Elle ne pleure pas elle chante : Corbeyran et Thierry Murat (d’après le roman d’Amélie Sarn)

Laure reçoit un coup de fil de son frère qui lui annonce que leur père a eu un accident de voiture et qu’il est dans le coma.

P 110 : « Mon père est dans le coma. Je ressens quoi? Une joie. Une indicible joie. Il va peut-être crever. A quand remonte la dernière fois où j’ai souhaité sa mort? Deux jours? Trois jours? Hier soir? »

Elle va voir sa famille et décide d’aller voir son père pour lui parler car l’infirmière lui a dit que les personnes dans le coma pouvaient entendre. Elle décide de profiter de ce moment où il est « obligé » de l’écouter pour lui raconter tout ce qu’elle a supporté et ressenti enfant quand ce dernier venait la rejoindre et abuser d’elle la nuit.

C’est une sorte de thérapie pour elle. Elle peut enfin lui faire face et s’exprimer vraiment, libérer un secret qu’elle garde depuis des années.Je dois dire que j’ai lu cette BD comme en apnée. C’est raconté de façon très sobre mais c’est un vrai coup de poing. On pense à tous les gens qui « fonctionnent » normalement mais qui au fond d’eux portent un poids immense.

J’ai aussi beaucoup aimé les dessins, les couleurs. Des fonds de couleurs vives, des traits noirs épais, des gros plans. C’est vraiment très harmonieux et apporte une douceur, un calme qui accompagne très bien le texte.

Tiré du roman d’Amélie Sarn. Un film du même nom a aussi été tourné.

BD de la catégorie « sentiments » pour le Petit Bac 2013