Juste après (Afterwards) : Rosamund Lupton

Dans ce roman, tout commence par l’incendie d’une école. Il y a deux victimes, une jeune fille de 17 ans, Jenny, et sa mère, Grace, qui est allée rechercher sa fille dans le bâtiment en flammes.
Elles sont toutes les deux inconscientes à l’hôpital mais elles ont toutes les deux quitté leurs corps et se retrouvent dans les couloirs, invisibles aux autres mais pouvant tout voir et entendre et pouvant communiquer entre elles. Elles se parlent et se soutiennent, et cherchent à se rappeler des dernières heures avant le feu.
Très vite elles pensent que cet incendie était criminel et elles mènent l’enquête dans l’espoir de découvrir la vérité avant qu’elles ne sortent de leur coma.
Dans la « vraie vie », l’enquête est menée également mais avec de nombreux rebondissements.
Que le côté un peu fantastique des deux personnages invisibles ne vous rebute pas : il n’est pas gênant du tout. Jenny et Grace ne communiquent pas avec les autres mais leurs conversations, leurs découvertes, leurs souvenirs nous apportent un éclairage vraiment intéressant sur l’histoire.
C’est une enquête passionnante, il y a de nombreuses pistes, on se laisse vraiment prendre au jeu!
Mais au-delà de l’aspect criminel, ce roman est aussi un très beau roman sur la famille, sur l’amour maternel. C’est très émouvant.
C’est donc une vraie réussite. Après « Sister » (« A toi ma soeur ») que j’avais déjà beaucoup aimé, c’est une auteur que je vais suivre!

                    

4 ans!

Happy Birthday my blog!

 

Quand j’ai commencé ce blog, il y a quatre ans, j’étais en plein dans le Prix des Lectrices de Elle et je ne savais pas si j’arriverai à le tenir sur le long terme et maintenant, je n’imagine plus ma vie sans blog!

Alors bien sûr, j’ai pris du recul : les billets sont plus espacés, je cherche moins à « meubler », je me mets en pause dès que je ne suis pas trop dispo.

J’ai moins de temps de passer sur les blogs des copines et encore moins de temps pour découvrir de nouveaux blogs mais je mets un point d’honneur à répondre à tous les commentaires (sauf ceux du Petit Bac… J’avais prévenu dès le début 😉

Bon, je ne suis toujours pas « influente », je ne reçois pas de propositions intéressantes de « Services Presse », je ne suis pas sollicitée par des grandes maisons d’éditions (non, moi c’est juste les auteurs auto-édités… Mais je ne veux pas lire les romans proposés par les auteurs, de manière générale!) et les auteurs ne sont ni mes amis ni mes ennemis… Comme quoi, le classement « ebuzzing«  ne veut vraiment rien dire 😉 Mais ce n’est pas très grave (parfois un peu vexant, mais pas très important : je ne fais pas ça pour ça! 😉

Pourquoi est-ce que je n’ai toujours pas de lassitude?

Parce qu’à l’origine, ce blog est « pour moi », pour garder une trace de toutes mes lectures, les bonnes comme les moins bonnes.

Et puis parce que j’aime échanger et j’adore discuter, prolonger la lecture et les autres sujets par les commentaires.

J’aime aussi les rencontres réelles qui font réaliser que sur internet on apprend vraiment à se connaitre car toutes ces rencontres ont été telles que je les imaginais.

J’aime savoir qu’il y a des gens qui suivent ce blog sans se manifester (j’en vois certains dans la liste de la newsletter et d’autres, je sais que vous passez en douce 😉 mais j’adorerai que vous laissiez des commentaires pour que je vous connaisse un peu et qu’on échange!

Je suis ravie d’accueillir des SBF (Sans Blog Fixe) comme Mrs B qui a son rendez-vous attitré et qui vient quand elle veut mais aussi Véronique, une lectrice-commentatrice,  qui joue tous les mois au jeu « Des titres et des textes » dans les commentaires et Gaspara, lectrice italienne (oui, je me vante un peu de la dimention internationale de ce blog, qui est aussi lu en Belgique et au Canada! 😉 qui joue (très activement) au Petit Bac en mettant ses avis dans les commentaires!

J’aime savoir que je me suis fait des amies au travers de ce blog et que j’y croise aussi des amis d’avant le blog!

Je voulais aussi profiter de cet anniversaire pour vous remercier de votre intérêt dans l’aventure du marathon qui a été mon grand événement de l’année et particulièrement remercier toutes celles qui ont fait des dons alors que certaines ne me connaissaient même pas « en vrai »!  Nous avons récolté tous en semble plus de 1000 euros et j’en profite pour vous annoncer que la recherche vient de faire un énorme pas en avant concernant l’hémiplégie alternante : un gène de la maladie a été découvert (heu…soyons honnête, l’opération « marathon de Enna » n’y est pour rien, mais ça fait plaisir! ). Tout cela fait chaud au cœur!

En tout cas, j’espère que vous vous sentez « chez vous » quand vous venez « chez moi »!

Une seule chose me taraude : je me demande souvent comment vous êtes arrivés ici pour la première fois et ce qui vous a donné envie de rester… Moi même je ne sais pas toujours comment je suis arrivée chez les blogocopines  mais si vous vous en souvenez, n’hésitez pas à m’en parler dans les commentaires!

Merci pour ces quatre années passées avec vous autour des livres et de ma petite vie!

Et c’est reparti pour un an!

Les amateurs : Brecht Evens

Dans cette bande dessinée, Brecht Evens raconte l’expérience d’un artiste contemporain qui accepte de participer à un festival d’art dans un coin un peu paumé. Il y va tout auréolé de son mode vie d’artiste citadin pour rencontrer un organisateur certes très enthousiaste et jovial mais il se trouve surtout confronté aux autres « artistes », une bande aussi loufoque qu’hétéroclite ayant surtout en commun d’être des amateurs… cette manifestation ressemble plus à une kermesse qu’à la biennale d’art qu’elle aspire à être.

Parmi ses comparses, il y a entre autres, un psychotique qui ne fait que des spirales sur toutes les surfaces qu’il croise, un clown qui fait des sculptures en ballons de baudruche, un jeune un peu étrange qui veut absolument se rendre utile et une jolie jeune fille qui photographie le making off… Voilà donc l’artiste pris au piège, à mille lieux de ses galeries et grandes idées.

C’est vraiment très amusant et en même temps c’est une réflexion sur ce que l’art sous toutes ses formes peut apporter aux uns et aux autres.

J’ai encore eu un coup de cœur pour les dessins de Brecht Evens que j’avais découvert avec « Les noceurs ». Les textes, sans bulles, sont écrits de la même couleur que les personnages qui sont en aquarelles monochromes sur fond blanc, avec des ombres, des transparences, des surimpressions. Les parties de dialogues sont entrecoupées de grandes pages très colorées, foisonnantes de motifs et de couleurs et de mouvements, très riches. Ce sont des petits tableaux.

C’est vraiment un graphisme très intéressant qui sort complètement de la BD traditionnelle.

Des titres et un texte! Rendez-vous du mois d’octobre

 

Je reprends mon rendez-vous mensuel (le 2 du mois) : Il s’agit écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant(ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

Les amateurs

Les ignorants

La porte des larmes

Le souffle de la pierre d’Irlande

La malédiction des petites racailles

La joueuse de go

Afterwards

Le viandier de Polpette

Le miroir se brisa

Les larmes d’Ithaques

Chroniques de Jérusalem

Jayne Mansfield 1967

Comédie sentimentale pornographique

Parfum de lilas

Et voici mon texte  :

« Dans son atelier, celle qu’on appelait « la joueuse de go » à cause de ses yeux légèrement bridés et de ses tresses noires, accueillait les amateurs et les ignorants pour leur apprendre les rudiments de la magie noire qu’elle disait maîtriser…

Le souffle de la pierre d’Irlande (un vulgaire morceau de granite qu’elle avait bricolé) diffusait un parfum de lilas qui participait à l’ambiance étrange du lieu. Elle avait d’ailleurs étudié toute la décoration de la pièce avec soin afin d’impressionner ses clients… La bibliothèque qui se voulait ancienne regorgeait de grimoires et de livres vieillis aux titres qui attiraient l’oeil : « Le viandier de Polpette« , « Les antiques chroniques de Jérusalem » et même une urne funéraire gravée de lettres dorée : « Jayne Mansfield 1967« .

Bien entendu, elle n’avait aucun pouvoir mais elle était bonne actrice et savait très bien jouer les médiums. Depuis le jour où on avait vu couler sur ses joues les larmes d’Ithaques -le fils disparu de sa voisine grecque- et qu’elle avait évoqué d’une voix gutturale la malédiction des petites racailles qui poursuivrait les mécréants qui la mettraient en doute et que justement à ce moment-là le miroir se brisa, on peut dire que sa réputation était faite!

Mais il faut avouer qu’être considérée comme la porte des larmes des morts du quartier ne l’intéressait pas plus que cela. C’était une séductrice dans l’âme et sa petite affaire de cours de magie avait un autre objectif : rencontrer de nouvelles personnes. D’ailleurs, elle savait très bien qu’elle ne pourrait jamais faire revenir la fiancée du jeune américain un peu naïf -mais très beau- présent ce jour-là et elle espérait bien pouvoir le consoler plus tard… Elle pensait déjà à ce qu’elle lui dirait à la fin de la session : « Afterwards, my dear, nous pourrions peut-être mettre mes pouvoirs au service d’une comédie sentimentale pornographique? ». »

 

Vous trouverez tous mes textes dans la rubrique « des titres et des textes »

 

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