« Les chiens de la presqu’île » de Ahmed Kalouaz

Childéric et ses parents passent leurs vacances en Bretagne et ils font appel à une agence qui permet de mettre en relation des enfants et des grands-parents pour l’été. M. Signol, professeur d’anglais à la retraite, arrive avec son side-car et son chien Lesco et Childéric s’entend tout de suite très bien avec lui. Ce qui tombe bien car ses parents ont plus envie de se prélasser dans leurs transats qu’autre chose (ce qui m’a un peu gênée…Ses parents sont profs et ont des vacances assez longues pour quand même essayer de passer du temps avec leur fils, mais ils semblent passer des vacances côte à côte…

Promenades et découverte de la Bretagne sont « agrémentées » par l’enquête que les deux amis mènent pour tenter d’élucider le mystère de la disparition de nombreux chiens dans les environs.

L’enquête est surtout un prétexte pour mettre en avant une belle relation entre ce garçon de 11 ans et demi (auquel les jeunes lecteurs pourront très bien s’identifier) et ce grand-père dynamique.

Jolie histoire sympathique qui permet de passer un bon moment. La langue est simple et très accessible. Je trouve juste dommage que Chidéric ait de vrais grands-parents. Il aurait été plus judicieux (et tellement simple) de faire en sorte qu’il n’en ait pas et donc ait besoin de cette relation, car cela m’a laissé l’impression que si les vrais grands-parents ne sont pas assez « cool », il suffit d’en embaucher d’autres… C’est le petit point négatif pour moi.

 

                 Pré-sélection CM2-6ème pour  2013-2014

         Roman jeunesse de la catégorie « lieu »  pour le 

 

19 ème lecture du challenge 

« Parole de chien » de Jutta Richter

Le narrateur de ce roman est un chien. Il s’agit de Tony : « Mon vrai nom est György mais eux m’ont rebaptisé Tony. Ils trouvent que c’est plus facile pour appeler un chien. » P 8 (Mais pourquoi est-ce que l’éditeur a rebaptisé le chien Max dans la quatrième de couverture??)

Il vit donc dans une famille avec une petite fille qu’il adore. Il fait tourner ses maîtres en bourriques en faisant des trucs de chien… et j’ai trouvé cela sans grand intérêt

Ce n’est pas vraiment drôle, pas vraiment émouvant et pas passionnant… Peut-être que les jeunes lecteurs de 8 à 10 ans qui aiment les animaux s’y retrouveront mais personnellement je n’ai pas vraiment apprécié, je me suis même ennuyée

 

                 Pré-sélection CM2-6ème pour  2013-2014

 

 BLEU

2ème roman jeunesse de la catégorie « animal »  pour le 

  Allemagne

Dernière nuit à Twisted River (Last night in Twisted River) : John Irving

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de John Irving et il est vraiment difficile de parler de ses romans tant ils sont foisonnants! C’est un vrai conteur qui arrive à mêler beaucoup de choses qui tombent toutes en place. Il fait des allers-retours dans le passé. On voit grandir ses personnages, ils évoluent, mûrissent et même certains meurent… Dans cette grande fresque qui s’étend sur 50 ans, se mêlent aussi des faits marquants de l’histoire du 20ème siècles aux États Unis.
 
Alors comment vous parler de cette (ces) histoire(s) sans en dire trop ni trop peu?
 
Tout commence à Twisted River, un sorte de village sommaire tournant autour d’une scierie au bord d’une rivière dans un environnement assez sauvage dans le New Hampshire en 1954. Dès le début du roman, on rencontre le cuisiner, Dominique Baciagalupo et son fils de 12 ans Daniel et leur ami Ketchum, une sorte d’homme des bois, rustique et dur mais plein de bon sens -que nous suivront jusqu’à leur mort. Mais en réalité, leur histoire commune a commencé bien avant.
 
Le père et le fils doivent quitter Twisted River précipitamment à la suite d’un accident et changer de vie -et même de nom- en allant tout d’abord à Boston car ils doivent fuir le shérif Carl, un homme violent et rancunier qui va les poursuivre une vie entière.
 
Il y a des personnages autour d’eux qui deviennent des amis, des amours, de la famille… Mais ils doivent toujours fuir… Ils traversent beaucoup de malheurs, ont du mal à s’attacher…
 
Daniel devient écrivain et ses romans reprennent des événements de sa vraie vie. « Dernière nuit à Twisted River » est donc rempli de bribes de romans dans le roman… à moins que « Dernière nuit à Twisted River » SOIT le roman dans le roman…
 
Il y est question de guerre du Vietnam, du 11 septembre, de politique américaine -une vision critique-, de cuisine (italienne et asiatique), de littérature et du processus d’écriture, d’amour et d’amitié, en particulier une amitié indéfectible avec le bûcheron Ketchum (un homme droit et fidèle, au langage fleuri (« Constipated Christ! », « Dont’ get your balls crossed! »… je serai curieuse de voir comment on était traduites ces expressions!) qui veillera sur ses amis jusqu’au bout… Je crois que c’est mon personnage préféré!) mais surtout une très belle relation entre un père et un fils.
 
Alors, je vais être honnête j’ai parfois trouvé des longueurs dans ce pavé de 650 pages et j’ai eu un peu de mal à me passionner pour le début, à Twisted River (peut-être parce que j’étais fatiguée) mais une fois que je suis rentrée dedans, je n’ai pas pu le lâcher. C’est dans l’ensemble un roman riche, puissant et très touchant.
 
J’imagine très bien un film à la Tarantino tiré de ce roman!

 avec  Vive les bêtises et Eve… Allons voir leurs avis!

 Roman de la catégorie « lieu »  pour le Petit Bac 2013

Un personnage principal auteur de romans, des romans dans le roman… alors je l’inscris dans J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali