Les mauvaises lectures : Eric-Emmanuel Schmitt (lu par Pierre Arditi)

Maurice, professeur, vieux garçon et assez pédant, déteste la littérature et la fiction. Il ne comprend même pas pourquoi on pourrait avoir envie de lire des romans alors que selon lui il y a tant de choses vraies à découvrir.
 
Comme chaque année, il part en vacances avec sa cousine. Cette dernière est tout son contraire : grosse, exubérante et pleine de joie de vivre. Elle adore les romans d’un auteur grand public qui mêle polar, thriller et ésotérisme (une sorte de Dan Brown) dont elle achète le dernier livre au supermarché.
 
Maurice méprise totalement ce type d’auteurs et de romans (ces passages sur sa perception de ce genre de littérature sont vraiment très drôles)… Mais presque malgré lui… (pour vérifier si le point historique mentionné sur la quatrième de couverture est exacte), il se met à lire ce roman… et se retrouve accro, ne pouvant s’empêcher d’y penser!
 
Piqué par le mystère du roman, Maurice commence à s’identifier au personnage principal et se fait des idées sur sa cousine en rapport avec des thèmes traités dans le livre. De plus, des bruits étranges et l’apparition d’un intrus dans la maison la nuit le font paniquer … La vérité commence à ressembler à la fiction…
 
Cette nouvelle tirée de « La rêveuse d’Ostende » était offerte par le magazine « Lire » il y a quelques années. J’ai eu beaucoup de plaisir à l’écouter à nouveau, c’est à la fois très drôle et se finit comme un thriller…
 
Pierre Arditi, qui est un acteur que je n’aime pas particulièrement au cinéma, est ici vraiment bon, il donne vraiment un bon rythme et de l’humour sans exagération à cette nouvelle.

         

 

 Challenge sur les livres audio de Valérie

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

Miséricorde (T1) : Jussi Adler-Olsen (lu par Eric Herson-Macarel)

Deux histoires s’alternent pour se rejoindre. L’une commence en 2002 quand une jeune femme, Merete Lyyngaard, a été kidnappée et se retrouve enfermée dans un caisson étanche duquel elle ne peut pas s’échapper et dont ses ravisseurs changent l’atmosphère pour la torturer à petit feu… On ne sait pas pourquoi … et elle non plus.
En parallèle…en 2007, nous rencontrons l’inspecteur Carl Mork (avec un « o barré » ) qui vient d’échapper à une tuerie qui a fait des morts et des blessés parmi ses coéquipiers. A cause de son caractère et de sa déprime, il est mis au placard par son chef qui s’en débarrasse en le mettant à la tête d’un tout nouveau département crée pour s’occuper d’ouvrir une dernière fois des affaires classées. La première enquête est celle concernant la disparition mystérieuse de Merete Lyyngaard 5 ans auparavant.
Carl Mork est une sorte d’ours a qui on a attribué un assistant sensé s’occuper du ménage et du café. Hafez El Assad (que Carl appelle Assad) est un réfugié Syrien qui va faire beaucoup plus que prévu pour l’enquête car il est très motivé et qu’il se plonge dans les dossiers entraînant un Carl Mork peu enthousiaste avec lui.
Leur relation est vraiment intéressante. Assad est entouré de pas mal de mystère, il ne se livre pas beaucoup. Mork est assez torturé et ils apprennent à se connaitre. L’un découvre les subtilités du Danemark et l’autre apprend des choses sur le mode de vie de son assistant.
J’ai beaucoup aimé ce roman, dans lequel il y a un bon mélange d’humour et de cynisme et aussi beaucoup d’angoisse dans les scènes de captivité.
La voix de Eric Herson-Macarel va parfaitement bien à Carl Mork et transmet très bien l’humour pince sans rire de l’inspecteur et le poids de la captivité de Merete. Sa lecture sert vraiment le texte, lui donne vie.
Je dois dire que je me suis très vite doutée de l’identité des ravisseurs mais que ça n’a pas du tout gênée mon plaisir de la découverte de ce roman car ce n’est pas tant « qui? » mais « comment ? » et « est-ce qu’il y aura une issue? » qui sont les questions importantes. Le début était peut-être un peu lent, avec des enquêtes parallèles qui n’étaient peut-être pas nécessaires mais comme c’est le premier roman d’une série avec ces deux personnages centraux, l’auteur a sans doute voulu poser le décor.
 par Valérie
Livre audio de la catégorie « Sentiment »  pour le Petit Bac 2013