philippe Blondel qui, avec beaucoup de sensibilité mais sans sensiblerie ou niaiserie, sait faire ressortir les sentiments profonds de ces adolescents, leurs angoisses et leurs émotions. La tension monte petit à petit,on devine les cauchemars d’Aurélien…

J’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux. J’ai trouvé cette histoire émouvante et juste. J’avais l’impression de connaître ces jeunes qui sont entre l’enfance et l’âge adultes et pas encore bien stables sur leurs jambes, surtout quand ils sont « bousculés » par des drames.

J’avais déjà beaucoup aimé son écriture jeunesse avec « Blog« . J’ai aussi beaucoup aimé sa vision de l’enseignement dans « G229 » et c’est un auteur que j’ai très envie de continuer à découvrir (j’ai d’ailleurs lu « Et rester vivant » depuis).