La vérité sort de la bouche de Little Boy B

Maintenant que Baby B a deux ans et 9 mois et qu’il est devenu Little Boy B, je ne vais plus vous « embêter » avec son évolution mais comme je continue de noter ses expressions, ses petites phrases et ses bons mots involontaires, je vais encore garder un peu ce rendez-vous de son « moisiversaire » du 18 du mois pour vous rapporter ses paroles amusantes.

 

« Je m’assis.« 

« On dit « je m’assois ». »

« Oui, mais on peut dire aussi « je m’assis ».« 

« Non. »

« C’est presque pareil! Ça ressemble. On peut dire « assis » ou « assois »!« 

L’Homme dit à Bastien : « On est copain, hein, Bastien? »

J’ajoute : « C’est ton copain, Papa, Bastien? »

« Non!« 

« Ah bon? Tu es quoi alors? »

« Je suis un fils. Je suis un fils pour Papa!« 

Il me montre la touche « 6 » et la touche « 9 » de son jouet ordinateur : « C’est les mêmes!« 

Lors d’un spectacle de rue, un comédien s’écrit : « One!… Two!… » et Bastien s’écrit tout haut « Three! » (Influence de sa Granny!)

Maintenant il dit même « one, two, three, five!« 

Je lui parle de quelque chose qui s’est passé il y a longtemps (avant sa naissance!)

« Tu n’étais pas encore avec nous. »

« J’étais où? J’étais dans ton ventre?« 

« Non, c’était avant, c’était plus loin que ça. »

« J’étais dans ton dos alors?« 

« Il y a avait une jolie dame.« 

« Et un joli monsieur? »

« On dit pas un joli monsieur : on dit un BEAU monsieur!« 

Après m’avoir entendu dire « putain » un jour en voiture,  il a essayé de le répéter mais je me suis fâchée, il a pleuré (je pense qu’il avait très bien compris que c’était un mot à ne pas dire et qu’il « tentait » quelque chose…). Plus tard, il m’a dit : « Je vais plus le dire le mot que tu as dis avant. » Et après un repas de famille, il a repéré un autre mot sans qu’on s’en rende compte… Et le lendemain, il me dit le plus innocemment possible « Quand je serai grand, je vais dire « siant » (=chiant), quand je serai grand. » Là encore, un regard et un « non, tu ne répètes jamais ce mot »  l’a fait pleurer, je pense qu’il savait bien que c’était un mot « de grand »… Je lui ai dit que si on disait ce genre de mots, il pouvait nous dire de ne pas les dire… Et quelques jours plus tard, dans la voiture, j’écoute sans écouter une émission et Bastien me dit : « Il a dit une bêtise le monsieur! » Il a dit une grosse bêtise qu’il faut pas dire! » …

 

Le grand truc de Bastien, c’est quand il aime quelque chose, il ne veut pas que ça s’arrête (le pain, les comptines sur l’ordinateur ou les épisodes de « Tractor Tom » en DVD…)  Alors il a un argument imparable : « Un dernier! » qui est immanquablement suivi de : « Encore un dernier!« qui est généralement lui suivi de : « Un dernier-dernier!« 

 

 

Maintenant qu’il est grand, il se lave les mains au lavabo, et j’essaie de lui apprendre à couper l’eau entre le savonnage et le rinçage. J’ai tendance à râler s’il laisser trop couler l’eau, en disant que c’est du gaspillage. Et lui de dire après avoir coupé l’eau : « T’as vu, j’ai pas fait de grapouillage, maman?!« 

 

Nous regardons un livre d’images avec les mots en anglais. Je lui lis les mots en anglais et il les répète :

« An apple! »

« anapeul!« 

« An orange! »

« Une orange!« 

« En anglais c’est « an orange » (avec l’accent anglais)… »

« Oui mais c’est quand même une orange!« 

 

« Cheese! »

« Tziz! C’est du fromage!« 

« Oui, c’est du fromage. »

« On peut dire le comté aussi!« 

 

Je recherche un mot sur l’ordinateur. Bastien me dit : « Peut être faut regarder sur aternet? » (= internet)… (Génération geek!)

 

 

Bonnes vacances! Nous sommes au Portugal au moment où vous lisez ces lignes… Mais je vous rassure, Bastien n’est pas vraiment dans mon sac! 😉

Attention! Je n’aurai pas accès à internet avant le 8 août alors ne vous étonnez pas si je ne réponds pas aux commentaires 

« L’enfant aux cailloux » de Sophie Loubière

L’histoire commence par la présentation de la petite Elsa, enfant puis jeune fille, puis femme, mère et enfin, vieille femme qui retourne dans sa maison de famille après une absence prolongée. Elle a des relations difficiles avec son fils médecin et pense souvent à son petit fils, Bastien, qu’elle ne voit pas.

Elsa Préau est une femme très particulière, pleine d’habitudes et de manies. Elle écrit souvent des courriers de réclamations, elle surveille les travaux dans sa rue, note tous les petits éléments de son quotidien dans des carnets et sur les conseils de son fils, doit prendre garde à sa santé…

Et puis un jour en regardant par la fenêtre de sa chambre dans le jardin des voisins, elle remarque qu’en plus des deux enfants qui jouent, il y a un garçon plus grand, isolé, à part et qui semble très mal en point. Elle se prend à le chercher, il n’est là que le dimanche et plus elle l’observe, plus elle est persuadée qu’il est maltraité.

Elle mène sa petite enquête auprès de l’école puis fait des démarches pour essayer de protéger cet enfant. Sans vraiment de succès.

Dans le même temps, on s’aperçoit que Elsa n’est pas simplement une vielle femme solitaire qui cherche à remplir ses journées : elle montre des signes d’une certaine instabilité. Des rêves, des bruits qu’elle entend, des voix aussi, des souvenirs qui viennent se mêler à la réalité… Ce qui fait vraiment poser la question de la réalité de ce qu’elle voit.

Cette histoire est un subtil mélange de thriller et de roman psychologique avec une grosse part à l’humain car cette femme est à la fois touchante et inquiétante. Et pour tout dire, j’ai lu le dernier tiers d’une traite!

parLiliba (Merci!)                                                                                           -14

 

 2ème lecture du challenge

Ceci est ma 2ème lecture « Objet » pour le