A toi ma soeur (Sister) : Rosamund Lupton

Beatrice arrive à Londres en urgence quand elle apprend que Tess sa petite sœur adorée de 21 ans a disparu. Elle est retrouvée morte dans un parc. Elle venait de perdre son bébé et le psychiatre l’ayant vu après son accouchement ayant constaté une psychose postnatale : la police et la majorité des personnes concernées sont prêtes à croire à un suicide.
 
Mais ce n’est pas le cas de Beatrice qui est intimement persuadée que Tess a été assassinée. Elle soupçonne plusieurs personnes, suit plusieurs pistes mais la police ne la croit pas. Elle mène donc l’enquête seule.
 
Au niveau de la narration, Beatrice raconte toutes les étapes de son enquête ainsi que tous les sentiments qui la traversent dans son deuil, avec des retours sur son enfance et sur sa vie d’adulte, dans une longue lettre à Tess. En parallèle, elle raconte aussi les événements à un avocat car on comprend qu’il y a un procès concernant la mort de sa sœur et qu’elle doit témoigner.
 
Ce roman est passionnant : il y a toutes les clés du polar/thriller mais également beaucoup d’émotions et de sentiments fraternels très touchants. Un savant mélange de roman psychologique et de rebondissements très bien amenés.

par ma mère  et merci à Mrs B de m’avoir donné envie de le lire après l’avoir mentionné dans son billet sur un autre roman de l’auteur « Afterwards ».

par ma maman!

Quatre petits romans d’Eric Simard dans la collection Mini Syros

La collection « Mini Syros » propose des nouvelles pour les enfants en un volume. J’ai déjà lu cette collection pour Claire Gratias  ici et ici.

Le CDI de mon collège a acheté plusieurs titres de cette collection écrits par Eric Simard car nous allons le rencontrer l’année prochaine avec le Club Lecture.

J’ai lu les quatre à la suite, ils sont totalement indépendants, avec leur propre unité mais comme ils sont très courts et que j’ai trouvé un peu frustrant de n’en lire qu’un à la fois, je vous en parle en un seul billet, comme un mini recueil de nouvelles.

« Grâce » à leur taille, ces petits romans vraiment courts peuvent  permettre à des jeunes qui ne sont pas attirés par la lecture de se lancer mais je dois dire aussi, que « malgré » leur taille, ces romans abordent des thèmes vraiment riches et peuvent déclencher des discussions et méritent d’être approfondis avec de jeunes lecteurs.

 

« On a volé mon vélo » de Eric Simard

Kévin s’est fait voler son vélo dans la rue mais pour que ses parents puissent toucher l’assurance, il fait croire que ce vol a eu lieu dans la cave de son immeuble. Malheureusement, tout le monde croit que c’est le nouveau voisin -un arabe- qui a commis le délit et Kévin a vraiment mauvaise conscience.

Cette histoire est donc une réflexion sur le racisme et les stéréotypes qui est bien amenée.

Ce roman est ma lecture « Objet » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le 


« Les aigles de pluie » de Eric Simard

Tirdyk et Choden sont deux enfants qui appartiennent à un groupe qui vit très proche de la nature et des esprits. Mais leur peuple est écrasé par les Kins qui développent les technologies à outrance sans respecter l’environnement. Ils sont séparés et doivent vivre en ville ou en prison ce qui les rend très malheureux… Mais leur amour et leur lien avec la nature ne peut pas être brisé.

Un parallèle se fait immédiatement avec les Indiens d’Amérique. Une belle réflexion sur l’écologie, le respect des animaux et de la nature. Beaucoup de poésie.

Le format est un peu frustrant car on a envie d’en savoir plus sur ce que vont devenir les deux héros et leur peuple.

 

Ce roman est ma lecture « Animal » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le 

 

« Robot mais pas trop » de Eric Simard

Dans le futur, Adam vit avec ses parents dans une maison avec beaucoup de robots et avec un domestique androïde qui ressemble beaucoup à un humain. Un jour le directeur de l’école et sa femme viennent prendre le thé mais c’est une catastrophe car les robots de la maison sont presque tous défectueux et tout va de travers.

Après un accident lors de cette soirée, Adam commence à être bizarre et il se pose des questions sur ce qui ne va pas chez lui.

Cette histoire commence comme une comédie avec les clowneries des robots qui déraillent mais se termine par un vrai questionnement sur l’identité, sur l’appartenance à une famille, sur la modernité de la technologie.

J’ai juste un peu peur que la fin qui est plutôt émouvante passe un peu inaperçue auprès des jeunes car elle arrive vite à la fin et est pleine de non dits.

 

« L’enfaon » de Eric Simard

L’enfaon est un enfant qui ayant une maladie grave a été soigné en étant génétiquement modifié pour grandir avec les gènes du cerf qui n’est pas affecté par cette maladie. Il est donc à moitié enfant humain et à moitié faon.

Il est intégré dans une école « normale » mais ce n’est pas facile d’être différent : on se moque de lui, il ne s’intéresse pas aux matières enseignées, il est toujours en décalage avec les autres. Leïla, qui est dans la même classe que lui est tombée amoureuse de l’enfaon. Elle a du mal à l’aborder mais l’enfaon qui est très sensible aux autres finit par lui faire confiance.

C’est une très jolie histoire sur la différence – que l’on pourrait rapprocher du handicap- et sur la tolérance. C’est plein de douceur et d’émotion.

  24 (allez, j’en compte un pour les 4 😉               

Mrs B vous donne son avis sur «Illyria » de Celia Rees

Le weekend dernier j’ai lu «Illyria » de Celia Rees et j’ai dévoré les pages les unes après les autres….

William Shakespeare rentre chez lui après une représentation au Globe Theatre et assiste à un spectacle de rue dans lequel se produisent deux clowns ambulants : Feste et Violetta (et là je pense tout de suite à Viola dans le film «  Shakespeare in Love » où Viola se déguise pour jouer du théâtre). Shakespeare les invite alors à partager « une cruche de vin et un souper» …

Violetta est en réalité l’héritière en fuite de l’Illyrie, petit pays riche de l’Adriatique, dont elle a été chassée par son oncle Sebastian qui a fait assassiner ses parents et l’a vendue comme esclave. Avec l’aide de Feste elle parvient à s’échapper et tous deux gagnent Londres et demandent à Shakespeare de les aider à récupérer son trône. Le célèbre dramaturge se retrouve alors bien malgré lui impliqué dans cette incroyable aventure parsemée d’embûches, d’espionnage…

Ce roman jeunesse est truffé de références historiques sur le monde du théâtre élisabéthain et je trouve l’idée excellente de faire de Shakespeare non seulement un des protagonistes principaux de cette aventure, mais aussi un des narrateurs avec Violetta et Feste. Celia Rees réussit à mélanger le réel et la fiction comme à la fin avec la représentation de « La nuit des Rois » où d’un regard Shakespeare (aussi acteur) remercie Violetta d’ « avoir nourri son art de sa vie ». Comment non plus ne pas y voir là une autre référence au film «  Shakespeare in Love » où à la fin Will écrit une pièce de théâtre où Viola se retrouve échouée sur une île déserte…

Un vrai chef d’œuvre. Bravo Celia Rees.

Même les titres des chapitres font penser au théâtre : «Je suis la seule fille de mon père , et son fils aussi», «Mon cerveau n’est pas habillé en bouffon», «Ne pas être couché après minuit, c’est se lever de bonne heure», «Présente joie rit au présent».

Bravo, bravo bravo !

                                                 

[Billet Guest Star par Mrs B] Les revenants (The raising) : Laura Kasischke

Shelly assiste, une nuit de pleine lune, a un accident de voiture dans lequel Nicole (jeune étudiante) perd la vie alors que son petit ami Craig (étudiant lui aussi) en réchappe miraculeusement.
Shelly décrit la scène de l’accident comme «beautiful» et s’indigne des articles de presse qui refusent de prendre en compte son témoignage qui contredit totalement ce qui est écrit (que Nicole a été retrouvée morte dans un bain de sang par exemple) et qui font de Craig le coupable idéal, surtout aux yeux des camarades de Nicole qui faisaient partie de la sororité Oméga Thêta Tau aux rites d’initiation très étranges.
Quelques mois plus tard, Craig, qui a tout oublié de l’accident suite à un traumatisme crânien, est de retour à l’université où enseigne le professeur Mira Polson, anthropologue qui donne des cours sur la mort et auxquels décide d’assister Perry, le colocataire de Craig car il est sûr d’avoir aperçu Nicole à ses propres funérailles, ainsi que sur le campus.
S’alternent les points de vue de Shelly (hantée par la scène de l’accident), Mira (hantée par des souvenirs d’enfance et la mort de sa mère), Perry (qui dit avoir vu le fantôme de Nicole) et Craig (hanté par ses souvenirs avec la jeune fille) ainsi que des retours en arrière pour que l’on comprenne les relations entre les différents personnages que je ne mentionnerai pas tous mais qui ont tous un rôle dans cette histoire.
Tout cela est très bien construit, un peu à la manière d’un roman policier. Laura Kasischke m’a tenu en haleine la première moitié du livre avec le mystère autour de la mort de Nicole et cette inquiétante sonorité. J’ai aussi eu envie d’être un personnage du livre pour assister aux cours du Professeur Mira Polson.
Je regrette cependant d’avoir résolu cette énigme bien avant la fin… ce qui a un peu gâché la lecture finale.

avec Aproposdelivres et Enna

Les revenants (The raising) : Laura Kasischke

Voici encore un livre pour lequel je vais avoir beaucoup de mal a écrire un billet… Mais je vais commencer par vous dire que j’ai eu un coup de cœur : pour le style de l’auteur qui est fluide, direct, et simple, pour la construction du récit avec ses changements de narrateurs, de points de vue, de périodes puisqu’il y a des allers et retours dans le temps sans que cela soit pour autant confus et l’histoire elle-même qui est riche en émotion. L’auteur nous embarque : on croit savoir où on va mais on est vraiment surpris. Il faut juste se laisser porter par l’histoire.

Je ne pouvais pas lâcher le roman, j’y pensais quand je ne le lisais pas, j’avais hâte de retrouver les personnages, l’histoire… J’ai même été presque contente de mal dormir deux nuits de suite pour pouvoir le lire! Et pourtant Valérie qui me l’a offert, m’avait prévenue qu’elle n’avait pas réussi à le finir alors je l’ai commencé avec des doutes… mais j’ai été happée, j’ai adoré!

Maintenant, je vais essayer de vous parler du contenu mais je me méfie car je ne veux vraiment pas trop vous en dire car d’une part, quand je l’ai lu je ne savais presque rien et d’autre part, tout repose sur les rebondissements et les révélations qui se font au fur et à mesure de la lecture…

Je vous dirai juste que l’histoire se déroule sur un campus américain sur une période d’un an environ avec des allers-retours. Qu’une jeune fille appartenant à une sororité très sélect a été tuée dans un accident de voiture conduite par son petit ami mais qu’un témoin de la scène ne se souvient pas des événements tels qu’ils sont relatés dans la presse. Il y a des histoires d’étudiants, des histoires d’amitié, des histoires de fantômes que l’on croit voir ou que l’on veut voir, des réflexions sur la mort, beaucoup de mystères.

C’est aussi une analyse de la vie des universités américaines avec leurs codes, leurs systèmes de fraternités, de professeurs, de hiérarchie…

Laura Kasischke arrive à brosser un tableau de la société américaine,qui, au premier abord,  pourrait paraître lisse tout en jetant de ci, de là, un peu d’acide pour modifier le portrait. J’avais déjà beaucoup aimé ce regard presque cynique, à double tranchant dans « A moi pour toujours » et « Un autre monde ».

Dans ce roman, tout n’est que faux semblant, on se fait avoir comme dans un polar!

 Valérie :  Merci beaucoup. Ce livre était sur ma LAL grâce au billet de Leiloona

avec Aproposdelivres et Mrs B                                

Cake aux olives et aux lardons

Ingrédients : 250 g de farine / 1 sachet de levure / 100 gr de gruyère râpé / 1 barquette de lardons / 100 gr d’olives vertes dénoyautées (pensez aux dentiers de vos amis!) / 20 cl d’huile d’olive / 20 cl de vin blanc / 4 oeufs / thym /sel et poivre  (à votre goût)

> Préchauffer le four au thermostat 6

> Dans un grand bol, mélanger la farine, la levure et le gruyère râpé

(Prévoyez quelques grammes de fromage en plus pour votre marmiton!)

> Ajoutez les olives vertes

>Ajouter les lardons et mélanger.

> Ajoutez les oeufs (et…ne faites pas comme moi une fois : ne les oubliez pas…ce n’est pas bon du tout!! 😉 et mélangez.

> Ajoutez l’huile d’olive et le vin blanc et mélangez.

> Salez, poivrez et ajouter du thym

> Faire cuire 40-45 mn au four th 6 

Bastien aime beaucoup cette recette, il appelle ça du « pain aux olives »! Mais il a avoué que sa partie préférée dans la préparation, c’était de « manger le fromage râpé » 😉

C’est bon tiède dans un repas un peu snack, ou coupé en petits carrés pour l’apéro.

Et surtout, après avoir enfourné le plat,  n’hésitez pas à exploiter votre petit marmiton :

Sous les vents de Neptune : Fred Vargas

Pour ceux qui ne connaissent pas les polars de Fred Vargas, son héros récurent est le commissaire Adamsberg, un homme taciturne qui se trimballe pas mal de « fantômes » comme sa relation chaotique avec Camille. Il a aussi une relation particulière avec son collaborateur Danglard…amitié et animosité se mêlent.

A la veille de partir en mission d’étude au Québec avec une partie de son équipe, Adamsberg réalise presque par hasard qu’un autre fantôme de son passé revient dans sa vie…. Peut-être un vrai fantôme cette fois.

Un tueur en série resurgit du passé et même de la tombe car celui qu’Adamsberg a poursuivi pendant des années est mort depuis 20 ans… Forcément, malgré ses arguments, personne ne le prend au sérieux. Il est poursuivi par cette histoire très mystérieuse jusqu’au Québec.

Encore une fois, c’était une histoire passionnante et accrocheuse (j’avais adoré « Pars vite et reviens tard » et beaucoup aimé « L’homme à l’envers ») avec peut-être des moments tirés par les cheveux (la hackeuse… assez différente de Lisbeth dans Millenium… ;-).

Par contre, je me demande pourquoi avoir emmené l’affaire au Québec. Je ne suis pas sure que cela apporte beaucoup au récit, à part nous faire voyager un peu. Mais comme je ne suis pas familière du « phrasé québécois », je ne sais pas s’il est authentique.

Un bon polar!

Cette lecture est mon livre « Personne connue » pour le Petit Bac 2012

  Merci à Bulise pour ce cadeau d’anniversaire!

« Le major parlait trop » de Agatha Christie

Miss Marple est en vacances aux Antilles. Elle profite du temps qui passe tout en s’ennuyant un peu car il n’y as pas autant à observer que dans son village et elle se retrouve même un peu obligée d’écouter le Major Palgrave qui a tendance à s’imposer aux autres avec ses histoires qu’il radote.

Mais quand le major est retrouvé mort dans sa chambre et que tout porte à croire que cette mort est naturelle mais c’est sans compter sur Miss Marple qui trouve cela louche. Elle se souvient vaguement d’une histoire du Major Palgrave et elle est persuadée qu’il y a un meurtrier dans l’hotel.

A sa manière, elle mène l’enquête. Elle est très douée pour passer inaperçue comme une petite grand-mère inoffensive mais elle sait faire parler les gens de tout et de rien et en faire ressortir des informations comme autant de pièces d’un puzzle.

Je ne peux pas dire que c’est mon Agatha Christie préféré mais j’ai passé un bon moment. J’ai plutôt apprécié Miss Marple qui a un regard intéressant  sur la société qui l’entoure et qui change. Elle a de l’humour et c’est très sympathique.

21 ème livre lu dans le cadre du de George (cliquez sur le logo pour en savoir plus)

 

         7 ème lecture de la version 2012 du challenge

Cette lecture est mon livre « Métier / Fonction » pour la catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac »

« La fille du professeur » de Sfar et Guibert

A l’époque victorienne, à Londres, la fille du professeur Bowell, archéologue réputé passe du bon temps avec une momie que son père a ramené d’expédition et qui doit être confiée au British Muséum mais qui sous ses bandelettes, a repris vie.

Malgré les fameuses bandelettes, le fait de porter les vêtements du professeur semble faire illusion et ils se promènent tous les deux dans Londres et tombent amoureux. Malheureusement, ils s’attirent des ennuis et la fille du professeur et la momie doivent fuir. Ils croisent la route d’une autre momie vivante

Cette bande dessinée loufoque est assez décalée et pourtant, je suis rentrée dans l’univers de cette histoire improbable. Le dessin y est pour beaucoup car j’ai trouvé que les planches étaient très belles, aux traits fluides, presque liquides ou vaporeux, comme des aquarelles aux teintes douces, un peu sépia.

J’ai passé un moment agréable mais cette bande dessinée ne m’a pour autant pas plus marquée que cela.

 

                                                             Roaarrr Challenge 

Cette BD est ma 2ème lecture « métier / fonction » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le 

« Docteur Jekyll et Mister Hyde » de Mattotti et Kramsky

Cette bande dessinée raconte l’histoire de Dr Jekyll qui, persuadé que l’on peut séparer les deux parties de sa personnalité  -le bien et le mal- s’injecte une potion de son invention et se transforme en un homme sans contraintes, un jouisseur, un homme qui petit à petit devient un monstre.

Il accepte très bien ces deux parties de lui-même –d’un côté le sage et respectable Dr Jekyll, de l’autre, le terrible Mr Hyde– jusqu’à ce qu’il ne puisse plus passer de l’un à l’autre.

Cette bande dessinée est donc l’histoire bien connue par Robert Louis Stevenson. J’ai beaucoup aimé les dessins aux traits mouvants et surtout aux couleurs vraiment très fortes. Les jeux d’ombres, de couleurs et de motifs servent parfaitement cette histoire sombre et grandiose à la fois. Les traits changent selon le personnage mis en avant, avec des distorsions dans les dessins et dans les couleurs quand Mr Hyde est en scène et plus sombres et sages quand il s’agit du Dr Jekyll.

Cette BD est ma lecture « Métier/Fonction » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le                                                                                Roaarrr Challenge