« Cinq heures pour le sauver -Pékin : une médaille d’or pour le Tibet » de Eric Simard

Lodrö est Tibétain mais il vit en France avec sa fille adolescente Yangchen depuis plusieurs années. Il est même naturalisé Français et va concourir pour la France au tir à l’arc aux JO de Pékin… ce pays ennemi qui l’a contraint à fuir le Tibet.

Mais la Chine n’est pas le seul ennemi de Lodrö… Il y a aussi Cho avec qui il y a eu une rivalité puissante dans le passé et qui menace Yangchen et lui soumet une énigme pour sauver son père de la mort.

Commence alors une course contre la montre pour la jeune fille, qui doit absolument trouver un moyen de sauver son père… elle n’a que 5 heures devant elle…et elle n’a pas le droit d’appeler la police faute de quoi elle mourra aussi.

Entre une interviewe de Lodrö qui explique beaucoup de choses sur la situation du Tibet et de la Chine et les découvertes de Yangchen fait sur sa famille et son pays d’origine alors qu’elle cherche à résoudre l’énigme de Cho, on apprend beaucoup de choses sur ces deux pays.

C’est un vrai petit thriller jeunesse mais c’est aussi très instructif sur le Tibet. C’est encore un roman de la collection Oskar Jeunesse, qui propose un petit cahier d’informations à la fin. Un bon mélange de fiction et de réalité!

Je conseillerai ce roman pour les 12-15 ans.

 

 

                                                                          3ème lecture du challenge

Ce roman est ma 2ème lecture « objet » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

1ère lecture pour

« Coney Island baby » de Nine Antico

Cette bande dessinée raconte les vies de deux icônes du charme et du porno, Petty Page et Linda Lovelace, deux femmes vivant à des époques différentes, dans des milieux différents mais qui ont toutes les deux évolué dans ce que l’on appellerait aujourd’hui « l’industrie du sexe », même si à leurs époques respectives, cela relevait sans doute encore un peu de « l’artisanat ».

Betty Page était une pinup dans les années 50 connue pour ses photos de charmes et Linda Lovelace était une figure emblématique du porno des années 70 avec « Gorge profonde ». On les voit alternativement avancer dans la vie avec un entourage qui ne veut pas toujours le meilleur pour elle. En vieillissant, elles s’éloignent toutes les deux de cet environnement et le rejette même catégoriquement. Betty Page se tourne vers la religion et Linda Lovelace vers le féminisme.

Le message de cette BD est sans doute qu’il faut se méfier de ce que l’on croit vouloir faire librement à 20 ans… il est possible que plus tard on le regrette amèrement, il faut toujours penser que ce qui appartient à votre passé ne vous quitte jamais vraiment.

J’ai beaucoup aimé cette BD qui dépeint un milieu qui n’était sans doute pas aussi sordide qu’il l’est devenu aujourd’hui mais qui est quand même assez glauque, même si sur le moment, les deux jeunes femmes semble malgré tout s’amuser de tout ce qui se passe.

J’ai aussi beaucoup aimé les dessins, en noir et blanc, parfois très simples avec des fonds noirs, des effets de hachurage. Décidément, Nine Antico est une auteur de BD que je vais suivre!

Attention : à ne pas laisser trainer entre toutes les (petites) mains qui passent, il y a quand même des scènes très explicites!

 

 

                          

Cette BD est ma 2ème lecture « lieu » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le 

« Madame Gargouille » de Orianne Charpentier

Ezéchiel ne supporte pas son effrayante concierge, jusqu’à ce qu’il soit obligé de faire réellement sa connaissance au moment où ses parents sont en crise. Dans la tourmente qui suit leur séparation, cet adolescent prend conscience de beaucoup de choses.

Il réalise que les apparences sont trompeuses. Madame Gargon, qu’il surnommait « Madame Gargouille » se révèle être une femme gentille pleine de bon sens qui a juste été blessée par la vie. Jasmine, la belle fille qu’il jugeait prétentieuse est une fille très sympa qui manque de confiance en elle et ses copains ne sont peut-être pas toujours si cool que ça…

Mais surtout, le changement dans sa vie familiale, lui fait prendre conscience qu’il a beau avoir 13 ans, il n’est pas si grand que ça et il aurait bien besoin qu’on le console encore un peu…

Ce roman jeunesse aborde de nombreux thèmes au cœur de l’adolescence : la séparation des parents, les apparences que l’on veut se donner ou que l’on attribuent aux autres, l‘impression que les difficultés rencontrées sont insurmontables.

Sensible et drôle (même si je pense que certains traits d’humour ne seront pas perçus par les lecteurs plus jeunes), ce roman peut certainement apporter quelque chose aux jeunes tout en leur parlant de leur vie de tous les jours.

 

 

                                                                              par Vive les bêtises

Ce roman est ma 2ème lecture « animal » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

 

« Je ne pense qu’à ça » de Karim Ressouni-Demigneux (illustrations de Monika Czarnecki)

Ismaël est un collégien ordinaire sauf que du jour au lendemain, sans raison particulière, certains élèves du collège se mettent à le traiter de « PD ». Ismaël, qui jusque là n’avait pas de problèmes au collège, ne comprend pas ce qui lui arrive et souffre beaucoup de ces brimades.

Du coup , il se pose beaucoup de questions sur lui, sur ce qu’il est sensé éprouver : l’adolescence le travaille.

Le hasard veut que sa prof de français soit aussi leur voisine et une amie de sa mère et qu’elle soit homosexuelle. Auprès d’elle il va mieux comprendre ce qui se passe.

J’ai bien aimé cette histoire touchante et très réaliste. En tant que prof principale de 4ème j’ai souvent des problèmes de ce genre à régler entre élève qui s’amusent à faire mal aux autres sans raison (et chers parents, ce sont parfois des petits jeunes par ailleurs adorables qui sont très durs avec les autres…). Ce roman évoque de nombreux thèmes importants : le harcèlement scolaire, la différence, les affres de l’adolescence où l’on ne sait pas trop ce qui change et aussi les relations familiales. Mais ce qui est très appréciable c’est que c’est raconté avec humour et émotion.

Je conseillerai ce roman aux lecteurs de 12 -14 ans.

Et je signale aussi que j’ai beaucoup aimé les illustrations.

                                                                              par Vive les bêtises