« La maison biscornue » de Agatha Christie

Charles a rencontré Sophia en Égypte et quand ils se retrouvent à Londres après la guerre avec l’intention de se marier, il apprend la mort du grand-père de Sophia -véritable pater familias.

Il s’avère très vite qu’Aristide Léonidès a été tué par empoisonnement. Les soupçons portent sur Brenda la seconde épouse du vieil homme, âgée de 25 ans et que tout le monde pense amoureuse du précepteur des petits enfants.

Charles rencontre toute la famille de Sophie qui loge dans la maison biscornue du grand-père. Chacun espère que c’est bien la jeune femme qui a tué son mari car ils savent bien que dans le cas contraire cela pourrait être un membre de la famille Léonidès. A part Sophia, il y a une vieille tante, la belle sœur du patriarche qui s’est occupée des enfants à la mort de la première Mrs Léonidès. Les deux fils Léonidès, un écrivain et le responsable d’une des entreprises familiales et leurs femmes : Magda, une actrice extravertie et Clemency, une scientifique qui aspire à une vie simple. Il y a aussi Eustace, le petite-fils amer et Josephine, une petite fille curieuse, ravie de pouvoir jouer au détective.

Charles étant le fils du commissaire chargé de l’enquête et en tant que fiancé de la fille de la maison, il a accès à tous les aspects de l’enquête.

J’ai beaucoup aimé cet Agatha Christie. C’est une histoire de famille aussi biscornue que la maison dans laquelle ils vivent. Il y a autant de suspects que de membre de la famille et le dénouement arrive à la toute fin. Le coupable faisait partie de « mes » suspects mais j’ai vraiment apprécié cette enquête.

 

22 ème livre lu dans le cadre du de George (cliquez sur le logo pour en savoir plus)

 

         9 ème lecture de la version 2012 du challenge

Cette lecture est mon livre « Gros mot » pour la catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac »(Oui, je sais, c’est un peu tiré par les cheveux, mais avec le ton « Biscornue, va! », ça peut être vexant, non?! Et puis c’est moi qui commande dans ce challenge 😉

Brise glace : Jean-Philippe Blondel

Aurélien est un ado au lycée qui cherche surtout à ne pas se faire remarquer. Il a changé plusieurs fois d’établissements, il se veut invisible.

Mais c’est sans compter sur Thibaud (avec un « d », c’est lui qui insiste), le mec le plus cool du lycée, avec plein de copains, à l’aise, à la mode… Ce dernier a décidé qu’ils seraient amis et fait tout pour faire sortir Aurélien  de sa coquille. Il lui fait découvrir les soirées slam et comprend qu’Aurélien a un secret. Il cherche à l’aider à s’exprimer.

En effet, Aurélien a un secret qui le ronge depuis 4 ans. Un secret qu’il distille petit à petit au cours du roman et que l’on découvre à la fin : mais est-il le seul à cacher quelque chose?

J’ai vraiment été touchée par cette histoire. Par le style et la manière de raconter de Jean-Philippe Blondel qui, avec beaucoup de sensibilité mais sans sensiblerie ou niaiserie, sait faire ressortir les sentiments profonds de ces adolescents, leurs angoisses et leurs émotions. La tension monte petit à petit,on devine les cauchemars d’Aurélien…

J’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux. J’ai trouvé cette histoire émouvante et juste. J’avais l’impression de connaître ces jeunes qui sont entre l’enfance et l’âge adultes et pas encore bien stables sur leurs jambes, surtout quand ils sont « bousculés » par des drames.

J’avais déjà beaucoup aimé son écriture jeunesse avec « Blog« . J’ai aussi beaucoup aimé sa vision de l’enseignement dans « G229 » et c’est un auteur que j’ai très envie de continuer à découvrir (j’ai d’ailleurs lu « Et rester vivant » depuis).