« Calvin et Hobbes T1 -Adieu, monde cruel! » de Bill Waterson

Ça fait bien longtemps que je connais et que j’aime Calvin et Hobbes et je profite du Petit Bac et du Roaarrr pour en parler ici après avoir relu le 1er tome!

Les personnages principaux sont Calvin, un enfant de 7 ans environ et son tigre en peluche qui prend vie par son imagination à chaque fois qu’ils sont seuls (mais Calvin agit vraiment comme si Hobbes était réel) et qui redevient une peluche innocente quand d’autres personnages entrent en scène.

Calvin est à la fois un petit tyran et un « grand philosophe » : il a toujours un mot à dire, une critique à faire (envers ses parents en général, ou contre l’école). Il est toujours prêt à crier à l’injustice, ne supporte pas de devoir obéir et n’aime que jouer! Il a surtout une imagination débordante, il vit vraiment tout ce qu’il imagine. Hobbes, quant à lui, est plus posé et contre balance le caractère de Calvin. Il est un peu le bouc émissaire et la bonne conscience de son ami.

C’est vraiment très drôle, frais, plein de cynisme, de second degré et d’ironie!

Et pour la petite histoire, pour dormir Bastien a une peluche tigre (« Toto ») qui me fait penser à Hobbes… J’espère que mon fils sera moins dur que Calvin 😉

                                         

          Roaarrr Challenge

Cette BD est ma 2ème lecture « personne connue » de ma catégorie « Petit Bac BD »pour le  

« Dans la nuit brune » de Agnès Desarthe

Marina, la fille de Jérôme vient de perdre son petit ami dans un accident de moto. Elle est dévastée de chagrin et Jérôme ne sait pas trop comment aborder la jeune femme. Il est lui-même perdu -il appréciait le jeune homme sans pour autant vraiment le connaître, son ex-femme revient pour l’enterrement, une femme excentrique entre dans sa vie et un détective l’aborde pour parler de la disparition d’une jeune fille…

Tous ces évènements lui font se poser énormément de questions sur sa vie et son passé. Il a eu une enfance très particulière car il a été trouvé dans les bois alors qu’il avait environ 3ans et n’a jamais rien su des ses premières années ni vraiment tout à fait su quoi que ce soit sur ses parents adoptifs. Dans la tourmente, il se tourne vers son côté « animal », résidu de sa petite enfance.

Entre roman d’introspection et léger délire, ce roman se lit bien mais finit par partir un peu dans tous les sens et j’avoue que j’ai trouvé qu’il manquait d’unité dans le ton -parfois sérieux et émouvant, parfois loufoque -que dans les sujets abordés

Quelques jours après l’avoir lu j’avais même du mal  à me souvenir des détails pour écrire ce billet… J’ai passé un bon moment de lecture sur le coup mais pas marquant. Par contre, de cette auteur, je garde un bon souvenir de « Mangez-moi » (lu avant le blog).

          

Ceci est ma 2ème lecture « couleur » pour le  

 

« Le goût du paradis » de Nine Antico

Cette BD est le témoignage de Virginie Antico -autobiographie, donc- sur sa pré-adolescence et son adolescence. C’est une sorte de journal intime de tous les questionnements que cette grande fille / future femme a sur son image, sur les garçons, les copines, la sexualité

Elle est beaucoup dans la séduction, s’imagine plus âgée, attend avec impatience d’avoir des seins. La sexualité l’intrigue, l’attire et pourtant, elle est perdue quand il s’agit d’imaginer son premier baiser.

J’ai trouvé cet album très juste et je m’y suis beaucoup retrouvée (quand j’étais petite, je rêvais de ressembler aux danseuses de Benny Hill…) Je pense que ce mélange de désir d’être adulte et la peur d’affronter l’adolescence est assez universel et Nine Antico l’a très bien traité.

J’ai peut-être été moins emballée par les dessins que dans « Coney Island baby » et « Girls don’t cry » car le trait  est peut-être moins fluide mais il se prête bien à l’effet « carnet de notes » griffonné.

                                                          

« Le chant du coyote » de Calum MacCann

Un jeune homme revient en Irlande pour revoir son père vieillissant et solitaire qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années, depuis qu’il est parti de chez lui du jour au lendemain.

Il raconte la vie de ses parents quand son père a lui même quitté l’Irlande au moment de la guerre d’Espagne en tant que photographe. Puis quand il a rencontré sa mère au Mexique puis leur passage à tous les deux aux États Unis et leur retour en Irlande.

Le narrateur raconte cette histoire en se basant sur ce que ses parents lui ont raconté, sur ce qu’il a appris lorsqu’après avoir quitté son pays il est parti sur les traces du passé de ses parents et il ajoute ce qu’il imagine en regardant les photos prises par son père à différentes époques. Il cherche à retrouver la trace de sa mère qui est partie sans donner de nouvelles.

Et puis il y a aussi la relation qu’il essaie de renouer avec le vieil homme que son père est devenu.

Le style est très beau, concis et précis, emprunt d’une certaine poésie et lenteur qui nous fait voyager dans les pays et les souvenirs.

J’ai beaucoup aimé les passages où il imagine tout ce qui se passe dans une photo, autour d’une photo.

Il  y a beaucoup de tendresse dans ce roman. C’est le roman d’une quête pour mieux comprendre ses parents. C’est aussi un roman qui montre l’évolution d’une vie, les espoirs déçus, les désillusions d’une vie entière.

Cette lecture est ma deuxième lecture « sport/loisir » pour le