Des titres et un texte! Rendez-vous du mois d’octobre

 

Je reprends mon rendez-vous mensuel (le 2 du mois) : Il s’agit écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant(ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

Les amateurs

Les ignorants

La porte des larmes

Le souffle de la pierre d’Irlande

La malédiction des petites racailles

La joueuse de go

Afterwards

Le viandier de Polpette

Le miroir se brisa

Les larmes d’Ithaques

Chroniques de Jérusalem

Jayne Mansfield 1967

Comédie sentimentale pornographique

Parfum de lilas

Et voici mon texte  :

« Dans son atelier, celle qu’on appelait « la joueuse de go » à cause de ses yeux légèrement bridés et de ses tresses noires, accueillait les amateurs et les ignorants pour leur apprendre les rudiments de la magie noire qu’elle disait maîtriser…

Le souffle de la pierre d’Irlande (un vulgaire morceau de granite qu’elle avait bricolé) diffusait un parfum de lilas qui participait à l’ambiance étrange du lieu. Elle avait d’ailleurs étudié toute la décoration de la pièce avec soin afin d’impressionner ses clients… La bibliothèque qui se voulait ancienne regorgeait de grimoires et de livres vieillis aux titres qui attiraient l’oeil : « Le viandier de Polpette« , « Les antiques chroniques de Jérusalem » et même une urne funéraire gravée de lettres dorée : « Jayne Mansfield 1967« .

Bien entendu, elle n’avait aucun pouvoir mais elle était bonne actrice et savait très bien jouer les médiums. Depuis le jour où on avait vu couler sur ses joues les larmes d’Ithaques -le fils disparu de sa voisine grecque- et qu’elle avait évoqué d’une voix gutturale la malédiction des petites racailles qui poursuivrait les mécréants qui la mettraient en doute et que justement à ce moment-là le miroir se brisa, on peut dire que sa réputation était faite!

Mais il faut avouer qu’être considérée comme la porte des larmes des morts du quartier ne l’intéressait pas plus que cela. C’était une séductrice dans l’âme et sa petite affaire de cours de magie avait un autre objectif : rencontrer de nouvelles personnes. D’ailleurs, elle savait très bien qu’elle ne pourrait jamais faire revenir la fiancée du jeune américain un peu naïf -mais très beau- présent ce jour-là et elle espérait bien pouvoir le consoler plus tard… Elle pensait déjà à ce qu’elle lui dirait à la fin de la session : « Afterwards, my dear, nous pourrions peut-être mettre mes pouvoirs au service d’une comédie sentimentale pornographique? ». »

 

Vous trouverez tous mes textes dans la rubrique « des titres et des textes »

 

Vive les bêtises a joué en novembre , en décembre, en février , en mars, en avril, en mai , en juillet, en août, en  septembre, en octobre

 

Véronique a joué dans les commentaires du mois de janvier, dans les commentaires du mois de février, dans les commentaires du mois de mars, dans les commentaires du mois d’avril, dans les commentaires du mois de mai, dans les commentaires du mois de juin,dans les commentaires du mois de juillet, dans les commentaires du mois d’août, dans les commentaires du mois de septembre, dans les commentaires du mois d’octobre

3 commentaires sur « Des titres et un texte! Rendez-vous du mois d’octobre »

  1. Comment Alexandros aurait jamais pu s’imaginer que son roman le conduirait à lire les CHRONIQUES DE JERUSALEM . Comment aurait-il pu s’imaginer qu’il découvrirait l’implication des LARMES D’ITHAQUE dans la MALEDICTION DES PETITES RACAILLES et le secret de la PORTE DES LARMES ? Que pour comprendre ce sort jeté comme l’effluve d’un PARFUM DE LILAS , il lui faudrait se rendre sur un territoire du Nord , autrefois appeler Ulster , qu’ il irait humer LE SOUFFLE DE LA PIERRE D’Irlande , ce souffle qui vous envoûte et vous subjugue . Comment les AMATEURS et les IGNORANTS que nous sommes , chercheraient l’origine de ce tourment dans la simple apparition d’une JOUEUSE DE GO dans le VIANDIER DE POLPETTE, non moins célèbre lieu de débauche surnommé ainsi car les filles y apparaissaient comme elles y disparaissaient. Quand le MIROIR SE BRISA dans le Hall de l’hôtel, Alexandros sortit du songe dans lequel il s’était plongé petit à petit, assis confortablement dans ce fauteuil en cuir , même les glaçons que contenaient son verre de whisky avaient eu le temps de fondre . Comme endormi, il posa les yeux sur une affiche qui retint son attention. Le portrait était celui d’une femme si belle , d’un blond si vénitien , que lui l’homme du sud en fut tout simplement émerveillé. De sa place , il pouvait lire une inscription en caractère gras « JANE MANSFIELD 1967 ». Il ne put s’empêcher de penser qu’il aurait aimé rencontrer cette femme sublime et partager un moment avec elle , quel séducteur , il ne pouvait pas s’en empêcher … Lorsque son ami John arriva, la réalité le gagna de nouveau et lui rappela qu’il ne préparait qu’un roman destiné à UNE COMEDIE SENTIMENTALE PORNOGRAPHIE, c’était le terme qu’il utilisait pour décrire les ouvrages à l’eau de rose qu’il était obligé de rédiger pour subsister … alors il se leva et dit à voix haute « AFTERWARDS » , plus tard…car il croyait vraiment qu’un jour, sortirait de sa plume « THE ROMAN « the best one , the best-seller !!

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