La mort n’oublie personne : Didier Daeninckx

Le roman commence en 1963 dans le Pas de Calais avec Lucien Ricouart, un lycéen pas très bien intégré par ses camarades qui au cours d’une bagarre se fait traiter de « fils d’assassin ». Plus tard, il est retrouvé mort avec le message « Mon père n’est pas un assassin ».

25 ans plus tard, Marc, vient interviewer Jean Ricouart sur son expérience pendant la 2ème guerre mondiale. Marc ne dit rien, mais il connaît le jeune homme en photo dans le salon : Lucien, le fils mort des années auparavant.

Jean Ricouart revient sur son passé de jeune homme dans la résistance, les réseaux, les camps puis un procès pour meurtre et la prison. Cette accusation a beau être en lien avec des actes de résistance, il y a des répercussions du comportement des uns et des autres pendant la guerre qui font que certains doivent encore subir des souffrances. Jean était jeune et suivait le mouvement sans se douter de tous les tenants et les aboutissants de la mesquinerie humaine.

Ce roman est vraiment un roman historique passionnant avec un aspect humain très fort. Il finit par prendre une tournure de polar mais ce n’est vraiment l’essentiel de cette histoire qui dévoile beaucoup de choses sur la résistance.