« La joueuse de go » de Shan Sa

J’avais déjà lu ce roman mais à une période de ma vie où je crois que que mon esprit était trop accaparé par ailleurs pour « imprimer » vraiment ce que je lisais.. C’était donc une relecture-découverte et j’ai pris beaucoup de plaisir à vraiment lire ce roman cette fois!

Deux narrateurs s’alternent : un officier japonais et une jeune chinoise. Lui est envoyé en Manchourie, territoire appartenant au Japon au sein de la Chine pour déjouer des attaques terroristes. Il est le parfait soldat Japonais prêt à mourir pour son pays et pour l’honneur, froid et dur. Elle est une lycéenne chinoise de bonne famille qui vit en Manchourie et qui a la passion du jeu de go qu’elle joue sur la place des Mille vents. Elle cherche sa place dans sa vie rangée et fait la rencontre de deux étudiants chinois qui la change beaucoup.

Leurs vies sont d’abord racontées en parallèle -les combats, l’honneur, et la famille pour l’un. L’ennui qu’elle ressent à l’école et dans sa vie figée, les rencontres amicales et amoureuses pour elle. Puis, ils finissent par se croiser -par hasard- autour d’une partie de go qui se prolonge et leurs destins sont liés.

Ce qui est passionnant dans cette histoire c’est l’évolution des personnages -ils sont plein de certitudes puis changent, murissent, se modifient au fil des rencontres et des événements.

C’est aussi un portrait des années 30 en Asie : la Chine entre traditions et modernité à l’occidentale et l’image du Japon combattant et dominateur.

Le style est très beau, presque poétique tout en étant sobre. Une très belle lecture!

 

Ce roman est ma lecture « Sport/Loisir » de ma catégorie « Petit Bac Goncourt des lycéens » pour le 

    2001                                                                          

4ème lecture pour

« La malédiction des petites racailles » de Eric Simard

Gaël est très vexé d’être envoyé chez sa grand-mère au fin fond de la Bretagne pendant que ses parents vont à Tahiti. Mais une fois là-bas, il est bien obligé, malgré ses réticences, de croire aux légendes celtes, à un monde surnaturel où les Korrigans effrayent les villageois pour qu’ils leur rendent leur menhir.

Après une première rencontre effrayante avec les petits lutins des landes, pas si méchants que ça, Gaël, sa grand-mère et un ami de la famille font plus ample connaissance avec ces êtres magiques.

Grâce à eux, ils apprennent à découvrir et préserver la nature, à plus l’écouter.

C’est une histoire sur les légendes de la Bretagne mais aussi sur l’écoute et la tolérance, et aussi l’écologie avec une évocation des OGM.

Un moment agréable de lecture pour les 10-13 ans.

 

                                                  

Ce roman est ma 2ème lecture « Gros mot » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

« Le souffle de la pierre d’Irlande -Tome 1 Le feu » de Eric Simard

William est à moitié irlandais par son père. Ce dernier est mort quelques mois auparavant en Irlande alors qu’il faisait des recherches archéologiques, son corps n’a jamais été retrouvé. La mère de William décide de partir en Irlande avec lui pour poursuivre les recherches que faisait John, son mari, car elle a trouvé un vieux manuscrit qui une fois traduit du gaélique permettra de trouver une tombe ancienne et mystérieuse. Elle est aidée par George, un ami de John.

William commence le collège et tombe sous le charme de Fiona une élève de sa classe, aveugle et très étrange. Ils deviennent amis et grâce à elle, il découvrira beaucoup de choses sur l’Irlande avec tous les aspects surnaturels qu’il croyait n’appartenir qu’aux légendes.

Ce roman commence comme un roman contemporain d’un adolescent qui doit apprendre à vivre sans son père et qui découvre un autre pays et une amitié amoureuse mais se transforme en roman fantastique. Moi qui ne suis pas une grande adepte de ce genre, j’ai pourtant trouvé cela très bien amené et j’ai vraiment accroché. Il faut dire que William n’est pas prêt tout de suite à accepter toutes les choses étranges qui l’entourent.

J’ai aussi beaucoup apprécié que le style ne soit pas faussement « jeune ». C’est un français littéraire, accessible mais correcte, avec du passé simple et je trouve ça vraiment agréable de voir un auteur qui croit en ses lecteurs : oui, ce n’est pas parce qu’ils n’utilisent pas le passé simple au quotidien qu’ils ne le comprennent pas!

Il y a une suite que je ne lirai sans doute pas car je ne suis pas très « série » mais je pense que les lecteurs de 11-14 ans apprécieront beaucoup!

 

                                                  

Ce roman est ma lecture « Lieu » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le