« Daytripper, au jour le jour » de Fabio Moon et Gabriel Ba

J’ai adoré cette BD que j’ai trouvée à la fois belle par ses dessins, et ses couleurs, magnifiques (par Dave Stewart) et très belle dans son contenu, avec une construction très intéressante et originale.

Composée en 10 chapitres, cette BD raconte une vie complète, par bribes et sans ordre chronologique, entre réalité et imagination.

Chaque chapitre correspond à un âge de la vie de Bras de Olivia Domingos, présenté tour à tour comme chroniqueur de nécrologie, étudiant, écrivain, fils, père, ami, amoureux, mari, enfant, adulte, jeune, vieux… C’est le patchwork d’une vie qui permet de voir le portrait complet d’un homme à travers toutes les étapes de son existence. C’est aussi une histoire de l’amour : filial, amical et amoureux.

Dans ce récit très bien écrit, on perçoit vraiment la fragilité de la vie, on a conscience de notre mortalité et qu’il faut savoir vivre les moments forts et aussi les moments simples qui se présentent à nous comme si aujourd’hui était le dernier jour de notre vie.

C’est la fragilité de l’homme mais aussi sa force qui sont montrées ici.

Une merveille!

Un petit tour sur le blog des auteurs.

  avec Sandrine , Canel et Valérie  : Allons voir leurs avis!

Merci à   qui a fait découvrir plein de BD d’Angoulême aux blogueurs (cliquez sur le logo pour en savoir plus). Je donne 19/20 à cette BD. 

Roaarrr Challenge

Il y a des personnages qui sont des auteurs (le père et le personnage principal)… alors je l’inscris dans  le Défi Livre d’Argali 

« Le bonheur commence maintenant » de Thomas Raphaël

Sophie, jeune trentenaire, a écrit un roman sur son expérience dans les coulisses des séries télé (objet du premier roman de l’auteur : « La vie commence à 20h10 ») qui a été refusé par tous les éditeurs. Un réalisateur connu lui écrit car il a transformé son roman en scénario et veut que Sophie l’aide à préparer le tournage. Juste à ce moment, alors qu’elle était sur le point de suivre son compagnon aux États Unis pour 6 mois, ce dernier la quitte.

Sophie va donc se lancer dans l’aventure du cinéma et vivre à Paris avec Julien, étudiant à Science Po, homosexuel, qui tombe sous le charme d’un de ses profs et Mélanie, sa colocataire, journaliste pigiste qui veut marquer les esprits en faisant un reportage en immersion secrète sur Joyce Verneuil, la productrice de séries télé sans pitié dont parle justement le roman de Sophie.

J’ai lu ce roman d’une traite, un peu comme on regarde une série télé dont on veut connaître la fin. C’est un roman que j’appellerai de la « Bande de jeunes urbains- lit » comme on parle de « chick-lit ». Ce roman a d’ailleurs beaucoup de points communs avec la chick-lit à mon avis. Ça m’a fait penser à « Les yeux jaunes des crocodiles » de Katherine Pancol ou « Les morues » de Titiou Lecoq. J’ai aussi beaucoup pensé à « Le diable s’habille en Prada » dans le personnage de Joyce Verneuil.

Je suis un peu partagée après ma lecture. Je l’ai lu rapidement, c’est un roman que j’ai trouvé accrocheur, un roman « détente », un peu comme les comédies romantiques au cinéma dans lesquelles on veut savoir ce qui va se passer mais on sait bien que tout va tomber en place à la fin. J’ai trouvé que le personnage de Julien et son histoire d’amour n’apportait pas grand chose à l’ensemble et j’aurai préféré que l’auteur se contente de Sophie et Mélanie. D’autant que j’ai trouvé un peu ridicule ce prof de Sciences Po, jeune dirigent d’entreprise qui donne aussi des cours de gym dans une salle de sport.

J’ai aussi été gênée par un certain nombre d’exagérations et d’incohérences : à commencer par le fait que quelqu’un qui n’a jamais fréquenté le milieu du cinéma soit chargée de gérer un film…et s’en sorte… Le personnage de Joyce Verneuil, qui dit elle-même que pour qu’une histoire soit réussie, il faut que le méchant soit réussi, se transforme presque en « mamie gâteaux » ce qui est vraiment dommage. Les retournements de situation de la fin ne m’ont d’ailleurs pas emballéeTrop « parfait happy end un peu guimauve »

Par contre j’ai beaucoup aimé découvrir le monde du cinéma, les différentes étapes de la création d’un film, le tournage et tout ce qu’il y a autour.

Mais, vous pourrez trouver de nombreux avis dithyrambiques sur ce roman sur la blogosphère alors je vous conseille de les lire pour vous faire votre propre idée 😉 De mon côté, je dirais que c’est un roman pour lire à la plage quand on ne veut pas trop réfléchir, pas mauvais mais pas inoubliable non plus.

 

Merci aux éditions  et à Thomas Raphaël pour cette lecture… Et cette expérience confirme que je ne veux plus lire un roman offert par son auteur (aussi adorable et ouvert d’esprit soit-il) car j’ai vraiment peur de lui faire de la peine mais je préfère toutefois dire vraiment ce que je pense… J’espère que personne ne m’en tiendra rigueur

 

 

 

 avec Sandrine et Valérie  : Allons voir leurs avis!

 

 Roman de la catégorie « sentiment »  pour le                                   

 

Des titres et un texte! Rendez-vous du mois d’avril

 

Voici le rendez-vous mensuel : il s’agit écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant (ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

Parole de chien

Les chiens de la presqu’île

Rosa Candida

Où j’ai laissé mon âme

Joe millionnaire

Rue des voleurs

La ballade de Lila K

Une princesse au palais

Quand souffle le vent du Nord

La meilleure nuit de tous les temps

La demoiselle sans visage

Le canapé rouge

L’heure zéro

 

 

Et voici mon texte  :

« Je m’appelle Joe Lockwood, on m’appelle aussi « Joe Le tombeur », à cause de mon succès auprès des femmes. Les médias m’appellent aussi « Joe millionnaire » à cause du succès que je remporte dans tous les domaines depuis 20 ans, mais en réalité, je ne suis que Joël Leclerc… Enfin, je l’étais…

J’ai été interviewé des milliards de fois, je suis même constamment invité sur le canapé rouge de Michel Drucker… Je suis riche et célèbre parce que je chante de la soupe comme mes tubes « Rosa Candida mon amour » ou « La ballade de Lila K » et j’ai aussi tourné dans quelques bluettes comme « Les chiens de la presqu’île » et « Une princesse au palais« … Je ne suis vraiment pas fier de moi et je me demande de plus en plus souvent où j’ai lassé mon âme

Et pourtant, j’ai « tout pour être heureux » : de l’argent, la célébrité, des fans… Mais je voudrais revenir à l’heure zéro, celle où je vivais dans mon studio rue des voleurs, à courir le cachet… Parole de chien! Je vous jure que je suis prêt à revenir en arrière! Tous les mannequins et toutes les starlettes qui me courent après pour mon portefeuille ou mon carnet d’adresses, je suis prêt à les remplacer par une seule femme… La demoiselle sans visage, celle que les journaux à scandale ne connaissent pas, celle avec qui j’ai passé la meilleure nuit de tous les temps parce qu’elle ne savait pas qui j’étais…

J’attends que les gens se lassent de moi, j’attends que le vent tourne… Une vielle femme m’a dit un jour « Quand souffle le vent du Nord, il balaye les faux semblants et la vraie vie reprend ses droits »… Et je n’attends plus que ça : le vent du nord qui va me rendre ma vie d’avant. »

 

Vous trouverez tous mes textes dans la rubrique « Des titres et des textes »

Vive les bêtises a joué sur son blog avec ses titres en 2011: en novembre , en décembre, en 2012 : en février , en mars, en avril, en mai , en juillet, en août, en  septembre, en octobre,  en novembre, en décembre , en 2013 : en janvier

Véronique a joué dans les commentaires avec mes titres en 2012 : en  janvier, en février, en mars, en avril, en mai, en juin, en juillet, en août, en septembre, en octobre, en novembre, en décembre, en 2013 : en janvier, en février, en mars, en avril

Lucie a joué sur son blog avec ses titres en 2013 : en février, en mars, en avril

« L’heure zéro » de Agatha Christie

P 8 : « J’aime les bons romans policiers. Mais ils commencent généralement mal parce que neuf fois sur dix, le crime se place au début. Or le crime, c’est l’aboutissement. L’histoire commence plus tôt -parfois, des années plus tôt -avec tous les menus évènements qui amènent certains jours certaines personnes à se trouver réunies en un même endroit. […] Et tous ces menus évènements convergent vers un point unique… L’heure venue, tout explose! … C’est l’heure H. »

Agatha Christie, avec cette phrase d’un personnage au tout début de ce roman, explique elle-même ce qu’elle va faire dans « L’heure zéro ». Elle raconte des jours qui se suivent, des personnages qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, qui se croisent ou pas, certains qui se connaissent de longue date, et se fréquentent, ou pas… Au début, on ne sait pas quel va être leur point de convergence mais on se doute bien qu’ils vont être liés à un moment ou un autre.

Un couple divorcé et la nouvelle femme de l’homme se retrouvent en vacances chez une connaissance entourés d’amis des uns ou des autres. Il y a des tensions, des amitiés et des haines, des retrouvailles… On sent qu’il va se passer quelque chose de dramatique, on attend, tous les personnages semblent également s’y attendre. Et quand un jour, un meurtre est découvert, les tensions se transforment en questionnements sur qui a tué et pourquoi…

Comme d’habitude avec Agatha Christie, on cherche qui a tué (et ici, en plus on se demande aussi pendant une bonne partie du roman : « Qui va être tué? »)

J’ai vraiment apprécié ce roman par sa construction sous forme de journal d’avant meurtre, on sent la tension monter, on voit plein de coupables et de victimes potentiels, même si je dois dire que la fin est un peu décevante.

28 ème livre lu dans le cadre du  de George (cliquez sur le logo pour en savoir plus)

 

 2ème lecture de la version 2013 du challenge 

 BLEU

20 ème lecture du challenge 

Cette lecture est mon livre « gros mot » pour la catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac » 

Un petit garçon courageux!

Aujourd’hui, c’est à jeun et douché dès le réveil (de bonne heure) que j’ai emmené Bastien à la clinique pour son opération des oreilles (des « yoyos » dans chaque oreille). Il n’appréhendait pas : on l’avait préparé depuis le rendez-vous avec l’ORL comme s’il allait vivre une aventure : il était même impatient!

Moi, je savais qu’il n’y avait aucun danger mais je craignais juste qu’il ait peur en s’en allant ou en se réveillant

Mais tout s’est parfaitement passé, il a été sage avant, même quand la petite fille avec qui on partageait la chambre est revenue en pleurs (elle était plus jeune et était aussi opérée des végétations), il a été courageux quand on l’a emmené dans le lit à barreaux (même si je voyais bien qu’il avait un peu moins d’assurance) et il est revenu tout calme, avec un joyeux « Coucou maman! » quand je l’ai récupéré dans la chambre! Et quand pour le faire patienter pour le petit déjeuner avec un cadeau que j’avais prévu (des playmobiles, ça marche à tous les coups), il était même carrément joyeux!

Bref, tout va bien! Et normalement maintenant : adieu les otites!

Merci à vous pour tous vos gentils mots et vos pensées positives : je n’ai même pas eu peur moi non plus 😉

Avant l’opération (tout nu sous sa blouse)

 

Après l’opération (encore un peu groggy)

Et peu de temps après, heureux avec son cadeau!

 

 

Les Incorruptibles 2013-2014

Après plusieurs années à participer en tant que lectrice au Prix des Incorruptibles avec le club lecture du collège que j’anime avec Vive les Bêtises, j’ai eu l’occasion cette année prendre part au Comité de pré-sélection 2013-2014 niveau CM2-6ème.

J’avais 30 livres à lire et je dois dire que je suis un peu déçue de cette expérience. Même si j’ai fait de jolies découvertes, j’ai souvent trouvé que les éditeurs avaient envoyé des titres (parfois très bons malgré tout) qui ne correspondaient pas forcément à la tranche d’âge CM2-6ème (parfois pour des lecteurs plus jeunes ou plus âgés) et parfois ils ont envoyés des titres sans intérêt… J’ai abandonné un livre, le dernier que j’avais à lire…sans doute parce que j’arrivais à saturation de ces lectures « obligatoires » d’autant que je n’avais plus que 2 jours pour le lire… trop de pression… Je n’ai pas réussi à rentrer dedans.

Tout cela a rendu mon classement personnel très difficile… En effet, il fallait classer de 1 à 30 toutes nos lectures…mais comment classer un livre que l’on a beaucoup aimé mais qui ne correspond pas à la tranche d’âge par rapport à un qui correspond mais qu’on a trouvé très mauvais??

(Cliquez sur les images pour voir mes avis … Sauf pour la dernière car j’ai abandonné ce roman trop tôt pour faire un billet)

Mon top 12 (oui, 12, c’est arbitraire 😉 est…


 

 

Le top 6 de mon comité de sélection était : 

 

La sélection officielle 2013-2014  : 

6 romans et 1 album :

 Encore heureux qu’il ait fait beau de Florence THINARD 

La Demoiselle sans visage de Brigitte COPPIN 

  

Les Secrets d’une voleuse d’Eléonore CANNONE

 

Azami, le cœur en deux de Marc CANTIN et ISABEL

Ma mère est un gorille (et alors ?) de Frida NILSSON 

Yeghvala, la belle sorcière de Catherine GENDRIN et  Nathalie NOVI(illustrations)

 

 

 La Meilleure nuit de tous les temps de Séverine VIDAL

Mon avis sur cette sélection finale? Je suis tout d’abord étonnée qu’on choisisse 7 titres pour les CM2-6ème. Je trouve que cela fait beaucoup pour de jeunes lecteurs. Il faut savoir que le Prix des Incorruptibles c’est un prix qui s’adresse à tous types des lecteurs bons comme moins bons et j’ai un peu peur qu’on effraye un peu les moins bons lecteurs en leur disant qu’il faut avoir lu 7 livres et qu’ils se découragent avant même d’avoir commencé, ce qui est dommage pour la promotion de la lecture « plaisir ». 

Je suis aussi un peu déçue que « La meilleure nuit de tous les temps » soit passée devant d’autres titres plus adaptés et je me pose aussi la question sur la présence d’un album (mon comité n’en pas sélectionné par exemple) … « Yeghvala, la belle sorcière »  me gêne particulièrement car je l’ai trouvé certes très beau mais assez réactionnaire dans le contenu… Mais les 4 premiers de cette liste me font plaisir 😉

Vous pouvez aller voir chez Herisson la sélection 2013-2014 tous niveaux confondus!

 

« Le canapé rouge » de Michèle Lesbre

Anne, la narratrice, va en Russie à la recherche de Gyl -un ami, ancien amant- qui ne donne plus de nouvelles. mais plus que la destination, ce qui compte dans ce roman, c’est le voyage. Un voyage durant lequel le temps, passé et présent et le temps qui passe, compte plus que le reste.

Dans le train, l’esprit vagabonde, passe sur les gens croisés, les inconnus à qui la narratrice imagine des vies, des quasi-rencontres comme celle d’Igor à côté de qui elle passe du temps et celle de Boris, le musicien, rencontré sur place…

Ce voyage permet à Anne d’évoquer d’autres villes visitées, son passé avec Gyl, ses idéaux d’antan. C’est un voyage intérieur pendant lequel elle laisse d’autres vies l’effleurer, que ce soit dans les livres, par les personnes croisées ou par le souvenir de sa voisine d’immeuble, Clémence Barrot.

Clémence est une vieille femme qui reçoit Anne sur son canapé rouge. Anne vient lui faire la lecture et en particulier lui lire des histoires de femmes fortes et libres. En échange, Clémence entre deux pertes de mémoire, raconte sa vie de modiste, Paul, l’amour de sa vie, « son » Paris...

Dans un beau style, Michèle Lesbre ne raconte pas vraiment « une histoire », il ne se passe pas grand chose et pourtant c’est un récit très riche, intime et fluide.

On peut le déguster par petites gorgées, il y a beaucoup de douceur, comme des confidences partagées, en se sentant à la fois proche et à distance…

 avec Marilyne… Allons voir son avis…                           Repéré chez George

 Roman de la catégorie « couleur »  pour le 

L’évocation de nombreux livres, un personnage qui fait la lecture à un autre… alors je l’inscris dans  le Défi Livre d’Argali 

 

 

 

« Tapage nocturne » de Nicole Amram

Antoine est en CM2, il vient d’arriver dans cette école après avoir déménagé avec sa mère. Il a très vite des ennuis car dès qu’il est contrarié, il se bat.

Pour l’aider à dépasser ses problèmes, il est pris en charge par Sylvie, une ré-éducatrice au RASED (Réseau d’Aides Spécialisées aux Enfants en Difficulté). Là, auprès de Sylvie, seul d’abord, puis avec Abdou, un jeune africain et Noélie qui ne parle pas, il apprend à mieux se connaître et à éviter de rentrer dans le cercle de la violence.

C’est un roman court mais fort et touchant. J’ai apprécié que l’intrigue se déroule sur toute une année scolaire et cela permet, même si le roman est court, de laisser le temps aux personnages d’évoluer progressivement.

« Le tapage nocturne, c’est quand quelqu’un tape en pleine nuit. Par exemple quand un mari bat sa femme pendant la nuit. » P 14

                 Pré-sélection CM2-6ème pour  2013-2014

« Impardonnables » de Philippe Djian (lu par Jean-François Stévenin)

Dans ce roman, Francis, le narrateur est un écrivain d’une soixantaine d’années qui vit avec sa femme au Pays Basque. Il a aussi une fille, mariée et mère de jumelle qui a disparu un jour sans donner de nouvelles. Il est extrêmement attaché à sa fille. Ils ont partagé beaucoup depuis que sa première femme et son autre fille sont mortes sous leurs yeux dans un accident. Ils ont traversé des moments très durs car Alice est passée par une période très destructrice avant de devenir mère.

Au moment de sa disparition, il renoue avec Anne Marguerite (qu’il appelle A.M), une ancienne amie du lycée devenue détective privée, qui va mener l’enquête pour retrouver Alice. Le fils de A.M qui vient de sortir de prison, est un jeune homme de 25 ans rempli de colère et assez déprimé. Francis se sent pourtant proche de lui au point d’être presque une figure paternelle pour lui.

Francis est un homme bourru et détaché qui est pourtant aussi obsédé par l’idée que sa femme le trompe. Il est partagé entre l’envie d’aider certaines personnes autour de lui et l’envie d’être laissé en paix. Il souffre du manque de sa fille mais aussi de l’impossibilité de lui pardonner. Il vit aussi dans la culpabilité d’avoir fait souffrir sa première femme juste avant sa mort…

Il est à la fois exaspérant et touchant car il traverse la vie sans vraiment sortir d’une sorte de passivité et il subit de nombreux revers de la part des gens qu’il aime ou auxquels il s’attache. Il y a un côté désenchanté chez lui.

C’est le premier roman de Philippe Djian que je découvre et j’ai trouvé que la lecture par Jean-François Stévenin, avec sa voix profonde et rauque, était excellente. Il avait exactement la voix que Francis devrait avoir!

Le style de Philippe Djian est très direct, très parlé et je pense que la lecture à voix haute a vraiment mis en avant un style qui ne m’aurait peut-être pas plu « sur papier ».

           (cliquez sur le logo pour écouter un extrait)                

      

 Challenge sur les livres audio de Valérie Le thème ce mois-ci était « les livres ayant reçu un prix (n’importe lequel) et Impardonnables a obtenu le Prix Jean Freustié 2009

Le personnage principal est un écrivain, ce titre est entre donc dans le Défi Livre d’Argali 

 VERT

J’ai découvert par hasard qu’un film en avait été tiré et la bande annonce me semble pas mal en accord avec le roman :

 

I’m off to London!!!

Soulagement ce matin au réveil quand j’ai reçu un mail m’annonçant que l’organisme de voyage nous proposait de nouvelles dates dans les mêmes conditions que les précédentes!

Angoisse à nouveau quand j’ai réalisé que ma collègue (et surtout amie et twin) Mrs B était déjà sensée être en séjour à Londres avec un autre groupe pendant 2 jours et qu’elle ne pourrait pas les laisser, étant la seule anglophone du groupe…

Soulagement à nouveau quand on a trouvé une solution qui fait qu’elle viendra bien avec moi et que l’autre (petit) groupe nous rejoindra pour une journée…

Bref, un poids se lève de mes épaules : nous partirons à Londres du 28 mai au 2 juin… Alors normalement on échangera les bonnets et les gros pull pour les lunettes de soleil et la crème solaire 😉

Si jamais il se met à neiger à cette période, je commencerait à me demander si je n’ai pas un problème de karma!

Merci à tous ceux qui ont mis des commentaires après mon message d’hier, même si ce n’était pas dramatique et qu’évidement l’annulation était la meilleure chose à faire,  j’étais vraiment très malheureuse mais ça m’a fait du bien de lire tous vos gentils mots!