« Le bonheur commence maintenant » de Thomas Raphaël

Sophie, jeune trentenaire, a écrit un roman sur son expérience dans les coulisses des séries télé (objet du premier roman de l’auteur : « La vie commence à 20h10 ») qui a été refusé par tous les éditeurs. Un réalisateur connu lui écrit car il a transformé son roman en scénario et veut que Sophie l’aide à préparer le tournage. Juste à ce moment, alors qu’elle était sur le point de suivre son compagnon aux États Unis pour 6 mois, ce dernier la quitte.

Sophie va donc se lancer dans l’aventure du cinéma et vivre à Paris avec Julien, étudiant à Science Po, homosexuel, qui tombe sous le charme d’un de ses profs et Mélanie, sa colocataire, journaliste pigiste qui veut marquer les esprits en faisant un reportage en immersion secrète sur Joyce Verneuil, la productrice de séries télé sans pitié dont parle justement le roman de Sophie.

J’ai lu ce roman d’une traite, un peu comme on regarde une série télé dont on veut connaître la fin. C’est un roman que j’appellerai de la « Bande de jeunes urbains- lit » comme on parle de « chick-lit ». Ce roman a d’ailleurs beaucoup de points communs avec la chick-lit à mon avis. Ça m’a fait penser à « Les yeux jaunes des crocodiles » de Katherine Pancol ou « Les morues » de Titiou Lecoq. J’ai aussi beaucoup pensé à « Le diable s’habille en Prada » dans le personnage de Joyce Verneuil.

Je suis un peu partagée après ma lecture. Je l’ai lu rapidement, c’est un roman que j’ai trouvé accrocheur, un roman « détente », un peu comme les comédies romantiques au cinéma dans lesquelles on veut savoir ce qui va se passer mais on sait bien que tout va tomber en place à la fin. J’ai trouvé que le personnage de Julien et son histoire d’amour n’apportait pas grand chose à l’ensemble et j’aurai préféré que l’auteur se contente de Sophie et Mélanie. D’autant que j’ai trouvé un peu ridicule ce prof de Sciences Po, jeune dirigent d’entreprise qui donne aussi des cours de gym dans une salle de sport.

J’ai aussi été gênée par un certain nombre d’exagérations et d’incohérences : à commencer par le fait que quelqu’un qui n’a jamais fréquenté le milieu du cinéma soit chargée de gérer un film…et s’en sorte… Le personnage de Joyce Verneuil, qui dit elle-même que pour qu’une histoire soit réussie, il faut que le méchant soit réussi, se transforme presque en « mamie gâteaux » ce qui est vraiment dommage. Les retournements de situation de la fin ne m’ont d’ailleurs pas emballéeTrop « parfait happy end un peu guimauve »

Par contre j’ai beaucoup aimé découvrir le monde du cinéma, les différentes étapes de la création d’un film, le tournage et tout ce qu’il y a autour.

Mais, vous pourrez trouver de nombreux avis dithyrambiques sur ce roman sur la blogosphère alors je vous conseille de les lire pour vous faire votre propre idée 😉 De mon côté, je dirais que c’est un roman pour lire à la plage quand on ne veut pas trop réfléchir, pas mauvais mais pas inoubliable non plus.

 

Merci aux éditions  et à Thomas Raphaël pour cette lecture… Et cette expérience confirme que je ne veux plus lire un roman offert par son auteur (aussi adorable et ouvert d’esprit soit-il) car j’ai vraiment peur de lui faire de la peine mais je préfère toutefois dire vraiment ce que je pense… J’espère que personne ne m’en tiendra rigueur

 

 

 

 avec Sandrine et Valérie  : Allons voir leurs avis!

 

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