TMLP (Ta Mère La Pute) : Gilles Rochier

Gilles Rochier raconte son enfance dans une cité à la fin des années 70, les copains, les parents, les relations entre les habitants. Il y relate son quotidien qu’il soit anodin ou grave. Ces cités étaient construites sur un idéal mais concentrent très vite beaucoup de misère.
 
Un drame rompt d’ailleurs l’équilibre de la vie de Gilles, même si il continue d’avancer, rien n’est pareil après. 20 ans plus tard, il revient dans son quartier et se retrouve confronté à ce passé.
 
Cette bande dessinée c’est une tranche d’enfance quand la cité n’était déjà plus le rêve utopique mais pas encore le no man’s land actuel, un lieu où il y a avait certes déjà de la violence mais malgré tout une certaine fraternité.
 
Couleurs sépia, beiges, planches de barres d’immeubles, texte souvent sans ponctuation, curieusement, j’ai trouvé que cet album était un savant mélange entre dynamisme et immobilisme.
 
En tout cas, c’est un album que j’ai trouvé très touchant, avec un côté tragique.
Emprunté à la médiathèque

              

Roaarrr Challenge

2ème lecture « gros mot » de ma catégorie BD pour le Petit Bac 2012